——— NOUVELLE SERIE L'IMPARTIAL, TIGNISH I. P. E., MARDI 20 JUIN tort 18 ANNÉE a Les funérailles du Dr Jean Louis Fortier, le patriote médecin, out eu lieu vendredi avant-midi, à dix heures. Vu l'attitude étrange de FUNERAILLES DU DR. JEAN FORTIER À WATERVILLE, ME. Mme Fortier a décidé, sur l'avis des amis de la familles, de re rien charger. Les funérailles ont eu lieu à la somptnense résidence du [de la paralysie et le 22 janvier der. nier elle est entrée au sanatorium où elle est morte. Les médecins du sanatorium a- vaient averti Mme Nation il y a quelques jours, que la fin était pro- che. A cette nouvelle elle ne ré- | pondit rien. Elle se contenta de sourire. Vendredi midi eile p2rdit toute uôtion des choses qui l'en- l {re l’amputation immédiale de l’une des jambes. Puis ayant mis l’en- | fant sous l'influence du chlorofor- me, il le conduisit à 1’ Hôtel-Dieu de c2tte ville sur un train spécial que M. J. A. Everell. avait fait mettre à sa disposition pour l’ame- \ ner à Québec. Le père de Morel demeurant non loin, fut prévenu aussitôt et sa dou- recevoir quelque récompense pécu- niaire pour son ouvrage, alla un matiu chez le duc,mais le suisse,se doutant de quoi il s'agissait, lui re- fusa l’entrée. Mezzetin, pour le toucher, lui prumit le tiers de ce qu'il rece- vrait. Ils’adressa ensuite au premier laquais qui parut aussi intéressé À & de à scsi me Sa Grandeur Mgr Walsh. évèque| Dr Fortier. Près de trois cents dé- nu } | ë 3 À So de ont 6 Toma 0 M à in 2 08 6 EN * de Portlani, il n'y a eu aucune cé- rémouie à l'église. On sait que l’évêque, après avoir formellement défendu à M. le curé Charland d'admettre dans l’église paroissiale le corps du défunt, il a finalement consenti à ce qu'un simple libéra fut chanté à hnit heures du matin. Il ne devait y avoir aucune mani- festation, pas de cortège, de socié- tés, de bannières ou de musique, Madame Fortier avait décidé que les obsèques de son regretté mari se feraient à dix heures de l’avant- midi, afin de permettre aux délé- gués des Franco Américains du Maine, réunions en convention à Biddeford, de se rendre à Water- ville, après l’ajournement. Après avoir apris ce qu’exigeait l'évêque, ER as légués de la convention de Bidde ford étaient présents, de même qu’ un grand ccncours d'amis venus de plurieurs villes même très éloignées. Cette funèbre cérémonie, vu la crise causée par la récente interdic- tion de plusieurs compatriotes très en vue, par l’évêque de Portland, a créé une vive impression chez tous ceux qui y ont assisté. L’é- motion la plus intense étreignait les coeurs lorsque le cercueil a été transporté de la maisou au corbil- lard. M. le curé Charland a pris sur lui la responsabilité de chanter un lib£ra à la résidence du Dr Fortier. Le patriote défunt a été escorté au cimetière catholique par une foule nombreuse et recueillie. NUTRE-SEIGNEUR AIME LES ENFANTS Durant sa vie mortelle, Notre- Seigneur aimait les petits enfants. L'Evangile nous le montre comme étant charmé de leur innocense et désireux de se trouver au milieu d'eux. (Connaissant sa prédilection | pour les petits enfants, les parents les lui amenaïient volontiers pour qu’Il leur imposât les mains. Sou- vent Il les embrassail avec les mar- ques de la plus vive affection et les bénissait. Un jour on Lui condui- sait comme de coutume les petits enfants pour qu'Il les touchât de ses mains ; mais Il était occupé à enseigner ies foules, et les disciples pour ne pas le distraire, cherchaient à les éloigner ; Notre Seigneur s’eu indigna ; Il voulut au contraire faire venir à Lui les petits enfants et, les pressant sur son coeur, Il les bénit, Voici comment saint Marc | raconte le fait dans son Evangile : | } ‘‘Ensuite Jésus se levant vient sur | { les frontières de la Judée au delà | du Jourdain, et de nouveau les fou les s’assemblent autour de Lui, et et qu'on le jette au fond de la mer.” C'était l’ingénuité de leur âme, l'innocence sans tache, la candeur immaculée de ces petits enfants qui ravissait le Coeur si affectueux de Jésus et qui le poussaient à les pro poser comme modèles d’une vie em- ployée au bien pour avoir une meil- |leure place dans le royaume des cieux. Ces qualités précieuses du jeune âge Lui faisaient déclarer comine fait à sa personne tout ce qui est fait à chacun d’entre eux et menacer des plus terribles châti- ments quiconque oserait leur faire du mal. Le Sauveur pouvait-il montrer un plus grand amour, une plus grande prédilection pour les petits enfants et un plus grand désir ce les tenir sur son coeur. Et si Jésus avait tous ces désirs durant sa vie mortelle, ne devons- nous pas croire qu’Il les a encore aussi vifs maintenant qu’Il demeu- re au milieu de nous dans le très- saint sacrement de l’Eucharistie ? Petits enfants, allez tous avec amour à Jésus qui vous aime. Pa 1ents chrétiens condaisez vous-mê- mes vos enfantr à Notre-Seigneur selon sa coutume Jésus les instrui- | pendant que leur Âme est ingénue sait de nouveau....Et ils Lui of ‘et leur coeur sans tache. fraient les petits enfants pour qu’Il les touchât. Mais les disciples me- uaçaient ceux qui les présentaient : or Jésus Christ, les ayant vus, en fut indigné et leur dit: Laissez venir à moi les petits enfants et ne es empêchez point car le royaume | des cieux est à ceux qui leur res semblent. Et les embrassant et leur imposant les main+, et les bé- nissait.”” Aussi même lorsqu’Il parlait de choses graves et importantes, Cotn- me étaient celles dont faitici men tion l’Evangéliste, le divin Sauveur n’était pas mécontent d'être inter- rompu par le: petits enfants qu’on ‘La Semaine Paroissiale'’. nee nn a REGARDEZ LA SAINTE HOSTIE Une iniulgence de sept ans et sept quarantaine est accordée aux | fidèies qui diront : Mon Szigneur et mon Dieu ! en regardaht la sainte Hoätie avec foi piété et amour, quand elle est élevée au sacrifice de la Messe et Aussi quand elle est solennellemert exposée. Uue indulgence pléniére chaque semaine aux conditions ordinaires, est a.cordée à tous ceux qui auront observé cette très pieuse pratique, vironncien]. Elle ne reprit plus ses sens Les parents de la défunte furent avertis mais au moment de la mort un médecin et une garde- malade se trouvaient seuls au chevet de Mme Nation. Le corps sera envoyé à Kansas City où demeure un neveu de la défunts. Les funérailles auront lieu probablement demain. Carrie Moore était née dans le Kentucky,en 1846. De bonne heu- re, elle éponsa un homme adonné à l'usage des liqueurs enivrantes. C'est ce qui créa chez elle cette a- version des buvettes. THE KING’E CROWN. Couronne du Roi d’Angieterrre. THE QUEEN’S CROWN. Couronne de la Reine d’Angle- terre. se" W > rl EL À E À Ù - Ë EL] + y PS a à AS à Ce costume est réellement joli. La dame qui désire posséder les ha- bits des dernières modes peut avoir le patron pour ce joli costume au prix de 12 et 15 cts, àtous les ma- gasins de modes du pays. D TEMPORAL SCEPTER OSFPIRITUAL, BCEPTER ST EDWAPDS STAFP Des ornements du couronnement du Roi. Quatre jeunes fille noyees Quatre jeunes filles se sont noyées et cinq autres ont failli avoir le mê- me sort dimanche après-midi, près de Appleton, Wis. Les jeuves fil- les étaient en partie de plaisir sur le lac de la Butte des Morts lors. qu’un coup de vent fit chavirer la barque dans laquelle elles se trou- vaient. en TRISTE ACCIDENT A ST-ANNE Un bien triste acciient dû à l’im- prudence d’un enfant a causé toute une sensation parmi les centaines de pèlerins qui se trouvaient à Ste- Anne de Beaupré lunii. Cinq enfants, vis à-vis de l’hôtel Régina, s'amusaient à placer sur les lisses d'acier des épingles croi sées pour en faire de petits ciseaux. Aussitôt qu’un train électrique pas- leur en voyant son enfant ainsi meurtri faisait peine à voir. Sa mort n’est qu’une question d'heures. Se conformant aux instructions du Vatican, l’illustre évêque d’Or- léans, Mgr Touchet, va commencer le procès des miracles préparatoires à la canonisation de Jeanne d’Arc. Le rôle de l’évéque diocésain, en ces circonstances, est de recueiilir et de mettre en lumière les témoi- guages que la sacrée congrégation des rites étudie et discute ensuite. Le souverain pontife juge en der- uier ressort. Mgr Touchet, désirant se livrer tout entier à ce travail-si important et si délicat, a prié Mgr Altmayer, archevêque de Sinope, de se charger d’une partie de sa touinée pastorale de confirmation, ‘C’est merveille, en vérité, fait observer le prélat, que Dieu ait daigné exaucer si promptement les voeux de ceux qui lui demandèrent les oeuvres miraculeuses capables de hâter la canonisation de la bien- heureuse Jeanne.”" LA SITUATION AU MEXIQUE. En raison du calme qui renaît au Mexique, une partie des troupes de terre et de mer mobilisées par les Etats Unis et qui occupent la fron- tière mexicaine, depuis trois mois, vont recevoir l’ordre de regagner leurs garnisons. Les i2,000 marins détachées à Guantanamo et les troupes qui oc- cupent Calveston, Texas, et San- Diego, Californie, seront les pre- miers à rentrer dans leurs garnisons. Les troupes concentrées à San- Antonio, Texas, y resteront encore pendant quelques mois. Le président Taft et ses conseil- lers croient que ta situation,au Me- xique, devenue si satisfaisante de- puis ces derniers temps, justifie le rappel d’une partie es troupes. nr ns mms © Le cholera a Venise lon vient de recevoir ici des tiste de cette dernière ville à un de ses amis de Vienne. La lettre dit que l’origine de cette maladie vient de ce que le linge d'uu paquebot venant des ports asatiques a été re- çu dans une buanderie qui a ensuite propagé la contagion au moyen du jinge qu'elle a lavé pour les parti- cuiiers et qu’elle a ainsi contaminé. La première victime est une vieil- le laveuse qui est morte à son ou- vrage même. Ilyaenviron 25 districts qui CANONISATION DE JEANNE D’ARC que le suisse, Mezzetin,lui promit encore un tiers de sa future récom- pense. Enfin, étant introduit dans ses appartements, il trouva le valet de chambre qui lui objecta que son maître ne parlait pas à persounes L'auteur-acteur, afin de le flé- chir, lui abandonna le dernier tiers en sorte qu’il ne devait rien lui res- ter. Aussitôt que Mezzetin aper- çut le duc: ‘’Monseigneur, voici une piêce de théâtre que je prends la liberté de vous dédier, et pour la- quelle je vous supplie de m'’accr- der cent coups de bâton.”’ Etonnement du duc! Alors Mezzetin lui conta ce qui s'était passé. Le duc envoya cent écus à la fem me de Mezzetin et fit prévenir les trois laquais qu’a la première oc- casion il leur ferait distribuer en pature la gratification demandée par l’auteur. —— Les Precheur de Lachete S'il est des criminels qui mé- ritent deux fois d’être marqués au fer rouge ce sont bien ceux- la. A une époque où l'Eglise a be. besoin de tous ses soldats, parce que des embuches de guerre lui sont dressées de tout côtés, l’on voit — et surtout l’on entend — nombre de prétendus braves gens qui semblent s'être donnè pour mission de combâttre chez les ca- tholiques toute initiative militante. Membre de l'Eglise militante, ils n’ignorent point qu'ils sont en plein champ de bataille:le petit ca- téchisme le dit et l’ennemi est as- sez souvent signalé à l'horison pour qu'il leur soit impossible de l'oublier,mais toute la bravoure de ces gens la réssde dans le souci de ménager leur peau,très sensibles à la moindre égratignuie. On di- rait même que le bruit des armes les effraient les coups fussent ils dirigés droit sur les coguins et les mécréants. Et alors, que de touchants ap- pels à la paix!..toujours,bien en- tendu,au nom de la prudence,de la nouvelles sur le choléra qui sèvit à charité, de la patience et de tontes Venise grâce à une lettre d’un ar-\les vertues, Manoeuvres d’hypocrites! La iâcheté qui veut se faire par- donner s'affuble du nom de pru- dence, Tout cela c’est de la peau d’a- gneau: on sait ce qu’il y a dessous; des façons de réserver toutes les bienveillance pour messieurs les loups l’indlquent clairement.Qu'on ne s’y méprenne pas. Le plus triste c’est que, parfois à force d'entendre prôner la lâcheté au nom de la prudence, de jeunes et pu 4 RD ee some HÉRÉCÎ ES É | t ns 0 Gr TT D Len MR 12 ed me tee sut his d romane rh maudit tirs AR EE NE OP DS Lui présentait à toucher, bien plus Il fit comprendre que les petits en- fants, Il les voulait auprès de Lui pour les embrasser et les bénir. Quel amour quelle prédilection pour chaque jour de la semaine. Un certain nombre de fidèles de- woudent quelle attitude ils doivent tenir, pendant l'élévation depuis l'induigence du 18 mai 1907. Voi- sait, ils couraient chercher ieurs é-| ont infectés et à l'époque de la pingles aplaties. lettre dimanche dernier il y avait L'un d’eux, un enfant de six ans déjà 40 personnes de mortes ; les fils de M. Morel, photographe à |bomgeois craignant la contagion valeureux soldats finissent par a- bandonner toute initiative coura- geuse. f ss LE PATRIOTE De L'OUEST, Ste-Anne. venait justement de pla- “RTE Te Me 8. Pate EE ñ TT le jeune âge ! Et la raisen d’un tel amour d’une telle prédilection, Notre Seigneur la manifesta en une autre CIrcons tance. Les disciples Lui demandaient : Qui pensez vous est plus grand dans le royaume des cieux ? Jésus ayant fait venir devant Lui un metit en- fant, Il le plaça au milieu d'eux et tendrement embrassé, Il l'ayant ‘Eu vérité je vous le dis leur dit : si vons ne vous convertissez et ne devenez comme de petits enfants, vous n’entrerez point dans le royau- me des cieux. Quiconque par con- séquent se sera humilié comme ce petit enfant celui-là est plus grand dans le royaume des cieux. Et ce- jui qui aura reçu un de ses petits enfants en mon nom me recoit— mais celui qui aura scandalisé un de ces petits qui croient en moi, il est mieux pour lui qu'on lui sus- pende au cou une meule de. moulin ci quelques indications à ce sujet : Les rubriques supposert d’abord, que les assistants se tiennent à ge- noux pendant coute la messe basse, sauf la lecture des deux évangites. C'est là une prescription qui n'est guère suivie soit que la coutume de s'asseoir de l’offertoire à l'éléva. tion ait simplement prévalu soit que beaucoup de personnes ne {puis-en] pas rester si longtemps dans cette posture un peu pénible. Mais il est à souhaiter que les assistants s’agenouillent depuis le sactus jus- qu'àäprès la communion, —ce qui se fait assez ordinairement. EE nn tent ——— Mort de Carrie Nation Carrie Nation, la fameuse des- tructice de buvettes est morte ven- dredi dernier. La mort a été cau- sée par la paraplégie. Depuis pli- sieurs mois Mme Nation souffrait Cette illustration nous montre le navire ‘‘Arden Craig'’, comme il cer deux épingles sur les rails et couraient pour les ramasser. Le parvre petit imprudent n’a- vait pas vu un char qui suivait le premier et fut frappé parle mar- chepied de ce char dont les roues lui broyèrent affreusemedt les deux jambes, Le garde moteur Barrette appli- qua aussitôt les freins à air com- primé et accompagné du conduc- teur Casista, il descendit d2 voitü- disparaissait au large des îles Scilly, 25 milles sud-ouest de Land’s End, a l'extrémité de l’ Angleterre. que le navire sombrait. Plusieurs cent personnes étaient témoins de la scène. Cet longtemps. événement à arrivée il y a Nous le reproduisons pour démontrer la perfection dans la photographie. La | ie a été pri Î pendaient photographie a été prise au moment , *#P8: et ses deux jambes p |inertes, retenues au reste du corps re pour potter secours à l'enfant. La scène était des plus triste. Le jeune Morei baignait dans son que pat quelques lambeaux de chair. I! avait perdu connaissance et quelques cris de souffrance seuls annonçaient qu’il n'avait pas perdu Ja vie. Le Dr Fournier s’empressa au- près de la petite victime et dut fai- REP s’en vont par centsine de la ville dans les villages voisins. UNE MESSE DE REQUIEM POUR L'AME DU DR FORTIER A 8.30 heures, le 14, a été chan- tée dans l’église paroissiale du Sa- cré Coeur de Montréal, dont M. le Chanoine Adam est curé, une grande messe de requiem pour le re- pos de l'âme du docteur Fortier, de Waterville, Maine. C'est à la demande de quelques uns de ses amis d’ici que cette mes- se fut chantée. Mezzetin acteur de l'ancienne co- médie italienne, avait fait une pe- tite pièce qu’il dédia au Duc de [Illustrations de feu le roi ART D Edouard. Juste Recompense, Eu couleur, ce qu'il y a de mieux. Prix depuis 10 cts chaque à 50 cents. Addressez-vous à L'IMPARTIAL, [Saint Aignan. L'auteur comptant re DCR REN 2 NAS a ÉTEITEÉ P2 A RÉ O aure NS cn dE. de. A. So nés d FAR véétnes M jé pa ch he éme. es as 8 nue lc à 169 ER MRLSCTE::S 2 on og 2er home hu En ot at game, sisi dire Ë < sicn D jh des me 20m