— CORRESPONDANCE L'ECRITURE VERTICALE Vous me permettrez, M. l'E- diteur, de dire un mot sur le compte de l'écriture verticale. Cette question a été discutée mais ceux quiont pris part à cette discussion se sont bormés à considérer le côté pécuniaire de la nouveauté. Au lieu de faire ressortir les avantages ou de l'écriture verticale on l'écri- ture inciinée, les orateurs de ia couvention de Bloomfield se sont épuisés a crier qu'il allait en couter beaucoup aux chers parents et que tout changement amène plus on moins de d'is- conrenients. Vous savez, M. l'Editeur. qu'il y a des gens qui veulent tout revolutionner d'un seul coup ou bien laisser ies choses telles quelles sont sans s'occu- per de les perfectionner. De là il advient que Ja majorité des membres de l'Association des Instituteurs acadiens s’est lJé- clarée contre l'écriture verti- cale. Sans faire attention à ce que recommande le bureau d’é. ducation, on s’empresse de con iectienner une douce résolution et l’on vôte contre l'introduction de l'écriture verticale. Non pas, M. l'Editeur, parceque l’écri- ture verticale n'a pas ses avan- tages mais parceque l’on semble ne pas vouloir s'occuper de lui donner l'attention qu’elle mé- rite. Si, par hasard, quelqu'un voudrait s’epposer à ce que je dis, il serait facile de dire que la question de l'écriture verti- cale n'étant pas sur le pro- gramme de la convention il é- fait par conséquent impossible de l'avoir étudiée. Mais c’est précisément pourquoi la con- vention a eu tort d’avoir rejeté l'adoption d'une méthede qui n'était pas assez connue. L'écriture montrer. [3 que la forme prend sa petite main est plus propre a d'écrire des cercles que des lignes obliques. Ecrivez o- bliquement, si vous vouliez, la lettre a, et, invariablement, il Va l'écrire verticalement. C’est l'expérience des instituteurs qui ont à iuitier des élèves à l’art d'écrire. Pourquoi faire tant d'eflorts-souvent imutiles-pour faire prendre à cette main une position fatigante pour la con- traindre a écrire obliquement ? Si ce n’est que pour rendre l’é- criture plus laboriense je pense qu'il y a des moyens plus fruc- tueux d habituer les élèves à surmonter des difficuité. Voici peut-être pourquoi si peu de sens s’'adonnent à Ja calligra- phie. 1l est rare de voir, chez ‘es instituteurs eux-mêmes, une écriture qui plait à l'œil. C'est selon moi, que depuis leur bas âge ils ont vu l'écriture qui iuc}inée d’un oeil indifférent et les difficultés qu’elle présente les ot toujours effrayés. Hormis quelques-uns qui ont fait un cours commercial, il faut dire qu'il n'y a personne parmi les j:unes gens d'aujourd'hui qui se distinguent par une belle é- eriture. Afin de s'habituer à in- cliner les lettres suivant la li. gue oblique de l'angle aigu l'enfant est obligé d'écrire très- lentement durant tout son cours d'école et 1l arrive généralement que quand ïil vient a écrire d'une main courante il envoie pi Mt << s Sa ee “ . x v. n ! 4 Ta k a E., 3 ET gp ER RE" 4 Lu œ FE rar à SR aranl, Po FRERE er ver Mr. 7 à , : SR Mer tr em rer AR do x s Rs PAT ORS HIR ET ET verticale possède des avantages qui la rendent préférable a l'écriture inclinée ä bus r et c’est ca que je tâcherai de dé. | 4218 les écoles de notre province. Nous ouvrimes donc, en consé- D'abord, quand neus donnons une plume a l'enfant pour la première fois nous remarquons naturelle que L'IMPARTIAL, JEUDI LE 283 DECEMBRE, 1897. : te: 2e ms legs”. Mais l'écriture verticale ! est formée de lettres bien ron- des tandis que celle qui est in- chnée se compose de lignes courbes jointes aux extremités les unes des autres. Un excel- lent homme me faisait remar- qrer, par un beau jour, que l’on pouvait faire marcher la plume; plus vite en avançant en lignes obliques. Mais le cher mensieur oubliait qu'il fallait reculer pour former la lettre convenablement. Et je pense qu'il est plus natu- vançant graduellement, que de tracer des angles aigus. L'écriture verticale est très li- sible. Elle est grosse mais nette et claire et entièrement dépour- vue de tournures fantastique. Elle est beile, elle charme la vue, elle ne nous ennuie pas parcequ'elle n'est pas indéchif- frable, elle nous semble elo- quente ; et si ceux qui voudront se donner la peine de s’en servir peuvent compter autant de ver- tus chez eux-autres, ils ne vou- dront pas être consacrés a l'ou- bli éternel. Je termine M. l'Editeur. Peut être serez-vous fâché d’avoir à insérer une si longue lettre mais j'ose croire que je connais votre générosité. Si les questions scoiaires étalent ache- minées vers la discussion par la voie de l'Impartial notre journal nous deviendrait doublement intéressant. Les critiques--je ne veux pas dire lesZoiles-voudront bien remarquer que je n'écris pas éloquemment ei se sauver la peine de me ie dire. Merry Christmas ! M. l'Editeur. Noroid Miscouche ce 18 décembre 1897. L'ENSEIGNEMENT DU FRANCAIS DANS LE NOUVEAU BRUNSW1CK | ‘était notre intention de pu- blier une étude sur l’enseigne- ment de la langue française quence, le rapport du surinten- dant de l’éducatien—le docteur inch—pour l’année 1896, le der- nier qui nous soit parvenu, et nous nous mimes à feuilleter le volume, qui a plus de deux cent cinquante pages, cherchant des renseignements qui pour- raient jeter de la lumière sur le sujet qui nous occupait. Nous en fümes quitte pour notre peine. Tous avons parcouru des yeux !a dernière page du volu- mieux rapport de M. Inch et nous n’en savons pas plus iong qu'au commencement. Pas un mot qui laisse même entendre que le français juuisse dans nos ecoles d’une faveur plus grande que le latin ou le grec. Après avoir lu le livre du su- rintendant, on est parfaitement en droit de poser la question : Enseigne-i-on le français au Nouveau-Branswick ?— C’est un état de choses déplorable, injustifiable, auquel il faudrait apporter un prompt remède. S1 nous ne trouvons pas dans le Rapport Annuel des Ecoles du Nouveau-Brunswick un compte-rendu fidèle et exact de ce qui s@ passe dans nos écoles, où faut-il doxc aller le chercher? Voici les faits—ils sont pa- tents et c’est inutile d'essayer de les cacher : le rapport du su- riutendant ne consacre pas une seule ligue au français, qui se trouve ainsi rélégué à l’arrière- plan ; les six inspecteurs, dans leurs rapports respectifs, ne font non plus nulle mention de l’en- seignement du français, et, en cela, ils ne sont pas à blamer, parce qu'on de peu espérer! obliquement une lettre dans l'autre on 1l oublie de donner la k forme à ses :ctires. S'il ne fait 14 pas bien ses courbures de droite et courbures de gauche il n’y pelé is _que Handy Andy up Mes a à ds: Lùe F LE FAREE RS x : r Lu En Ë r Gide &% RM x NS aura que mélange de lignes o-|est simple, elle saute aux yeux : bliques qui ressembleront a ce|le français dans nos écoles s’en “fly-/ va à la dérive. d'eux qu'ils traitent une ma- tière sur laquelle ils sont dé- pourvus de toute connaissance. La conséquence de tout ceci / MES" re r + - D ) ou eo e [2 rel de d'écrire des cercles en a- HAVE YOU À LEAKY ROOF Have you à roof that you have tried all kinds of Roofing on and cannot get tight and waterproof? If you have| such à roof, you should try Canvas Roofing and then you will be happy. CANVAS READY ROOFING Is cheaper and better than Shingles for a pitch or pitch roof and gravel for a flat roof. Will Turn The Water Every Time And is the Cheapest and best Roofing in the Market Can be seen in use on Schurman, Lefurgey & Co’s drying house at the rear o their New Mill, or on D. Rogers’ dwelling house, or W. P, Rogers’ Aweltirg house on Church Street. For Sale by D. ROGERS & SON Summerside, June 10, 1896. WE PAY . BE A = nn. Hig'hest prices for all kinds of Fur. Hides, Pelts ete. We sell Furniture, Stoves, Hardware, Smelt Nets, Groce- ries, Flour ete. at lowest prices o'oine:. Brace McKay & Co. TELEPHONE CONNECTION SU MMERSIDE, FE. EE. ISLAND Nov. 25th 1897. 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Il cède le pas, même dans les villages en- tièrement peuplés d’acadiens, à l'anglais, qui commence par en- leur tait piaisir et n’en font point de cas de la inême manière, Si quelques-uns Jui accordent un soin particulier, c’est par esprit de patriotisme. À peine y con- sacreft-on une heure par jour. importants, si alarmants qu'il! ment de ]x province a cepen- dant nommé un inspecteur dont les fonctions spécia'es sont de veiller sur l’enseignement du français dars les écoles de l'ile. Cette sage conduite des adm.:- nistrateurs de la province insu-: laire a obtenu les lus heureux résultats. L'enseignement de la! vahir nos éceles pour s’insinuer: plus tard dans nos foyers. Les: instituteurs s’y livrent ci cela| satisfaction de nos compatriotes Cette décadence se fait même sentir dans les couvents, où l'on, d'enseigner notre belle langue. | Ne serait-il pas opportun de! réagir vigoureusement contre ce | mouvement rétrograde, qui me-| nace de produire des résultats | facheux, sinon désastreux, peur) la conservation de notre langue? Nous est avis qu'il faut répon | die dans l’affirmative. gs mette. me . AE 7 Le F ee Dre langne française est en pleine voie de prospérité et gagne du terrain tous les jours, à la grande de l’autre côté du détroit. Les mêmes causes produisent les mêmes effets. Demandons au gouvernement du Nouveau Branswick de donner un ins- pecteur à nos écoles françaises. | 2 # : _ BEST Que nos députés acadiens eb | STEEL tiennent du gouvernement cette 1 | L . e avait coutume de veiller avec) nomination. 1ls sont huit, dent un soin jaloux sur le privilège! u n ministre et tous, appuient le ministère actuel. S'ils ont de l'influence, c'est pour eaux une occasion de le montrer, et, s'ils ne veillent point avec une attention toute particulière sur les intérêts de MeMullen's cl notre race, à quoi bon choisir des représentants J’origine fiançaise plutôt que d’une autre Y€ar than ever heforc. They are THE BEST, Ask 1l est un moyen bien simple l'origine ?—Moniteur Acadien, | Hardware Merchant for them. monthly lists I will give only a few of the verymany names, Wiiliam Crverbeck, Tracher, Tittle Tignish, Celestin Perry Deblois, (3 Portraits) Eusebe Perry, Ascension, Lot 1, 7. H. Hun- ter, Aiberton (2 Portraits] A. W. Sherlock, Alberton, Sylvain J. Beroard, Nail Pond, Gilbert Doucet, Tignish, Emily G. Peters, Teacher, Duvar, D. M. Doiron, Mill River, Mark Gaudet Mis- couche. NAPOLEON PINEAU Agents wanted St Louis, P.E.I Nov. 18—97 —T.F. Cheap! Cheap! Cheap THE ONLY PERFECT FENCE. THese WIRE Fès GALVANIZED. FENCINGS ÀS WELL As THE ONTARIO WIRE FENCING CO., Lro, Picton. 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