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Mais c'est an endroit dange- reux, qu'ii fant bien connaitre ce que vous avez à dire là bas ? jean d’Arramonde eut un moment d’hésitation: Mais, a- près avoir jeté un coup d'œil sur la calme et honnê.e figure du forgeron, il se reprecha ce mouvement de défiance. —Combien vous faudra til cher l'épaule. 11 sauta aussitôt sur ses pieds ; | Pierre Dargonne était près de |ponr s'y hasarder.. Est-ce que |lui. | vous ne pourriez pas me confier, Eh bien ? dewanda Jean | d'Arramonde. —Eh bien ! votre commiss on |est faite, répliqua le forgeron en \ôtant son manteau et son bon- net de loutre tout ruisselants d’eau. M. de Lévis est prévenu. Ah !ça n'a pas été sans peine que je suis arrivé là-bas !...La mille hemmes, traversera le ra: |de temps pour arriver an camp cascade a dérangé bien des ro- vin et commencera une attaque sur la gauche des Français pour les attirer de ce côté. Avec le! gros de nos ferces, je m'avance rai alors le long du Saint-Lau- de M. de Montcalm ? demanda- t-il. — Deux heures. — Bien. x | Et, se penchant vers l'oreille. rent et j'enlèverai les retranche- Ga forgeron, il lui confia ce qu'il! chers depuis vingt ans, et je ne retrouvais pas mon passage | d'autrefois. J'ai failli être en- traîiné plus d'uxe fois dans le gouffre... Mais enfin, me voi: —M. de Lévis ne vous at-il ments de M. de Montcalm. Le ;enait d'entendre et lui recom- | pas chargé d’autres ordres pour rendez-vous est à midi, à Qué- | manda surtout de bien retenir | moi ? bec. la disposition que le général |. ——S$i fait. 11 m'a dit d’abord Tr U . « | . . . 11se leva en achevant ces Wolf comptait éonner à son ar | de vous remercier de l'avis im- mots prononcés d'une voix nette et vibrante, et. adressant un sa-| lat aux officiers réunis autour de lui : — Vous avez. dit-il des dispesi- tions à prendre pour la bataille de demain. J'espère que vous mée. — Vous irez droit à la tent: de M. de Lévis qui commande les troupes opposées aux Ân- glais. Vous lui ferez part de cette grare nouvelle et vous lui | direz que c'est le marquis Jean portant que vous lui donniez. Puis il a ajouté : ‘Les Anglais {seront repoussés et battus au jourd'hui. Mais ils ne s’en tien- érent pas là, car ils sont nom- breux, et leur général voudra probablement tenter plasisurs saurez communiquer votie ar-| d'Arramonde, officier de Sa Ma-| actions déeisives avant que les deur aux troupes que vous com- mandez. Songez que dans vingt quatre heures, s'il plait à Dieu, le drapeau d'Angleterre flottera sur les murs de Québec. Le jeune général se retira dans la modeste chambre que lui a- vait cédée le forgeron largonne et passa la nuïît à expédier des ordres en vue de la bataille dé- cisive qu'il comptait livrer le lendemain matin à la petite ar- mée française. Dès que le dernier officier an- | | jesté, qui vous envoie vers lui. Le forgeron courut prendre un graud manteaa dont il s’en- veloppa, un bonnet de fourrures qu'il s’enfonça sur latête jus- revenant qu'aux oreilles, et, vers Jean d'Arramonde : — Votre commission sera faite, dit-il. Si le sant de Montmoren- cy n’est pas plus méchant que de coutume, je passerai...De. main iwaiin, au lever du jour, je serai revenu, à moins que. Il s'’approcha plus près du glais fat sorti, Jean d’Arra- jeune gentilhomme et lui dit en monde se glissa hors de sa Ca-|agoncissant un peu la rudesse chette, descendit dans ]a salle et | vint s'asseoir près du forgeron) quice chauffait à la flamme | claire dn foyer. —Æ£h bien ! demanda re der. nier à voix basse, quelles nou- veiles ? —1l faat que je retourne sur le-champ au camp de M. de Montcalm, dit le gentilhomme français sur le même ton. Pou- vez-vous me servir de guide ? Pierre Dargoane secoua la tête. —Difficile !ditii laconique- meut. —1l le faut, entendez vous ?|; il le faut ! reprit d'Arramonde en se levant. Si vous refusez de m'accempagner, Jirai seul ; je saurai bien franchir la rivière qui coule au fonnd du ravin, et, une fois la rivière passée, j'arriverai facilement au camp. —Vous avez tronvé une barque pour vous amener ici; Vous n'en trouverez pas pour revenir de l’autre côté : les An- glais les ont toutes fait brûler. D ailleurs la lune crille cette nuit comme un soleil et les sen- tinelles ennemies font bonne garde. 1l réfléchit un instant. 6 Connais bien un age sous le saut de aires: Je m amusais à le érenchir étant de sa voix : ——Si je ne suis pas de retour! demain matin, vous annoncerez la chose tout doncement à Ja bonne femme...Vous savez, à son âge, un coup comme celui- la pourrait la tuer...Vous lui direz que son homme a voulu se rendre utile à la brave armée de M. de Montcalm et qu'il n’a pas été assez heur.ux pour ré- ussir... Vous lui direz ce que vous voudrez enfin, mais douce- ment, n'est-ce pas ? bien douce- ment. Et Pierre Dargonne 13 rappe- ia. Mais d'Arramorde le rappela. — Votre main, mon ami, dit le sentiihhomme avec élan, et mer- ci au uom de M. ‘e Montcalm et de ses soldats, auxquels vous portez peut-être la victoire ! Après avoir échangé avec Jean d'Arramonde une silenci- ense étreinte, le forgeron se glissa hors de sa maison et, sui- vant l'ombre des murailles, se dirigea vers le ravin de Mont morenCy. 1X LA BATAILLE DE MONTMORENCY. Le lendemain matin, au lever da jour, Jean d'Arramônde dor- mait d’un profond sommeil sur un coffre placé dans l'angle de la sàile basse do l'auberge, lors- £nfant, et j'espère que l'âge n'a | } qu'il sentit une main lui ‘eu- | glaces viennent paralyser les | mouvements de son armée.” | “M.de Lévis vons prie de rester encore quelque temps dans ce village et d'informer M. de Montcalm de tout ce que vous pourrez découvrir au su- jet de leurs projets. —Àvec votre aide, mon brave Dargonne, j'espère que cela sera facile, dit Jean d’Arra- monde que ce pre- mier succès remplissait de joie ct d'espeir. Vous allez sertir du |village, gagner les environs et vous tenirau courant des di- vers incidents de la bataille qui va s'engager. Moi, je reste ici ; Lil y viendra peut être des off: ciers anglais dans la journée et je dois entendre ce qu'ils diront. lèrent. Enfin. vers midi, un coup de canon retentit. Le gentilhomme béarnais, qui à ce moment était assis entre les deux valeis du général anglais, près de la grande cheminée du forgeron, ne put s'empêcher de tressaillir. 1l savait que la partie qui ve- nait de s'engager là-bas, sur les bords de la rivière Montmoren- cy, serait sans doute décisive. Son cœur battit vivement ; il regretta l’erdre qu’il avait don- né à Pierre Dargenne ; il aurait voulu courir lui même sur une hauteur voisine, assister au moins de lein à ce combat au- quel il ne pouvait prendre part, en suivre les émouvan'es péri- péties… Et il était condamné à l’inac- tion, et cette cruelle incertitude devait peut-être durer jusqu’à la fin du jour !....… Le général Wolf avait quitté dès le matin la maison du forge- ron pour donner ses derniers ordres, presser la marche des troupes et assurer le succès d l'attaque fermidable et seudaine qu'il avait résolu de dériger lade guérit avec ce De longues heures s’écou-| contre la petite armée française. ares de Sixte Quint. dans la salle basse un de ses nides de camp qui avait été blessé. Quelques instants après, un Vers nne heure, on je ser Eh bien ! demanda rapide: ment le médecin anglais en fai- saut son pansement, que.les nouvelles ? . (à continuer) La Salade de Sixte-Quint Le Pape Sixte Quint, lors- qu'il n'était encore que simple religieux, avec un jeune avocat fort ins- truit et d’une conduite exem- plaire. _ Cette amitié ne fut pas inter- rompue za: la promotion du re- ligieux au Cardinalat. Mais elle parut cesser ‘quand le cardinal fat devenu pape : préoccupé des affaires de son pontificat, le nouveau poutife semblait avoir oublié son au- cien ami. Le pauvre avocat vivait ce- pendant à Rome fort à l’étroit, par suite d'évènements fâcheux survenus à sa famille. 1len vint même peu à peu à un tel degré de faiblesse qu'il tomba malade de chagrin Le Providence permit qu'on appelât, pour le voir, Antoine Porti, médecin du Pape. Le malade iui fit connaitre non sealemet son mal physique, mais encore ses pelnes morales et ses malheurs. Le médecin apprit ainsi les liaisons d'amitié entre l’avecat et celui qui était devenu Sixte Quint. Se trouvant un jour appe'é auprès du Souverain Pontite, 1l sut faire tomber la conversation sur le pauvre avocat. T1 fit au Pape le portrait pa- thétique de son extrême misère, cause principale de la maladie. Le jour suivant, le médecin eut encore uue amdience, et je Pape lui dit : —J'estime besucoup la mé- decine et je l'aurais même étu:. dié si jen avais eu le temps ; je pe laisse pas que de donner «e temps eu temps des remèd:s. Hier, vous m'avez parlé de j'a vocat malade auprès duquel chirurgien vint le panser. | | \ vous arez été appelé. Quel re-| mède lui avez-vous préparé ? s'était lié d'amitié| EE ee 1899. { Ne \é: LR NES is Scarce. perior article. Feb. 9h. 1899 ne 7 NA es Ti (eZ WELLIRSTON STORE PT. ns m7. S ad nt pe” 7 MT sut DURING STOCK TAKING In a few day we will be stock taking and during that time we will sell the balance of our winter goods at a greatly reduced price. We still have a fine assortment of men’s uls- ters which we want to clear regardless of cost. 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La médecin se rendit en toute hâte à Ja place Trajane où :0- geait l'avocat. Ille trouva hors du iit et tout joyeux. On se fi gure son étonnement. —-Où est donc la salade que le Pape vous a enroyée ? | —La voils, dit l'avocat en lui montrant un petit paaier. Le médecin de plus en plus étonné, regarde avec un air de mépris et dit : “Ce n'est pas un remède qui puisse guérir une maladie telle que la vôtre. —Decteur, reprit l'avocat, mettez la main aa fond da pa- nier ; c'est là qu'est le spécilfi: que. Le médecin le fit et y trouva un rouleau de 300 écus d'or. —Hippecrate, dit-il, n'a pas de ces remèdes là. Et il s’en alla. Le iendemain, il se chez le Pape. —Saint Père, dit-il, la salade que vous arez envoyée à lJ’avo- cat est d'nne espèce qui ne se trouve pas dans la botanique. — Si votre Sainteté veut bien me le permettre, je lmi recom- mande tous lies malades qui se trouveront dans les mêmes con- ditions que celui là. - —Mà peine, répondit Sixte Quint, c'est de ne pouvor jes guérir tous de ia même ma- nière. La salade de Sixte Quint est passé en proverbe à Rome. Quand, pour sortir d'embar ras, qu:+l qu'un aurait besoin d’un secours important, on dit: —-]1l lu: faudrait un peu de rendit Goo» Goons iow 1n Ladies’ Jackets Urdercothing Men's Furnishing Shirts —35 cts. . Moce2sins. try 11. rade pong net pétales G00D RO00pDS LOWEST PRICES ATFENTIVE SERVICE And more thin thése—the largest stock of the newest goods Boots, Shoes and Rubbers AT POPULAR PRICES At Alberton Headquarters you can be sure of these three things. to be found West. We are giving particularly good Dress Goods Hosicry Caps - . 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