any tres du : JEUDI LE 22 JUIN, 1899. St. Laurent PENDANT SEPT ANS SOUS LES SOINS DE QUATRE MÉDECINS-—MAIS SAUVÉE DE LA MORT PAR LES PILULES ROUGES | DU DR. CODERRE. Les Pilules Rouges du Dr. Coderre sont la supreme espérance dé toutes les femmes malades et conviennent a tous les ages et a toutes les bourses. l’amie des jeunes filles.— Elles Dans tout le monde, et dans toute É l'histoire du monde, aucun médecin et aucun remède n'ont pu guérir et sauver la vie à un si grand nombre de femmes que les Piluies Rouges du Dr. Coderre. Elles sont pour les femmes seulement et elles agis- sent directement sur les organes spé- cialement féminins des femmes, qui, quand elles sont en santé les rendent si attrayantes, mais quand elles sont malades, font qu’elles sont un objet de pitié. Ne voulez-vous pas encore être bien comme quand vous étiez ptites filles ? Les Pilules Rouges du Dr. Coderre vous réndront ainsi. Telle est l'opinion de Madame St. Laurent, qui est une dame intelligente et tout à fait digne de foi. Voici ce qu'elle dit : ‘ La misère et le travail “ ont été la cause que j'ai contracté “une grave maladie qui m'a fait “ souffrir pendant sept ans, Le “beau mal me rendait martyre. Je souffrais de maux “ de tête, douleurs dan; l'estomac, le dos, les côtés, pas “d'appétit. J'étais si faitle que j'avais de la misère “ à marcher seul:, j'avais l'air d’une morte tant j'étais “ pâle ; quatre médecins me soignèrent, mais sans suc- “ cès, j'étais tout à fait découragée, quand des amies “ charitables qui connaissaient les Pilules Rouges du Dr, # Coderre me conseillérent d'en prendre. Béni soit ce “ remède, car je ne me sens plus du beau mal, je fais mon ‘ouvrage comme si je n'avais jamais été malade et je “ suis bien, forte et alerte comme à l’âge de rs ans. Je “ suis heureuse de vous envoyer mon témoignage, car # je dois la vie aux Pilules Rouges du Dr. Coderre.” Mme. Marie St. Laurent, Lac Edouard, Co. Portneuf. Que pouvons-nous ajouter de plus après un témoignage aussi éloquent ? N'’est-il pas clair, n'est-il pas évident e les Pilules Rouges du Dr. Coderre guérissent ? est-il pas assez prouvé qu'aucune maladie particulière aux femmes ne peut résister contre leu: usage ? Les Pilules Rouges du Dr. Coderre donnent toujours en même temps que la guérison, l'énergie et le courage pour entreprendre les luttes et les tracas inévitables dans la vie. Elles sont toutes puissantes pour guérir le beau mal, la leucorrheé, les irrégularités; la constipa- tion, les maux de tête, d'estomac, de reins, côtés, dou- f MADAME MARIE ST. LAURENT, leurs dans le bas-ventre, les étourdis- sements, nervosités, les maladies particulières aw®changement d'âge, bouillonnement du sang, froideur des pieds et des mains, elles sont d’un grand secours, prises avant et après la naissance d'un enfant ; les mères devraient toujours en donner à leurs jeunes filles, elles les rendront régulières et aideront à leur forma- tion. Souffrez-vous depuis longtemps ? Alors il est bien douteux qu’une ou deux boîtes de Pilules Rouges du Dr. Coderre puissent vous guérir. Soyez consciencieuses et prenez-en assez pour leur donner une chance d'agir sur votre maladie, en même temps écrivez à nos médecins spé- cialistes. Vous pouvez les consulter pour rien. Ecrivez-leur une des- / cription bien complète de votre ma- ladie, Vous n'avez rien à craindre, ne leur cachez rien, car toutes lettres adressées au “ Departement Medical, Boite 2306, Montreal.” sont ouvertzs, répondues et tenues confidentielles par eux. Si &es dames le préfèrent, elles peuvent consulter personnellement et gratuitement nos médecins spécia- Esies en se présentant à notre dispensaire pour les fem- mes, au No. 274 Rue St. Denis, tous les jours (excepté le Dimanche), de 102 heures a.m. à 5 p.m. N'ou- liez pas, consultations gratuites. < Refusez comme imitation toutes les pilules rouges que l’on vous offre à la douzaine, au cent ou à 25c. la boîte, même lorsqu'on vous dit qu’elles sont aussi bonnes ou qu'elles sont les véritables Pilules Rouges du Dr. Coderre, Nous tenons à vous avertir que ces pilu- les rouges vendues ainsi à bon marché sont des imita- tions qui souvent contiennent des drogues dangereuses. Refusez toute imitation. Si vous ne pouvez vous procurer les véritables Pilules Rouges du Dr. Coderre chez votre marchand, envoyez-nous soc. en timbres pour une boîte ou $2.50 par lettre enregistrée ou man- dat-poste pour six boîtes. Nous les envoyons au Canada et aux Etats-Unis, pas de douane à payer. 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Le marquis de Montcalm parut 8e recueillir. Il demeura quelques jins- | tants silencieux, les yeux fermés, les Puis, sur un signe qu'il fit, le père | André s’approcha plus près de lui, en- cieusement autour du corps près du- tendit ses derniers aveux et lui donna | quel était agenouillés cette poignée de jusqu'a men der- | Il y eut un moment de stupeur. tous | se releva, courut vers la porte de l'é- glise et l'ouvrit a deux battants. Alors Ia foule qui se pressait devant | pardonne a |le parvis des Ursulines, attendant le dénouement de ce grand drame, entra lentement dans la nef asssombrie par | les crêpes du soir. Soldats de cette pauvre armée vain- cue, habitants de Québec, Canadiens, sauvages, tous vinreat défiler silen- Dieu ! soldats et d'officiers fidèles. calme adoucit le! Peu a peu des flambeaux s'allumè- | rent et jetèrent leurs grandes lueurs 5 a, D x CU PO a PRG Er en ë ï + ; M A Re : L % r “ci : Mr " - __—— " : = 3 prit une feuille de papier, un crayon, | et, se penchant vers le mourant, re- cueillit les paroles snprêmes qui sor- taient de sa bouche. ‘Général, dicta Montcalm d'une voix expirante, l'humanité des Anglais me tranquillise sur le sort des prisonniers Ayez pour ceux-ci les sentiments qu'ils m'ont inspirés. Qu'ils ne s'aper- çoivent pas qu'ils aient changé de maîtres. Je fus leur père, soyez leur protecteur.” champ au général Wolf, ajouta le mar- quis de Montcalm après avoir signé péniblement les lignes si simples et si touchantes qu'il venait de dicter. —On dit que James Wolf a été bles- sé a mort, mon général, oflicier. —Lui aussi ! dit Montcalm en ho- chant la tête. Plus heureux que moi, il voit en mourant ie triomphe de son pays. Et après une pause : ; Messieurs, dit-il, ma consolation est d’avoir été vaincu par un ennemi aussi brave. Se. murmura un à Fée D pe RE SET à | Quelques instants, après, une sorte | de crise douloureuse parut s'emparer | vide, l'altération de ses traits révéla | de cruelles souffrances 1l porta la main sur sa poitrine toute sanglante et murmura d'une ! voix éteinte : — Un prêtre, mes amis, un prêtre ! viut s’agenouiller auprès de l'héroï- que mourant. —Ah ! mon père, dit Montcalm en suis content de vous voir L'officier s’agenouilla a ses cotés, | | visage du malheureux général. Il fit ses soldats, a ses lieutenants, | rouges sur les piliers de la vieille é- français et sur celui des Canadiens. | J | --Vous enverrez cette lettre sur le- | du blessé. Son visage devint plus li-! saisissant dans sa main déja refroidie | les mains du vieux missionnaire, je | avant de | de se rapprocher de lui. Jusqu'au der- nier moment, il voulut voir ces fidèles | compagnons, les témoins des merveil- leuses victoires qu'il avait remportées | pendant trois années dans les grandes | plaines de l'Amérique du Nord. Un peu a l'écart, d'Arramonde et | Saint-Preux se tenaient par la main, mu ts, désespérés. Pendant la batail- le, ils avaient toujours été an premier rang. La compagnie que commandait | Saint-Preux avait été presque entière- ment anéantie en chargeant l'ennemi |a la baïonnette. Lui-même tait légère- : ment blessé. | Montcalm zperçut les deux jeunes gens. Il fit an effort | pour se redresser, aussi Ja main : —Monsieur de Saint-Preux, fit-il, vous direz au maréchal de Belle-Isle que j'ai tenu le promesse que j'avais | faite au roi de sauver la colonie ou | de périr...Vous le voyez, je meurs sous ,es ruines de Ia Nouvelle-Fran- Le marquis de î Mis dis | | La robuste nature du général sem- | blait disputer a la mort chaque mi- | nute de vie. L'agonie fut lente, mais très-douce. |. Enfin, au moment ou le jour com- | mençait a baisser, le marquis de | Montcalm ferma les yeux. Depuis | deux heures il ne parlait plus, mais | #5 regards encore pleins de vie sem- | blatent communiquer a tous les assis- |tants les pensées qui animaient son : Es ‘| ame ardente. Le cercle formé par les officiers et | * les soldats s'écarta et le père Andr« | Lorsqu'il vit le blessé fermer ses paupières, le chirurgien secoua triste. | ment la tête. Il glissa sa main sous | l'uniforme du marquis de Montcalm, | a l'endroit de la poitrine. Eufin, au bou de quelques instants, lilse releva et dit d'une voix très- basse, étouffée par l'émotion : | l 2. ‘+ r ne. ; ‘ mourir !..Vous resterez dans cel __ Messieurs, ce grand cœur a cessé *...Ditez bien aux Canadiens | d3 battre. 4 EE NE CA CE PR 2 Em ra . et leur tendant. glise. La fumée des torohes de résine, montant en noirs tourbillons, s'échappa a travers les grandes baies que les boulets etles bombes anglaises avaient ouvertes dans la toiture. L'église, a demi ruinée par le bom- bardement, prit ainsi éclairée un aspect étrange. Contre les murailles et les nefs la- térales, cette foule recusillie, atterrée, murmurant des prières entremélées de sanglots._—De tous cotés, des colonnes brissées, de grandes solives noires s’avançant au milieu des clartés rouges de la nef, des statues mutilées et qui semblent, avec les blessures dont elles sont criblées, personnifier le peuple canadien, décimé par cette guerre implacable.—Puis, sur le pavé ou les bombes ont en éclatant creusé de grands trous, un cadavre couché dans son blane uniforme taché de sang, le visage calme, tenant entre ses mains jointes le crucifix du vieux mission- naire.— Et autour de ce mort envelop- pé dans les plis d’un grand manteau noir, qui semble lui donner des pro- portions extraordinaires, une tren- taine d'’officicors, de soldats, de Cana- |diens a demi sauvages, immobilisés | par la douleur et qui pleurent a ge- :noux la mort de leur défenseur et la | raine de leur pays Lhisxars ne Bientot au loin le canon retentit, les cloches sonnent le glas: funèbre, les fiambeaux paraissent jeter des) flammes plus vives. | Le moment est venu de déposer le! héros dans sa dernière demeure. Au fond de l’église, près d’un pilier, | est un trou profond creusé par une bombe anglaise. | Les soldats réunissent de nouveau leurs fusils, en ferment un brancard. | Le marquis de Montcalm y est pieuse- ment déposé. | | ! | | | i On porte lentement le corps du gé- # SA VIE FUT SAUVEE M. J. E. Lilly, un des principaux citoyens de Hannibal, Mo., a été der- nièrement préservé d’une mort hor- rible. Racontant le fait. il dit : J'étais attaqué des Fièvres Typhoïdes qui se transformèrent en pneumonie. J'eus les poumons terriblement affectés. J'é- tais si faible que je ‘no pouvais pas même m'esseoir sar mon lit. Je ne pouvais rien trouver qui put amélio- rer ma condition. Je m'attendais a une mort prochaine, de consomption, lorsque j'entendis parler de ‘Dr King’s New Discovery.” Une bouteille me procura un wrand soulagement. J'en continuai l’usage.et maintenant je suis bien et robuste et je ne saurais en faire trop l'élogé. 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