w grès une - politiques de la = Mason Plaide Pour les Boers AU SENAT AMERIOAIN 1L ADRESSE UNE LETTRE AUX JOURNAUX POUR JUSTI- FIER SON ATTITUDE New-York, 20—Le sénateur Mason s'est fait an Congrès de Washington le champion de la cause des Boers et a présenté ane résolution demandant l'in- tervention des Mtats-Unis dans le eonflit aetuel entre la etrande- Bretagne et les républiques du Sud-Afrieain. Voiei la lettre qu'il adresse aux journaux om. me jusiifioation dn l'atiiiude qu'il a prise en cette affaire : “Monsieur le Rédaetsur, “On nous aceuse, noës qui sommes en faveur des Beers et qai voulens de la part du @on- résolution srmpa- thiane à leurs enuse d'in- terrention indue dans les affaires pelitiqaes de la Grande- Bretagne À eela neus répon- dens que le conflit setuel dans le Svd-Africain est une lutte entre la monarchie et la répu- blique. Or, dès le cemmence- ment du sièele, en a va les rois se constituer en syndisat mo- narchique ; les Etats-Unis d’A- mérique ent répondu à eette concentration par l'ergaaisation du syndieat républicain et n'ent fait en eela que se cenformer au conseil de Washingten. “A l'époque où la Grèce, en 1818, essaya de se constituer en république, le président Menree que “eus henerons pardessus tous nos coneitoyens, à eause de la destrine à laquelle il a atta- ché son nom, a consacré use de- mi-celonne—mesure d'aujeur d'hui—à l'expression de ses sympathies pour la république grecque. Le plus grana discours que Webster ait jamais pronen- cé lus a été inspiré par une ré- solution demandant an dongrès d'exprimer ses sympathies pour les peuples qui revendiquaient leur autenomie contre les mo- narchies. “Depuis 1818, teus les soibel opprimés ont regu un mot d'en- ceuragement du Jengrès améri- cain. La liste comprend les noms des Grees, des Arméniens, des habitants da Buenos-Ayres et de toutes les autres républiques de l'Amérique du Sud; elle eomprend aussi le nom du peu- ple irlandais qui dans sen as- servissement comme nation, se voit contraint d'aider l’Angle terre à forger des fers aux mains des hormames libres des ré républiques du Sud-Africain. “1l n'est personne, de nos jours, qui ne sache que le on grès amérieain a adepté une ré- selution de sympathie peur le peuple eubain et y a-t-il un homme en dehors de l'école d'Atkinson qui ose dire que neus avons en tort d'exprimer nos sympathies pour Ouba et pour la population cubaine ? “En voilà suffisamment, je crois, peur preuver que l'adep- tien d'une réselutien en faveur des Beers n'est pas une inter- vention indue dans les affaires Grande-Bre- tagne ou de l'Eurepe, mais l'ex- écution pure et simple du plan tracé par Washingtien, Monree, Glay et Webster. “Mais outre qne le présent conflit est une lutte entre ja - menarchie et la république, il est avéré que les Boeers ont le bon droit de leur eôté. I] n'est pas un aveeat améri- cain, ni même an simple étudi- ant en droit international qui, après avoir la le traité de 1881 et celni de 1884 entre la Grande. Bretagne et les républiques du jSud-Afrieain, ai : Jamais ree0nau qu'il sent été reeounus comme à l'Angleterre le dreit d'inter- venir dans les affaires locaies de ces petits pays qui se sent douné tant de peine pour se gouverner eux mêmes. ‘‘Au mois de juin dernier, sir Alfred Milner et le président Kruger se renmcontrèrent pour discuter trois points importants. Kruger effrit de resonaaitre la qualité de oitoyen, la qualité d'é- lecteur à tout étranger, à tout uitlander, comme on dit là-bas, aux Anglais comme aux autres, s'il censentait à prêter le ser- ment d'allégennes à la Répu- blique et à reneneer à l'alle- geanes due à son ancien seuve- rain. “Le représentant Anglais trouva qu'en ne lui en conetdait pas assez, et cependant il n'est pas nn enfant d'écele anx Etats. Uais qui ne sache que le droit de veter sous le drapeau amé- ricain eemporte pour l'électeur l'obligation aussi saeréa qu'un serment de le défendre se dra- peau si l’oeecasien s'en présente. “Des disputes s'étaient élevées à prepos des districts et à prepes du syndisat qui fabrique la dy- namite ; Kruger fit toutes les concessions que lui permettait le souci de l'honneur matiomal. “Le représentant auglais Miiner exprima l'espoir que les offres de Kruger pour le règle. ment à l'amiable des diffieultes seraient jugées satisfaisantes par le geuvernement impérial, mais ee dernier, sous l'iaspira- tion de Ceeil Rhodes, refusa de les acoepter et demanda la guerre. “Kruger s'arrêta à une der- nière prepesition, et je la eite textuellement du raspert efficiel de la eouférence tel qu'on peut le voir dans les Livres Bleus du parlement anglais : ‘‘Si nous ne peuvens pas ons entendre, re- soaroms à un arbitrage.” Lea ré- pense de sir Alfred Milner, aiasi qu'il appert de sa lettre à Cham- berlain an meis de juin dernier, fut ‘‘que pour aueune eensidéra- tion, il ne censentirait à un ar- bitrage.” “L'Angleterrea rejeté l'ulti- matum de Kruger et elle ose se | se plaindre que ee dernier lui ait déelaré la guerre en enva- hissant le territoire britanni- que : “J'ai un amià Ohieage, qui de son vrai nom s'appelle Finley Peter Danne, mais que les gens appellent M. Doeley. Selen cet ami ‘Kruger veyait Jehn Ball s'avancer sur lui les poings fer- més eto'est pour cela qu'il ra frappé.” G'est sous une antre forme la même pensée exprimée par Patrick Henry quand il s’é- | criait : ‘‘Devrons-nous dens ai- tendre qu’il y ait un soldat an- glais à la porte de ehacune de! nos maIsOns :”’ “Le refus de l'Angleterre de soumettre la difficulté à un ar- bitrage équivalait à une déela- ration de guerre et e’est tout simplement puéril de dire que! ‘a déclaration de guerre est ve- sue des républiques du Sud. Africain. La Grande Bretagne massait des troupes sur la fron-| tière du Transvaal ; elle lui de- mandait Ja redditien de tout ce qui constitue une république. C'est alors que les Boers se sent seuvenus de se qu'avaient fait dans les circonstances analogues les fermiers de Concerd et ils freppèrent les premiers. “Je n'ai qu'une prédiction à faire, e’est que la liberté et le droit de se gouveraer triomphe- ront dans le Sud-Africain. Les habitants de sette petite répu- blique si longtemps raaltraité et injuriée sortiront vieterieux de la lutte ou se sera le cemmence- ment de la fin peur :i'empire anglais. “Dieu seul connaît la servi- tude dans laquelle l'Angleterre a voalu tenir les Beers depuis geuse de cette localité. Mais hé- peaple. Ils lattent pour une li-! berté qui leur vient de droit divin, et nous, citoyens de la plus grande république qui soit an monde, nous qui juissens eomme jamais personne m'en &« joui da dreit de nous gonverner librement, mous serions ass z lâvhes pour regarder ces oham- pions de la liberté sans leur té- moigner sucuse sympathie, sans exprimor l'espoir que ja- mais le joug anglais ne s'appe- pr santira sur leur cou ! W. E. MASON. WOMEN 8HOULD GET INSURED “Life insurance as managed to day. on the endewment plan, for instunoe, is at once au assu- rance aud insuranee,” writes Edward Bok in the February Ladies’ Home Journal. “1t is best best means of saving, beeanse itis ocompul- sory. Men have found this te be the case, and women sheuld. At thirty, for instanse, she can, for less thau fitty dollars a year, take a tweniy-year endew ment poliey of one thousand dellars, which guarantees her that a- monnt when shs reaoches the age of Afty. She vwili met feel burdened by the annual pre- miurm ef fifty dollars. But she she will feel the comfort of a thousand dollars when she is fity. À wo- man's insurance fer the eduea- tion of her children is another faeter of life insurance worthy of her theugh+t. especially if she be a widew. ln this way a mo- ther may provide fer the educa- tion ef her children in case of her death. 1f the custom of mo- thers insuring their lives for their ehildren at the time of the children's birth could become mere gensral it would be ene of the blessings ef mankind. Fer women to insure their lives for the benefit of tleir husbands may well be am open question so far as 1h: wisdom of such «a course is censerned. But when the matter of life inasarance for women is placed on a basis of self-protection in old age, for the benefit of ehildren, or as ene of the best meaus ot saving money, or even as a wise systera ofinvrestment, there cannot be the least question of its wis- dem.’ PLAINTES D'UN MECON-. TENT J'étais venu m'établir à X à eause de la situation avanta- las ! je serai ebligé de fuir, ear tont ici va de mal en pis. Tenez, par exemple : Le notaire n'a pas nne ‘‘mi- uute à nons donner. Le receveur ne reçoit pas. Le percepteur n’a pas la per- ception nette des choses. Le banquier prête à la oriti- que. Le médeein ne soigu> que sa toliette. L'architecte éleve £es préten. | tions. Le jimonadier vous abrenve d'amertames: Le restaurateur vous nourrit d'illusions. Le boucher tue le temps et assemme sa elientèle. L'horioger remonte ses prix. Le serrurier met la elef sous la porte. Le menuisier veus soie le des et porte des plinthes au parguet. Le forgeren se forge des idées neires. Le ecordonnier a mauvaise a- lène. Le eerdier veus denne du f} à reterüre. Le bonnetier parle trop bax. L'imprimerie veus fait nue mauvaise impression. I 'IMPFARTIAL, JEUDI LE 1 MARS, 1900. À _ FOR s <S Sox In these days of imitations it is well for everyone to be careful what he buys. Especially is this necessary when a matter of health is involved. There are so many initations of Doan's Kidney Pills on the market—some of them absolutely worthless—that we ask you to be particular to see that the full name and the trade mark of the Maple Leaf are on every box you buy. Without this you are not getting the original Kidney Pill, which has cured so many severe cases of kidney complaint in the United States, Australia and England, as well as here in Canada. The Doan Kidney Pill Co., Toronto. BARKS, BERRIES, LEAVES. 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