és iteatf w +” ere TOR PE TNT ni LES GANADIENS-FRANÇAIS - AUX ETATS-UNIS M. Charles Edouard Boivin, at- taché à la rédaction du Fall River Daily Herald et régistrateur de la ville de Fa!l River (Mass), accom- pagné de Mme. Boivin, a visité Montréal, il ya quelques semaines. M. Boivin est l’un des chef du mouvement canadien-français dans l'Est de la Nouvelle-Angleterre. Ilest très au fait de la position qu'occupent nos compatriotes aux Etats-Unis. Un des représentants du ‘‘Jour- nal”’ de Montréal a obtenu de M. Boivin l’intéressante interview suivante qui démontre où en sont les Canadiens-français des Etats- Unis, à l'heure actuelle : ‘Les Canadiens des Etats-Unis, dit M. Boivin, sont heureux de constater que leurs compatriotes du Canada commencent à s'occuper d'eux. Le temps est passé où l’on croyait que les Canadiens-français des Etats-Unis étaient une quan- tité négligeable. Aujourd’hui, on s'aperçoit qu’ils comptent. “L'œuvre qu'ils ont accomplie est admirable. Si on pouvait faire ur relever exact, on trouverait qu’il y a aux Etats-Unis au moins deux millions de Canadiens-français ou de descendance française. ‘Mais, ilest très difficile de faire le recensement ; car quicon- que est né aux Etats-Unis, figure aux listes électorale comme Amé- ricain, Ily a des milliers et des milliers de Canadiens dans ce cas. C'est surtout dans le nord des Etats de New-York, du Maine, du New-Hampshire et du Vermont que se rencontrent les descendants des colons français établis là bien avant la conquête. Tout le long de la rivière St. Jean, on rencontre un grand nombre de paroisses pres- qu'entièrement françaises, peu- plées en grande partie de descen- dants d'Acadiens. Quoiqu'ils aient conservé leur langue, ces gens se prétendent Américains. Jusqu'à ces dernières années, ils avaient de nombreux préjugés contre les Ca- nadiens-français, mais aujourd'hui, ces préventions sont presque com- plètement disparues. La plupart de ces descendants de Français ex- ploitent de vieux patrimoines de famille etils sont en général à l'aise. ‘Aujourd'hui, continue M. Boi- vin, un fait remarqueble, c'est que | les Canadiens des Etats-Unis, ten- dent peu à peu à sortir des manu- factures, pour se livrer à l'exercice de métiers ou de vorofessions qui les rendent leurs propres maîtres. Ce sont les nouveaux arrivés, les Portugais, les Polonais, etc., qui remplacent les Canadiens dans les manufaotures, tout comme ces der- niers avaient d'abord remplacé les Américains et les Irlandais. ‘Nombre de nos compatriotes occupent aujourd’hui, une situation enviable dans les affaires. ‘En général les Canadiens sont bien vuspar tout le monde. Ils sont aujourd’hui estimés au moins les égaux de n'importe quelle na- tionalité, caron a conscience de leur force et de leurs qualités.”’ Ace propos, M. Boivin cite la viile de Fall River. C'est le plus grand centre canadien de toute la Nouvelle-Angleterre. Nos compa- triotes sont au nombre de 35,000 à 40,000. Il ya à Fall River six é- glises canadiennes, deux couvents canadiens, une paroissiales et un collège dirigé par un prêtre avec le concours de pro- Ce nouveau col- douzaine d'écoles fesseurs laïques. ège donne un excellent oours com- mercial et on se propose d’y ouvrir cet automne une classe d'enseigne- ment commercial supérieur. Toutes les paroisses sont desserviers par des IS PT RE NE CARE RETRO US PCR EEE L'IMPARTIAI,, JEUDI LE 8 AOUT 1901 [nadiens de Fall River sont en paix de ce côté. Mais il n’en est pas de même partout. Les Canadiens de Fall River sui- vent le mouvement avec attention et Connent un coup d’épaules aux compatriotes qui sont en danger à. ce point de vue. Ils comprennent très bien qu’avoir un clergé cana- dien aux Etats-Unis est le principe vital par excellence. On sait ce qui arrive quand un curé irlandais est placé à la tête d’une paroisse canadienne. L/enseignement du français est négligé et souvent mis de côté dans les écoles paroissiales. ‘Nous aussi, nous avons no*-. question des écoles, aux Eta..- Unis, ajoute M, Boivin. Je puis vous citer pour exemple, le cas des Canadiens de Taunton (Mass. ) Dans une école bâtieavec l’ar- gent de nos compatriotes, le français n’est enseigné qu'après les heures de classe, ce qui équivant au ban- nissement du français, car après les classes, les enfants ne cher- chent qu’à s’en aller au plus tôt. Ce qui se passe à Taunton se répè- te malheureusement dans #iombre d’autres centres canadiens, Là est le danger pour nous. Les gens qui détestent notre langue essaient de la détruire par toutes sortes de petits moyens, l'œuvre de nombreu- ses années de travail et de persévé- rance. ‘‘Quoiqu’'on en dise, ïils sont bien rares, à l'heure actuelle, les! Canadiens des Etats-Unis qui ne peuvent parler leur langue mater- nelle. Il n’y a pas plus de r5 ans, se trouvaient, à Fall River, par exemple, nombre de descendants des premiers immigrés canadiens qui ne pouvaient parler français. “Les écoles. paroissiales ont fait disparaître cette anomalie, et, au- jourd’hui certaines parties de la ville sont aussi française que votre faubourg Québec. La marie qu‘- avaient aussi certains Canadieus- français d'anglifier leurs noms est aussi . bien passée, ona telle- ment ridiculisé ces gens-là, qu'ils u‘ont pas trouvé d‘imitateurs. Ce terrain que nous avons gagné nous le perdrions si nos paroisses | franco-américaines tombaient sous la direction de curés d'origine é- trangère qui ne comprennent nul- lement nos aspirations ; ils ne sont pas en communauté d'idées avec nous et ils ne pourraient exercer aucune influence en dehors des af- faires purement religieuses. ‘‘Comme leurs compatriotes du Canada, les Canadiens des Etats- Unis apprécient le rôle du clergé national à sa valeur et en espèrent de grands résultats. C'est en vue de régler cette question épineuse qu'un grand congrès ‘s'ouvrira à Springfeld (Mass.,) dans les pre- miers jours d'octobre, Cette réu- nion comptera dans les annales des Canadiens-français de la Neuvelle- Angleterre. Plusieurs questions importantes y seront discutées ; mais celle qui prime toutes les au- tres, c'est d'obtenir un clergé ca- nadien-français. Les (Canadiens ne menacent personne ; mais ils veulent adopter des mesures né- cessaires pour obtenir le redresse- ment de griefs réels. ‘‘Le comité d'organisation n‘é- pargne rien pour quece congrès produisent des résultats satisfai- sants.” D'après M. Boivin, on a tort de croire que nos compatriotes des Etats-Unis sont ostracisés en poli- tique. Siles Canadiens ne sont pas mieux représentés, c'est leur faute. Jusqu'à ces dernieres an- nées. ils ne se faisaient pas natu- raliser, de sorte qu'ils comptaient pour peu de chose, mais depuis trois ou quatre ans, nes compatriotes ont secoué leur apathie et la naturalisa- tion est très active. curés canadiens. | sommes parvenus à cette situation, | ajoute M. Boivin. En 1884-85, 1l! faillit se produire un schisme au village Flint quand Mgr Hendric- | ken, voulut remplacer par un prè-! tre irlandais, le curé Bédard, qui! venait de mourir. Les Canadiens] protestèrent, portèrent une cause à gagnèrent | Rome, et finalement, leur point, Aujourd’hui À Fall-River, population. Or, sur 15,000 élec- teurs, les Canadiens n’en comptent que 2,500, soit un peu plus que le septième ; ilen est de même un peu partouf. Cependant, depuis que l'immi- gration a diminué la population est gens moyptrent plus d'empressement à obtenir leurs plus stable et les les Ca- jdroits de citoyens. Î ( | all troubles arising from a run- : par exemple, les Ce n’est pas sans luttes que nOUS| Canadiens forment le tiers dela! 1 | | | | | | | Insurance eflected at low rates | A l'heure actuelle, toute une gé-| nération, née aux Etats-Unis, est arrivée à sa majorité et ces jeunes. gens sont très-enthousiastes de la | naturalisation. | Un autre mouvement destiné à | aider grandement nos compatriotes | est la fédération de toutes les so- | ciétés patriotiques et de bienfai- sance dela Nouvelle-Argleterre, | sous le nom üs l''‘Uuion St-Jean- Baptiste d’Amérique.’’ Les sociétés similaires de l'Ou- est, sont maintenant syndiquées, sous le nom de ‘‘l'Association Ca- nadienne-française Américaine de l'Ouest.” Ilest fortement ‘question de réu- nir maintenant ces deux puissantes associations, et On peut supputer les résultats bienfaisants que pro- duiront des conventions annuelles auxquelles prendront part des dé!é- gués de toutes les parties des Ktats- Unis. “En voilà assez, je crois, dit en terminant M. Boivin, pour vous prouver que si les Canadiens-fran- | AT THE TIGNISIT Jewelry Store. > 020 CGOM-B:A Pis Handsome Lockets, Chains, Stick Pins, The never siip collar Button, Cuff Links, Fancy Clocks, Parlor Clocks, Dining Room Clocks, Bed Room Clocks, Kitchen Clocks. çais des Etats-Unis ne sont pas dans | WATCE ES . une position aussi florissante qu'ils | devraient, ils n‘ont pas raison non p'us de désespérer de l'avenir. ‘Les temps difficiles sont passés. Nous prenons tranquillement notre petite place au soleil, tout en four- nissant nosarmes pour les luttes À veuir, s'il doit jamais en venir.‘ No 70 -AUCUNE ERREUR Cherchez un remède qui fait du bisn immédiatemeit, qui guérit sûrement et qni coûte très peu ; vons ne trouverez que le BAUME RHUMAL Nervousness, Siceplessness, Ner- vous Prostration, Loss of Energy, Brain Fag,,Faint and Dizzy Spells, Loss of Memory, Melancholia, Listlessness, After Effects of La Grippe, Palnitation of the Heart, Anæmia, General Debility, and down system. They will build you up, make rich | red blood and give you vim and| energy. | Price, soc. per box, or three boxes for $1.25, at drug- /!°#* gists, or will be 54 sent on receipt of \##3 price by The T. Mil- Ya 45 burn Co., Limited, LES Toronto, Ont. ÉD en: Waltham Watches, | unexcelled for time Kecpivg. Wedding pdother RINGS, fiae varieties styles and stones. Ç* : 4 “pectacles, and Eye glasses with lense fit- | ted to each eye separately by. meaus of testing and with re. gard to style and comfert in| wearing. | Silver £poons, Forks and an extensive stock of | | fancy and Table ware, suitable | for presents. All the above at price—just right L. S. Perry. EO TAB PHOPLE RE West Prince J am better prepared than ever to supply the demand in FRUIT of ali kinds which ar- rives fresh weekly. All kinds of Temperate Drinks ON ICE. A good supply ot PIG NIC goods, such as Raspberries, Strawberries, Lemon and Pine Apple Gordials (for drinks,) In canned meats: PI1GS FEET, LUNCH TONGUE, DEVILED HAM. A large assortment of Confection- ery, always fresh. whelesale and Retail, I also keep a good assortment of spectacles and eye glasses —-Kyes tested free. Watch & Jewelry repairing |promptly attended to W.J. Crockett, Confectionery Store. AN HER ENS RAEUMATIC CURE is the remedy to take if yon suffer with rheumatism, .|ea or kidney troubles. This medicine acts on the kidneys and bowels, driving the poisons out of the system that cause the sufferings of rheumatism and sciatica. 1t | sSharpens the appetite thus giv- ing more strength. ANDRE W'S RHUMATIC CURE sciati- | | CARTES D'AFFAIRES Dr. Murphy ; PHYSICIAN AND SURGEON First Prize Graduate New York University FHINISR, si 3 ED J . DOIRON, M.D. GRADUËÉ DE LAVAL DE MONTREAL, Dirabb::.s.sssis. LE D À. À. Meclean, K. C Attorney at Law Brow N's BLOCK, CH'Towx Money to loan at low rates. J. E WYATT, SUOCESSEUR DE Hopason & Wy4rr AVOCAT, NOTAIRE, Ero Solliciteur pour les Nova Scotia et Summerside Banks — ARGENT À PRETER — Bureau : Au dessous de Clifton House, SUMMERSIDE P. E. I. McDONALD & MARTIN AVOCATS NOTAIRES, ETG ETC Argent a Preter Browns’ Blck Ch'town Gaffney's. B'd'y S'Side CARD Dr, H. LL, DicKkEey, Late Clinical Assistant at Royal London Ophthalmie Hospital, Moorfielis, and Central London Throat & Ear Hospital SPECIALIST—-EYE, EAR, NOSEAND TAKROAT Office- Cameron Block. Kasidenuce- Richmond St. West Office Hours— 9 30 a. m. to 1 p. m,, to 4 p. m . Evenings by appoiutment. Eyes tested and fitted with Glasses Bureaux { Arsenault & McKenzie AVOCATS, &c. (Récemment chez Charles Russell et Cie., Londres) BUREAUX : Summerside et Charlottetown Aubin E. Arsenault, S’Side, EH. R. Mackenzie, Ch'Town. ARGENT À PRETER HOTELS, Hotel Bernard ——X — This house is thoroughly fitted up; | who keeps the Alberton Fruit and | within 2 minutes walk from depot It is | : - conducted on first class princ:ples, every |attention being given to the comfort ot | guests. Terms are reasonable Theo. Bernard Tignish PRoP Oct 12—6m. QUEEN HOTEL FORMERLY PERRY HOTEL Queen Ktreet, Head of Queen's Wharf : This new and commodious hotel is now open for business. Thorughly fitted up with ail the modern improvements, this ‘hotel offers to the public accom modation, which cannot be ex- celled in any other on the 1s- lind- Good tables, large airy bedrooms, bath rooms, sampls ‘rooms. Terms moderate. Fres coach to all trains and steamers. | ! | | E. WW. TAYLOR ,|is being used more this szrins Special accommodation fur com- than ever before, and everbody| mercial travellers. that has used it or is using it. Cameron Block Ch Town, April 4th., 1901. Hyndman & Co INSURANCE AGENTS which when boiled down make | 24 pints of medicine, so it is not ‘expensive, besides being very CHARLOTTETOWN. Representing in P E 1slaud North British & Mercantile Fire 1ns Co. Union Fire Assurance Soci Phoenix Fire Assurance Co. of London. et CM sq Generali Marine Insurance Co. Stendard Life Assurance (Co. praise 1t very highly. it is made np of BARKS, BERRIES, HERBS, LEAVES AND ROOTS efficient. if you safler with rhenma | tism you should give it a trial Price 50c. a box or 3 for 1 25, mailed to anv address. Prepared only by D À GOURLIE PRINCE COUNTY DRUG STORE SUMMERSIDE, P. E. 1. FRANK PERRY S’Side, Oct. 19th. 1y. Prop. HOTEL RIVERSIDE DUKE ST. MONCTON, N. 2 | Cet hotel est à une minute de marche du Dépot de l’Intercolonial en face du Bureau de Poste et près de la Rivière. | La proximité de l‘hotel de la ri- vière, permet de voir, en plein, le spectacle grandiose du ZOAR à Chaque marée. | + | Termes raisonnables. | Une étable de première classe pour la commodité des voyageurs FRED. THIBODEAU | PROP. a. D site, ride : 25 RE 7