dt omapemnmenmmane = er moe darts arcs ananas ce nn means ar gr ant come D rat Me mea Een de Pr et De “LI MUR GS GERS PORT ee —— AU CIMETIERE | | ee Pierre Legai avait entrepris un long voyage pour aller, le soir, de la Toussaint, prier sur la tombe de ses parents, mort pendant qu'il visitait des con- trées lointaines. Plusieurs années s'étaient é- coulées depuis le jour où il a- vait quitté son village natal, et, lorsqu'il y arriva, par cette froide soirée du premier jour de novembre,, les fidèles qui se rendaient à l’église, silencieux et recueillis, ne le reconnurent pas. Comme il montait la rue basse qui conduit à l’église, la cloche enveyait au loin ses ap- pels lugubres, qu'elle devait répeter d'heure en henre jus- qu'à l'extinction des lumières. De temps en temps quelque femme curieuse, soulevant la cape de son long manteau fla- mand, regardait cet étranger qui avait eut l’idée singulière et peu chrétienne d’entrepren- dre un voyage le jour même où chaque vrai croyant après avoir. le matin, honeré tous les saints du paradis, se fait un devoir d'aller, le soir, prier pour ceux de sa famille qui attendent sous la “couverture verte” du cimetière l'heure de la résur- rection. Sur la grand'place près de la fontaine monumentale qui lui rappelait de nombreux et tendres souvenirs, il s'arrêta. L'eau cristalline, en tombant dans les vasques de marbre, prenait une voix qui lui racon- tait tous les évènements de Ja jeunesse. Il y a comme cela, dans chaque jlocalité, des ar- bres, des ruisseaux, des sources murnurantes, de simples pier- res, dont l’image suit partout le voyageur et dont la seule vue fait revivre le passé. Pierre était là depuis quel- ques minutes, le cerveau en feu, laissant parler son pauvre cœur brisé, songeant à ceux qui n'étaient plus et dont l’âme, en ce jour de deuil svr Ja terre. jouissait sans aucun doute là haut d’un bonheur in- fini. Une main se posa sur son épaule et une amie Jui dit : —$Sois le bienvenu, Pierre. C'était son cousin Guiilaume qui lui parlait ainsi. Encore un vaincu de la vie, encore un malheureux à qui chaque son de la choche parlait d’un ab- sent et d'une espérance envo- lée. —Allons prier, répondit Pierre ; celui qui peut consoler et guérir ne change pas, lui; reste toujours, alors que tout se transforme, s’use, tombe, ! disparait et meurt autour de nous. Maintenant dit Pierre, lors- qu’ils eurent “fait leur heûre” devant le catafalque au drap noir parsemé de larmes d’ar- gent et enteuré de Jong cier- ges de cire jaune, tu vas m'ac- compagner au cimetière et me montrer le tombeau de mes pa- rents. Guillaume hésita. Nous irons demain balbutia- t-il; neuf heures viennent de sonner... Tu ne rentres jamais si tôt. —Non, mais aujourd’hui. Tu as peur d’aller au champ des morts ? —Eh bien ! oui. Tu te mo- queras de moi si tu le veux, mais pour rien ai monde je ne franchirais la grille du cime- tière. Depuis quand es-tu devenu si poltron? Depuis qu’il y a un reve- nant qui chaque nuit se pro- mèze entre les tombes. —Raisons de plus pour y st , le voilà qui disparait à l’aagle | l'église. | | aller. Tu iras seul! Soit; mais tu viendras du moins jusqu’à l'entrée. —Puisqu'il le faut bien... Les deux amis marchérent |mauvaise quelque mnéfait? en sleace. Enfin Pierre deman- da : : —Me diras-tu au moins si ce fâmeux spectre qui te fait une si grande peur, mérite sa réputauon par — Il n’a jamais fait le moin- dre mal répondit Guillaume. Ft sous quelle forme se manifeste cet habitant d'un autre monde? —Ceux qui l'ont vu disent qu'il porte un grand manteau que souvent il s'agenoulle au pied de Ja grande croix de l'al- : lée centrale. — Nous verrons cela. Pourquoi ne pas remettre ta visite à demain? —Grand enfant ! Arrivé à quelques pas du champ de repos, Guillaume s'arrêta et, montrant du doigt une grande tombe blanche :il dit d’une voix tremblante. —-Tout juste à côté de ce su- perbe monnment..……. Tu ver- ras une croix de bois ornée | d'une couronne d’immortel- les. — Viens avec moi. —Pas pour une fortune ! Pierre entra seul dans ce que les Flamands appellent si bien le Jardia de l'Eglise. Un pâle rayon de lune lui permit de lire une inscription : deux noms, tout son passé, toute se vie! 1l s’'agenouilla sur le gazon iiétri, se découvrit respectueu- sent et pria longtemps. Chré- tien sincère et convaincu, il honorait son pre et sa mère vommeé des saints du paradis. Et là, au milieu d: cet asile de la nort, il se revit petit enfant. bercé sur les genoux de celle qui lui apprit à bégayer ses p'emières sapplications au Très Haut, recevant de son père ces conseils précieux qui firent de lui un honnête hom- me et un bon citoyen. Tout à coup un bruit de pas lui fit lever la têté. Une fem- me,qui paraissait jeune en- core, marchait lentement par- mi les monuments funèbres. | Elie passa près de Pierre sans paraitre s’apercevoir de sa pré- sence et alla un peu plus loin, attacher à une petite croix une couronne de fleurs naturelies, Puis elle se courba bien bas et murmura: —Dors en paix, cher petit ange, eu plutôt du haut du ciel, prie pour ta mère qui t’aime tant et veilie sur elle ! C'était la le revenant que tout le village craignait ! Une mère, que le sonvenir d’un en- fant bien aimé occupait même dans son sommeil. Car il n’y avait pas de doute, Pierre se trouvait en présence d’une somnambule. Sans cela elle eut été effrayée à la vue de cet étranger. Sa visite terminée, la pauvre afligée se dirigea de nouveau vers la g'ille et passa tout près du voyageur, comme la première fois, sans le voir, sans s'inquiéter le moins du monde de sa présence. Pierre la suivit de loin, rete- nant haleine, fâché contre lui- même lorsque sen pied froissait trop brusquement les feuilles mortes qui jonchaient le che- min. 1] arriva ainsi à la Grand Place, Guillaume s'y prome- nait de long en large, se de- mandant s'il ne devait pas pré- venir la police et raconter à que terrible danger venait de s'exposer son téméraire cou- sin. ; —Tu vois bien, Jui dit Pierre, que notre fameux reve- nant n’est pas bien méchant. —Tu l'a donc vu? —$Sans doute el toi aussi, car —Mais c'est Thérèse la folle ! — Appelie-là comme tu rou- dras, mon cher, mais pour moi c'est vne mère qui vient de nous eus Re he. | L 1 > {prier sur la tombe de sa fille Tout le monde ici se moque d'elle. —Et moi je me suis incliné sur sn passage, Car folle ou somnambule, elle m'a prouvé que l'amour maternel survit au naufrage de toutes les au- tres facultés du ‘cœur et de l'âme. JEAN LEFRANC UNJEUNE GARCON SAUVE IL GARDAIT LA CHAMBRE DE- PUIS PLUS D'UN AN 1l endurait des souffranses a- troces dans les muscles de ses bras el de ses jambes. Ré- duit presque à l’état de sque- lette. De l’ ‘“Acadian”, de Wolfville, N E.. M. T. W. Beckwith est le propriétaire de l'hôtel Royal à Wolfville, l'hôtellerie la plus importante en ville et c'est uu homme bien connu et estimé dans toute cette localité. 11 a un garçon joli et spirituel, âgé de 13 ans, nommé Freddie, dont l'intelligence est bien au-dessus de la moyenne. Onsait parfai- tement dans Wolfville que Fred die a fait une grave maladie quoique pourtant les moyens auxquels il Soit sa guérison ne soient pas si généraiement con- nus.et un rapport de son cas se- ra peut-être utile pour venir en aide à d’autres malades. Le 26 décembre 1893, Freddie tomba malade et dut s’aliter jusqu’en mars 1894: Denx médecins dif- férents furent mandés pendant sa longue maladie. L'un deux dit qu'il avait la grippe et l’au- tre qu'il était atteint de rhuma- tisme fiévreux. 1l éprouvait des douieurs vives dans les museles de ses bras et de ses jambes et après trois ou quatre jours, dut prendre le lit où il resta presque tout l'hiver, souffrant teriiblement. 11 fut réduit pres- que à l’état de squellette et ne pouvait presque prendre au- cune sorte de nourriture. Pen- dant sa maladie, il éproura une rechute, ayant voulu se lerer avant qu'il ne fut temps. En fantin, il voulait auxieusement sortir pour jouir du soleil du printemps et pendant plusieurs jours on le fit promener en voi- ture. Ceci amena la rechute. Le docteur fut de nouveau mandé et l'enfant continua d’empirer et düt prendre de nouveau le lit. Les choses prirent une tour- nure grave, car, en dépit des soins médicaux qu'on Jui pro- diguait, il ne devenait pas mieux. Finalement, son père se décida à essayer les pilules Ro- ses du docteur Wiliiams. Peu après, Freddie se sentit mieux. Son appétit revint et les douleurs diminuèrent, En con- tinuant à prendre les Pilules Roses, il recouvra rapidement la santé et la force, et environ un mois plus taid il était appa- ramment aussi bien que jamais, le seul reliquat de sa longue maladie étant une douleur lé- gère à la jambe. qui ne dispa- rut de plusieurs mois. 11 y a plus d'un an et Gemi que Fred- LS 2 eu ti er mn aa Nacht PE L'IMPARTIAL RO ee anne de dé srl artte PRET de cas elles ont guéri quand les! autres remèdes eurent failli. CHEAPEST Elles sont un remède qui gué- rira positivement toutes les ma-) ve BEST tat vicié du sang ou de l'ébran- lement des nerfs Vendues par tous les commerçants ou par la | CHAIRS malle de ja Dr Wil'iams Medicine Compauy, Brockville Ont., à 50 cents la boite ou six boîtes pour $2.50 11 y a de nombreuses imitations ou con- trefaçons contre lesquelles Je + ae public doit être en garde. RS . - e + 2 ( ladies qui proviennent d'un “| PE. E. UN MOT AUX FILS DE CUL TIVATEURS mn —X— Fils de cultivateurs, ne rou- gissez pas de l’état de votre pè- re, ne craignez pas de devenir vous-mêmes agriculteurs; car | vous embrassez, en le devenant | la meilleure et la plus libre de toutes les professions. Le succès viendra toujours couronner NCOHOOEL votre courage et votre persévé- | rance; Car, Soyez, certains, dans | l’état de cultivateur, ïl y a comme dans tous les autres. du travail à faire, des déboires à é- prouver, des difficultés à sur monter, mais celui là qui dit résolhment: “Je veux arriver,” tombe rarement en chemin. Malheureusement, de nos jours, ui mauvais esprit s'est emparé de beaucoup de nos Jeunes gens à la campagne. Ces jeunes géhs nourrissent des chimères, ils 1ont de bons rêves. ils sont inquiets, tourmentés du désir de faire fortune sans travailler; ils se croient asssez intelligents, doués d'assez de talents pour arriver à la riches- se, mener une vie luxueuse en se croisant les bras; c'est pour- quoi ils dédaignent l’état de leur père; l’état de cultivateur, MARK WRIGHT & CO. n'est pas assez nobl x, | il nds chere avais “a Charlottetown. n’est pas le fait d'un jeune (87 Werire ror Prices. homme habile et d’entre | Jan. 16° 96 prise. ils s'en vont dans les! @t villes grossir bien souvent, à NE VOUS VOUS PROPOSEZ légion des banqueroutiers, du. faussaire, des voleurs; ou bien | them ourselves WRITE For CurTs AND PRICES. FURNITURE GO00D, STRONG & CHEAP PRE * mm 2 $ © Fe So” ER rE re res eses Fe en F ES. $ CSN PLUS Vous ( pee ( a m ed EE à me LS nd “ PK n ne LI (Dre 1 { il nt O00X0X00 9 —— * “| Le matin d’aller en ville pour y acheter des marchandises, bien, s'ils rest-nt honnêtes, ils il est assez probable que vous rassemblerez ia famille la veille, végètent derrière un comptoir et que vous passerez en revüe les différents magasins et leurs o41 dans un bureau, gagnant Prix, tout en prenant compte des marchand:ses que vous pre- peuet regrettant, mais trop | tendez acheter. tard, la terre paternelle. | NOUS AVON:; MONTRE AU Jeunes gens, soyez assurés PUBLIC d’une chose: l’ère des miracles est passée, Ja fortune ne viendra | que nous vendons à meilleur marché que qui que ce soit, vu pas vous trouver durant votre | {0€ nous veudons aux prix coatants afin de nous retirer du !cvommerce en Détails. sommeil, vous ne deviendrez oiant le, AINSI SI VOUS VOULEZ pas riches en vous croisant les |acheter au magasin Où vous pourrez retirer le plus grand bras. Soyez marchands, avocats! médecins, cultivateurs, etc. profit pour votre argent, ne manquez pas d'aller voir sans le tra vail, l'étude, l'étude, 7 | , la persévérance, vous ne pour- D, ROGERS Æ 1 FILS rez réussir: mails de tous les é-| Summerside, 13 Fev. 1896 tats, celui de cultivateur est le meilleur et conduit le plus sû | #4 T rement au bien être | GEN E RA L 1l est peut-être plus agréable | de se tenir derrière un comp- | toir, mesurer de l’indienne, faire | 1 am now opening out my Spring Stoc la causette avec les dames, que | _—_—. En agi he de tenir les manchons de la eharrue, mais rappellez-vous, | Farming implements file de cultivateurs, que la terre | which will be s2ld as low est une bonne mère, qu'elle! g»ods considered. prodigue ses biens à ceux quil travaillent dur et ferme, qu’elle q Plows, INVITATION TT "TT NN 7e as the lowest, quality of nn 62 . les donne en proportion du tra- | Spr ins tooth and Disc Har- vail et de l'intelligence que OWS, Iron Harrows, Seedsowers Comi- l'on déploie pour elle. Votre ve plete and Boxes ts fit Cossitt Rakes. nir est entre vos mains, d'un côté vous avez un succès cer-| {ain sur la terre paternelle: de À fine stock of Plow extras to fit nearly all kinds of l'autre, une fortune incertaine, | Steel Plows souvent ja misère dans les vil-. les ou en pavs étranger.—Le | NÉ Le Nord. | Solentifio American || Also on hand and te arrive about 15th May Truck waggons, Bugzies, Phea- die a pris sa pilule et, dans cet interval de temps, n’a pas eu | d'attaque du mal. 11n’ya pas) de doute que les pilules Roses du doctear Williams l’ont gué- | ri et le garcon et :ses parents | en jont de grands éloges | Les Pilnles Roses du Dr Wil-| liams sont la merveille médica- | le du siècle. Dans des centaines | Srientifié America Es | > tons, Road Carts, Concord Wag- Enr sons, and many _Other articles too DEA pe, MARKS, | NUINETOUS {oO mention. pan RRT5 ar SOPYRICHTS, etc | i. ImTorma 2.2 ° ° . NUS & (C0; DL BROADWAY, NEW OR, IT would solicit a general invitation to the farmers of es atents in Americ® | : : Every patent tak tb i re | Prince Co nf S tx nr : 10 te publié by a notice given {rec of charge in {ng SR eee Au RE NE PUR ei { 1 [es] D : . } | | N | Largest ctreuiation of any scientife D 6 di N WW I L K I N NS world. Splendidly ilustrated. HER man should be without it, W. ear; $150 six months. Address MUNRP A De UBLISEERS. 961 Broadway, New York Citr, : Ablerton, P, E EE March 25th 1895. ae TE ect NT ET 2. nt: 7 PUR EL Fu, È “hi Ne TS Pie Te M HE O Fa ù FT AE UE: 556 sagas de