. ç L'IMPARTIAL JEUDI, LE 7 JUILLET, 1904. St Antoine Voici le trait que racontait à l'Arrière-boutique de Toulon, disent les Annales, le zélé curé d'une paroisse du Var : ‘“Jai toujours l'habitude d’aller régulièrement prendre des nou- velles des malades, même quand je les savais ies plus éloignés de Dieu et très avancés sur le terrain anti- religieux, j'allais dire diabolique. Il m'arriva, il y a quatre ans, de faire ainsi la connaissance d’un ma- lade franc-maçon de la plus beile eau et très fier de l'être, je vous l’assure. Nul n'était plus nette- ment anti-clérical. “Ce malheureux se mourait d'une maladie de poi‘rine et il pa- raissait humainement impossible que le prêtre pût jamais approcher de lui. Je me fis une loi d'aller prendre chaque jour de ses nou- velles- On le lui dit. Ilen fut d'abord vexé, comme d’une offense À sa qualité de libre-penseur no- toire ; puis l’étonnement succéda à XxXx Le Franc-Macon mourant Ë de Padoue | “Vous pensez si cette fin de non- recevoir fut capable de me décou- rager le moins du monde. Je n’en voulais pas avoir le démenti. Mais, quoique mes entrevues, à la fin, par l'accoutumance, fussent devenues très cordiales, je continu- ais à n’obtenir rien de mon malade. | Son obstination restait la même et me navrait. ‘Cependant le temps pressait, on touchait au dénouement. Un jour le docteur m'avertit que, dans : quelques heures, le malade aurait probablement cessé de zivre. Que faire? J'avais invoqué tous les saints du paradis, et mon pauvre ami, entêté dans son erreur, ne voulant pas entendre parler de re. ligion, menaçait de me mette à la porte si j'insistais. ‘‘J'étais désolé, quand, tout à coup, je pensai à saint Antoine. Il était 11 heures du matin, je cours d’une traite à /' Arrière bouti. que, et je dis au saint, textuelle- la matvaise humeur, quand il vit l'intérêt que je continuais à lui porter. A la finil me pria de le visiter. ‘On devine si je fus heureux de ce premier résultat que la famille désirait ardemment, persuadée qu'’- une fois dans la place le reste irait nécessairement tout seul. Elle s’il- lusionnait un peu, je dois le dire ; car à peine eus-je approché le ma- lade que jevis tout de suite à quelle volonté de fer je devais me butter. ‘“Monsieur l'abbé, me dit-il, je vous remercie de votre sympathie ; je suis heureux de votre visite et ne demande pas mieux que de vous revoir, mais qu’il soit bien entendu qu’il ne sera jamais question de re- ligion entre nous. Si c’est dans l'espoir de me faire faire le ?/on- £geon que vous avez pris la peine de venir si souvent vous informer de ma santé, vous pouvez y renoncer. J'entends mourir comme j'ai vé- cu.” ment : "Si vouz êtes fort, vous allez le faire voir. Tachez, je vous prie, de vous débrouiller avec mon malade.'' Ce fut toute ma prière. ‘‘A 2 heures, on senne à la porte. -““Monsienr l'abbé, me crie-t-on, vite ! Dépêchez-vous ; c’est très pressé !”’ ‘C'était le m:lade qui me récla- mait- Ilm’accueille les larmes aux yeux, me demande pardon de sa dureté, se confesse, reçoit le viati- que, l’extrême-onction, la bénédic- tion apostolique, dans des senti- ments de repentir, de foiet de piété admirables. Sa dernière pa- role fut une parole d'espérance et d'amour. St. Antoine, vous vo- yez, s’est bien débrouillé. Ah ! il |est fort !.... Et l'excellent curé ajontait : ‘‘Je ne prie guère, quand à moi, saint Antoine, que pour la conversion de mes malades obstinés, et je n’ai ja- mais, grâce à lui, essuyé, jusqu'ici, ‘un seul refus.” 200 Personnes Tuees Un ouragan s’est abattu le 30 après-midi sur Moscou causant d’é- normes dégâts. Quarante-cinq personnes ont été tuées et 13 blessées. Deux villages près de cette ville, qui se trouvaient sur le passage de l'ouragan, ont été détruits. Plus de cent cinquante personnes ont été tuées et 85 ont été blessées. Les fils télégraphiques sont rompus et les communications par chemin de fer interrompues. Des grêlons de trois quarts de livre sont tombés pendant la tem- pête. Dans un bois de 250 acres, un arbre seul est resté debout. Texarkana, Tex., 30—On rap porte ici que la localité portant le nom de New Boston, à 20 milles au sud-ouest de cette ville, a été dé- truite par un ouragan hier soir et que plusieurs personnes ont été tuées ou blessées. Les fils télégra- phiques et téléphoniques sont rom- pus et on ne peut obtenir de détails sur cette catastrophe. ation Un Russe Decourage Tientsin, 28—Un journaliste a vu la traduction d'une lettre d’un officier supérieur russe, sous les or- dres du général Kouropatkine, donnant des renseignements décou- rageants sur la situation. Il dit : ‘C’est une honte de voir des of- ficiers se quereller continuellement, se diviser en coteries et combattre pour leurs propres intérêts jusqu’à eu oublier le Japon, l'ennemi com- mun. Tous, denuis le vice-roi et le général Kouropatkine jusqu'aux plus insignifiants subalternes, se ‘l’armée. Notre service des rensei- gnements est tellement occupé à |espionner chez nous, qu’il ne peut s'occuper des espions japonais dont l’œuvre s’accomplit sans entraves. \ Il semble que le Japon connaisse tous les plans que nous formons, et cela explique pourquoi tant de plans ont été subitement changés. ( Nos braves solda’s voni à la bataille comme des brebis à la bucherie. Nul 1e peut nier leur dévouement, mais tant qu’ils ne seront pas bien commandés, leur zèle et leur dé- vouement seront vains. L'Europe sait maintenant que nous sommes divisés et elle en profitera. ‘Tous ceux qui ont à cœur le bien de la Russie ne peuvent s'empêcher de penser que si Port-Arthur tombe et si les Japonais prennent la presqu- ile de Liao Toung, ïies puissances interviendront, pour notre honte éternelle.” Une Bonne Lecon Le curé de Notre-Dame de Lourde, Manitoba, dom Benoit, vient de donner une bonne leçon de savoir vivre à un commerçant de Hamilton, Ontario, et lui prouver que la langue française dont mar- cher de pair avec la langue an- glaise. Il y a quelque temps, ce digne prêre ayant une commande à faire à une maison de Hamilton, écrivit en français et reçut la stupide, mesquine et méchante invitation d'écrire en anglais que voici : Hamilton, Ont., April 26, 1904. Dear Sir : We have received a letter from you written in French ; also disputent et se montrent peu dis- posés à obéir. Aux yeux des cor-| respondants et des attachés mili- taires, nous avons perdu tout pres | tige. Sion ne change pas le sys-4 time tout entier, nous ne pouvons that you write us in KHnglish as we espérer la victoire. la suspicion règnent daus toute] | | Box $6.75. We would ask you to La jalousie et do not understand French. one of our order sheets on which you have written ; an Iron Mitre tell us what you wish us to do in reference to this and would request Vours truly, Stanley Mills & Co., Limited. Mais, le bon père. loin de s'é- mouvoir, e répondre par le retour du courrier : Notre-Dame de Lourdes, Man. Mai, le 3 1904. Monsieur le gérant de Stanley Mills & Co. Monsieur, Je vieus de recevoir vo- tre carte postale du 29 avril der- nier, où vous me priez de renouve” lei en ‘‘ anglais” la commande que j'avais précédemment faite en fran Çais à votre maison. Mon bon ami, je ne ferai plus au- cuve commande à votre maison, jusqu’à ce que j'aie appris que vous avez un employé sachant parler et écrire le français. Je vais de plus prier tous les supérieurs de nos maisons religieuse d'adopter la mê- me ligne de conduite. Comment ! les Français voya- gent aujou:d'hui dans toute l’An- gleterre et se font comprendre dans leur langue par tous les Anglais qui ont un peu d'éducation ; et au Ca- nada, ou politiquement et sociale- ment, le français marche de pair avec l'anglais, un Français devra trouver un traducteur pour faire une commande à une maison de commerce qui inonde toute la puis- sante de ses prospuctus : Je vous assure, mon bel ami, que je prendrai uu peu de temps avant de chercher un traducteur. Agréez, cher monsieur, tous les respects qui vous sont dus. Dom Paul Benoit, Supérieur des Chanoimes réguliers de l’'Immaculée Conception. Si tous les Canadiens-Français suivaient l'exemple du père Benoit, il est probable que MM. ks An- glais changeraient de ton et qu’au surplus, les bons Canadiens, dans leurs affaires, conserveraient leur langue maternelle au lieu d’angii fier leurs noms et de se faire paiser dans leur conversation, ce qui d’aiileurs ieur va très mal, pour des Anglo-saxons. La ligue française, la nôtre, est la langue de l'intelligence. Couservons ia et au besoin, impo- sons la. Ze Journal du Mata- waska, enr msn normes La guerre au Christ Les fous furieux qui gouverne actuellement la pauvre France, a près avoir fermé les écoles catho- liques, chassé les religieux, laicisé les hôpitaux et les asiles, s’en prennent main tenant aux Crucifix. Ils les font-disparaître de: prétaires et suppriment le serment -devant Dieu. Comment de pareilles horreurs peu vent-elles se commettre? La France n’est donc plus le pays chrétien d’autrefois? Les Fran- çais laisseront-ils iongtemmps cncore fouler aux pieds leurs droits les plus sacrés ? Par ordre de qui Combes a-t-il lancé cet infm2 decret? Du fond d2 queile loge eït sortie cette nou- velle vilénie? De quelle diable ou de quelle légion de diables est pos- sé dé le détroqué? , Les tyrans de la première révo- lution, Robespierre, Marat, Dan- ton, Camille Desmoullns, Saint Just et les autres, n’ont pas montré plus de rage que les gens du bloc. Robespierre prétendit même orga- niser le culte de l'Etre Suprême : Combes ne cherche qu’à le désor- ganiser. Saint Just, voyant, un jour, à Strasbourg, des voynos qui bousculaient et insultaient des gens paisibles marchant à ja suite du Saint Sacrement, pleura de rage. Il prouva, du moins ce jour là, son respect pour la liberté des cultes. Combs interdit les processions où il figurait autrefois revêtu de l'aube blanche des lévites. Il était alors le protégé des évêques et des prê- tres qu'il persécute aujourd'hui. Donc, :e Crucifix est banni des tribunaux. Les juges sans cons- cience pourront plus librement que jamais ‘‘vendre’’ des arrêts au lieu de les ‘‘rendre.’” Dernièrement, les RR. Pères eu- distes, Doré, supérieur général, Co- yer, Roussell et Sénat, étaient con- damnés, ie premier, à 200 fran d'amende pour avoir enseigné ei prêché sans autorisation. | Les condamnés alièrent en appel ! | etle Rév. P. Doré potesta éner- giquement contre la jnstice sans Dieu succédant à l'école sans Dieu.”’ “Si vous m'acquittez, dit-il à la Cour, je m'en réjouirai, parce que vous aurez consacré ce que je re- garde comme un droit, Si vois me condamnez je me réjouirai en- core de ce que Dieu aura trouvé bon de m'associer aux con damna- tions qui ont frappé son Fils. J’a- voue cependant que, dans cette dernière hypothèse, il m'eut été doux et reconfortant de pouvoir contempler sur ces murs l’iniage de ! Jésus Christ crucifié, que son juge | déclarait juste tout en l’envoyant | au supplice. | “J'ajoutz que si j'avais à ré- |! pondre d’un autre acte que d’un acte religieux, je devrais trembler en eutrant dans c2 prétoire, d'où l’on a fait enlever l'image du Fils de Dieu. Je me dirais que peut- être par là ou a voulu prciamer que le Dieu de toute justice, le Dieu qui seul est la règle du vrai du bien et du juste, n’est pour rien dans les lois qu'on prétend m'appliquer et qu'ils ne seront non plus pour rien dans l'arrêt que , pendant plus que du caprice et de; passions de no; législateurs et da nos juges. ‘‘Pous vous, messieu’s, il ne peut en être aiusi, car, je le suppo- se, vous croyez Comme moi que, Si le Ch:i;st en croix u’est plus appen- du à cette muraille, Dieu n'en est pas moins le protecteur de l'inno- cence.”” Cette éloquente protestation fut écouté avec un profond respect par l'auditoire. il n’en fut malheu- reusement pas de même du côté des Juges Malgré un plaidoyer très énergique: du défenseur, Maître Choppin d'Arnouville qui prouva leur innocence, le verdict fut sé- vère. - L'’amende du R. P. Doré fut é- levée de 200 à 500 francs, <ans douie pour le puuir de sa légitime protestation. Pat contre, l'amen- de des autres Pères fut réduite à 16 francs. Qn en verra d'autres. Quand il u’y a plus de religion dans un p:ys, il n'y a pas de justice. On a remplacé le Crucifix par le buste de la Marianne qui, par la faute de Combes et de ses acolytes, symbo'ise non ‘ette Réoublique honrête que t out le monde pot r'ait aimer et respecter, mais une Répu- b'ique mensongère et ennemie de la liberté de l'égalité et de la frater- nité. Ou nous a fait une Marianne qui rappelle les tricoteus s de qua- tre vingt treize ct les pétrouilles d2 la Commune. Cette Mariarne 1à ne dira pas aux juges, comime autrefois la fem- me de Pilate : ‘Ne commettez pas d’injustice, n'obéissez pas à vos passions, ne vous faites pas les vils courtisa -s d'un rénégat.’? Maintenant que le défoqué a envoyé en exil de milliers de Reli- gieux et des Religieuses, mis es entraves à l’enseignement chrétien chargé es mercenaires du sain des malades, des vieillards et des orpht- lins, Lanni le symbole de la justice et de la Rédemption, que lui reste- vous allez rendre, mon sort ne dé- Pilules Moro Pour les Hommes "4 1 . CE REMÉDOE GUERIT LES MALADIES DE COEUR DE POUM DU FOIE, DES ROGNONS ET TOUS 2 TROUBLES NERVEUX AINSI QUE CES MALADIES COMPLIQUÉES ET PARTICULI RES AUX HOMMES SEULEMENT, IL RECONSTITUE LE SYSTÈME, DONNE DE LA FORCE AUX HOMMES FAIBLES ET CONSERVE LA L + — oe Je Das Dee. ire /8_ CIrCufarr our loules /es ! e/1 PRIX 50€ LA Buire Six Boites Pour $°2 $o CHEZ VOIRE MAREMAND OÙ FAR LA MALE ICALE MORO CO PO Taint ee Canade. _iN Fac-Smile exact d'une boîte de Pilules Moro. Donnez-nous un homme brisé par les excès, la dissipation, un travail trop dur, les tracas, ou par toute autre cause qui ait sapé sa vitalité, avec les Pilules lloro nous le rendrons aussi vigoureux en tous points, que n’importe quel homme de son âge. Les Pilules l'loro ne feront pas un hercule d’un homme que la nature n’a pas créé pour être fort et vigoureux, mais elles rendront cet homme plus fort qu’il n’est, Quant à l’homme qui a été fort et qui a perdu sa vigueur, elles le feront aussi fort qu’il n’a jamais été. Les Piiules l'loro rendront à tout homme ce qu’il a perdu soit par la maladie, par l’usage immodéré de la boisson, par les abus de jeunesse ou par la mauvaise conduite. : Un homme qui est nerveux, dont le cerveau et le corps sont faibles, qui dort mal, s’éveille plus fatigué que lorsqu'il s’est couché, qui est facilement découragé, enclin à songer continuellement à sa maladie, qui a perdu toute ambition, toute énergie, recouvrerasa vigueur et son cou- rage par l’usage des Pilules loro. Les Piluies Moro guérissent les douleurs dans le dos, les jointures et es muscies, les douleurs intermittentes dans les épaules, la poitrine ou les côtés ; les maux de reins, le lumbago, les rhumatismes, le tran. chement d’urine ; les affections de la vessie, les palpitations de “œur, et surtout amènent toujours une bonne digestion chez les hom- nes qui souffrent de leur estomac. Elles donnent un merveilleux pouvoir aux nerfs affaiblis et fatigués. 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Qui sait si bientôt le Fils du Charpentier ne cloura pas le cer- cueil du nouveau Judas ? Zola n’a pas eu le temps d’ache- ver son soi disant évarigile. Com- bes peut se mirdre la langne et cre- ver empoisonné. JEAN DES ERABLES Le sde j [OBTERHES FADAPTEMENT: _ Avez-vouaune idée? Sioui, demandez not: “ Guide des Inveu'ceurs, pour savoir commsi 1 s'obtiennent les patentes Informations fournies gratuitement. MAR1O% & RE EE . 4 Edifice New Terk Life, Mon Buresux: let tisntic Bui'd, Was a J, O. Arsenauit’s Sons & Co. su WELLINGTON McDonald's Condition Powders x 0x0 x There is no better Blood’ Purifier or Nerve Touic in the world Every package is guaranteed, Put up in full pound packages Price 30 cents. The ordinary so-called condition powders are put up in half poun 1 packages and sold without guarantee at 25C. a package, Mac Donald’s Condition Powders are put up in full pound packages and are fully guaranteed, and sell only at 30C. a pound. See ? 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