2 a pme qu LE PR 4 VA L'IMPARTIAL L'IMPARTIAL, FONDE EN 1893 Le seul Journal français de l'île du Prince Edouard. HEBDOMADAIRE, 8 PAGES. ABONNEMENT : hr ici 00 a. 0 a 7 PSE RE Les abounements sont pay- ables d'avance. Annonces 10 cents la ligne, 1ère insertion. 2 cents la ligne les insertions subséquentes. Toutes communications doivent être adressées à L'IMPARTIAL TIGNISH, I P.E L°'IMPARTIAI, Ticnis, 5 à s'organiser pour offrir un grand bauquet à M. Laurier. Le banquet offert à l’hon L H. Davies et qui a ex lieu jeu- di deruier à Charlottetown a été uve des plus belles démons- tration dont les citoyens de Ja capitale aient été témoins de puis longtemps. Plusieurs per- sonnages éminents ‘de cette province et des provinces sœurs y assistaient. 11y a vu des discoaïs à profusion. LE DISCOURS DE M. LAURIER Relatif à la question des écoles : “J'ai promis de régler cette question dans le délai de six mois, Nous n'avons été que quatre mOis au pouvoir; mais bien que je ne sois pas autorisé à faire connaitre Jes termes du règlement auquel nous sommes arrivés, je puis dire que ce rè- glement sauvegardera les droits de la conscience. “Ceux qui croient que la ré- | ligion doit être enseignée à lé | cole seront satisfaits. Nous à- vons obtenu toutes les conces- sions qu’un honnête homme a le droit d'exiger. “Je ne rrétends pas que nous | entrerons daus les vues des ex- trémistes. 1! y a, au Manitoba. des gens qui condamnent d'a- vance ia moindre concession, et nous avons, dans la province de Québec, ce qui ne sauraient satisfaits qui si nous exigions Ja livre de chair que nous à vons le droit d'extraire du sein de Manitoba, que si vous infli- | gions à cet:e province la plus grande humiliation. “Mais, au nom de cette ville de Québec et de cette province et, je puis dire, de tout le pays, je déclare que la grande masse du peuple n'est pas de cette opinion. Nous,en partizulier, Canadiens-français, savons ce que c'est qne d’être en mino- -ité. Si nous en avions le pou- voir, nous ne voudrions pas in- fliger une telle humiliation. Nous voulons agir arec les au tres Comme nous désirons que les autres agissent envers nous. Nous avons fait un règlement juste et équitable qui sera selon les vres de tous les hommes dioits et honnêtés, “Je sais qu'il ya des gens qui espèrent que nous ne pour- | rons pas réussir. Nous avons tous ces dévots catholiques qui demandent que nous rétablis- sions tout ve mêmes détruit. Nous ne faisons pas appel à ceux-là, à ces hommes qui ont trafiqué de leur religion durant les vingt dernières années : faisons appel aux hommes sin- cères, qu'il soient catholiques vu protestants. “Nous faisons appel à tous les chrétiens qui veulent que les droits de Ja conscience soi- | ent respectés et qui seront sa- qu'is ont eux-| mais nous| tisfaits de cela. À ceux-ci, je dis que, dans quelques jour, une semaine au plus, nous serons en mesure de publier les con- d'tions de notre règlement. “Ce règlement fera l'objet d’un acte de la législature du Manitoba, qui sera rédigé et a- depté par un gouvernement sympathique”. Le “Monde” ions suivantes sur le de M. Laurier. “Tous aitendrons patiemment une semaine encore pour con- naitre enfin en quoi consiste ce fameux règlement fait à l’a- miable avec les fanatiques qui presécutent et oppriment de- puis six ans ia minorité Catho- lique. En attendant, nous relève- rons quelques passage: de ce discours, fort Ctranges dans Ja bouche d’un catholique et fort peu rassurants Four ceux qui attendent justice depuis si iongtemps. M. Laurier nous promet que ies äroits de la conscience se- ront respectés. Or on sait qu’- n catholique, en conscience, ne peut envoyer ses enfants qu’à les écoles catholiques, sous les soins de maitres catholiques sincères, qui leur enseignent la religion autant par leur exem- ple que par leurs leçons : à des écoles où tout l’enseignement repose sur la religion, où les fait les réflex- discours prit et à la doctrine catholiques où l'enseignement Conné en présence du crucifix, et précé- dé par la prière catholique, forme le cœur de la jeunesse en même temps que son esprit et prépare des générations fon- cièrement catholiques. Eu dehors de telles condi- tions, la liberte de conscience est odieusement violée. M: Laurier représente au- |jourd’hui la justice entière let complète qu'il a lui-même promise à la minorité persé- |cutée, comme une sanglante 'humiliation infligée aux persé- | Ccuteuts. Depuis quand est-il devenu [humiliant de rendre justice, ide restituer ce que l'on à | volé ? 11 est humiliant de retemr le bien d’autrui, car alors on est un voleur. 11 est humiliant |d’écraser injustement ie faib'e, car c’est là une lâcheté; mais [un gouvernement comme un |peaple s’honore quand il re- connait ouvertement ses torts Let rappelle des lois injustes. Etranges principes, vraiment que nous prêche là M. Lau- |rier ! “Nous sayons ce que c’est que d’être en minorité, dit le | premier ministre, et nous vou- |lons faire aux autres ce que nous désirons qu'il nous fas- | sent”. | Parfait ! :_ Noustraitons ici la minorité | prctestante, comme nous vou- lons que les protestants du | Manitoba traitent la minorité catholique. Donnez à nos frère du Mani- |toba les avantages que nous ac- cordons aux protestants de la province de Québec, et nous accepterons votre règlement, et inous vous bénirons et jamais personne ne vous aura acclamé comme nous Vous aeclamerons. Droits égaux! Nousne de- mandons pas autre chose. Quelles sont donc ces choses que les dévôts catholiques ont eux-mêmes détruits et qu'ils demandent à M. Laurier de ré-}se sa!isfaire ;: il a fait venir le tablir ? Mystère ! M. Laurier veut il donc met- tre à la charge des catholiques l'aboiition des écoles séparées ? Efforts inutiles! Ceux qui ont aboli ces écoles au mépris de tout droit et de toute justice ce sont des amis politique de M. Laurier, les Greenway, les Martin, les Sifion, les Came- fron et autres fanatiques du livres soient conformes à l'es-! } a a TS Là Le même acabit, | Le premier ministre ose par- ler de ceux qui, pendant vingt ans, on trafiqué de leur reli-| gion. Ceux qui méritent ce repro-| che sont ceux qui osent se dire catholiques —de l’école de La- cordaire ou de toute autré—et qui trahissent les plus chers intérêts de la religion ‘qu'ils professent, pour obtenir quel-| ques vils avantages matériels, quelques position politique, et ceux-là ce sont ceux qui se sont fait de la question des écoles catholiques un tremplin pour sauter au pouvoir. Après s’étre contemplé au miroir, si M. Laurier veut voir un autre bel échantillon de ces traficants de religion, qu'il re- garde son ami Tarte, naguère | encore le champion des droits! des catholiques et de leur re- vendication dans tout leur in- tégrité, aujourd'hui l'avocat des écoles nationales, des éco- les neutres et de la plus hon- teuse capitulation. Quelques centains de créa-| tures politiques serviies ont ap- Plaudi hier soir aux paroles de M. Laurier; mais la masse du peuple tatholique sentira son cœur se révolter au spectacle d’une si pitoyable comédie, Payez de cynisme, pitres et bateleurs! Essayez de berner le peuple. Vos tours sont usés et vos masques percés à jour. L'heure viendra où :a comédie se changera pour vous en tra- gédie. Le Vous nous avez vendus: mais vous ue nous livrerez| pas. } Une Vrai Farce. UNE CAUSE DU SCOTT) ACT A LA SALLE STE. | 1E. | BRODERICK SE LAISSE ALLER 4 L'EMPORTEMENT. Il se deshabille pour se battre he Fait usage d’un jangage qui ie rend indigne de la position |! qu’il occupe, | t | | | | | | | | 1 | SE PREND Corps A Corps | Avec GEo CoNRoy. | | EST HUE PAR LA FOULE.; ai | Mardi, vers les 7 heures du! soir, le juge Wright était à) Tignish à la demande de l'ins-| pecteur Broderick, et entendait à la salle Ste. Marie, la cause! contre Théodose Bernard pour violation du Scott Act, Si ja- | mais Broderick a essayé à dé-. raciner aucun de ceux qui se rendent coupables contre la loi de tempérance, il est évident, par les procédés auxquels il a! eu receurs, mardi soir, que 'i-| dée ne lui est jamais passée par | | la tête qu'il voulait se procurer | des preuves contre Bernard. 11 | a joué de comédie depuis le! commen:ement jusqu'à la fin dans cette cause et a terminé le tout d'une manière assez tragi-. que. | La semaine dernière nous a- | vions dit en parlant de l'empri- | soanement de Lynch que s’ins-| pecteur devrait exercer son, pouvoir contre d’autres qui! soat aussi coupable que Lynch. Meus parlions d'anc manière gétuéraæ. Biadericx qui, depuis longtemps voulait nous donuer un coup de patte, a eut l’occasion favorable pour | ljuge et nous a amené comme | témoin. De là la farce, de là la. comédie, Broderick a eru jouer de finesse en appelant comme témoin un homine qui est re- connupour être un strict adhé- rant aux principes de la tem- pérance. Mais ie cou» a rate. Tous ont compris que ceux qui geus que Boderick doit amener ur mnt Ts à tubes NL CON Erd + Re RP Permet oo SISRES sous les yeux tous les jours de comme témoins—gens qu'il | la semaine—et non les gens. Éd: FRS PRE AE FE 7 To Whom it May Concern Take notice that Thomas Wilkinson, no etc., to us for has assigned his Stock, Book debts, judger , the benefit of his creditors. ebted to the said : qui supportent la cause de la tempérance. Je qui a paru le) plus étrange et qui selon tout homme sensé paraît être le| comble du ridicule, c'est que l'inspecteur a fait un plaidoyer en faveur de Bernard—Brode-| rick vondrait-il, pour l'mforma |! tion générale, nous dire s’il ui, appartient de plaider de maui-| êre à exonérer ceux qui sont | accusés G'agir en coutraven-. tion à la loi ? Voudrait:1l bien! aussi nous informer pour quel- les raisons il n'exécute pas les | amendes qui tont suspendues sur latête de cert mms coupa-, bles, tandis qu'il fuit exécuter à la lettre la loi contre d’autres qui sont coupables d'un crime pas plus énorme ? Pour revenir à la farce de mardi soir, nous devons, pour rendre un compte complet de l'affaire, dire que le temps le plus dur qu'à eu a essuyé l'inspecteur pendant tout le temps de sa comédie, est le “Clinch” qu'il a eu avec Geor- ge Conroy, jeu quia eu pour effet de lui (l'inspecteur) atti- rer les huées de ceux qui é- taient présents. L'inspecteur du Scoti Act sait qu'il y a ici des buvettes qui sont ouvertes et toujours. ouvertes. 1] connait parfaite- ment ceux qui sont en posses- sions des témoignages suffisants 1la un chemin droit devant lui. 1l est là pour faire exécuter la loi, et le public le jugera se- lon la manière dont il agira. Lorsque nous aurons plus de) temps à notre disposition, nous ferons une revue du Scott Act! ici. Nous prometitons que l’his-| ies ind We have therefore to eg at as early a date Thomas Wilkinson to call at th pective accounts, in order as possible and settle up their res that we may close up the matter. séctod sd GE DEF. Géois hand, intending There being a large ani well se Fu Clothing, Groceries and Hardware etc to call at 8 o their re Sd ap: oi! urchasers will find it greatly to th Wilkinson’s old stand for Big Bargaius. We are . . . , Cam »é : lhis notice also includes the patrons of Wilkinson 8 I belton Branch store. Johu P. Brenvan | James P. Thomson | Alberton Jaly the i5th 1896 HAVE YOU A LEAKRY B90K? Have you a roof that you have tried all kindsof Roofing on and cannot get tight and waterproof ? If you have such a roof, you should try Canvas Rooïfing and then you will be happy. 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