; eo à pe ub 5 aime a DÉS L'IMPARTIAL L'IMPARTIAL FoNDE EN 1893 Le seul Journal français de l'ile du Prince Edouard. HEBDOMADAIRE, 8 PAGES. ABONNEMENT : rm 0 ne Red. tt Les abonnements sont pay-( ables d'avance. Annonces 10 cents la ligne, | 1ère insertion. 2 cents la ligne les insertions subséquentes. Toutes communications doivent être adressées à L'IMPARTIAL TIGNISE, I P.E. L'IMPARTIAI, 1897 VISITE PASTORALE TIGNISH JUILLET 1 Tel qu'annoncé, Mr McDo- nald et arrivé à Tignish same di, par les chars de 4 heures. accompagné du Rev. P. C. Gav thier. Ariivée au débarcadère, Sa Grandeur fut rencontrée par M. le curé McDonald qui l’'escorta au presbytère. Au dé- la de soixante voitures et une foule de monde à pied s'étaient rendus à ,a gare pour saluer leur digne évêque à son arrivée: et l’accompagnèrent jusqu’au presbytère Du presbytère, le shœur de Ja paroisse se forma en proces sion et l’évêque revêtu de ses habits pontificaux fit son en- trée solennelle à l’église au mi- lieu des chants selou le Ritue] et au son des cloches, après quoi, il y eut salut et bénédic tion du Très Saint Sacrement. Le soir. vers dix heures il y eut feu d'artifice à l'entrée de la cour de l’église. Le lendemain matin, diman che, 242 enfants récurent le sa crement de la confirmation. M. Joseph M. Chaïisson et Mme Léocadie Chaisson repré:en- taient les parrairs et marrains Le Rev. Père Turbide offcia à la grand’ me se. Sa Crrandeur était accompa- gnée au trône par les Revs. Fères McDonald et Gauthier. De très touchantes allocu- tions furent prononcées —l’une en anglais par Mer. l'évêque et l’autre en français par le Rev. P. Gauthier. À 4 heures après midi, vêépres solennelles, le Rev P Gauthier officiant. etles Revs PP. McDonaid et Tuarbide accompagnant Sa Grandeur au trône, Après le ‘“Salve Regina” Mgr. donna la bénédiction du T.S S. L'autel décoré pour l'occasion par le Rev. P. Tur bide présentait un coup d'œil sublime. Après le salnt, Mgr. accom- pagné du chœur et suivi des fi- dèles, se rendit au cimetière où l'on chanta ie Libera et autres prières. Ün revenant à l'église ie chœur chanta le “Miserere” Les cérémonies ont été des plus imposantes et depuis le commencement jusqu'à la fin la foule était immense. La vi- site pastorale a donné occasion a une fête dont ies paroissiens de Tignish garderont loug- temps uu doux souvenir. Lundi, Mger.se rendit à St. Antoine de Bloomfield pour y conférer le sacrement de la con- firmation. FETE PATRONALE DU SACRE COEUR. Vendredi, le 25 juin, la fête du Sacré Cœur était célébrée avec pompe à Alberton. La pa- roisse d'Alberton étant dédiée au Sacré Cœur, les membres de la Ligue se rendirent à l’égiise Tel chèrent du sacrement de péni- tence. Mgr. McDonald avait bien voulu arrêter au milieu de sa visite pastorale pour assister à la fête et prononça le sermon du jour: La devise des armoiries épiscopales de Mgr McDonald étent: ‘in corde Jesu” l'office épiscopal dans ce diocèse est par consé- quent sous le patronage spécial du Sacré Cœur. La belie église d’Alberton é- tait maguifiquement décorée — Un joli trône surmonté d’une croix en or avait été érigé au vôté gauche du sanctuaire. Le magnifique autel, en marbre blanc, et sur lequel était placée une statue du Sacré Cœur, était embelli par les lilss et autres fleurs rares à proiusion. Par toute l’église les colonnes é- taient garnies de branches en- trelacées., Les décorations sous tous les rapports étaient mer- veilleux à contempler. Une messe solennelle ‘‘Coram Episcopo,” qui, revêtu des ha- bits pontificsux, était assis au trône, fut chantée par le Rev. Dr. Chaisson ; les Revs. F.°X. Gallant et P. C. Gauthier agis- sant comme d'acre et sous-dia- cre et le Rev Père Bu'ke com- me maître de cérémonies. Au chœur, la musique fat à Ja hauteur de la circonstance. Après le premier évangile, Monseigneur l'évêque pronon- ça un magnifique sermon sur le Sacré Cœur, prenant ponr texte ; Mon fils donne moi ton cœur. Parlant du bas des marches de l'autel, revetu des vêtements épiscopaux et tenant la crosse à la main; ayant en ar- r ère de lui le clergé richement vêtu et l'autel ornée de fleurs et brillamment illuminée, et en avant ta tou- grégation, et l’église artiste- ment décorée, la pensée venait à l'esprit de ces grandes céré- monies de jadis qui élevaient l'âme au dessus des misères de la terre et Jui donnait un a- vaut-soùût du triomphe du ciel. Des drapeaux flottaient à la brise de tous les côtés du pres- bytère, et en tête du mât se -ba- lançait avec grâce le “Domi. nion Flog.” Le soir illumina- ‘on grand:oses. Le pasteur d'Albertonet ses pa”oissiens savent comment cé- lébrer leur fête patronale. MGR. DEL VEL a ET LE REGLEMENT SCOLAIRE Avant son départ de Winni- peg, Mgr. Merry del Val s’est exprimé comme suit devant nne nombreuse assemblée de catholiques : “En cette occasion, la derni- ère où il me sera donné de par ler publiquement au Manitoba, je veux vous assurer que je me terai votre interprète auprès du Saint-Père Je puis vous dire qu'en sa présence je parlerai presque comme si j'étais l'un des catho'iques du Manitoba. Je serai heureux de l'entretenir du dévouement et du zèle de votre bon arche ëèque, &e son clergé et de ses religieux. Je lui dirai combien je vous ai anxieux de faire tout :e qu'il d'abandonner quoi que ce soit danger à l'avenir. dant, restez calmes ; agissez a- vent se régler {tout dun coup ; pbe.” Les paroles qui precèdent anmœrand mombhre at e'annra. & é _ à intentions de Mgr del Val à propos du règlement scolaire, mas je sens donne clairement à comprendre qne les évêques et les prêtresne sont pas du tout condamnés comme quel- ques uus osent le dire, et qn’- ils seront écoutés à Rome de préférence à M. Tarte, dans ce qui a rapport à ‘la conscience, COLLEGE ST DUNSTAN Les étudiants au collège St. Danstan ont terminé leur année scolaire par une grande séance, lundi de Ja semaine dernière, à la salle St. Patrice, devant un mombreux audi- toire. Sa Granlleur Mgr. McDo- nald présidait, ayant à sa droite Son Honneur ie gouverneur Howlan, le Rev. P. Curran et le Rev. Aug. McDonald ; et le surintendant de J’Education McLeod, le Rev. À. E Burke et le Rev. T. Curran à sa gau- che. La partie musicale du pro- gramme fut très bien rendue. Après la distribution des prix et l'adresse d'adieu delivree par le professeur Ready qui s'attira les applaudissements réitérés de l’auditoire, les dé- grés de B. À. furent conférés à M. Joseph Gailant d'Egmont Bay, à M. J. A. R :ady de Char- lottetown et à M.S.RKR. Burke de Charlottetown, qui tous trois, ont gradué “cum summa laude”’. Le Rev A. E. Burke fit le discours d2 circonstance. Le Rev. Monsieur est trop bien connu pour son érudition pour qu'il soit nécessaire d’am- plifier sur Ja beauté de son discours. Qu'il suffise de dire que jamais 1l n’a été donné aux élèves du collège St. Dunstan d'entendre une allocution plus intéressante pour la sublimité de langage et la profondeur des peusées. D'ailleurs, c’est un fait admis depuis longtemps que tout ce que le vaillant cu- ré d’Alberton entreprend 2a- yant rapport à son pays, son église et ses semblables, est toujours bien fait. TO THE ELECTORS OF PRINCE EDWARD ISLAND Gentlemen — The present Parliament has been dissoived, You are now called upon to choose fiiting and discreet men ‘o represent you in the Provin- clal Lecislature. The decision you make, 1 need scarcely remind you, will be binding upon you for à term of four years. 1t is of the utmost importance, then, that your attention should be cal- led, in time, not only to the conduct of the Government, but to the principles that wili guide the present Opaosition should it, as the result of the coming contest, be entrusted with the reins of power. The people had every reason to expect great {hings from the present Government. The men composing it came into power with loud professions ot the good and beneficent rule the Province would receive at their hands. trouvés tous remplis de l'esprit | de sacrifice, combien vous êtes it may safely be asserted that jit will be difficult to find a pa- vous sera poss: ble pour la sau- | ralle] in the h'story of any Brit- to greater ecouomy of expendi- vegarde des principes catholi-|ish colony for the broken pro-|ture ques, combien il vous répngne/mises, the gigautic mischief, jand the qui serve à mettre ces principes | Which this Goverment has im- | à l’abri de Ja possibilité de tout | posed upon us in such a shortltion of the Sarrogate En atten-|time. vec prudence sous la direction | Six years have elapsed, and incalculable injury They promised in the strongest :anguage they condemued a provincial il faut du temps. Mais il faut debt. In five years they have qu'en définitive le droit triom- added over a quarter ofa mil- lion of doilars ‘0 our debt. They | Probate court to greatly, reduce the publie expendiiure. de votre archevêque. Les ques- They have largely increased it. Public Lans will be abolished tions de cette xature ne peu- ‘and ibe du es ass'aned to the Attorney General. ja quarierly publication of xe- venue and expenditure. solemniy pro‘essed | prouvent que personne encore, | that they could manage our af- jintbe nan à muhanmé. mn -mémmaitslés. Lime œurié h montée fan domine dal gels Ex 2 SRE a ain ie so dome RADARS ns years they have taken {rom the people over one hundred and thirty-eight thousand dollars in taxes. : They protested against the practice of borrowing money at the banks. There has scarcely been a year sincethey attained power, that the province has not owed very large amounts to one or more of the banks. They pledged themselves not to impose taxation without cousulting the pople. Nu soon- er was the promise made than it was faithlessly broken by the introduction and passage into law of ‘our separate tax acis. They seriousiy engaged, ju 1891, to devote about $15,000 dollars of the money t9 be rai- sed by debentures to the repair of the Provincial building. This has not been done. The building has received no re- pairs. They londiy proclaimed, in opposition that there was no necessity {or a Commissioner of Public Lands. That official stiil exists, a! (though they have been in power for over six years. They denouuced, with one voice, Provincial deficits. There has not been a single year of their administra‘ion that there has not been a large deficit—: their deficits aggregate over $255,000,and if the taxes they collected be added, the astoun- ding result of over $393,000 will be reached. The short compass of this address will not permit of fur- ther enlargiog upon their shortcomings. 1t may safely be asserted, without fear ot succesiul contradiction, that they have,as a government, gone back and renounced every pledge they ever gave. Extra- vagance, waste, and corrup- tion have marked their career, from the very beginning, with the result that our finan:es are in a most appalling condi- tion, threatening our province with financial difficulty and our people with impoverish- ment. : The time has arrived for se- rions action, and it becomes the bounden duty of every man who values the institu- tions of his country to actively interest himself in the coming election. Unless I greatly mis- take the trend ot public o pinion it seems clear that the | people have made up their minds that there must be a change in the management of public affairs. What then has the Opposi- tion to offer ? Let the people send to the next legislative As semble a majoriiy of able and dis-reet men of the opposition, and the Province may rest as- |sured that a new era will be inaugurated in the managment of their aflairs. The Provincial Executive will b: reduced from nine to seven. No publie money will be expen ded in excess of legislative ap. propriations, unless in case of unavoidable necessity, such as caused by flood or sudden | disoster. The present ferry system will be reformed with a view without |cfheiency of diminishing accommoda- +10. A reform jn the administra- and will be effec- ted. The office Comm'ssioner of Provision will be made for À radical change, will be made admin‘stra’ion ofthe D rien | Fair these are some of the! | can be saved to the Province. The present system of taxa- {ion willbe so changed that it will operate with even han- ded justice, and not bear op- pressively and unfairly on any class oftaxpayers. Economy will be practised; in every department, and taxa- tion will be kept down to the lowest possible limit The efficiency of the Public! Service will be maintained; and revenue and expenditure will be made to square as near- ly as possible. No further increase ofthe publie debt will be permit- ed. There will be considerable reductions in the expenditure of the puhiic money, and the resoure s ofihe Province wiil be saf œuarded and husbanded by ev-ry legitimate means that can b devised. Wi:h these assurances, and holding these views, [ confi- dentiy appeal to you, the elec- torate of the whole Province, for your support of those prin- ciples in the contest which is approaching, firmly convinced that, upon dune consideration, a right conclusion will be arri- ved at. 1 have the honor to be, your obedient servant, Daniel Gordon Georgetown June 22, 1897, REPORT OF THE COSMO- POLITAN’'S COM- MISSIONER TO INDIA ZX —— With the exception of the noted Worid's Fair number of The Cosmopolitan, which reached a price of five dollars a copy after the last edition had been exhausted, no strong- er number of this magazine has ever been issue than that for July 1897. The report oi Julian Hawthorne, the special Com missioner sent by The cos- rmaopolitiau to India to investi gate the horrors of the plague and famine, is of an extraordi- na1y character, and wili open the eyes of the world to conäi tions which were scarcely sus- pected. The same number con- taius wbat is probably the greatest poem of this quarter of the nineteenth century. This new rendering of Onfar Khay- yàäm’s Rubäiyät, which de- parts entirely from Fitzgerald's, occupies four pages. Amélie Rives reappears as-a story-tel- ier for the first time since her marriage With Prince Trou- betzkoy. One of the cleverest stories yet from the pen of Robert W. Chambers is given. The remarkable story of the war of {he Martians, by Wells, which 1, attracting the atten- tion both ofthe scientific and non-scientific good story-loving public, is continued, and there is a fourth story by a'B:cket,| elaborately illustrated by the humor of Peter Newell The e- ducational discussion— this time by professor Peck, of co- lambia—!he story of “The Eve- ry-Day Life of a Sister of cha- 1ity,” elaborsiely illustrated : “The Genesis of a Comic opera,” given by Reginald de Koven: President Gilman, of the Johns Hopkius University, on ‘The Bankruptey of Science,” and | an interes:'ng story by the Greek who conceived and broaght into existence ‘The LINE ‘thatthe money now watted| Bombay, 23 juin—Au mo- ment où le commissaire Rand et le lieutenant Agerstsortaient de la réception donnée hier soir par le gonvernevr à Granes- kind, en l'honneur du jubilé de la reine Victoria, un indi- gène, “aché derrière un arbre a tiré sur les officiers. Le Ji ute- naut Agerst a succombé aux blessures qu'il a reçues et l’état du commissaires Rand vst trés grave. 11 n'y pas de doute que cet- te attaque se rattache à ia 1e- cente tentative de soulèvement parmi les indigènes. De nom- breux placards séditieux ‘ont cté affichés dans les viiles et l'ou a faitune distribution de plusieurs petites brochures dé- nonçant le jubilé et disant que seuls des démons pourraient célébrer le jubilé de la reine lorsque la famine, les tremble- ments de terre et la peste rava- gent le pays. Bombay, 23, so r— Le com- missaire Rand vient de mourir des suites d ses blessures. À Peshawur, un fonctionnai- re civil a cié tué par un indi- gène eu revenant d's fètes du jubilé. HORRIBLE SPECTACLE — Whoaton, Texas , 28 —Une à Oharton, Texas, a été mar- quée par une scène épouvan- table. On pendait un nommé Jim Williamson, condamné à mort pour complicité dans l'assassinat d'une famille Cro- kes. Toutes les dispositions pa- raissaient avoir été bicn prises et, quand la trappe a basculé, le condamné a été précipité dans le vide d’une hauteur de huit pieds de demis. Les méde- cins chargés de consta‘er le décès ont déclaré au bout de neuf minutes que le supplicié avait cessé de vivre ; où a coupé la corde et le corps a été déposé daus un cercueil. Mais alors les personnes qui se trouvaient ]là ont été té- moins d’un horrible specta- cle : le prétendu mort a com- mencé à remuer les bras et les jambes et sa poitrine s'est sou- levée régulièrement comme par l'effet de la respiration. Les médecins se sont approchés et, après un examen attentif, plu. sieurs d’entre eux ont declaré qu'à leur avis Williamson vi- vait encore. On est allé cher- cher une nouvelle corde, on a sorti du cercueil le soi-disant cadavre, on l’a mis sur ses pieds eton lai a passé vne seconde fois le noeud coulant autour du cou. Puis on la porte sur l’'échafaud et on l’a accroché à la potence. Cette fois il est resté pendu pendant vingt deux minutes, et c’est seule- au bout de ce temps là que les médecins ont permis de couper la corde. _—.——""2Ù Your Stomach Distresses You aftereating a hearty meal, and te result is a chronic case of Indiges- tion, Sour Stomach, Heartburn, Dyspepsia, or a bilious attack. RIPANS TABULES Promote Digestion, Regulate e Stomach, Liver and Hewole: Purity the Blood, and are a Positive Cure for Constipation, Sick Headackhe, Hil- iousness, and all other Diseases arising m & disordered condition of the Liver and Stomach. They act gently yet promptiy,and ect d tion follows their use. ess re À Entire e cine Chest, an should be every kept for use in Ye Price, 50 Cents 7e box At RIPANS CHÉMICAL co 10 SPRUCE Sr., NEW YORK. nn s 60 YEARS’ EXPERIENCE. Streets of Cairo at the World's contents of this ten-cent ma- gazine, | | Ripazs Tabules cure headache. | Ripans Tabules *ure dizziness. Ripans Tabules: pleasant laxative. 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