nr: PO SAN RS GS MAR: DRE AGE RO AE CAEN ot OR) FR a. L'IMPARTIAL | FONDE EN 1893 Le seul Journal français de l'ile du Prince Edouard. : HRBDOMADAIRE, 8 PAGES. ABONNEMENT : ni ms octo DR oo DE TS M rames csi Les abonnements sont paya- bies d'avance. Annonces 10 cents la ligne, 1è re insertion, 2 cents la ligne les in- certions subséquentes. To.tes communications doi: vent être adressées à L'IMPARTIAL TIGNISH. I. P. E. L'IMPFARTIAIT, TianisH, Feb. 28 1901 Le Recensement Nous lisons dans la Semaine Reli- gieuse de Montréal : ‘Un recensement général doit se faire au printemps. On semble avoir a coeur, dans les différentes adminis-. trations, d'en assurer l’exacte et par- faite confection. Cette louable pré- occupation mérite d'être encouragée. ‘Un recensement, c’est en effet l’of- ficielle et puvlique constatation des forces et des faiblesses de la nation, forces et faiblesses qu'il importe au plus haut point de connaître ; —les premières, pour les conserver précieu- sement et leur donner un nouvel ac- croissement s’ilest possible ;: les se- condes, pour en rechercher les cau- ses et les enrayer avec la plus grande énergie. ‘(Mais cet inventaire national, s’il est permis de parler ainsi, ces statis- | tiques qui portent sur tant de points | divers. ne peuvent réfléter la vérita- ble situation d’un peuple, sans le se- cours intelligent et consciencieux de chaque individu, En dépit de la sa- gesse des officiers préposés a ce grand travail, et malgré toute la bonne vo- lonté des énumérateurs, nous n'au- -rions en définitive que des chiffres trompeurs, si, aux questions posées, chaque eitoyen ne se faisait un devoir de répondre de la façon la plus fran- che sans aucune réticence, comme sans aucune exagération. ‘IL est donc a souhaiter que toutes les déclarations soient faites aveo une scrupuleuse exactitude. Autrement | le recensement tournerait au détri-! ment de la prospérité du pays, en éga- rant a la fois l'opinion publique et celle des législateurs, Qui ne se rap- pelle les désagréables polémiques et les acrimonieuses discussions qui ont suivi le recensement de 1891 ? Nous ne saurions trop forte- ment recommander aux chefs de familles acadiennes de cette pro- vince d’avoir surtout bien égard lorsqu'ils donnent leurs noms. Il existe une malheureuse habitude | galère seuls. I'IMPARTIAI, JEVDI LE 28 FEV 1901 Cercle Agricole. DE ST. LOUIS. Jeudi le 21 du courant les culti- vateurs de St. Louis et autres amis de l’agriculture se sont réunis, dans la maison d'école de cette localité, afin de compléter l’organisation del leur cercle agricole. Chaque clau- se des différents réglements qui ont été adoptés à cette assemblée, a donné lieu à des discussions vives et animées. La clause surtout qui exclut de ce cercle agricole les marchands, les artisans, les ou- vriers, en un mot tous ceux qui ne s'occupent nullement de l'agricul- ture, a été l’occasion d’une lutte longue et ardente ; mais les avocats de la cause des marchands et au- tres ontété forcés à la fin d’abattre leur drapeau devant les amis des cultivateurs. Le cercle agricole de St. Louis est maintenant une institution de la place. La liste des membres actifs de cette société est déjà très élevée. Ceux qui n'ont pas encore fait inscrire leurs noms feront bien d'assister aux assemblées qui au- ront lieu tous les jeudis, afin d’être en mesure de pouvoir exprimer leur opinion et donner leur vote à l’assemblée annuelle qui aura lieu le 21 de mars. Les conditions d’ad- mission sont très faciles et les pri- vilèges dont jouissent les membres qui feront partie de cette société sont trop considérables pour n'être pas hautement appréciées. Ce sont surtout les cultivateurs qui sout obligés d'acheter leurs grains de semence ou autres graines, qui bénéficieront de cette société ; et quel est le cultivateur qui ne soit pas obligé d’acheter -au printemps au moins une partie de ce qu’il sè- me, soit qu’il n'ait pas tout ce qu'il lui faut, soit qu'il désire faire un c’est son goût, dans l'étude des pendant les jours gras pour change ? C’est alors que vous verrez. cultivateurs, combien vous un conseil à notre Inspectenr qu'on ne s'y ait point amuser avez été sages de devenir membres! du cercle agricole de St. Louis. | Vous oonstaterez en comparant les] comptes que vous serez appelés à payer avec ceux des années passées, lorsque vous étiez laissés à vos seules ressources individuelles, combien vous avez été prudents à ne pas continuer à conduire votre Rappelez-vous que l'union fait la force, et que plus le nombre de membres sera considé- rable plus les commandes seront | élevées et, par conséquent, plus! les prix seront modiques. À l’œu-| vre donc, cultivateurs du voisinage de St. Louis, faites-vous un devoir d'assister aux assemblées du cercle les jeudis, afin d'y apprendre la nature, le but et les avantages de cette société et de vous mettre en mesure de participer aux bienfaits de cette association. Espérons que le bel exemple que donnent les braves gens de St. Louis sera suivi par les cultivateurs des parmi beaucoup de nos familles françaises de transformer leur nom | en un nom anglais. Mail- let est donné Myers ; LeBlanc, White ; Aucoin, Wedge ; Poirier, Perry ; Pitre, Peters ; Godin, Goodin ; etc. etc. Votre nom à l'anglaise, et voila que les récen- seurs vous placent dans la colon- ne anglaise et par ce fait vous per- dez votre nationalité. L'affaire est sérieuse et chacun doit y voir de près. Nous voyons pas le Moniteur Acadien que l’hon. A. D. Richard est nommé pour voir aux intérêts des Acadiens du Nouveau-Bruns- wick. Donc, il n’y a rien à ap- préhender pour nos frères de Ja | province sœur. Nous espérons! | que M. Beer, qui est nommé com | missaire eu chef pour l’île, verra la nécessité qui existe de rommer! un français qui puisse donner jus- tice à nos compatriotes dans l'af- faire du recensement. PATENTS GUARANTEED Our fee returned if we fail. Any one sending sketch and description of any invention will ptly receive our opinion free concerning e patentability of same. ‘ How to Obtain a Patent'' sent upon request. Patents secured through us advertised for sale at our expense, Patents taken out through us receive speeial notice, without charge, in ÎHE PATENT RECORD, an illustrated and widely circulated journal, | consulted by Manufacturers and Investors, Send for sample copy FREE. Address, | VICTOR J. EVANS & CO. (Patent Attorneys,) Evans Bui!diag, jments de cette science à nos en- autres loealités äans les différentes parties de la province. N'oublions pas que l'agriculture est la plus importante et la base de toutes les industries. Emparons-nous du sol, de là dépend notre salut et notre prospérité. Ca et La. 1 Ouai, ça et là, ct aussi des per sonnes et des choses D'abord. pour commencer, parions un peu de la minéralogie, suj:t qui, de ce temps-ci, intéresse plusieurs de nos grands hommes, nos sénateurs: même Pourtant je ne sais à quel propos celà devrait nous intéresser, si ce n’est qu'ils sout rares et de peu de valeur! les qaelques mipéraux qui sel tiou vent dans le sous so! de no- | tre belle 1le St. Jean. Toutefois, | où voudrait enseigner les élé.! lants. Mou Dieu ! N'ail:z donc pas dégoüter nos enfants avec l'etude d'une science à la fois si | aride et si peu rémunerative. | lis sont déjà, çes chers petits, | | dre le cercean dyspeptique” aussi bien que l'estomac. Le vieux et célèbre Dr. Firmin di: sait un jour à un père qui était: venu le consulter avec son en: fant malade : Tenez je veux vous donner un bon conseil; suivez le et votre enfant—un grand bambin de douze-ans se poitera bien. Ne lai bourrez pas l'estomac de toutes sortes de nourriture mal faite, mal cuite et mal préparée. Donnez lui du bon pain bien cuit, du bon lait, de la bonne viande et des patates. Evitez lui toute sorte de friandises, commes vos roast 1 bifsanglauts, pudding, tartes, et. ces dix differentes sortes de galettes sucrées, qui sont assez bons pour l'estomac des geus robustes, mais qui sout trop à la mode de uos jours. Enfiu, pour lui assurer le rétablissement absolue d’une bonne santé, je vais vous donner ce qu'il y ade mieux à prendre, dit le docteur: une boateiile de tisane de mous- se d'érable qu'il prendra selon ja direction. Ainsi en est il dans nos écoles. Enseignons à nos enfants à lire et à écrire correctement les deux langues du pays, l’arithmé- tique, l'histoire et la géographie, et mettons de côté pour ceux qui veulent aller au collège, quand ils seront a-sez grauds la géométrie, l'algèbre, le latin et sil le veulent, la minéraiovgie. En suivant l'avis du Dr. Firmin l'enfant devenu grand garçon sera, à seiZe aus, assez bien pour manger dans ses vacances de | Noel le fameux pâté au porc gras du pays, et pourra se lancer, si sciences. Si josais, je donnerais des écoles acadiennes qui—soit dit en passant—‘ïs the right man in the right place” : dites à totre sujet favorice qne vons avez dit à M. André Doiron— good bye but not au revoir. * * * Le carnaval les fêtes de Noel et dure jasqu'au Mercreai des Cendres. une espèce d'eutre-deax entre l'Avent et le Carême. Si ces deux saisons sont des temps de recueillement et de pénitence, l'entre-deux est pour le p'uple des pays latins, comme la Fran- ce, l'Espagne et l'Italie, un temps de plaisirs, de Civertisse- ments et de fêtes publiques. Ji en Canada et en Acadie, les des commence avec éendants de la France conti! nuent les contumes des aneiens, et c'est pourquoi nous avons nos Gâteaux des Rois, nos Chande. leur. nos Mardi Gras. à ces ancienues coatumes qui, avec notre langue et notr: reli- gion, nous préserveront notre cachet national, notre attache. Tenons uos ancêtres où à toujours briilé, malgré ce qu'on en dise, plus qu'ailleurs, la foi, ia charité et .10 cts to Baird Company, Wood: stock, N. B., for trial sample. les bonnes œurres de aotre sain- te Eglise Catholique Ah, oui! si nos gens dirigeants le compre naient un peu mieux, ils ne mettraient jamais d'entraves à notre langue française, nos cou-| tumes et nos droits Nous som-| mes sujets britanaiques francais et loyaux ; mais ôtez nous notre langue, nos coutumes, peu, avant une ou deux généra- tions, vous pourrez prendre no- tre foi catholique. Ce sera la dernière de nos mœurs et nous y tiendrons peu. x %* * | | | | | | | | et sons lui, tout le monde voulait faire partie de nos réunions si sociales, si awiusantes, où tons presque dégoûtés du gra nom-|se rencontrent avec franchise, |bre de sujets d'études qui leur! est imposé dans ce temps-ci. 1] |côté se dévoile cette gaieté sin- am à aétlité ration - Lo orné cr miam æ ne + 0 me bonhomie, ou partout etde 1ont la chimie, et! C'est ; |Pills and read the instractions ment à cette France, ce pays de Sores. | N.S., gives the following experience : AH the medicine I took did_me no | good, so I threw it aside and tried oi ed and my WASHINGTON, D. c. | faut bien y songer, on peut ren_|cère marquée au coin de ja vé- | ’ ritable iovialité acadienne. Une bonne vieille Dame—une nona- génaire—dont on se fait un de- voir de fêter l'anniversaire tous les ans, à la Chandeleur, n'é- tait pas contente parce que les! invités voulaieut se retirer aux petites heures de la nuit. Evi- demment la bonne vieille aime à s'amuser et voir les autres sa? muser, aussi bien que de dire son chapelet pour le restant de ses jours ici-bas. Nons avons en dans nos soi ras le plasir et l'agrément d'entendre un bon nombre de chansons françaises, où sont ex- primés les sentiments les plus élevés etoù les paroles dévoi- lent \es plus nobles passions du cœur. Quel contraste avec les “coon songs’ à Ja mode d'au- jourd’hui, où l'on radote des mots sans rimes ni sens ; des imbécilités et souvent de véri- tables sottises. Nos fêtes où plutôt nos réu- nions sociales ont commencé à la résidence princière de Sieur Maximin Chaisson pour se con- tinuer, ou mieux se répéter, chez MM. Célestin Poirier, Jean Cyp. Chaisson, Mme. Arsenault, MM. Jérôme J. Buote, Jérôme M. Baote, et Jos. F. Chaisson., Enfin, il a fallu suivre l'avis donné par le mot spirituel d'une de nos gentiles Dames, quand elle nous disait que puisque c’é- tait le bedeau qui éteignait les dernières chandelles!les jours de grandes fêtes, il n'était que juste su’il dounât la dernière soirée du carnaval. Comme de de fait, M.et Mme J. E. Ri- chard invitaient leurs amis à se rendre à leur Joli petit cottage ’ c'ore la série des fêtes. Dir: :s* ait dire que dans le mois de juillet il fait très froid. 1l nous ont moutré qu'ils étaient à Ja hauteur de leur position, €t «1 |c'était ia dernière réunion, ce n’était pas la moindre, et tont le [monde regrettait que toute fête ait sou lendemain et le carnaval son Mercredi des Cendres. | AJAX. hotel Bernard —X — | | This house is thorougkly fitted up ; | within 2 minutes walk from depot It is | conducted on first class prince ples, every | attention being given to the comfort or | guests. Terms are reasonable | Theo. 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