LEE Bd A 6 QE LEE PR D ete, ee mme + . . nm men ge _ i ne . dans les cinq diocèses des provinces ne abat mn ne re de ohlaagnsiqenitué eh mmenais min tes L’'IMPA. SL JEUDI sites (Suite de 1à 3me page) Il résulte, en effet, d'une enquête récente, tenue secrètement sur no- tre clergé acadien, à son insu et hors de la connaissance de tout lai- que acadien, qu'il n'y a, en effet, maritimes, aucun prêtre acadien propre à rien. Les bailleurs de certificats, gens aussi croyables que désintéressés, l'affirment. Nous n’aurons pas d'évêque attendu que nous n'avons pas de bois, ‘‘tim- ber,’’ c'est le mot employé, dont on fait des évêques par ‘'cheux’’ nous. Et on l’a dit à Rome. Cette explication est nécessaire ; elle entre dans le cadre du toast qui m'a été assigné—‘'les relations entre entre Canadiens et Acadiens.”” C'est entre amis surtout que les explications franches et loyales sont nécessaires. Mieux vaut une explication pénible, qu'un mauvais levain. Et puis, Messieurs, si nous pou- vons nous autres Canadiens et A- cadiens, nous faire devancer sur le terrain des entreprises, du com- merce, de l’industrie, de la finance; il est un terrain sur lequel nous n'avons pas le privilège de nous faire battre—c'cst celui de l'esprit. Nul n'a le droit d'avoir plus d’es- prit que les Français. Or, dans cette occurrence, nos bons amis de Québec se sont fait rouler, et c'est cela surtout qui nous peine et nous chagrine. Dans dix ans, dans vingt ans d’i- ci, lorsque la paix régnera parmi zous dans les provinces maritimes ou parce qu'on nous aura enlevé tous nos droits, on que rious serons devenus les plus forts, nous pour- rions bien entendre sur le compte de certains Canadiens, j'entends jusqu'aux plus haut placé dans la hiérarchie ce que disaient et écri- vaient d'eux, il y a dix, vingt ans passés, leurs alliés d'aujourd'hui. Et cela nous afMigera, car :ïl est toujours pénible d'entendre se mo- quer de ses amis, surtout si l’on y ajoute une légère pointe de mépris. Quoi, il ne se trouve pas, dites- votis, dans toute l’ Acadie un seul prêtre propre à devenir évêque, à être docteur en théologie à Qué- bec, à occuper une charge quelcon- que de confiance dans l'Eglise de Celui qui fut dévoué et humble de cœur ? diens sont des Pierrepont Morgans eu puissance. JIlne leur manque que des millions, pour passer au travers, ou pour laisser des succes- sions mystérieuses. Vous badinez, me dites-vous. C'est vrai, je badine ; revenons sé- rieusement à notre sujet très sé- rieux. Les plus forts écrivains de l'Aca- die se recrutent parmi notre clergé acadien et canadien ; et je connais certain de nos humbles et méprisés prêres de campagne qri, en linguis- tique, en histoire, dans les sciences exactes et appliquées, sont de véri- tablés savants, tels qu’on en trouve peu, si l'on en trouve, dans les chaises d'enseignement au Canada. Vous avez vu dans vos journaux, il y a quelque temps, que l’on a- vait perfeétionné une invention é- leétrique permettant à deux trairs venant en sens inverse de se signa- ler de façon à éviter tout tampon- nement. Le premier brevet de cette invention est un curé acadien du Nouveau-Brunswick qui l’a pris, ici même, à Washingtion, il y a trois ou quatre ans. En face de ces faits il est permis de déclarer que nos prêtres acadiens sont en toutes choses les égaux des prêtres des autres nationalités ; que la canspagne de dénigrement qui se fait contre eux est mauvaise, injus- te et peu glorieuse pour ceux qui la font. Sinous n'avons pas d'évêques acadiens, ce n'est pas parce que nos prêtres manquent de qualités épiscopales requises—c'est parce qu'ils sont acadiens. Or, c'est ici, messieurs, que les relations cordiales et fraternelles entre les Canadiens et les Acadiens doivent s'affirmer. Ilest au pou- voir de la hiérarchie de la province de Québec de faire que ce pénible état de choses ait une fin. Vous vous attendez, sans doute, que je dise un mot de notre fête nationale, de nos diverses fêtes na- tionales. En effet, les Canadiens ont la Saint-Jean-Baptiste, qu'ils ont a- dopté en 1842 ; les Acadiens ont l’Assomption, héritage apporté de France, et repris délibérément en 1881 ; les Français ont le 14 juil- let. Si vous avez à trois une belle fo- rêt, boisée d'érables, de chênes et de pins, l’améliorerez-vous en abaï- tant les chênes et les pins ; parce Pourtant nos prêtres sont des humbles ; leur conduite est partout édifiante et sacerdotale pauvres et aiment, degré ou de force, la pauvreté ; nuls plus ‘il sont | que l'un de vous trois préfère l’é- rable ? Non pas. Vous laisserez pousser côté à côté les trois es- sences. Votre forêt n’en sera que qu'eux n’est attaché à l'église de! plus belle à cause de cette varieté : Dieu et à son chef visible ; ils lelle vous vaudra davantage ; vous n’ont aucune ambition et sont ab- | l’aimerez mieux, et elle ne sera solument dépourvus de l'esprit | qu’une seule et unique forêt. d'intrigue : ils veillent, chacun! Faisons de même avec nos fêtes dans sa paroisse ou dans son vica- nationales, qui ne nous empêchent riat, sur les âmes, comme un pas- pas de former entre nous, en Amé- teur sur chacune des brebis de son | rique, une seule famille française troupeau ; la plupart paraissent | bien unie. pieux ; je leur soupçonne quelques | Quand les Canadiens, après leur vertus, et quelques-uns pourraient | révolution de 1837, sachant ce qui même être des Cela ne leur convenait le mieux, choisirent suffit pas, parait-il. | Saint Jean-Baptiste pour leur pa- Eh bien !si c'est l'éloquence tron national, ils firent bien, fai- qu'il faut, j'affirme ici que des curés sant comme ils l'entendaient. Au- acadiens comptent parmi ies plus cun Français de France, aucun A- forts et les plus grands orateurs cadien, n’en profita pour dire des sacrés du clergé catholique de choses désagréables, ou les soup- toutes les provinces maritimes. |çonner de défection. Les Cana- Vous dites que cela non plus | diens, au reste, auraient ressenti n’est pas suffisant. Je le concède. une pareille ingérence. Passons. Nous avons, à notre tour, agi à C’est la doctrine qu’il faut, je le notre guise, en 1881. A cause du comprends ; quoique le Maître ait dispersement où nous nous trou- dit que l'amour de Dieu suffise ; et vions, où nous nous trouvons tou- que Saint-Pierre, le premier évêque | jours, rien qu’nne fête religieuse et et le premier d'entre les évêques, celle de Marie. ‘‘Secours des af- saints. ne fut rien, lui non plus, en Gali- fligés,'’ ne pouvait nous réunir lée, parmi les Acadiens de ce pays- tous. Nous confirmâmes alors la là, pas même docteur ‘‘in utroque fête nationale de nos aïeux. (Cela jare’’. | nous regardait et ne regardait que Nous avons cependant en Aca- nous. die, des docteurs en droit canon, | Les Français ont le 14 juillet. Le d’ancienne et de récente création. | 14 juillet, quoique mêlé à des œu- Certains de nos prêtres ont suivi vres de violence et de sang, signifie les cours de la Propagande et au- autre chose que ce qu’une certaine raient pris à Rome leurs degrés, si presse enseigne. l'état de leurs finances leur avait permis d'attendre quelques mois encore. Assurément ceux-là sont des candidats éligibles. Nos faiseurs d'enquête trouvent que non pas. juin et le 15 août. C’est donc des hommes d'affaires Si quelque danger national nous "htant. J-'mnmcellôme briller. merner ftinais : <k, prur. quelque Laissons nos frè- res célébrer ce jour-là avec amour la fête de la France républicaine, ‘ront pas mauvais que nous chô- mions avec un égal amour le 24 CG"; 2 7 , LAS de "+ . \ di + î é puisque, aussi bien, ils ne trouve- conventio! la glorieu: de C Montréal, | lle di pelle dans : rs le bauc rière banc : uni Amérique, Canadiens « 1 et l'ar-| rois tous, Manitoba, À: us maritimes el O ïe, Fran-| çais de France cie toute l'imérique du Nord ; et, pour les besoins de la cause française, iln'y aura pour nous tous qu'une seule fête na- tionale en Amérique, ce jour-là. Il est donc évident que nos trois jours différents de fête nationale ne sauraient nous désunir. Si, de fait, ils nous désunissaient, il faudrait bien n’en avoir qu'un | seul ; et, à cause dela situation prépondérante des Canadiens-Fran- | çais, ce jour-là, pour nous, serait alors le 24 juin. En attendant, gardons chacun uos jours particuliers de fête, et que pour nous, Acadiens, le 13, août, l’Assomption de Marie, soit ce jour-là. Quoique disséminés, quoique portant des noims différents, les Français de l'Amérique forment une unité de race, poursuivent un but commun, et doiveut y Corn@otu- rir dans une action commune. C'est un corps à l'existence duquel chacun de ses membres est néces- saire. La province de Québec en est le torse. Si les Canadiens- Français cessaient d’être Français, c'est en vain que nous autres nous voudrions continuer de l'être. Le torse abattu, les membres le se- raient bientôt à leur tour. Res- tons donc unis à Québec. | De son côté la province de Qué- bec a besoin, a un besoin essentiel, des groupes français qui l'entou- rent. Et voyez comme elle en est bien entourée de toutes partis ! À l'ouest, ce sont les Métis, les Français, les Belges, les Canadiens échelonnés en avant-gardes, depuis | l'Ontario jusqu'aux contre-forts des Montagnes Rocheuses. | Et aus! igilants, quels vail- lants ; ils fout ! | A l' les CIS: et chaque c mia voulu prendre Canadiens, | il a trot art : passage, | la poig: patriotes, | qu'il a : d'abord. | Nous so! rd Ge la! province : côté de | l'est. Ne G vous. de Québec | Au sud, nisation | récente, au rieuX, com- | posée de Car: l’abord, puis! d'Acadiens, et s'étendant comme une immense levée entre le Ca- nada et les Etats-Unis, depuis: Saint-Paul, Chicago et Détroit, jusqu'aux rivages du Maine et du Massachusetts. Cette colonisation providentielle, | c'est la grève, messieurs, où vien-: dra mourir le flot tumultueux et troublé des Américains envahissant le Canada. On u'ira + pas plus loin! Et qui commatiderez à cette mer bru-! yante de s'arrêter, et la contrain- | drez à se retirer. Que le soleil s'éteigne au milieu, du firmament, et les planètes, Mars, la terre, Neptune, avec leurs satel- lités, s'éteindront à leur tour, a- près avoir épuisé la lumière et les principes de vie emmagasinés en eux, et qu'ils croient peut-être ne tenir que d'eux-mêmes. | Nous sommes les planètes dont !e | soleil est la France. Inclinons- nous au nom de la France. C'est le grand astre lumineux et bienfaisant. C'est l’aïeule et c'est aussi la mère. ‘‘Alma mater.’ L'autre jour, quand le grand pape Léon XIII, que nous aimons : et que Dieu a suscité pour sauver son Eglise, faisait ses adieux au général Taft, le commissaire des Rome la queston des ordres rel:- gieux aux Philippines, c'est en français qu'il le fit. C’est en fran- çais que l’on parle à Rome, quand | on ne parle pas latin. Le français est la langue cosmopolite des per-. sonnes de distinétion et de haute é-| + ‘ QUCRLION Re ET ee Pare » te que Québec, jours avec un autre amplain, ou ciel, c'est en français qu'il le déli- larie,”" ap- vrerait. rançaise en vivons encore, et ‘rayonnement de la France et de ses | 5 États-'reverbérations. Unis, Cana: e l'Onerio et du gloire, notre nationalité sur ce provinces continent mourrait bientôt. Etats-Unis envoyé pour régier à | | Le nessage du! £ vécu et nous Amérique, du Nous avons naus elle, sans sa Si elle s’effondrait, nous la suivri- rons tous dans l'ombre, et le mon-' de resterait longtemps enveloppé des ténèbres. | Maïs ell: ne s’effondrera pas, | mais elle ne périra pas, et nous non. plus nous ne périrons pas car— | La France, c'est le coeur qui fait battre l’Europe ; La tête où tout projet vaste se dé-| veloppe ; | Le bras où l’opprimé cherche à se | cramponner ; | | | Le torse qui résite au choc des ava- lanches ; C’est un chêne géant dont on coupe les branches, | Mais que l’on ne pourra jamais 'déraciner. Are just what every weak, nervous, run- down woman needs ta make ber strong and well. They cure those feel- ings of smothering and sinking that come on at times, make the heart beat strong and regular, give sweet, refresh- ing sleep and banish head- aches and ner- vousness. 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