ms nt ARARSE RER iàl. A PUR CAR L'IMPARTIAL, JEUDI LE 1 NOV 19300. À BAS LAURIER a . Voici autant de raisons qui nous font un devoir de chasser du pouvoir Lanrier et ses acCo- lytes. Lisez : 1. Le gouvernement Laurier a brisé presque tous les engage: ments sur la foj desquels il est monté au pourvoir. 2. Le gouvernement Laurier qui avait promis de réduire de plusieurs millions la dépense annuelle ordinaire, a porté cette dépense en uue aunée de trente six millions à quarante et un millions de dollars. 3. Le gouvernement Lauri:r a augmenté la dette de $7,779, 012. 4. Le gouvernement Laurier a augmenté le chiffre destaxes de $7.198°784. 5. Le gouvernement Laurier qui s'était engagé à obtenir la réciprocité commerciale illimi- tée avecles Etats-Unis, n’a ob tenu auoun avantage pour le Canada sur les marchés améri- cains ou autres. 6. Le gouvernement Laurier qui s'était engagé à obteni: pour le cultivatenr canadien un droit de préférence snr les marchés du Royaume Uni, a fait ce qu’il a pu pour empêcher le Canada d'avoir ce droit préférentiel. 7. Le gouvernement Laurier dans une aff.i:e d'une si haute importance que la guerre tran;- vaalienne, a agi d'une manière faible, évasive, et indécise, don nant lieu aux dissensions et à la contestation partout en Cana- da. 8. Le gouvernement Laurier, s’est rendu voupab'e d'une grave négligence en permettant j'en voi aux troupes canadiennes eu Afrique, de biscuits ordinaires comme rations d'urgence et d'a voir payé cet artiole sans valeur $2 da livre —plus de neuf fois sou prix,—le gouvernement Laurie: au lieu de punir les coupabies eu cette circonstance, les a pro- tégés. 9. Le gouvernement Laurier a, du même coup, détruit l'in- dustrie du fil d’engerbage. au Canada et doublé le prix de cet article pour le cultivateur cana dien. 10. Le gonvernement Laurier | a remis entre les mains du syn- dicat américain de la “Standard Oil” le monopole de l'industrie du pétroie au Canada et » aug menté le prix de cet article pour le consommateur vanadien de 62 pour cent. 11. L: gouvernement Laurier a gaspiilé $250.000 des deniers publics en tenant le plébisci:e de la prohibition, lequel n'avait d'autre but que de tromper les électeurs et de leurjeter de l: poudre aux yeux. 12. Le goavernement Laurier a essayé d'abandonner à peu près quatre mil ions de terrains auritères valant vingt miilions d2 piastres, pour la constracilon d: 150 milles de chemin de fe: din: let-rrio re da Yukon. 13. Le gouve:n:ment Laurkz a voulu payer poar le ‘h>min de fer du Drummoud $200,009 de plus que ce qutest payé av- tuellement g àce a action VI goureuse du Sn 14. Le zouveru L+urier a toléré lu ; cIrap l'aduni- tion et invapact: iiuiS nistration du Yukon pê-hé constamment toutes les investigations teatées an Parle- ment dans le bat de remédi:r à cet état de chose. 15 Le gouvernement Laurier, et a em par son attitude, a empêche ie Uanada d'obtenir üuue ligne re pide océanique favorieaut le 2 { nn coinmerce navai du Canada 16. Le gouveruc meut Laurier a encouracé la pins giosee et ja plus systématique fraude élec turalie en condamnant l'ffense et en favorisaut le coupable. Eectcurs chas.ez le par:i qui a brisé sans serupuies ious 518 1 - . engagements, et si ceux qui lui |succédent se moquent de l'opi- nion publique chassez-les aus- ‘si! C'est ainsi que Je peuple se fera respecter et arrivera à exer- cer le vrai pouvoir. | Unissons nos forces pour que (les fausseurs de promesses et | les traîtres reçoivent leur juste ‘récompense. . Rallions-nous autour de la vandidature de M. Ed. Hackeit, ‘Je candidat de la bonne cause. LA DEROUTE Voici, pour commencer, une énu- mération de quelques libéraux qui abandonnent publiquement leur | parti, écœurés du cynisme avec le- quel il a renoncé à toutes ses pro- | messes : M. J.R. Kerr, de Régina, prési- dent de l'association libérale en 11894 et président de l'assemblée | publique qui reçut sir Wilfrid Lau- \rier, se déclare en faveur de M. Da- | vin et du parti conservateur. | M. James Hoare, de Woodstock, | écrit au Woodstock Times qu’il ne peut plus appuyer le parti libéral et qu'il se range du côté conserva- teur. M. A.R. Vaublovicour, un vieux | libéral, écrit à la ‘‘Gazette’’ de | Pictou, que le parti libéral, trahi |par le gouvernement Laurier qui a | répudié tous ses principes, n’existe | plns. Un vieux libéral qui ne donne pas | son nom, écrit au ‘‘Times’”’ de St- | Thomas, que les fraudes d’Elgin- |ouest et autres transactions mal- | honnêtes l’ont convaincu qu’il doit | voter contre le parti. | M. D. D. Darcy, d'Ottawa, a don- iné sa démission comme membre de {l'association libérale, pour entrer dans l'association conservatrice. C’est un marchand qui a travaillé | pendant vingt ans pour le parti li- | béral. M. J. G. Adams, candidat des | Patrons dans Cornwall en 1896, lappuie le candidat conservateur cette année. Parlant à une récente assemblée, il a déclaré qu'il appu- yait le candidat conservateur, M. | Pringle, parce que le parti libéral 8 ‘s'est déshonoré en répudiant toutes |ses promesses. | M. Kenneth | député libéral à Winnipeg, dénonce |le parti libéral parce qu’il est con- | duit par des hommes qui en ruinent Mackenzie, ancien | les prinoipes. L'ex-Echevin Joseph Rowan, | d'Ottawa, a abandonné le parti li- | béral pour se rallier au parti con- | servateur. | M. P. O’Reilly d'Ottawa, untra- ivailleur libéral ardent, travaille |pour le parti conservateur. Le Col. Holmes, de Cha- tham, écrit au ‘‘Chatham Planet’ : J'en ai fini avec le parti libéral et je me soucie peu qu’on le sache. Mon père était unlibéralet tous ses fils | l’étrient comme lui ; mais enfin les Sam. l écailles me sont tombées des yeux et cette fois je vais voter pour le maire T. A. Smith, le candidat con- servateur dans Kent. W, A. Kiüllam, de Varmouth, l’un des plus grands exportateurs de poisson de l’ouest de la Nouvel- le-Ecosse, écrit : actuellement dans l'opposition sont | ceux qui devraient gouverner, et si je puis aider à les mettre au ponvoir, je serai content !”? M. Arthur Richardson, de Syd- ney, parlant samedi soir, à Inter- national Peer, a déclaré qu’il ne se respecterait pas lui-même si après les répudiations de promesses dont lle parti libéral s’est rendu coupable, il n’abandonnait pas sonÿparti, ajou- tant que beaucoup d’autres libéraux pensaient comme lui, mais n’o- saient pas le dire tout haut. La déroute est générale. CARD Dr. H. L DickEey, nical Assistant at Royal London Ophth mie &0-pital, Moottiekls. " aud Central Loi don Throai & Eur Bospial Enseignement DE La MEMOIRE La memoire est oette faculté à laqnelle nous devous de con- serveret de nous rappeler nos impressions, les images et toutes nos cOunalssances Les qualités d'une bonne mé- moire sont : 10,la facilité et la promptitude à reteniret à rap peler ; 20, l'étendue ; 30, la fidé- hté à conserver et à reproduire exactement les impressions, ima ges et connaissances. 1ly a deux sortes de mémoi re : la mémoire deë mots et la mémoire des choses, mais la lère. s'appuie sur la 2% et sans la 22 la Ière n’a aucune valeur. 1l est très important de déve- lopper cette faculté ch:z ies en fants car la mémoire orne l'es prit et sert l'imagination, le ja- gement et la raison. La raisou et l'expérience prouvent que la mémoire est indispeusable à tons, surtout aux étudiants. Afin que la mémoire acquière les précieuses qualités citées! plus haut, elle dois être exervée lorsque l'enfant est encore jeu- ue et plein de vie. Pour qu'eile conserveces qualités, elle doit étre soumise à uu exercice con- tinucl et de tous les jours. Pour arriver à bien dévelop: per la mémoire, il faut, habituer les enfants à associer des idées | réelles, à retenir les mots com- me expressions des choses, car la mémoire repose, en grande partie du moins, sur l'association des idées. De plus, afin de ren. die cette faculté plns partaite, il faut faire retenir et réciter mot pour mot, faire apprendre des chiffres, cela est nécessaire. L'instituteur doit donc choi- sir pour exercer la mémoire les compositions dont les idées s’as souvient naturellement. 11 ne dait rien faire apprendre qui ne soit clair par soi-même ou rendu tel par des explications. 1! doit exi ger que les élèves retiennent et récitent mot pour mot des mor ceaux de littérature, les résumés d'histoire. \ci comme partout les exercices doirent être de plus en plus difficiles et toujours à la portée des enfants. On doit profiter, autant que possible, des lecons de lecture, d'arithméti- lculté si ntile. que, etc, pour exerver œette fa- Pour bien apprendre une le- çon, :' enfant doit apprendre sé parément et doit répéter les phrases les unes après les au- tres ; cela porte l'enfant à ap. prendre sa leçon machinale ment ; pour obvrier à cet invcon vénient, l'icstituteur doit habi tuer les enfants à ne pas ‘ou jours reproduire les choses uans le même ordre, en les interro- geant tantôt suivant un ordre, tantôt suivant unautre. Les Île cons doivent être données pour jnne heure fixe et proportionnées ‘‘Je crois que les hommes qui sont | au temps accordé pour les ap: prendre. L'instituteur doi: les lui-même, car le moniteur ne pourrait voir le plus souvent si l'enfant com- pr-nd bien laleçon, s'il sent tout ce qu'elle renferme, et ne pourrait suppléer à ce qui man- qu? à cette récitation ; il ue sau- rait non plus juger du motif pour lequel un élève ne sait pas sa leçon Le mode individuel est ici! préférable ; ear le maitre peut ainsi mieux apprécier les dis- | positions et le degré d'applica- | tion des élèves. Oependant. le | |mode simultané doit être emplo | yé de temps en temps pour rom | pre la monotonie, ponr #snhardir. an élève timide, corriger la len | teur on le mauvais ton d'un an- tre, éveiller l'ttention d'un! (trois'ème, ete Pendant la réci- | faire réciter SPECIALIST-EYE, EAR, NOSEAND itation, l'institutenr se gardera! TARA I Office- Cameron Block. Ragider ce Richmord St \Vest da tonte contenance qui serait | de nature à intimider lee cn | ee Honrs— 9 30 à m. to 1 p. m., | fants. S'il est forcé de l'£ister, …, Ryenings by apreintment. | ed aud fitted with Glusses Dane sente PEER 2 290 + On MEET Lrmennse eau ay 955 il préférera le faire amy-moyen | | Dame et Falium, appe'ait les sr £ d'une petite interrogation. UN At DE L'EDUCATION. (A Suivre.) Morts Asphyxies CINQ ENFANTS SONT V1C- TIMES D UN iNCENCIE L'IMPRUDENCE D UN FRERE EST LA CAUSE DU MALH UR Montréal 23-Cinq enfants morts asphyxiés ; le père, la mè re et un enfant légèrement brû- lés, tel est le plus pénible résul- vient de plonger la fanilie d'Olivier Leblanc dans le denil et la désolation. Vers 12.30 heures, la œuit dernière, l'avertisseur No 92, situé à l’angle des ru:s Notre- pompiers des postes Nos 8 et 13, au No 37 de la ruelle Areham- bault, située en arrière de l'égii- se St Vincent de Paul, parailè- lement aux rues Dufresne et Fuilum, qui l'avoisinent. Un incendie venait d'éclater au deuxième étage de l’edifice Ar chambault, dans le logis où dor- mailent paisiblement la plupart des membres de la famille Le- blanc. LA CAUSE DE L'INCENDIE Romælus L:blanc, frère des victimes, était ariivé chez ses parents vers minuit. Ne tron- vant pas de lampe dans sa cham- bre, il descendit à la cuisine où ilen alluma une. En montant l'escalier, il vit la lampe s'étein dre subitement «t il retourna & la cuisine pour se munir d'une lumière convenable Rallumant la lampe, il s'aperçut qu'elle manquait d'huile et il voulut y remédiersur le champ. Limpru dent négligea d’éteindre tempo- rairement la lumière durant l’o- pération. La lampe fit explosion dans ses mains. Le pétrole se répandit sur le plancher. s'eten-| dant jasqu' à l'escalier et jusqu’ aux chambres voisines. Eu un tat de l'incendie désastreux qui 1 Î ebn d'œil, les flammes et une épaisse fumée enveloppèrent tous les appartements. Le jeune Leblanc, tout aflolé, n’eut rien de plus pressé que de courir sonner l'alarme, au de- hors, sans songer au péril qui menaçait les oceupants de Ja naison. La porte par laquelle il sortit, ayant été laissée ouverte, activa l'intensité des flammeé, et avant qu'on pût atteindre le théâtre de l'incendie, l'édifice n’était plus. qu'un brasier ardent. | LE PERE SAUVE UN ENFANT | M Olivier Leblazce s'éveilla! au milieu d'un noir nuage de | famée. En face du danger, ill saisit sa petite fille Aurore, âgée de trois ans, reposant à côté de! lui, dans un berceau, et presque sufloqué, ilse j ta par la fenêtre | sur le trottoir de la rae. Grâce | an dévouement d'un vuisin, Dieudonné Coulet, qui venait, d'arriver sur les lieux, le père. et son enfant échappèrent à une mort probable, en rencontraut| dans le vide affreux les bras d'un | sauveur,tendus ponr atténuer le choc d'une chûte fatale. LA MERE VEUT, EN VAIN,SAU | YVERSES PETITS O'est ares ia plus grande pei- | | flammes dévorantes. Bien qu'il fàt inutile d'essayer de porter, secours aux j2uues victimes, la! mère, folie de douleur, voulait quaud même braver l'élément destructeur pour lui disputer ses enfants, ces chères parties d'elle-même. La figore et les mains brûlées, jetant des cris de déses;oir, la malheureuse fat retenue de force, au seuil de l'édifice en fea. par le co stable Saugainet, du p: ste N : 2, qu: etait arrivé l’un des premiers sur la scene du drame horrible. Ceiui-ci se fût. & il rendu aux sollcit:!.ons de « | Mme Leblanc, nous aurions cer tainement le nom d’une nou- vélle victime à enregistrer dans | ce triste récit. LE NOM ET L'AGE DES VICTIMES Les cinq jeunes victimes du cruel incendie ont été transpor tées à la morgue, où le coroner doit tenir une enqgnête aujourd - hui. Voici leurs noms et ieurs âges : Rosa Leblane, 14 ans ; Fortunat Leblanc, 9 ans ; Ro sanna Leblanc, 8 aus: Léo Le- blanc, 6 ans ; Georges Leblanc, 44 ans M. Oiivier Leblancest âgé de 45 ans. 11 est employé à la “St Lawrence Refining Sagar Oo.” Ses blessures sont légères. Mme Leblan:, âgé de 40 ans n'a éprouvé que de légères brû- lares, Aurore Leblanc, la jeune en- fant que 12 père a sauvée dans ses bras, n'est âgée que de 3 ans. Ses blessures ne sont pas gra- vers. Les parents, désolés, se sont réfugiés ohez levr fiis Arthur, qui demeure dans le voisinage. inutile d'essayer d'exprimer la profonde déso'ation où se sent pleugée la malheureuse famille ouvrière. 13 TT et et Sores. Mr. Stephen Wescott, Freeport, N.S., gives the following experience with Burdock Blood Bitters. ‘I was very much run down in health and employed our local physi- cian who attended methree months; finally my leg broke out in running sores with fearful burning. I had thirteen running sores at one time from my knee to the top of my foot. Al the medicine I took did me no good, so I threw it aside and tried B.B.B. 7 Gne-half the bottle Was gone L notice Fete a change for the ME AE AE) better and by the EFè time I had finished two bottles my leg was perfectly heal- ed and my health greatly improved. Le É BLOO D Lo MARCHANDISSE D'HIVER —X — Voici le Temps arrivé d'acheter vos Marchau- dises d’hiver: Nous Avons déjà reçu et recevons chaque jour des Marchandises pour sa- tisfaire tous les goûts. Nous Vendons toujours au plus bas prix et garantissons nos Ellets. Nous Avons Aussi Nous avons aussi un bon as- sortimentde Harrais et decuir à Harnais. Nous tenons nne Boutiqueà Réparrage on M. Michel Poirier est prêt à faire votre ouvrage saus vons faire attendre. Venez Nous Voir. Vous serez satisfaits. J. F. Chaisson & Cie ne que ia mère fat arrachée aux? Tignish. 4 oct 1960. LE PASSE-TEMPS est une superbe revue musicale, lit- téraire et sociale avec texte et musique qui paraît tous les quinze jours. 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