EE] D Re AI PDA L'IMPARTIAL FONDE EN 1898 Le seul Journal français de l'ile du Prince Edoward. A HkBDOL AIRE, 8 PAGES. ABONNEMENT : ni ce à: tussiSé US ns Les abounements sont paya- bles d'avar=e Annonces 10 cents la ligne ire insertion, 2 cents la ligne les insertio s.«bséquentes. To.tes communications doi- vent être adressées à L'IMPARTIAL TiGNISEH. I. P.E ge L'IMFARTIAI, Pianxism 6 Feb 1902 Léon XII aura 92 ans le 2 mars prochain. A Woodstock, Ont., l’hon. M. Sutherland, ministre de la ma- rine et des pêcheries, a été réélu député d'Oxford Nord, comté qu'il représente aux Communes depuis 1880. On dit à Ottawa que l'honorable Mills a décidé d'accepter le siège vacant de la Cour Suprême. On ne sait pas, cependant, quand il quittera le cabinet, ni qui sera son succasseur au ministère de la Justice. Nonobstant le télégraphe qui le fait mourir toutes les semaines, Notre Saint Père le Pape, Léon XIII se porte bien. Vendredi der- nier, il recevait au Vatican, des membres de l’aristocratie-romaine, et prononçait un discours contre la loi de divorce que veut passer le gouvernement Italien. Une dépêche de Vienne dit que ie fameux monastère de Saint-Paul, sur ie mont Athos, a été détruit par un incendie, que le prieur et neuf autres moines ont péri et que vingt autres ont été grièvement blessés.%Les journaux d’Athène disent que tout le mondee dormait, dans le monastère, lorsque le feu a éclaté, et que les dommages au monastère s'élèvent à quatre vingt mible livres sterling. L'opinion semble générale que la session fedérale sera courte, c’est-a-dire qu’elle ne devrait pas durer plus de trois mois au plus. .I! pourrait bien se faire cependant qu’elle ne serait pas prorogée a- vant le Ier juin c2 qui donnerait trois mois et demi ou à peu près la même durée que la dernière ses- sion. Le Premier Ministre devra quitter le pays vers cette époque pour se rendre en Angleterre afin d'assister au couronnement. Le sénateur J. B. Snowball, de Chatham. N.B., a résigné son siège au sénat et aété nommé lientenant gouverneur du Nouveau Bruns- wick, en remplacement de l'hon. M. McLelan, dont fice est expiré depuis plus d’un titulaire est le terme d'of- nouveau âgé de 67 ans. Il principaux propriétaires de navires mois. Le est un des des provinces maritimes. Le cardinal Gibbons était l'un des invités du president Roosevelt, à la maison d'Etat auquel assistaient les am- bassadeurs et les juges. nence portait la soutane rouge et sur sa poitrine Blanche, à un diner Sou Emi- en soie une Croik ornée de brillants. À mesure que le cardinal était presenté à Se ma Ce Soi-Disant “UN ACADIEN FRANCAIS”. Nos nombreuses occupations nous ont empêché de faire at- tention, avant anjourd'hui, à l’éerivaiileur qui signe “Un A- oadier Français”, dans le Patriot du 16 janvier. Ce délai nous s cpeudant servi à quelque ohose ; car pour avoir attendu, noïs avons pu savoir de source authentique, que le gredin qui a sali la feuille du Patriot n'est pas plus Acadien que nous sommes Pict onu Scot, et qu'il s'est affiché comme Acadien pour mieux cacher son hypoeri- sie et se donner du ton. Ge n’est pas le premier de cette espèce qui montre le bout de ses oreilles dans des feuilles antipa. thiques aux Acadiens pour les insulter. Quelque hante opinion qu'ait se soi disant Acadien de son héros, nous prenons cette occa- sion de lui rappeler que nous avons jugé le Dr. Anderson, à la salle Ste. Marie, selon ce que uous lui avons entendu dire. * Si ce monsieur possède réellement des qualités supérieures à oelles qu'il a fait valoir dans son a- dresse, à Tignish, tant mieux. Peut-être pensera-til, quand il reviendra à Tignish, s’il re vient, que les Acadiens, quelque ignorants qu'il les croie, sayent discerner entre ua discours s0 lide et instructif et une série de vaines et pompeuses vantar- dises. L’eflort que fait Je soi-disant Acadien pour assimiler les é. oles “godless” à nos institu- ‘ions religieuses est un acte de bassesse qui ne servira qu'à le rendre ridicule et méprisable anx yeux des personnes qui re. ‘oùaaissent la supériorité de nos maisons d'éducation aux écoles soutenues par l'Etat. Méfions-nous toujours de ceux qui se croient plus savants que ‘e Pape et les Evêques. Ce sont de telles gens qui sont toujours les premiers à semer dans les esprits ie germe de l'indifié- rence envers les autorités aux- quelles nous devons respect et soumission. Nous ne retirons pas une syl- labe de ce que nous avons dit du Dr. Anderson. D'ailleurs aous n'avous fait que répéter ce qu'ont dit avaut nous les jour- aaux anglais au sujet do l’in- conpétence de M. Anderson comme éducateur. Voici ce qu'en disait le 27 fé. vrier 1901, le ‘‘Summerside Journal”, quien connait quel que chose. ‘Dr. Anderson is succeeded as Principal of the College by Prof. S. N. Robertson, B A, who has for some years past been on the teaching staff of the institation. This, we ven ture to say, 1s a change for the better. Prof Rob :rtson ie recog- nized as an able tea“her, and he is also, we understand, a good disciplinarian. 1t is a well known fact that discipline in the college has, for some consi derabie time past, been ‘‘oonspi cuous by its absence,” and the “umors that reach the outside world are far from creditable either to the late Principal or to the students, many of them at ces | least, and any change must ne cessarily be for the better.” Encore, n’est-ce pas assez rus- hauts dignitaires, Ceux-ci ploy-|tre pour un homme qui pose aient le genou ‘et anneau, déference qui a été d’au-|! s ù | tant plus remarquée qu'elle n’'a-| vait jamais été manifestée de la sorte à Washington, Uue dépêche dit que le docteur Lapponi, le médecin du Pape, a déclaré que la santé du Souverain Pontife est—physiquement et in- teliectuelle parfaite et qu’il pour-|} ra heureusement celébrer son ju-! bile pontifical en 1903 l disions tantôt, que ce soi-di- baisaient son |comme modèle en fait d'éduca- tion de ne pouvoir prononcer correctement la langue qu'il prétend enseigner ? Quoique nous soyons Aéadien, nous a- vons assez d'intelligence pour ) L’'IMPARTIAL JEUDI sant ‘Un Acadien Français” n'a | pas dans l'âme l'élévation qui porte aux choses nobies et grandes Rojeté des siens, il! Acadien Français”, croyant, par! ce moyen, se donner plus de prestige et insalt+r plus impa nément les Acadiens. C'est de de sa part une errenr grossière et digne de lui. Nous le conuais sons, ce flagorneur, qui s impose l'ignoble besogne de créer Ja discorde parmi cenx qui lui foaraissent son pain de chaque jour. Mais, qne voulez vous, les gens de ce caractère sont tou- jours prêts à touts sortes de bassesses, et c'est de cet'e mani ère qu'ilsexpr.ment leurs senti- ments de gratitude envers ceux qui ienr tendent une main se- courab'e. CORRESPONDANCE Mons. le Rédacteur :— Eucore une fois, je viens demander hospitalité dans les co'unnes de votre aimable journal, afin d'adresser un mot de réplique à votre estimable Corres- pondant qui signe : Ah! j'ose à peine éorire cet ‘‘auguste’”’ nom !.. après la râclée que,—enfin disons le——P. C. Gauthier, dans son cé- lèbre article, pense m'avoir infli- gée. Il nous arrive. dans les co- lonnes de L’IMPARTIAL du 16 du courant, tout ‘‘rouge'’ et bouillant de colère !...Il tonne, il s’escrime, il frappe à tort et à travers, si bien qu'on l’aperçoit pantelant, essouf- nie. Eh bien ! monsieur, vous dites ‘‘que j'ai substitué, à mon méchant latin, votre illustre nom, et que j'aieu la complaisance de ne le répéter que douze fois”. Voilà donc encore mon terrible adversaire qui se fait fort de criti- quer les défectuosités de mon style, parce que j'ai eu Ja mala- dresse de pécher par redondance en me servant de son nom douze fois dans un écrit de deux colnnnes. vient s’abriter du faux nom ‘Un flé et dans les spasmes de l'ago-| ee a LE 6 FEV, 1902 j'ai fait allusion dans ma dernière correspendance, et qui prononça ce fameux discours, ‘‘à cheval sur le vieux canon de Louisbourg,'’ n'é- tait autre que vous : c'est ce qui explique probablement votre res- pect sans borne pour l'orateur de la circonstance, Vous dites avec le plus grand saplomb du monde que je n'ai pu entendre ce fameux discours, puis- que je n'étais pas présent. Vous ai-je jamais dit, monsieur, que j'y ét.is ? Nullement. Les Anglais qui étaient présents ont tellement été flattés de vous entendre qu'ils ont gobé votre discours comme le mar- mot gobe une prune et l'ont repro- duit dans leurs journaux. Or voilà comment vous avez pu être enten- du. Voilà, mon ami, encore une de vos assertions qui s'écroulent com- me par enchantement. “Vous vous êtes bien gardé dites vous : ‘‘d’établir une compa- raison entre KHdouard VII et Louis le Grand'’. Allons, n'essayez donc pas, cher monsieur, de vous discul- per, Car vos avancés, dans ces pa- ragraphe de votre discours parlent hautement, et tendent à démontrer le contraire de ce que vous énoncez dans votre lettre du 16 du courant. Bien certainement nous devons prier pour nos supérieurs spiri- tuels, et notre Souverain Edouard VII afin que Dieu, dans sa divine miséricorde, fasse luire wn rayon de sa lumière sur la nation anglaise et la ramène à la vraie foi. Oui, nous devons prier afin que la Pro- vidence Divine ne permette plus à notre souverain, en escaladant les marches du trône, d'insulter une grande partie de ses sujets et de catho- liques, avons de plus précieux au monde, notre foi immuable dans le dogme de la transubstantiation du Saint Sacrifice de la Messe et du culte de la Très Sainte Vierge. ‘Il y a maints gaillards qui ne sont pas à la veille d'être oanoni- sés.’” C’est évident, M. le Rédac- teur, mais ce que notre çorrespon- dant dit à propos des Français, s'applique avec autant, sinon plus d'universalité, an sujet de ceux dont il se constitue l’apologis'e. blasphémer ce que nous, Il est étonnant qu’un personnage tel que P. C. Gauthier, qui se pique d'être un littérateur de re- nom, ait, lui-même, eu le malheu- reux accident de se rendre cou- pable du même péché. Je remarque que dans sa lettre du 16 du courant il ne repète le mot ‘‘Acadien’’ que treize fois daus une correspondance d’une colonne et un tiers. Dono, je vous conseillerais, cher monsieur, de vous châtier vous même avant de vouloir corriger les autres. Sa- chez qu'on gagne toujours plus par l'exemple que par les paroles. Oui, mon ami, c’est à juste titre qu’on peut vous reprocher de voir un atôme dans l’œil de votre voi- sin, taudis qu'il y a une poutre dans le vôtre. Corrigez vos propres défauts de style avant de vous ar- roger le droit de faire la leçon aux autres. Vous dites au début de votre ar- ticle ‘‘que ‘‘Acadien’’ s'est telle- ment échauffé voire même empor- té qu’à la fin il s'est enferré sur le précieux emploi du mot ‘‘carrière’’. P. C. Gauthier fait alors son entrée triomphale, perché sur le dos du pauvre vicomte de Chateaubriand et vous done une citation, de treize lignes, du Génie du Christi- anisme, pour appuyer sa thèse. J'admets que ‘‘Chateaubriand'’ s'est servi du mot ‘‘Carrière’’, lors- qu'il dit que ‘‘Bossuet descendit dans la carrière etc., etc: Mais, Monsieur le rédacteur, je vous le demande, ne faisait-il point plus tôt allusion au temps où Bossuet se livra à la profession littéraire ? Voilà la plus grande probabilité, et votre correspondant du 16 n'a nullement démontré dans sa cita- tion que j'étais dans l'erreur en di- Quant au devoir que l'Eglise nous fait d’obéir à nos supérieurs |temporels, et de vivreen paix et union avec nos gouvernants, l'ac- complissement de ce devoir n’en- traîne pas le sacrifice complet de nos intérêts et de notre nationalité. Défendons nos droits en hommes courageux et n’ayons jamais honte d'exprimer nos opinions, comme il convient à des citoyens loyaux, éclairés et indépemdants. je signe mon nom et prénom ; et qu'alors vous serez prêt à rompre une lance avec moi.’ Permettez- moi de vous dire, monsieur, que votre lance est trop émoussée pour vous livrer aux coups du scribe, | qui, comme vous dites, s’enferre sur l'usage du mot carrière. Prati- quez l'escrime, et alors peut-être avec le temps, pourrez-vous provo- quer votre adversaire en duel. Lorsque vous êtes entré en scène, monsieur, vous y êtes entré sans provocation, et de votre plein gré, puisque j'étais aux prises avec ‘““Frenchman'’ et si vous vous êtes fourré dans la mêlée en signant votre propre nom—ce que je regrette beaucoup pour vous—c'est que vous pensiez faire marcher les choses à votre guise ; mais vous avez été déçu dans vos calculs. Quant à donner mon propre nom, jene m'y crois pas obligé! Que mon adversaire s'en contente et tire son épingle du jeu comme bon lui semblera. Vous remerciant, M. le Rédac- teur, de votre bienveillance, je me souscris votre dévoué &o. UN ACADIEN Charlottetown, I. P. E. Ce 24 Jauvier, 1902. Rogersville N. B. Adresse présentée a M. l'abbé Ri- :chard par ses paroissiens, le 15 jan- vier, a l’oecasion de l'ouverture de leur nouveau presbytère. AU REVEREND MARCEL-FRANCOIS Ri- CHARD, CURE DE ROGERSVILLE. Vénéré et très cher Pére, C’est avec une joie toute filiale que nous, vos enfants de prédilection, nous venons en ce jour de votre fête patronale vous présenter nos homms- ges et vous exprimer nos sentiments de respect, d'affection et de recon- naissance pour les bienfaits signalés dont vous nous avez comblés. Depuis plus d’un quart de sièele vous n’avez épargné aucune fatigue, reculé devant aucune dépense pour procurer l'avancement et le bonheur de notre jeune colonie, et l'établisse. ment solide de notre chère paroisse. Nous n'avons pas oublié et nous n'ou- blierons jamais, Vénéré Père, vos pre. miers efforts pour nous fixer au 6ol de notre chère Acadie. Nous nous rap- pelons toujours avec émotion vos pre- mières visites dans cette .paroisse qui alors n’était qu’une forês vierge. Le souvenir de vos premières courses apostoliques parmi nous restera a ja- mais”"vivace dans nas coeurs. Il nous semble toujours vous voi: apparaître au milieu de nous pour nous consoler dans nos peines qui alors. plus que Dans votre dernière littre, vous ajoutez encore un fleuron à votre vos éloges à l'adresse des fils de cette fière Albion, quand vous dites qu'en maintes occasions ils ont chauté les gloires et les grandeurs de la vieille France, surtout dans nos fêtes nationales. Ah! quel uoble langage ! Quelle éloquence ! quel éclair de génie ! Quand donc, cher monsieur, avez vous entendu nos compatriotes d'origine étran- gère chanter les grandeurs de la France ou de Ia race française ? Serait-ce dans nos couventions na- tionales tenues à Memramcook, Miscouche, ou Arichat ? Jamais. Au contraire, les Anglais ont tou- jours regardé d'un mauvais œil nos conventions, tant Acadiennes que Canadiennes. Voyez donc, M. le Rédacteur, la charité évangélique de P. €. G. qui traite Acadien de pécheur en- durci.’’ Sans doute Un Acadien u’a pas la prétention d'être arrivé au sommet de la perfection : il n'ose pas "1ême se comparer à son adversaire, maïs il a lieu de croire que son vénéré curé le recevra a- ses inférieurs. Quant aux assertions que j'ai sant qu'il écorchait la langue de Molière. L/écorchure reste encore la même, si ce n'est qu’elle est dou- pouvoir distinguer une bonne prononciation anglaise d'une orononciation Broad Scotch Mais revenons à LOS moutons. Il est évident, comme nous le blée d’une sottise. Quant aux mi poules qu'‘‘Acadien’’ s'était faites | dans votre abominable ‘‘oarrière‘', | elles sont complètement guéries, | tandis que les vôtres sont dans un | énoncées daus mes correspondances récédentes, j'y tiens ‘'Mordicus, ‘‘; P 15 domptable, et un coeur encore plus car j'ai les preuves en main ; et si mon terrible adversaire prétend que ces avancés ne sont pas vVéri- couronne littéraire en renouvelant | jamais, étaient fort nombreuses, et \ Pour nous encourager dans nos efforts. | Vous étiez, en ces circonstances dif- (ficiles, le Bon Pasteur dont nous parle le saint Evangile. Comme Lai vous alliez chercher les brebis égarées, ma- lades et découragées, et pour arriver insqu’a elles, il vous fallait passer par des sentiers difficiles, a travers la fe- rêt, a pied, en raquettes, a cheval : franchir des rivières dont les courants menaçaient de vous engloutir, vous et votre monture. Nous aimons surtout a rappeler, en la circenstance solennelle qui nous rassemble ici aujourd'hui, le specta- cle touchant de la célébration de la première messe dans c2tte paroisse, alors que le Dieu de l'Eucharistie des- cendit non pas dans nn temple cons truit par la main de l'homme, mais au milieu de la forêt, dans le temple même desa propre création. Mais s'iln’y avait pas alors de demeure pour le Maître, il n'y avait pas non plus d'habitation pour son dévoué mi- nistre, et vous futes obligé, Révérend Père, de loger dans une pauvre cabane de quelques [pieds de hauteur et de reposer sur une couche faite de bran- ches d'arbres étendues sur le sol. Pendant plusieurs années, vos visi- tes apostoliques furent pour vous, Vé- diques, qu'il donne des preuves du contraire. | Vous dites : ‘‘que vous ne vous; | néré Père, des occasions de souffran. vec miséricorde et ne Iui fera pasices pénibles et de fatigues incroya- un crime de ne pas ramper devant|Ples. Cependant, malgré ces peines indicibles, toutes vos visites étaient marquées par des traits de patience et de bonté. Dieu vousa donné une sonstitution robuste, un courage jin- généreux, et vous avez mis tous ces dons a notre disposition : aussi vous nous avez toujours montré un dévoue- ment sans relache, une bonté sans égale et d’une admirable persévérance. Nous ne pouvons, bien-aimé Pasteur, état pitoyable. L'Acadien auquel |occuperez plus de moi à moins que|passer sous silence les exemples les Inouvelle église. » plus extraordinaires de votre dévoue- ment a notre endroit. Malgré la crainte que nous avons de blesser votre modestie, nous allons rapporter ici un trait de votre carrière sacerdo- tale au milieu de nous, que le devoir de la reconnaissance nous oblige de signaler. C'était au printemps de 1885. La pauvreté menaçait de faire disparaître a jamais la petite colonie de Rogers- ville. Nos commerçants, désespérant de l'avenir de cette paroisse, l’aban- donnèrent. Le découragement s'em- para des colons. A la saison la plus pénible, aux mois d'avril, malgré l'état affreux de ce qui, alors, servait de routes, on vous vit venir, Vénéré Père, au milieu de vos enfants en dé- tresse et verser avec abondance et discernement l'or de votre aumone avec l'amour de votre coeur. La co- Jonie, grâce a vous, était sauvée de la ruine ; mais a quel prix ! Quelles angoisses Vous à couté cet acte de générosité sublime ! Dieu seul sait combien vous avez souffert lorsque votre désintéressement en cette cir- constance a été regardé comme extra- vaganee et zèle intempestif. Pardon, milie fois pardon pour eux ét pour nous aussi, Révérend et bien-aimé Père, si quelquefois nous avons ré- pondu par l'indifférence a vos géné- reux sacrifices pour nous. Aujourd+- bui, nous, vos enfants spirituels, nous vous remercions de tout not:e coeur de votre noble dévouement pour nous chesses de sclder notre dette de re- connaissance avec ses récompenses éternelles. Pardonnez-nous, hien-aimé Pasteur, si nous rappelons encore un triste souvenir—votre départ de la floris- sante paroisse de Saint-Louis. Vous avez eu la direction de cette cure pen- dant quinze années ; vous y aviez fait une organisation eomplète, établi des maisons d'éducation pour les enfants et les jeunes gens des deux sexes. lorsqu‘on vous pria de vouloir bien quitter cette paroisse pour ailer rési- der a Rogersville, ouil n‘y avait ni église ni presbytère, au milieu d‘urne population a peine capable de se sut- fire a elle-même. Ne connaissant que l‘obéissanoe a l'autorité ecclésiasti- que. et capable de tous les dévoue- ments, vons fîtes le nouveau sacrifice généreusement et même sans représen- tation aucune que nous#sachions a vos supérieurs légitimes. Un plus faible que vous, Révérend Père, aurait trou- vé en cette circonstance matière a découragement ; mais vous ne perdî. tes pas confianee. Appelant Dien et la Sainte Vierge a votre secours vous vous miîtes a l'oeuvre aussitot. On vit hientot s‘é- lever la petite chapelle qui nous ab- rite en ce moment. Quelques années plus tard, grace a votre zèle et a votre esprit d‘organisation, nous eumes 1# consolation de posséder la belle église dont nous sommes si fiers. Pour vous, vous fites l‘achat d'une batisse de charpente, la seule qui existat alors dans la paroisse. Elle n‘était que commencée ; vons la fîtes terminer bien modestement et depuis vous arez habité cette demeure. Com- bien de fois, Révérend Père, vous a-t. on représenté que la demeure curiale faisait piteuse mine a coté de notre Toujours vous aviez cette réponse des Saints: Le Dieu n‘est jamais trop bien logé : son ministre l‘est toujours assez bien. Enfin, votre maison menaçait de s‘é. crouler. Vous voulutes y faire des réparat.ons, mais nous nous y oppo- bon Nous voulions pour vons une des meure qui fut plus digne de vous et des serviees inappréciables que vous nous avez rendus. Aussi c‘est avec joie que nous vous prions, R‘vérend et bien-aimé Père, de vouloir bien ac- cepter ce nouveau presbytère. Cette demeure, si grande et couteuse qu‘- elle puisse paraître, n‘est rien en Comparaison de votre dévouement pour nous : mais a ce petit cadeau, nous, vos enfants dévoués, nous ioi- gnons l'offrande de notre cordiale affection et de notre obéissance filiale. Nous prions anssi Saint Marcel, votre Patron, d'attirer sur vous les benc. dictions du Bon Dieu, et nous Lui de- mandons, au Dieu Frès-Haut, de nous faire l4 grace de vous posséder p:rmi nous pendant de nombreuses années, AD MuLros Axxos. Nervous and Si.k Hsadaches, and all Headaches arising from Neuralgia, Sleeplessness, Nzr- vousness, Colds, Feverishness, Fatigue of Body or Mind, Ex- posure {o Heat, etc. prompt!y Powders. The safost and best remedy. Pat ap iu both wafer and powder form, 10 and 2 cts. Fu et nous prions le Dieu de toutes ri- ” sames. “ cured by Bowman's Hendache - +