Le CONSEILS AUX ECOLIERS DE L'ETUDE DE LA GEOGRAPHIE [De la Presse]. Après veus avoir démontré tout le parti que vous pouvez tirez de l'étude de l’histoire, il | est convenable, naturel même, que je vous dise maintenant quelques mots de celle de la géegraphie dont l'objet se con- “fond parfois avec celui de l’his- taire. En eflet, l’histoire et la gée-| graphie peuvent être justement considérées comme deux sœurs qui s'entendent bien, qui ont même entre elles plus d'un point de ressemblance, qui se portent mutuellement un très vif inté- rèt et qui, en quelane sorte, se complètent l’une et l’autre dans ce qui fait l’ebjet particulier de chacune d'elles. Aussi peut-on sans craindre l'affirmer que la moindre des- cr'ption géopraphique ajoute beaucoup à l'intérêt que peut bien présenter une page d'his- toire quelconque, et que, de son côté, l'histoire, appliquée à la géographie, rend l'étude de cet- te dernière plus attrayanie ei, partant, plus saisissante pous vous. Force vous est donc d'étudier ces deux branches avec le même geüt, avec le même esprit d'application. La geographie,—puisque c'esi d'elle que je désire vous parler aujourd'hui, —est cette science qui a pour objet la descrip- tion de la terre et des peuples qui l'habitent. Cette terre dont l‘immensité, les richesses incalculables et les beautés sans nombres chautent sans cesse la bonté, la puissance et la gloire de l'Eternel, doit, ce me semble, exciter en vous une curiosité très naturelle, et du reste fort légitime, de la connai- tre et d’en apprécier en même temps toute la nature et à la fois si bienveillante et si gran- diose. Cette étude de la géographie satisfera vo:re Curiosité, en vous familiarisant d'abord avec teus les accidents de terre ou d’eau que présente la surface de la terre. Puis, ayant bien saisi ce qu'est la forme particulière de la terre comment celle-ci, sous l'irmapire de certaines lois physiques, na- turelles, mais avant tout provi- dentielies, se meut dans l’espace et s’y maintient avec stabihté, on encore comment s'opère le changement des saisons et Ja succession des jours et des nuits alors elle vous fera voyager, sans qu'il vous en coûts beau- coup cevendant à travers le mon- de, c'est-à-dire à travers les mers et les pays que se partagent l'Asie, l'Afrique, l'Europe, l’A- mérique et l'Océamie, vous fai- sant connaitre en même temps les noms de ces pays et ceux des golfes ou des mers qui les entourent, des rivières ou des montagnes qui les traversent, des iles ou des presqu’iles qui s'y rattachent, des détroits qui les séparent et qui mettent en communication deux mers. Par elle encore, vous peurrez juger de l'importance et du dé- gré de civilisation de ces pays dont l'étendue et la situation, le climat et les divers produits, Ja population et les mœurs de leurs habitants, les arts le com- merce et l'industrie des diffe- rentes voies de Communication qui relient entre elles les villes et les cités, l'éducation, le mede de gouvernement et les diverses croyanees religieuses sont Coun- me autant de notions utiles et intéressantes qui agrandissent sans cesse le cercle de vos con- naissances. Et ces connaissances, une fois acquises, vous permettront en- eu toute autre étude géographi- que. Elles ont de plus tous les jours, et c'est là précisement leur côté ie plus pratique, leur application dans-le commer- ce. Ainsi, l'étude de la géogra- phi a donc dans l'école sa rai- sn d’être. A vous de l’étudier avec moi, d'apprendre par elles ce qu'est en particulier le beau pays que vous habitez, pays grand comme l'Europe, daigné au nord, à l’est et à l’ouest par les grands océans, et voisin, par le sad de la grande répu- blique des Etats-Unis de l’Amé- rique, dont les progrès, en ce siècle qui s'achève, ont été si rapides, si prodigieux. Oui, apprenez à le bien con- naître, pour ensuite mieux l’ai- mer, ce Canada, dont l'aspect, les beautés et les richesses enor- gusillissent à bon droits les six millions d'habitants qwen y compte. Apoliquez-vous surtout à bien connaître ia belle et fertile pro- vince de Québec, que le majes- tueux Saint-Laurent, si bien chanté par nos poètes, traverse librement, répandant partout, dans la campagne de la vie et l'abondance, pendant que sur ses boräs enchanteurs règnent l’activité et le bonheur. N B. INSTITUTEUR. TEETHING TIME Is hard on tha babies, They're apt to have Diarrhæa, aud moth- ers know how dangerous that is. Mrs. Chas. Bott, Harlew, Ont., says :—“1 can highly re- coumend Dr. Fowier’s Extract of Wild Strawberry. 1t cured my baby of Diarrhæa after all other means failed.” Cette Maudite Boisson Neus publions dans notre édi- tion spéciale d'hier la dépêche suivante : Saint-Jean d’iberville, 21— Un drame sanglant s'est déreu- lé hier après-midi, à 1berville, en face de Saint-Jean. L'ivrogne- rie en est la cause. Deux amis, Arcade Geyette et Louis Tremblay, après avoir trinqué ensemble à Sa nt-Jean, et vidé plus d'un petit verre, sont traversés à 1berville et ont continué à faire de copieuses li- bations. Comme c'est générale- ment le cas, la boisson a fait tourner la tête aux deux copains et la dispute s’est élevé. Des gros mots, on en vint aux Coups. Mais le propriétaire de l'hôtel Windser! peu soucieux de ces sortes de chicanes, averiit .es deux ivrognes d'avoir à aller se battre ailleurs, ne croyant pas que la querelle irait plus loin. Là dessus, (royette et Tremblay sortirent. Mais à peine avaient- ils mis le pied dehors, que la batailie repris de plus belle et que Goyette, hors de lui, enfon- çait son couteau dans le dos du malheureux Tremblay, qui tom- ba privé de cennaissance. Quand on le releva le sang s’échappait à flot de l’horrible blessure. Le coup avait transpercé le pou- mon. On courut chercher le Dr Geo. Tassé, qui demeure tout près de l'hôtel et qui s'empressa auprés du blessé. Mais, malgré ses soins, le docteur craint enco- re beaucoup pour la vie du mal- heureux Tremblay, vu la gravi- té de la hlessure. Pendant que les charitables voisins s'empressalent auprès de Tremblay, Geyette s’élançait par les rues d’Iberville, bran- dissant son couteau encore tout chaud et tout rouge de sang de son ami et cherchait partout une autr#s victime, comme il suite de mieux sentir, de mieux|le criait lui-même. goûter l'intérêt qu'offrent en On s’est mis à la poursnite de 6 néral les récits de open Goyeite et ce n'est qu'après uue (ES L’IMPARTIAI, JEUDI LE 5 MAI, 1898. chasse monvementée d'une! heure qu’on a réussi à l'arrêter. On l'a conduit aussitôt et enfer- mé à la prison de Saint Jean en attendant l'enquête. Une nouvelle dépêche reçue ce matin nous apprend que Tremblay qui a été blessé dans cette malheureuse affaire prend un peu de mieux et que ses médecins espèrent le sauver. Ou atiendra cependant encore quelques jours avant de procé- der à l’enquête.—La Press. WORMS CAN'T STAY When Dr: Low's Pleasant Worm Syruy is used. it's death to the wormss, easy on :he sys- tem and nice to take. Contains sufficient laxative so that there is no need of giving castor oil or colomel afterwards. Pourquoi la Guerre? ae Dit le Réveil de Nouvelle Or- léans : Devant l'opinion des nations du monde, les Etats Uuis au-- ront à justifier, comme c‘est la coutume parmi les peuples ci- vilisés, des motifs qui les ont entraînés à déclarer la guerre à l'Espagne. 1l ne s'agit pas de troubler la paix universelle, il faut dire peurquoi. Les Etats-Unis ent ils été in- sultés dans leur honneur digni- té ? Ontils demandé pour la perte du Maine une indemnité qui leur a été réfusée? Non, puis- qu'ils n‘ont pas voulu même ac- cepter la proposition qui leur a été faite de mettre le navire à sec, ce qui eut établi une preu- ve irréfutable. Donc de ce côté ils ne peuvent rien prouver, aussi la question n’a été qu'ef- fieurée. Est-ce pour conquérir Cuba ? Non, la dé:laratien de l'acte voté par le Sénat prévoit le cas. Alore, pourquoi plonger 1e [pays dans ane guerre aux dé- |pens des intérêts commerciaux let industriels de tont genre et lau prix de tant d'existences peut-être ? C'est par sympathie pour le peuple de Cuba que lon part en guerre, C'est pour un peupie qui n’est pas de hotre race, qui ne parle pas notre langue que l'on va faire tant de sacrifices Certes, les souflrances de ce peuple méritent nos sympa- thies, mais il ne faut pas aller trop loin et faire du Don Qui- chottisme. Engager le pays | | On a discuté mesquinement, chacun de son côté, Sénat et Jhambre ergotaut sur un point | misérable et ne sachant pas dis- simuler leur antagonisme. Ce débat qui rappelle les avocasse ries d’une cour civile, laisse dans l'esprit une impression fà- cheuse. L'esprit de parti s’est fait jour pendant tout le cours du débat et le Congrès a prouvé une fois de plus au pays,—la Chambre surtout— qu'il ne représentait pas ses idées, mais seulement celles des gros spéculateurs ; ce n’est, en effet, qu'avec ies plus grandes difficultés que le Sénat a triemphé et amené la Cham- bre à voter l'indépendance des Cubaims, tandis que celle-ci, mentrant le bout de l'ereille, ne voulait voter que l'intervention armée, quisignifait toat simple: ment : ‘“‘’te-toi de là que je m'y mette.” Nous voici donc avec une œuerre sur les bras, guerre vo- tée sous l'empire de l'excitation et qui n’a pour excuse que des prétextes plutôt que des motifs sérieux. ERYSIPELAS CURED. “1 wish to state that 1 used Burdo:k Blood Bitters for Erysi- pelas in my face and a general run down state of health. The us2 of a few bottles cured me completeiy.” Mrs CHAs. COOK, Belleville, Ont. Nursery Stock Agents ! Books Agents ! Agricultural Implements Agents ! 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Toutes prendraient les armes si la patrie était attaquée —mais il leur en coùte de sacrifier à : la légère la vie de leurs e :fants. L'histoire, qui curegistre avec impartialité les actes des na- tions, analysera sévèrement, pi- èces en main, le vote du (Con- grès qui précipite, sans compter et “d’un cœur léger,” le pays dans la guerre Une discussion si grave, sur une question d'une importance vitale, dans une puissance com- me les Etats-Unis, eùt du être entourée d'un prestige de gran- deur quiluia fait défaut. La question a été décidée sans di gnité, au milieu des chants guerriers des ‘“‘jeunes”, de la Chambre et d’une excitation qui donne beaucoup à penser,! peu en rapport, en tout cas, avec la gravité des circons- tances. Pour avoir du prestige aux yeux du monde la décision de- vait être prise en assemblée plé- nière. Sénat et (thambre réunis, débattant la question avec l’am- pleur qui convient à de tels su- jets et à une nation de 70,000.- 000 d'habitants. Quelque chose de grandiose eût pu seriir de là, si vraiment le Congrès eût été inspiré par le patriotisme. Au lieu de cela, qu'a-t-on fait? April 7—4 m ANTED-TRUSTWORTHY AND active gentlemen or ladies to travel for responsible, esta- blished house in Prince Courty. Monthly $65 00 and expenses. Pesition steady. Reference. En- close self-addressed stamped en- velope. The Domin vn Company, Dept. Y. Chicago. D HHHSISCSOUCCONCCBCH08CS SHOME WORK for Families 8 a We want a number of families tos #do work for us at home, whole or aspare time, The work we send ours & workers is quickly and easiiy done sand returned by parcel post as fi & &nished. Good money made at home. SFor particulars ready to commence; & end name and address, ÿ - l'he Standard Supply Co. Dept, B,£ 8London Ont. : cossoccoc0000088006868%G READ THIS Wanted $"i "as. to fill a steady, paying position and earn good wages ! 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