_ = } . Fe Nb 6,7 ni L'IMPARTIAL, TIGNEM, L P.Æ, MARI 6 AVRIL zo1s M. D. 105 RUE HICKOCK, WINOOSKI, VE Obligé au soutien de sa famille, pendant longtemps travailla malade. } MALHEUREUSE EXISTENCE POUR CES PÈRES DE FAMILLE QUI, COMME M. ROBERT, VONT DU LIT AU TRAVAIL ET DU TRAVAIL AU LIT. “,J’avais d’atroces douleurs aux reins depuis un an; j’étais sans courage, sans appétit, etc. Je me réjouis d’avoir pris les PILULES MOKRO. Pour qu’un homme puisse réellement donner la mesure de ses capacités, faire valoir tousses talents, qu’il soit en bonne santé. Ceci veut dire que tout homme, quel qu’il soit et dans n'importe quelle position qu'il occupe — métier, commerce, profession ou art — voit ses chances de succès diminuer en même temps que ses forces physiques. Outre les souffrances qui le tracassent, un homme ma- lade ou affaibli, éprouve toujours des pertes sensibles soit dans ses gages ou ses revenus ; en conséquence sa famille tout entière se ressentira en quelque sorte de ses propres ennuis. Ce doit donc être là un motif de plus pour les pères de famille, de bien veiller sur leur santé. I1 pour ébrauler même les plus solides constitutions. On a vu des gaillards très robustes d'apparence, succomber en quel- ques jours sous le coup d’un simple effort ou d’un change- ment subit de température. Il y a pour tous des précautions constantes à prendre pour se maintenir en bonne santé. Lorsqu'un homme coustate que 2 chose va mal plus fonctionner comme à l'ordinaire, qu'il a, soit des faiblesses de reins, des maux de tête ou des douleurs d'estomac, etc., c’est plus que le temps de prendre garde, Afin de s’épargner la peine d’une longue et grave maladie et pour éviter surtout des pertes de temps considérables, il n’y a qu’une chose à faire, c’est de recourir bien vite aux Pilules Moro. C’est là le traitement le plus sûr, le plus simple et le plus économique. Il suffit d'en essayer quelques boîtes pour se convaincre que les Pi- chez lui, que son système ne semble lules Moro sont réetlement bonnes. Le témoignage suivant en fournit une preuve évidente et nous en avons aussi une foule d’autres : “Il y avalt déjà un an que Je me sentais moins vigou- reux, que le travail m’abattait et que je souffrals de dou- leurs de reins, lorsque je commençel à prendre des Pllu- Parfois je me sentais si à bout de force et si peu de courage que je serais resté à la maison à me reposer, si l’idée du soutien des miens ne m’avalt pas remué. Le soir, je revenais avec des douleurs atroces aux reins, les membres rompus et un besoin absolu Ge Je mangeais peu ; je n’en avais pas le goût et Je me couchais bientot pour tächer de meremettre. Lors- que j'eus pris quelques boltes de Pilules Moro, je me les More. repos. sentais déjà plus alerte, Les forces rapidement et les douleurs qui n’étalent dues, je crois, qu’à un affalblissement général, disparurent tout à fait. Au printemps dernier, me voyant moins vigoureux et vou- lant éviter ce que j’avais souffert autrefois, j= repris quel. ques boîtes de Pilules More. Jde me réjouis aujourd’hui L'AME DE ROLAND justice ne les en avaient empêchés.. —Les misérables !.... —C'est de bonne guerre ! dit Ro land d’un ton railleur, —Tais toi ! s’écria le châtelain en lui jetant un regard courroucé. Les huguenots ont raison et les ca- tholiques ont tort. Continue, Ri: chard, et ne t'inquiète point des singulières idées de ce garçon. Nous saurons le mettre au pas, s’il en est nécessaire !.... L'aventurier murmuia quelques paroles où se devinaient de sourdes menaces et reprit le fl de son récit. —Vous savez, Mouseigneur, ce qui s'est produit à la suite de l’édit de janvier ? —Dis toujours ! —Le duc de Guise, sous prétexte que nous nous mêlons trop des af- faires de l'Etat, est parvenu à déta cher de fnotre cause Antoine de Bourbon, en lui faisant promettre par le roi d’Espagne fla restitution de la Navarre espagnole. J1 s’est allié au connétahle de ! Moutmoren- cy et au maréchal de Saint { André. Tous trois forment , une ligne que l’on nomme le triumvirat. —Peuh !.... Que pourra t-elle contre Condé et les trois Coligny ! — Attendez !....Le duc s’est ren du en Allemagne, accompagné de ses frères, pour conférer avec plu sieurs princes protestants, afin de les détourner de porter secours à leurs coreligionnaires de France. —Le fourbe ! s’écria d’Aubépin. —Au mois de mars dernier, Fran çois de Guise, suivi de gentilshom- mes bien armés, a quitté son châ- teau de Joinville et a repris le che- min de Paris. —La raison ? —]l paraît que le moment d’agir était venu. —Tieus ! tiens ! Comment cela ? —Dans la petite {ville de Vassy, en Champagne, nos frères s’assem blaient pour le prêche, -bien igno: rants du sort qui les attendait, lors que les premiers hommes du duc parurent sur la route. On prétend, mais je ne crois pas un traître mot de cette version, on prétend que les huguenots les chargèrent à grands coups de pierres, et que ces hommes furent obligés de se réplier ieste- ment sur le gros de la troupe. Quoi qu’il en soit, il est avéré que le duc s'est mis à la tête de ses gens, et a massacré là plus de soîxante de nos frères... —Mert de ma vie ! rugit le ch Jelainjen se levant Nous laisserons ous assassiner de la sorte ?,.,,Si leine faut faut si peu de chose ù Winooski, Vt. me sont revenues Montréal. ce que tu me disest vrai, Richard, le massacre de Vassy crie venge- ance ?.... —Ce sont, Monseigneur, les pro- pres paroles des chefs calvinistes, qui nous reprochent {trop de calme et d’indifférence. —Tu en as menti ! s’écria Ro- land. L’amiral de Coligny déplore au contraire, toutes les barbaries qui se commettent au nom de la re- ligion ! —Il est notre maître, dit d’Aubé piu, nous lui devons obéissance, et s’il nous commande de lutter contre les papistes.... C'est faut !....Coligny obéit lui même aux prescriptions de Cal- vin, et c’est le méconnaître que lui prêter detels seutiments !.... —Silence ! fit le châtelain d’une voix terrible. Je ne sais pourquo tu me fais de l’opposition, Roland ! Mais prends garde !.... —Qu'‘est-ce à dire ? interrogea le jeune homme. — Je suis ton père, et comme tel j'ai droit à ten respect et à ta sou mission, —Jamais vous [ne me soumettrez assez pour obtenir mon ‘appui dans vos lâches et cruelles exécutions ! —Cruelles, si l'on veut, mais a vant touténécessaires. —Exécutions que je désapprouve au nom de notre religion, de toutes les religions, au nom de l'humanité au nom du Christ dont la parole a dit : Aimez vous les uns les autres ! —Trêve de discussion !.... Com me l’a déclaré lui même le duc de Guise, le moment est ‘venu d'agir. —Qu'allez vous donc ‘faire ? H-Ceci me regarde, Roland, car ‘bien fou serais je de te dévoiler des projets que tu ne peux comprendre! Cependant... —Retire toi, ilest tard ; veiller te serait funeste.” —C'est-à dire que je vous gêne et que vous m’éloignez ? —Peut être ! —Comme il veus plaira, mou père !... Le jeune homme savait qu’insis ter serait inutile. Il salua donc le sire d'Aubépin et quitta la salle, ‘bien résolu à ne rien perdre de la canversation qui allait avoir lieu entre Richard et le châtelain. £ Il feignit de’gagner ses apparte- meuts,et, quelques secondes plus tard, se dirigea saus bruit vers un étroitfcouleir sur lequel s’ouvrait une porte donnant saccès à une pe tite chambre. Le mur de celle ci for mait cloison avec l’une des faces de | | M. DIAUDONNÉ ROBERT d’être ce que je suis, c’est-à-dire fort, plein d’ardeur et toujours Jeune. *’—DIEUDONNE ROBERT, 105 Hickock, CONSULTATIONS GRATUITES par les Médecins de la Compagnie Médicale Moro, au No 272 rue Saint-Denis, tous les jours, excepté le dimanche, de 9 heures du matin à 8 heures du soir, les mardi et samedi, et jusqu’à 6 heures les autres jours. Aussi consultations par lettres pour tous les hommes qui ne peuvent venir à nos bureaux. Les Pilules Moro sont en vente chez tous les marchands de remèdes. Nous les envoyons aussi, par la poste, au Canada et aux Etats-Unis sur réception du prix, 5oc une boîte, $2.50 six boîtes. Toutes ies lettres doivent être adressées : COMPAGNIE MEDICALE MORO, 272 rue Saint-Denis, épais que les sons n’arrivassent, distincts, à une oreille délicatement appliquée. Richard le Borgne, rompu de fa tigue, commençait à se livrer au sommeil. Il avait toutes les peines du mon de à se maiutenir correct sur son siège. De plus, son estomac était à jeun depuis la veille. À nous deux ! fit le sire d’Aubé- pinavec un éclair dans le regard. L'aventurier sursauta. —Monseigneur, ditil, je suis bien las. Ne pourrions-nous re- mettre cet entretien à demain ? — La vengeance n’attend pas | —C'est que... je dois vous con fesser aussi que jai grand’faim !... Que ne le disais-tu ? s’écria le châtelain. Tiens, mange... Sers- toi sans cérémonie... Lorsque ton appétit sera 1assasié, nous cause- SR Le Borgne s'empressa d’obéir. Pendant quelques minutes, ses mâchoires broyèrent comme celles d'uu dogue. Réconforté par ce repas dont, les relifs de viandes en un vin couleur de sang faisaient tous les frais, Ri- chard changeaït de visage. Ses traits s épanouissaient à vue d'oeil, si l’on peut qualifier d'épa- nouissement le sourire bestial et fé roce qui se dessinait sur cette face repoussante. Il but une large lampée et se ren versa sur son siège. —Cela va mieux ! dit il béate- ment. —]J'én suis bien aise, répondit d'Aubépin, car je vais faire appel à tonte ton audace et à toute ton énergie. Richard fixa son oeil sur sen maître, cherchant ê deviner la pen sée de ce dernier. — Vous savez que je vous ‘appar tiens corps et âme ! dit il. — Je le sais ! — Que dois-je faire ? — Maintenant que le voilà restau ré, tu vas aller sommeiller. — C'est facile ! — Comme un honnête bourgeois, —À merveille ! — Mais demain matin, à la pre miere heure, tu sera sur pied. —Diablie ! —]e le veux !... — Très bien ! — Tu rassembleras tous les hom- mes valides du château... — Après ? groupes sous la salle à manger et Sun’était pas di expérimentés, et, cela fait... —Tu les diviseras en plusieurs la conduite de chefs v: a — — = —Cela fait ?,, —+Tu les ianceras à travers le pays, dans ug rayon de plusieurs Heues..… —Je comprends !..Demain sera | jour de grande chasse ? —Tu l'as dit ! —Cela me va | fit Le Borgne en se frottant les mains. Par la barbe de Calvin lily a trop longtemps que mes instruments n‘ont fonctionné, et j'ai grand‘peur qu'ils ne se rouil lent loose —N'aie crainte, la besogne ne te manqueras pas | acheva le sire d'Aubépiu d‘un ton plein de pro- messes. +. Une heure après, toute lumière était éteinte au château. Un silence de mort planait sur ces murailles que le croissent de lune, brillant à la voûte céleste, ren dait plus fantastiques encore. Les sentinelles veillaient. Dans sa chambre, pâle, nerveux, le front appuyé aux vitraux de la fenêtre, le jeune Roland méditait.. Ce qu'il venait de surprendre des projets de son ipère le remplissait d'horreur et de mépris. Il ne pouvait croire à tant de cy- niques cruautés. Le sang qui coulait dans ses vei- ues étsit il donc le même que celui de cet homme ? Son père !....Le sire d'Aubépin était son père !.... Et lui, dont le coevr se déchirait au spectacle de toutes ces haineuses persécutions, en face de scênes atro ces où tant de malheureux péris saient dans d'effroyables tortures, il pcrtait le même nom, vivait sous le mêmetoit, partageait le même pain. Certes, il l’aimait, ce gentilhom. me qui l'avait élevé avec un soin jaloux, l‘exerçant de bonne heure au métier des armes, faisant de lui le vaillant héritier de sa race. Mais il l’aimait comme on aime son pre- mier compagnon, son camarade, par devoir, par la reconnaissance impo- sée à son Âge viril pour ses souve- nirs d'enfance, Que’ lieu d'amour l'eût uni autre ment ! Quelle tendresse pouvait-il vouer à ce monstre, auteur de ses jours ? Hélas ! il le sentait, et son âme. en était -épouvantée, un immense dégeût le prenait en songeant à cet- te existence de meurtres et de rapi- nes, Un sentiment de révolte se glissait en lui, et def désirs de vengeance le mordaient au coeur. Oui, venger tous ces infortunés, coupables seulement de pratiquer leur culte. Le saurait-il ?..Le pourrait-il ?.. Il frémissait Îde sa faiblesse, car seul en ce château, il lui faudrait lutter contre la soldatesque altérée de carnage, et ce ne serait certes pas le sire d’Aubépin qui lui prêterait son aide. Souvent, dans ses heures de soli- taires et néditatives promenades, il avait interrogé sa conscience, se des mandant pourquoi ilne prenait pa- part aumouvement religieux qui, chaque’jour, s'accentuait davantage pourquoi il ne détestait pas les ca- tholiques, ‘étant huguenot comme son père ? Ilse demandait, avec anxiété, si la fRéforme ne faisait pas fausse route, si le catholicisme n'était pas la vraie, la seule religion que le ciel exigerât de l'humanité ? Les assemblées protestantes, les prêches, les froides lectures de la Bible, n’exaltaient pas sa foi. Il comparait Îles cérémonies de son culte à celles des catholiques et trouvait, dans ces dernières, une grâce et une poésie particulières, quelque chose comme l'avant goût des jouissances futures. Et, subitement effrayé de la pente où glissaient ses pensées, il ne vou lait plus réfléchir, pressentant le danger vers lequel il courait.... Mais aiors, ane ravissante image surgissait {devant lui, celle de la jeune ifille entrevue au détour du chemin un mois auparavant. —Qui est-elle ? se demandait. il de nouveatu- Il l’ignorait toujours. Mais, depuis cette rencontre, les traits de l’inconnue étaient restés profondément gravés dans sa mé- moire, et lorsqu'il les évoquait, son coeur battait plus fort dans sa poi- trine .... — Demain sera jour de grande chasse ! avait dit Richard le Borgne. Et déjà le ciel pâlissait les étoiles s’effaçaient dans la nue. Les lueurs diaprées de l'aube naissante se levaient à l'horizon... Roland ne s'était pas couché. De la cour du château, un tumul ——ï— voix assourdies, brefs commande ments, ordres rapides, mêlés à des cliquetis d'acier, tandis que des tor ches allumés projetaient leurs san glants reflets surles arquebuses et les pistolets à pierre, Deux hommes se démenaient parmi les grouprs armés en guetre, allaient, venaient, semblables à de noirs fantômes, et Roland reconnut le sire d'Aubépin et son infime lieutenant Richard le Borgne. La chasse allait commencer. Et quelle chasse !.... Ileutun geste de défi. Ses dents grincèrent et son pied frappa violemment le rarquet.... On eût dit qu’il allait s’élancer. . .. Bientôt, les soldats du château franchirent la poterne et s'éparpil lèrent, sans bruit, à travers la cam pague. Alors, le sire d’Aubépin se ren dit lui-même à la chambre de son fils, afin de l'instruire méchamment de ce qui allait se passer. Il poussa la porte et dirigea droit au lit de Roland. Mais une imprécation s'échaboa, soudain de sa gorge... -—Que veut dire ceci s'écria t il. Le lit n'était pas défaitet le jeu | ne homme avait disparu... À continuer NOTICE Notice is hereby given that all parties who trespass on my woo and at Palmer Road, causing destruction to the young trees by cutting and hacking for sap, will be prosecuted to the fuil extent of the law. Many of the miscreats who already caused great damage are knowa and will be dealt with accordingly. William B. Handrahan Harper Road, March 4th., 1915. TRILBY SHOE CREAM PRESS SIDES TO OPEN 80X, PUT UP IN SELF, OPENING HINGED COYER ITIN 60955522222229552529299S your Money to the Mail Order House Give your Local Printer the Printing you require instead of sending to other Towns Where do you get your Ofjice Slationery ? Where do you Set your Letter Heaus ? Where do you get your Envelopes : Where do you set your other printed blanks ? 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