Le Respect du Pretre (Du ‘Messager du Cœur de Jésus) Belle page qu’on doit lire et médi- ter, car elle renferme des vérités que les catholiques de nos jours, de tous pays, oublient trop souvent et trop facilement : I1 semble inutile d'insister sur le premier de nos devoirs envers Je prêtre, puisque, le mois dernier, nous en avons, parlé en traitant du respect de l’aatorité. Et pourtant il est u- tile d'en dire encore ur mot au. jourd'hui, tellement ce sujet est beau et salutaire, tellement aus- si il est d'actualité, à cette épo-| que eù les sectes tâchent de souiller tous les jours, par les plus impudentes calomnies, la dignité sacerdotale Le prêtre, et notamment le prêtre de paroisse, quelle grande et belle figure ! et qu'il est con-| lant de la contempler, surtout à la campagne, là où les choses! et les hommes apparaissent plus près du ciel, sous le »lein soleil du Bon Dieu ! Les premiers tintements de ‘l'Angelus’éveillent ie village. et bientôt l'on voit les labounreurs pousser leurs attelages vers les siilonus. Pendant que les travail- leurs vont semer le pain de la terre, le prêtre monte à l'autel et offre à Dieu le pain du ciel. Et il s'établit entre cet homme mystérieux, étrange, presque seul dans sa pauvre église et les travailleurs des champs un merveilleux courant de surna- tarel. 1!s peinent là-bas dans la vallée, absorbés par le labeur matériel, et lui. il prie en leur nom ;iloffre am Père céleste toutes ces sueurs, toutes ces fa- +] év à x s “| L L tigues, tous ces dévouements ‘llenr paraître défectaeux dans ii prête sa voix, la voix élo- qaente et pathétique «le l'Eglise, à ces hommes ignorants, qui sa- vent plus agir que parler, et, par lui, leur action matérielle se surnatumralise et monte vers le ciel, suave et parfumée comme un champ plein d’épis mürs. Deux fois encore dans la jeur- née la cloche tintera, les fronts | se découvriront un instant, pus se baisseront de nouveau vers la glèbe ; la prière du paysan est courte ; ii iui taut cultiver le sol ingrat à la sueur de son iravers les haies d'ambépine, on voit passer, grave et serein, le prêtre tenant dans les mains sou : é urant des] Û \ N; £ : livre doré et murmur °°] Grâce à Dieu, le clergé catholi- prières latines que le laboureur ne comprend pas, mais que les! es : ] ‘tel au | anges recueillent et portent au, programme qne Mgr Berteaud, ciel. Un journaliste à la plume enfiellés et aux idées croira peut être écrire un article profond en opposaut ité courtes l'activité du prolétaire qui fouille le sol et l'oisiveté du prêtre qui lit du latin, mais le villageois au sens! droit sait bien que sen curé tra vaille comme lui et pour lui, en jetant sur ses champs Ja sc- ! |j'‘La voix de la gas ponts La SAR RE de NAT rt ê . L'IMPARTIAI, JEUDI LE 9 MARS, 1899. ne ouvre‘les portes de l'Eglise aux nouveaux-n6és8 et le ciel aux mourants ; surtont il fait des- cendre cur l'autel le Dieu tont puissant, qui se fait tont petit par amour. 1l est aussi le pour- voyeur des pauvr2s, 19 consola- (teur des malades, l'ami de bon conseil, l'arbitre réconciliateur, le messager de paix, le eemeur de saintes paroles, le modèle des saintes actions. Comment le chrétien qui a la foi ne l’entourerait-il pas de res- pect et le vénération ! Ce pré- tre a reçu de Jésus-Christ, par l'intermédiaire de sen évêque et EL pape, la mission de mener au ciel une portion du troupeau | confié à Pierre. La haute charge [qu'il remplit l'élève au-dessus des représentants du pouvoir ‘humain, des puissants et der riches. Les juges de Ia terre peuvent ouvrir ou fermer les portes des prisons : :ls n'ont point la clef du ciel on de ï’en- fer comme le prêtre ; les puis- sants poussent leurs créatures à de hautes fonctions : le prêtre |nous fait obtenir ane place dans le royaume du ciel ; les riches | donnent de l'or : le prêtre nous donne un présent bien plus |précieux, la paix de la cons- icience et le Corps de notre | Dieu. : Cependant, dira-i-on, le pré- est un homme comme les au- |tres.—Assurément, il n’est qu’- ‘un homme, mais il n’est point comme les autres : il est plus que les autres : il touche de près | à Lieu. N'étant qu'un homme, | :| peut lui arriver de se trom- | per, même de faire des fautes, | mais ce n’est pas aux fils d'a- dresser des reproches à leur | père. S'ils ont au cœur un vrai | sentiment filial, ils se garderont |bien de publier ce qui peut 1 t leur père, encore plus d’exagé- ‘rer ses torts, d'exciter contre lui ses autres enfants. | Les gens du monde sont sou- | vent très exigeants pour les pré- itres, en matière de perfection. | Autant ils sont larges pour eux- mêmes, autant ils sent sévères | pour les ministres du sacerdoce. Incontestablement, cette su blime fonctien requiert une grande vertu et la sainteté sem- ble en être le couronnement na- turel. Mais se scandaliser, se la- Î lin es tem | menter Je ce que tous les pré- tres ne sont pas des Vincent de | Paul ou des Pierre Fourier, c’est faire preuve d'étroitesse d'es- |pr't. sinon de mauvaise toi. |que de nos jours réalise, dans nos ensemble, ce maguifique | l'évêque à la parole d’or, don- |nait à ses prêtres : “L'Eglise est |ataquée de mille côtés. Elle ne | peut se passer de nos vertus. | Cette manière d’apolegie est la | lus éclatante et la plus sainte. bouche, ‘dit saint Bernard, est un son, Ja | voix ‘‘de l'œvrre a les tonner- res”. Nos vertus sont des tra. mence spirituelle, en offrant à |-4ax publiss et glorieux. Nous Dieu ses moissons, en le remer ciant de lui avoir sommes les soutiens de l'œuvre donné, en/|divine. Heureuse alliance du temps cpportun, la fécondante | bonheur du prêtre avec ice salut humidité de la pluie et l’emer | des Ameset ia gloire de Jésus- Qu'il! Christ !” gie des chauds rayons est beau et saisissant, daus la solitude animée et vi | } récité | Et d'ailleurs, quoi qu'il en soit, c’est le ministère dn prêtre vante de la campagne, le sn-| que nous honorons encore plus blime cantique: ‘“Benedicite om | nia opera Domin:, Domino ”? combien c’est le rôle du du curé, de servir ainsi d'’inter médiaire entre le ciel et la de réunir comme en une ger e edorante et radieuse toutes les! richesses de la création, pour leur faire chanter leur hymn la gieire du Créateur ! Et c’est parce que le leur des champs a le pl vent l'intuition au moisi ciente de ce mystère garde avec respect | homm l'élève ainsi jusqu'à Dieu ! Et cet homme fait plus en. pli prêtre | | que sa persozne. Sachons ou- !etl hiier les faiblesses inévitables de la nature humaine pour ne | voir que :e rayonnement de la |mayesté divine, qui envelepp: |ce corps d'hemme et l'élève au- dessus de ses semblables. Dieu ache son Corps sacré sous ‘humble apparence d’un mor au de pan ; il voile aussi son autorité sous la fragilité d’une hair humaine. Sachens rendre . chacune de ces manifestations divines le respect qui lai est dü. les apôtres n'étaient point en- : confirmés en grâce et rem- du Saint-Esprit, lorsque core : il instruit, il pardonne, il! Jésue ieur adressa ces grandes! paroles, qui sont comme la de- vise giorieuse du blason sacer- dotal : “Qui vous écoute m'é- coute ; qui vous méprise, me méprise ”. C'est au contraire presque au début de leurs pré dications apestoliques, alers que le Maître devait encore leur re- procher bien souvent d'être lents à croire et préoccnpés de leurs propres intérêts. Cette con- sidération est bien consolante pour nous prêtres, lorsque, le soir, nous frappons notre poi- trine en faisant le compte de nos fautes de la journée ; elle est aussi très instructive pour les fidèles, qui doivent appren- dre à voir avec foi le Sauveur dans ceax qu'ilse substitue, ain- si, faisant sienne leur cause et voulant presque être confondu avec eux. Beaucoup de chrétiens pourraient méditer avec fruit ce mot si fin et si profond du P Causette : “Dans nos jugements sur les hommes, nous prenons souvent la mesure d’apprécia- tion en nous-mêmes ; combien n'auraient, pour trouver les prêtres bons, qu'à devenir ‘an peu meilleurs !” A THOUSAND TONGUES Could not express the rapture of Annie E. Springer, of 1125 Howard st., Philadelphia, Pa., when she found that Dr. King's New Discovery for Consumption had completely cured her of a hacking cough that for many years had made life a burden All other remedies and doctors could give her no help, but she says of this Roy- al Cure— ‘‘it soon removed the pain in my chest and I can now sleep scundly, something I can scarcely re- member doing before. I feel like scunding its praises throughout the Universe.” So will every one who tries Dr. King's New Discovery for any trouble of the Throat, Chest or Lungs. Price 50 cents and $1.00 at any Drug Store ; every bcttle guaranteed. INDUSTRIE LAITIERE a La vache laitière est un ani- mal sensitif, et par son rende. ment de lait répond vivement aux conditions favorables ou défavorables dans lesquelles elle se trouve. Une étable con fortable est bien essentielle pour que l'industrie laitière d'hiver soit profitable. Il faut que l’étable soit bien éclairée et raisonnablement chaude La températare ne doit pas des- cendre au-dessous de 45 degrés, et ne doit pas s’elever au-dessus de 65. Elle deit être tenue pro- pre et les animaux doivent être tenus propres. Etriller les vaches une fois par jour dans l'étable angmentera souvent |? rend:- ment du lait, et le revenu net fourni par le troupeau Inée. Par ce moyen il aura un approvisionnement plus régu- lier de lait ; ce lait aura une saveur plus riche et meilleure et on en obtiendra une séparation plus complète de la crême du lait, que le lait soit mis à cré-: mer dans des plats peu profonds ou dans des bidons profonde. Quand on a recours à l’écrêé- meuse centrifuge, la diflérence dans la séparation n'est pas très ‘sensible, car par ce procélé vir- tuellement toute la crème est enlevée du lait, même si toutes les vaches da troupeau sont anc ennement vêlées. Un apprevisionnement abon dant de fourrage succuient doit être obtenu pour consommation eu automne, en hiver et dans le printemps. Un ensilage dont la plus grande partie se compose de blé d'Inde semble être ce qu'il ya de moins coûteux et de meilleur. Un ensilage fait d'un mélange de blé-d'Inde, de fèves à cheval, ou de fèves Seja, et de têtes de soleils, permettra de nourir un animal à meilleur marché qu’en employaut un ensilage fait de blé-d’inde scu- lement 1lest difficile en quel- ques années d'arriver à la con- naissance exacte de la valeur relative des différents aliments ceur la production du lait. 1l ya tant de variabilité dans la même vache, que placée dans les mêmes conditions, elle pourra, suivant jes années, don- ner des quantités très diffrentes de jait. Sores Healed. Nothing like B.B.B. for healing sores and ulcers, no matter how large or how chronic they may be. B. B. B. applied externally and taken internally according to direc- tions will soon effect a cure. It sends rich, pure blood to the part, so that healthy flesh soon takes the place of the decaying tissue. ‘had been troubled with sore fingers and sore toes around the nails. The salve I was using did not help me and I was getting worse. I was advised to try Burdock Blood Bitters, and after using nearly two bottles my sores were all healed up. I H3 consider B.B.B. a Burdock wonderful blood F2 purifier.” ENOCH Blood G.. HORST, Bloom- æ ingüale, Ont. Ditters. Bruce Ramsay, Northam, P.E. Is- iand, writes : ‘Last April ! cut my foot. The cut was four inches long and the doctor had to put three stjtches in it. Ï began to use McKinnon’s English Ointment on it and found it an excel- grossi comme ei le prix du beur- |8ive it a trial.” re était éleré de deux sous la livre. Une condition défavora- ble empéchera une vâche de donner sen maximum de rende- ment, et rendra plus difficile la production de lait de la meil leure qualité. Une étable à vaches de construction ancienne et défectueuse peut être rendue au moins conforta- ble temporairement en clouant, à l’intérieur, des planches, entre lesquelles et le mur extérieur, on bourrera de la paille. C'est un bon plan de passer à l'eau de chaux deux fois par année l’intérieur da l’étable à vache. Cette pratique, suivie en: Grande-Bretagne, à aidé grin- dement à maintenir la sauté des bcstiaux, et aussi, sans doute, leur aptitude produs- trice. Dans l’exploitation des vaches pour la fabrication du beuure en hiver, il est désirahle qu'il y. ait dans le troupeau des vaches | fraîchement vêlées. Quand mé. | me un cultivateur prendrait toutes les précautions pour faire vêler ses vaches toutes en septembre, il verrait bientôt. qu'elles donnent veau à diflé.|! rentes saisons de l’année, et ua producteur de lait peut obtenr le revenu le plus fort en ayant soin d'avo r des vaches fraiches véiées en teutes saisons de j’an- Nous garantissons que ces Plasters allégeront x. la douleur plus vite que tout autre emplâtre. de $r. Dans les rou- #2 DXL leaux on peut couper c Dans chaque famille PLASTER on devrait en avoir pour les cas urÿonts ei er DAVIS & LAWRENCE CO, ? Ltd, MONTRFAL. Mis en boîtes de 25 cts NE HOL ou en rouleaux d’une verge de long, au prix toutes les dimensions. imprévus. Défiez-vous des contrefasons. A S'YLISH, RELIABLE ARTISTIC— Recommended by Leading Dressmakers. < They Always Please.-@. MS CALL p BAZAR ATTERNSX NONE BETTER AT ANY PRICE "These patterns are sold in nearky every city and town in the United States. H your dealer does not keep them send direct to us. 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