ART EN Var ed > sie Dec L'IMPARTIAL FONDÉ EN 1893 PUBLIÉ LÉ JEUDI DE CHAQUE | SEMAINE ABONNEMENT Un An.....06600.00 00 ° 81.00 OR no sos re cc rss ic Les abonnements sont payables d'avance. pe Pour cesser de recevoir le jour- nal, ii faut donner avis au moins un mois avant l'expiration de son a- bonnement et payer tous les arré- rages. Ceux qui changent d’adresse doivent nous donner l’ancienne aus- si bien que la nouvelle. Adressez toutes lettres, corres- pondances, etc., à L'IMPARTIAL Tignish, Ile du Pri nez Edouad. L'IBGPANTIAL. Tignish, Jeudi 14 Mai Les Elections Generales Que tous ceux qui n’aiment pas à être pris au dépourvu se prépa- rent en conséquence. Nous aurous des élections géné- raies fédérales, cet automne. La révision de septembre er est une preuve, et le tarif lui-même eu est une autre preuve. Avec l'incertitude du tarif l’on espère tenir les manufacturiers en bonnes conditions ; c’est-à-dire qu’- on leur promettra encore pour s’as- surer de leur concours. Ensuite, vogue la galère. M. Laurier et mieux, mais il n’est pas complètement rétabli. Il veut s’en aller prolonger ses jours daus une douce retraite. (C’est son droit. Mais comme son parti com- prend qu: lui seul peut le tenir au pouvoir avec la province de Québec, il lui demandera de faire un dernier appel à ses compatriotes. La corde nationale va jouer en- cor& une fois. Que ceux qui n’aiment pas les surprises se tiennent pour avertis. L'opinion au Vatican On est enchanté au Vatican de l'importance donnée par empereur Guillaume à sa visite au pape, et quelques-uns considèrent cette vi- site comme une réponse à ce qu'ils appellent la persécution religieuse en France. Le pape parle de l’empereur Guil- laume avec considération et il a dit à diverses reprises que son entre- tien avec lui avait été très intéres- sant. Pendant l’entrevue l’empe- reur Guillaume aurait amené la conversation sur ses études sur la Bible et ‘ur des travaux historiques. Le Pape lui aurait fait remarquer alors qu'il avait ouvert la bibliothè- que du Vatican aux étudiants alle- mands, parce que, aurait-il ajouté, ‘‘Ja science est ce qui unit frater- nelles.”” La conversation aurait porté en- suite sur les missionnaires alle- mands, qui sont environ 1,200 sans parler de 300 religieuses. L’empe- reut Guillaume aurait dit que ces missionnaires seraient toujours pro- tégés par leur pays partout où ils iraient, et le souverain pontife au- rait déclaré que l’œuvre des mis- sionnaires augmentait l'influence et le prestige de l’ Allemagne. “ Autour du Pape Les événements européens de la dernière semaine ont une impor- tance plus qu’ordinaire. souverain Anglais est entré au Va- tican. empereur d'Allemagne y a couru lui aussi. Quelque soit le motif qui ait poussé ces deux monarques sous les voûtes du Vatican, et celui qui a inspiré le roi d’Angleterre est cer- tainement plus noble, un fait res- sort éclatant et consolant de cette procession royale devant le Souve- rain Pontife ; c'est que le prestige du chef de l'Eglise grandit consi- + - el aux yeux du monde Au milieu des luttes intes- ie S ou: divisent les nations ew- q tes, Pour la première fois depuis la Réforme un | du devoir. es persécutions, des conspi- est trançquél étranger aux querelles des hom- mes, leur montre sans faiblesse l’unique solution équitable et satis- faisante aux problèmes qui trou- blent notre époque, dans le respect des droits de tous, dans l’adhésion fidèles aux lois de la justiçe dont Il est le représentant inspiré. Pour nous, catholiques, ce doit | être un sujet de légitime orgueil que cetie respectueuse attention de notre souverain pour le souverain de l'univers catholique. Chef d'une nation intimement alliée à l’Ttalie spoliatrice, il n'a pas craint de se soumettre aux justes exigen- ces de la cour romaine plutôt que d'ignorer la royauté du Pape qui est et restera malgré tout, l’influen- ce dominante de Rome. Nos fanatiques ont dans cet ex- emple du roi un beau sujet de ré- flexion. Un | | 2 2 MEANS - Gouversement Ce qui se pass: en Angleterre de- " ! puis deux aus, constitue plus beaux exemples de gouverne-| uent que nous ayons vu depuis |; longtemps. Le parti au pouvoir |: peut avoir commis de grandes fau-| mais il les rachète noblement. Peut être lui en coûtera-t-il sa vie politique, mais c’est à ce prix sou- vent que triomphe la justice. La question éducationnelle, des terres, en Irlande, présentait les plu grandes difficultés. La question d'éducation surtout mena- çait l’existence même du gouverne- ment qui n’a pu conserver jorité qu’incomplète ! Il y avait un acte de justice à accomplir, tendre la liberté de l’enseignement, et le gouvernement a réussi dans son œuvre généreuse. Pui:, immédiatement apres, il a celle Sa m2- é- | di oit de è | L'IMPARTIAL, JEUDI Discours de M. À. À Lefurgy, Prince-Est, E. P. E LE 14 MAI 1903 SUR LE BILL DE REDISTRIBUTION L'honorable ministre de la Jus- ltice a déclaré que si l’on s'en tient aux opinions émises cet après-midi, au sujet de la Nouvelle-Ecosse, du Nouveau-Brunswick et d'Ontario, l'Ile du Prince-Edouard, ne se trouve pas en cause. Mais, M. 1 Orateur, nous affirmons que le cas de notre province est spécial ; que tre cause est plus forte que celle des autres parties du pays et qu'e le un caractère particulier. Nous combattons le principe de ce projet de loi, parce qu'il laisse sub- l'injustice commise à l’en- l'Ile du Prince-Edouard, lJorsqu’on a violé l'entente spéciale ‘intervenue, lors de l'entrée de cette 9 revêt sister province dans l'Union, en dimi- nuant ls nombre de ses représen- tants qui était de six alors, en la mettant, au point de vue de la re- ation, sur un pied d'égalité avec es provinces auxquelles s’ap- iquaent les dispositions généra- É »s de l’ Acte & l'Amérique Britan- nique du Nord de 1867. Lors du remaniement de la carte électorale en 1891, on a donné une fausse interprétation à l’article qui concerne la représentation de notre province ; nous ue voulons pas que le bill actuel consacre cette injus- tice et en commette uue plus grande Prince- en n’accordant à l'Ile du Edouard que quatre députés au heu de six représentants qu'elle avait, lorsqu'elle décida de faire partie de l'union. Nous ne vou- lons pas voir agpliquer coutinnelle- injuste, , dont le résultat ment un principe aussi aussi déraisonnable abordé la question irlandaise. Le rachat des terres, traitant J'affaire au point de vue de la justice, res- pectant les droits acquis, 60 millions du trésor public et de grandes facilités de remboursements au peuple irlandais. Tous les partisans du 1et ne sont pas contents. Qu'importe en- core, Le gouvernement a entrepris la tâche et il ira jusqu'au bout. Peut-être sombrera-t-il dans la pro- chaine tourmente électorale. Ila l’airdes'y attendre. Mais cette menace ne l’arrête point. Les dé- faites partielles au poli ne l’effraient point. Il gouverne ! Quand de ce beau spectacle d’un gouvernement tout à son devoir, l’on revient par le regard vers Ot- tawa et Québec, le contraste est frappant. Ici, tous les hommes politiques au pouvoir n’ont qu'une pensée, qu'une préoccupation : s'év ter tout embarras. De cette insouciance du sont sorties depuis six ans toutes les humiliations dont notre politique est actuellement étouffée. Si la questicn scolaire n'a pas été réglée suivant la justice et le droit ; Si nous avons dans 14 guerre Sud-africaine, cotoyé un instant la! guerre civile ; Si nous avons perdu toute chance d’une entente réciproque avec |’ Au- gleterre sur la question du tarif ; donnant cabi devoir Si nos négociations avec les Etats-Unis se sont terminées en fiasco ; Si la conférence intercoloniale a | été pour nous une énigme qu’il est impossible de bien déchifrer ; Si l'élément français acadien est | honteusement humilié dns sa re- présentation politique ; Si à l'heure qu'il est, Québec avec tous ses avantages, peut crain- dre de perire l’un des plus puis-| sants éléments de progrès pour l'a-| venir : cela, tout cela est dû à ce que le gouvernement, courtise l'o | pinion, au lieu de la diriger. Cela, tout cela est dû à ce que la! soif de jouir étouffe tout sentiment Pour nos politiciens, l'exemple Et aussitôt après le Sons | un gouvernement qui gouverne, au lieu d’être un stimulant au tra- vail, semble plutôt les décourager. : Nous sommes en pleine prospé- | rité, et les ministres n’osent rien ! Que feraient-ils en temps de crise ?—Z Evenement, es ed Montreal La grève est finie à Montréal. Après des arrangements mutuels qui ont été faits lundi, les homme: | sont retournés à l'ouvrage. Tout Ahofnez-vous a \‘ MPARTIAL ’ | vait pas l'intention ‘du Prince-Edouard. plé que Fe ‘intention Edouard est entrée dans la Confé- | sera peut-être de faisk disparaître [1 ‘influence politique d’une province entrée dans la con- qui, avant son fédération, jouissait de tous les a- vantages gouvernement autonome. |je signalerai tout à l'heure, timent de la population de l'Ile et maritimes, attaches de | partis, est carrément contre l’appli- | cation à l'Ile du du principe de la représentation ba- | sée sur la population. A l'ouverture du parlement pro- vincial, le 19 mars dernier, ie lieu- tenant t:rmes, allusion à cette question de autres provinces indépendamment des des la représentation : Mon premier ministre ct: ses col- lègues ont fait valoir, ave coup de force, auprès du gouverne- ment fédéral, les raisons invoquées | par notre province, en vertu de l’Acte de l'Amérique Britannique du Nord, pour que le nombre de ses représentants reste exactement celui qu’on lai a accordé, lors: son entrée dans la, Confédération. J'espère qu’on fournira à la provin- ce rapport. Celui qu'on avait chargé de pré seuter l'adresse en réponse au dis- de cette représentation en ter cours du trône a parlé qu:stion de | nes non équivoques. D'abord, principe de la représentation basée sur la population se trouve dans les stipulations de l’Acte de l’Améri-, Quant | . .? on ïü #- que ‘Britannique du Nord. à l'Ile du Prince-Ka ouari, de diminuer le {nombre de ses représentants, si elle | conservait la population de 95: FAN | Âmes qu’elle quand ell ‘entrée dans la Confédér | mon sens, cet artic av ait, est À 1tio atio ent, établissent afirmation. | l’expliqu | mnt mon pariaite- La règle ide l'unité de population servant ide base à la de la | province de Québec avec soixante- | Icinq députés, deviendrait chose | absurde, si on l’appliquait à l'Ile En effet, si Québec était aussi densément peu: | l'est l'Ile du Prince-E-| douard, nous aurions comme unité | 65-152 de représentation, parce que Québec est 152 fois aussi grande que l’Ile du Prince-Edouard. Nous! ‘n’auriors pas même la moitié de la population qu'il faudrait pour élire un seul député, et nous nous trou- verio1s privés de toute représenta- tion dans ce parlement. Il est ab-: surde de supposer qu'on eût cette quand l'Ile du Prince- représentation dération. Il y a encore les rapports de la Conférence de Québec et les discours prouoncés dans l’Assem lblés législati: e pour établir que l'Ile du Prince-Edouard repoussait , l’idée de la représentation ue, télégramme envoyé au momeut où travaux, et annonçant que l’Ile du Prince-Edouard ferait partie de l'Union et qu’on lui accordait six représentants, ainsi que l'avaient demandé ses délégués. L'Ile du Prince-Edouard n’est entrée dans }la Confedération que cinq ans après ‘union des provinces du Haut et du Bas Canada, du Nouveau-Bruns- wick et de la Nouvelle-Ecosse, et de | Ice l’occasion d'établir ses droits sous | je ne crois pas que le | | que. | À gislatures à querai tout à l'heure. Son cas, celui de Terie-Neuve et des autres provinces qui pourraient faire par- tie de la Confédération, se trou- vaient réglés par l’article 146 de l’ Acte de l'Amérique Britannique du Nord, c’est-à-dire, que les Chambres provinciales et fédérales devaient présenter des adresses au gouvernement impérial, rial ayant force de loi. Le décret ministériel qui admet l’Ile du Prince-Edouard dans la Confédération, a été passé le 26 juin 1873, et ily est déclaré que cette administration a pour base les conditions de représentation stipu- lées dans les adresses des différente: la Souveraine, et qui se lisent comme suit : Covrsidérant que la population de l'Ile du Prince-Edouard a augmen- té de 15,000 âmes et plus depuis 1861 l'île séra représeutée par six députés dans la Chambre des com muneés ; et la représentation devra être répartie de temps à autre sui- vaut les -conditions imposées par l’' Acte de l'Amérique Britaunique du Nord Nous .prétendons aujourd'h1i |qu'en vertu de cet article l'Ile du | Prince: Edouard a droit de conserve: l'une colonie ayant son |les six députés qu’elle avait lors qu'elle est entrée dans la Confédé À certaines exceptions près, que | ration, et que la diminution qui e: le sen- | a été faite en 1892, et celle que l’ot | vrojette de faire maintenant, son contraires aux conditions de l’en- | trée de l’ île. dans la Confédération. | Je crois que c'est ce qui ressort clai Prince-Kdouard | rement de, lacte, si on l'interprète intelligemment, et aussi de l’inten- ii manifeste de ceux qui ont posé | les conditions, intention qui, à mon avis, devrait avoir un grand poid: gouverneur faisait, en ces! lorsqu'il s’agit pour cette Chambre de toucher à une question aussi importante que la représentation d’une province dans la Chambre beau- des Communes du Canada, question qui créera et qui, je le sais, crée | déjà beauçoup de mécontentement dans l’Ile du Prince-Edouard. Mais pour revenir à la conférence de Québec, en 1864, conférence où iles représentants des différentes provinces se sont réunis pour dis- cuter les conditions de la confédé- | ration, nous v voyons que la diff- culté iusurmontable pour l'Ile du | Priuce-Edouard était la question de représentation. Les délégués de cette Île prirent dans cette circons- | tance une attitude ferme et énergi- Ils prévoyaient ce que l’u | niou rés2rvait à une petite province comme l'Ile du Prince-Edouard, qui avait dèjà à cette époque, une population très dense en comparai- son du reste du Canada. Ils ne | voulaient pas que l’on appliquât le principe de la représentation d’a- près la popalation à une province aussi petite, qui n'avait pas de ter- ritoires pour s’agrandir, pas de mi- ‘e qui lui accorde | nes, et qui était séparée de la terre |six députés, et les paragraphes qui ferme *par une barrière de glaces | qui serait toujours un empêche- ment au développement des indus- tries manufacturières de l’île. Ils insistèrent pour q'ie l'on donnât à l'Ile du Prince-Edouard, avant ‘on entrée dans l’Union, la garantie qu’elle aurait six députés. Ils prétendaient de plus que l’Ile du Prince-Edouard qui était divisée en trois comtés devrait avoir deux députés par comté. Ces comtés existaient depuis plusieurs années, chacun avait ses iustitutions parti- culières, et voulait avoir une repré- sentation égale dans la Chambre des Communes. Comme preuve, je prendrai la liberté de citer quel- ques extraits des discours qui ont été prononcés sur.£e ‘sujet par nos délégués à la conférence de Qué- bec. M. Lefurgey cite MM.! Howlan, Tilley, Palmer, Whelan, Col. Gay, Coles, Pope. cela pour des raisons que j'expli- } 3 et qu'il \i1es. fallait un arrêté ministériel impé- y l’une province qui est petite et Se trouvera-t-il maintenänt dans, la conférence allait terminer ses|cette Chambre un seul dépnté qui, ne dira pas que l'intention évidente | de ces délégués préalable à l'entrée de l’île dans la confédéra.ion était qu'elle serait représentée par six députés. Et n'est-il pas parfaite- ment clair qu’ils voulaient proté- ger les intérêts de l1 lui assurant une représentation de six députés tant que sa population | ne rétrogradera pas en-dessous de! 95,000. On ne demandait pas deux députés par comté come arrange- ment temporaire jusqu'au prochain recensement, mais on voulait que ces comtés fussent toujours repré- sentés par deux députés. Les ar- guments paraissaient plus forts à! cette époque, et on iusistait pour que l’île eût une bonne représent:.- tion dans la Chambre des Commu- La proportion lont la population est stationaire loit nécessairement diminuer si elle unit à une confédération puis- sante et qui progresse, et je pré- -ends que l’on ne doit pas aujour- l'hui ignorer si facilement les prin- pes pour lesquels nous avons com- rattus de 1863 à 1874. Ces conûi- ions de l'entrée de l’île dans la confédération ont été discutces vendant les sessions suivantes de la Afiu de montrer à la: égisla'ure, Chambre que les délégués à la con- ‘érence avaient la pleine approba- ion de la légi-lature de l'île, je me permettrai de citer de nouveau quelques extraits de discours pro- 1ioncés alors. Je demande pardon \ila Chambre d'être aussi long, nais cette question est de la pjus srande importance pour l'Ile du! ’rince-Edouard et je crois qu'il est proviuce en, | d'influence mme. Fans bar. “Ron: CONSOM | | | F is | | nn OLIS ASTHME. ENATE | Asie, 7 s7es V7 4} CAD DUR LOLETT TL NN DIT CN UT PTT 2 ADP AE à LL Ù H 2 â : . LE US EXPEDIEES cr PAR EC OP EN TITI ANTOINE | ET LL OL \\ _ WI = NN A LICE Fo CE ÉSSSe : 6 RUES" CATHERINE à | | | Hats | } Î | l Jon que l'intention de ceux qui ont ‘té appelés à fouder la c>.fédéra- n : or any other outing. tion, soit bien connue afin que le, gouvernement soit éclairé avant qu’il fasse sanctionner définitive- vent le principe contenu dans le nil. Ici M. Lefurgey cite encore MM. J. C. Pope, Howlan, Longworth, Coles.— Ces discours prononcés dans la | Chambre des représentants de l’Ile du Prince-Edouard montrent claire- ment, M. l’Orateur, que la légis- lature de l’.le n’acceptait pas le principe de la représentation d’a- près la population. Elle préten- dait qu'on devait faire une exc:p- tion à son égard et qu'on devait lui concéder six députés à Son en- trée dans la confédération, et com- me question de fait, j'ai fait voir que l'ile du Princc-Edouard était restée en dehors de la Conféd ‘rat:on ! jusqu’en 1873, et qu’«ll: n’a con- senti à y entrer Que lorsqu'on lui a accordé ses six représentants no nobstant tout ce que pourrait édic- ter de c ntraire l'Acte de la Confé- dération au sujet de la représenta- tion. Lorsque les arrangenents furent complétés, M. Houlan, un des délégués, télégraphia en réponse à une demande du gouver- neur Robinson, les mots suivants : “Six députés accordés’ Examinons maintenant les faits par rapport a la prem‘ère partie de cet article. Cechffre de six dé- putés signifi-rait que la p :pulation de l’île était de 95.857. [L'unité de la représentation à cette époque telle que fixée par la division de la population de Québec par ie chiffre 65, était de 18.330, ce qui ne don- nait droit à l'île iu Prince-Edouard qu’à einq députés, et il restait une fraction, 4,207. Nous n'avions donc droit qu'à ciuq députés, et il n'y avait nisens ni raison à nous en donner six, à moins que l'on ne voulut en faire une base perma- nente ; toute autre interprétation serait ridicule, car on n'aurait pas, après avoir résisté pendant dix ans, accepté ce que l’on offrait en pre- mier lieu, surtout, lorsque l’on sa- vait que si la représentation d’après la population venait en vigueur, le recensement qui suivrait nous enle- verait ce qu’on nous accorderait, Notre prétention était simple- ment comme suit : Nous avons une population de 95,857, et nous voulons avoir six ; députés quelle que soit l'unité de représentation des autres provinces. _Je suis d'a- vis, M. l’Orateur que cette préten- J tion est parfaitement soutenable, - Th | value. | HAVE YOU BEEN TO THE ALBERTON MILIINERY STORE ? Vou ought to see their new Millinery. The Chiffon and Dress in all the newest designs are just beautiful. s ! 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Aucoin & Aucoin. | [De medi, Roch ! et que les six députés que l’on nous laccordait en entrart dans la confé- dération avec une population de 95,357 devait nous être conservée à perpétuité. les raisons que l'on apportait alors sont plus fortes aujourd’hui à la char. lumière des événements, et je ferai | fai Mai, .03. AMI Acam voir dans quelques instants ce que | se : rase ne ponte ve 0e ee à mt me l'Ile du Prince-Edouard pouvait | à attendre du principe de la représen- | La Peche tation d’après la population. Lundi le 4du courant, M. jo- seph Aimé Arsenault à pris les chars pour Lincolu, N. H. Décédé— Mercredi à l’âge de 2 mois :fant de Benoit le 6 du mois 12 jours, un et et de Ida Je répète donc que S, Depuis la fin de la s:maîne der nière le hareng et la morue sont em | abond nice s (A suivre) 1 ! | pe Lawrence, Mass. SUE 10 CORRE |cheur disent que ja norve d'une teile grosseur, qu“ notre Correspondant Spécial] rien vu de pareih. “k jamai Sont arrivés en cette Sville, sa- qui pi sent jusqu'à 26 liv rè le 2 du courant, Jean Des-|homa: 1 ct abondant aussi.\ de Tignish et Mlle Anny. indiqu< que la saisonde pê tde Ron à LP. E. arrig serä rémiqtraftite à LE