KM nn, SR M manioc ASS air Re nus © ce us HN É AÉ à RU", fe ddl: à k % te gd gééé Jr cut 28 donth bit te ir Diat tèat” à EU sde is ad gi ie he sde pe * is Ë x . «+ ++ re dus NOUVRLLE SÉIE . PS co Se - Nos Local: et Provinciales a M. Benoit Richard est arrivé jeudi d'un voyage de plusieurs jours dans la piovince d'Ontario. Mercredi dernier, jour de la Con- fédération, un grand nombre de personnes de ce village s'étaient rendues à Summerside pour assis- ter aux cours:s de chevaux qui avaient lieu ce jour là. Il parait | que les visiteurs ont eu beaucoup | de plaisir. Le gouvernement provincial est | à faire construire un pont en fer et | acier au moulin Yeo, près de l'é- glise de St. Antoine de Bloomfikld MM. Audré Martin et Alrhée Pi- tre sont les coutractants. Ce pont ssra l'uu des meilleurs ela province et notre représen-| Gailant, a droit | tant, l'hon Ben. aux félicitations pour avoir obtenu le consentement du Miuistre des ‘Travaux publics pour la coustiuc tiou de ce pont. Jeudi dernier le homard était en abondance: sur les côtes de Mis-) É couche. M. le docteur Murphy de ce vil lage est allé à la ccnvention mari- à Halifax, la semaine dernière. Pendant son absence, M. le docteur Joseph Mc- time des médecins, Grath le remplaçait auprès de ses. clients. - Au nombre des personnes qui se préparent pour aller au pèlerinage à Ste. Anne de Beaupré le 7 du mois, il y a Mile. Guertie Dorgan, iustititrice et sa soeur ; Mile. Ber nard, fille d: M. Fidèle O. Bet- nard : Mile. Winvie Bernard, fille de M. Théodore Bernard ; M. Prospère Gaudet de Peterville et! sou enfant, M. Pierre C. Bernard, Mie. Joseph Harper, Jeau S. Buo | te, Mme. veuve Joseph Poirier, Mme. Théodore Bernard et plu- sieurs autres. Reve. m're Ste. Marie du cou- vent de ‘lignish est eu visite au Couvent N. D., Rustico. Revde. Mère St. Joseph, Supé- 4 rieure du Couvent N. D., Tignish était de passage à Rustico, en re: venant de Charlottetown, jeudi dernier. Des cours:s en chaloupes auront lieu, mercredi après midi à Tiguish Run, pour 1: bénéfice du district d'école de Au 3lo Tigrish. M. Morrou, mageries pour cette province, vient de faire une visite officelle à Tig- nish. Jlnous disait Jundi que la Tiguish est, pour St iuspecteur des fro:| fromagerie de servir de ses propies paroles ‘The most up-to date of this province” cela reflète du crédit sur | executif de cette institution ainsi qne sur, les patrovs, qui voient dans cett: industrie un grand bénéfice. Le Pique-Nique de Rustico, le premier juillet, a €té un succes Une foule sous tous les rapports. Fe personnes s'étaient rendues sur le terrain où des tabies de rafrai chisements des plus exquis et des a-| memnents de été préparés pour l'occasion. La + . + «“ i 2 o dE somme réalisée est très élevée. Depuis quelques jours il fait uue chaleur intense, cependant les nuits son fraîches ce qui nous donne uu peu d’aisance. Miles. Freda et Nora, filles de M. Charles Dalion de ce village, sont artivées de Poston la semaine der- nière, Les paroissiens de St. Jacque:, préparent pour uu 22 juillet. Egmont Bay se grand pique-nique le N'oubliez pas la date, juillet 22 Une bigatre, qui peat être aurait eu des conséquences fuuestr:s (à la Doherty) sans l'intervention de) quelques uns de nos villageois, a eu lieu mardi soir dernier, dans ce village, lors d'une danse organisée dans la salle publique par quelques uns du village Heureuse sent les personnes mêlées dans Île fracas ne sont ni dece village ni français. ‘Tant. voisins. .Imieux. M. Nemoir Pineau d’Acadia ville, N. B., est en visite à Rustico depuis quelques jours. est natif de Rustico et habite Aca-| diaville fepuis 26 aus, Îjeet main tenant l'un des çu'tivateure à l'aise !s le connaissons, nous croyons que les trop fortes à raient à l'avantage du parti qu'il TIAL, ont été nommés délégués tel Mile, Euphrosine Chiasson, ins- donald. Edmond Chiasson et Mille. Marie toute sorte avaient, M- Fineau le ceite grande et L Île paroisse. Le licutenant gouverneur Me- | Kinnon a honoré la paroisse de Rustico de sa présence le jour du pique-nique, le premier juillet. Il | était accompagné de sa fille, | L'hon. Ben Gallant et Mme. Gallant de Bioomfield étaient à Rustico, mercredi dernier. | . M. J. J. Arsenauït vouira bien | agréer nos sincères remerciements | pour l'intérêt qu'il porte à notre! journal. M. Arsenault possède cette fierté nationale qui be Ftoët bon patriote. M. le docteur Johnson est à faire | peinturer sa résidence qui présen- tera un beau coup d'œil lorsque l'ouvrage sera terminé. La vitrine 4e la pharmacie Gal- lant présente un charmant coup d'œil, M. Gallant garantit toutes les medecines qui portent sor nom. M. le docteur Murphy de Tig- nish a été élu président de l'Asso- ciation Médicale des Provinces Ma titimes à la convention tenue à Ha- lifax, la semaine dernière, Le Pionnier de Summerside dit que l'adresse du président de l’As- sociation conservatrice du comté de Prince, le Dr. Murphy,. n’est que ‘‘Cant and hypocrisy' ; et que le docteur veut un change de gouver- uement que pour quelque position ; de plus, que le docteur professe de posséder toute ja sagesse et que les autres ne sont que des #mbéciles et des zgnoramuses. Connaissant le président de l’as- sociation conservatrice comme nous remarques du Pionier sont un peu l’égarä du docteur ; cependant un peu plus de modestie, moins d'arrogance, et une sépara- politiques dans son entourage, se- veut conduire. Hier, à une assemblée régu'ière |ON DÉMANDE DE i,A PLUIE tion complète de quelques Parasites | me, A lies Feril et Norti Star, avec leurs scèu:s par- fois humoristiques et désopilantes, souveut pathétiques et graves, tou- jours mouvementées et empoignan- tes, sont de nature à plaire à tout le monde, et ces drames joués par les acteurs de la ‘‘Colonial Stock Company'’, mériceut une salle bien remplie Nous souhaitons un bon succès aux artistes du cercle étranger, et nous espérous qu'ils reviendront plus tard «vec quelques pièces de la nature de ces dernières. Act L'autre jour je demandais à ma tante Pélagie : ‘‘Avez-vous vu l'é- clipse du soleil dimanche der- nier ?’—‘Une éclipse du soleil ! me répondit elle, je n'en savais rien”. Voilà, voilà, je parie qu'un grand nombre de personnes ne li- sent pas les almanachs, ou bien ne regardent pas les bonnes pages. Ces petites brochures ne contien- nent pas seulement des historiettes, des calembours, des réclames de remèdes brevétés, des lettres de témoignages, etc. ; dans les recoins on trouve souvent. quelques ‘‘in- formations astrologiques’” fort bon- ues à savoir. Bah! n'en parlons plus. L'ignorance de ces choses u’est pas un crime. J'aimerais tout de même que les almanachs pussent nous dire le temps précis où certaines étoiles vont filer. Seulement quelques personnes ont pu admirer le magni- fique météore causé par une étoile filante il y a quelques jours passés. Assis à ma table à cet instant, je n'ai vu qu'une forte réflection com- me celle d’un falot. Peut-être, plus tard....au revoir. : ÂLEK. 3 juillet 1908 Tous se vlaignent de la sécheres- se qui met en danger les grains et les céréales dans les alentours de Montréale. Il faudrait, disent ils, uni bonne de ja Société Acadienne de Secours Mutuel, MM. Sylvain T. Gaudet, archiziste, de la Société et M. F. J. Buote, rédacteur de L’ImPAR- pour représenter la Société au 6eme Congrès Acadien à St. Basil, l:s 19 et 20 du mois d'août. L'Autel Mardi matin, le 30 juin, M. Pierre Blauchard conduisait à l’au- titutrice. La bénédiction nuptiale fut donnée par le Rev. D. M. Mc Les témoins étaient M. 3lanchard, soeur du marié. Bouhzur et prospérité. Miscouche Au commencement de cette se- | naine, nous avons eu le privilè ge: d'assister à trois représentations th£{âtrales données, dans notre sal- le, par la ‘‘Colonial Stock Com- pauy'’. Les pièces jouées étaient, | d'un ordre assez élevé, et la maniè- re dont chaque rôle a été interprété reflète beaucoup d'honneur sur les acteurs de ce cercle dramatique. Les jeunes geus qui font partie de 'ce groupe possèdent des aptitudes et de connaissances théâtrales bieu audessus du commun. Menti:n- nons que ces personnes ott déjà, donné des représentations dans plu- sieurs des graudes villes des Etats- Unis et du Canada, ce qui n’est pas peu dire, Les s{ances dra‘natiques de ces, jeunes gens méritent d'être vues et écoutées.’ Poug, nous, accoutumés généralement à des représentations toujours fort belles et relevées en elles mêmes, mais parfois interpré- tées d'uue manière assez médiocre, la vue de plusieurs de ces pièces rendues par des personnes compé- tentes. est propre à nous faire com- prendre avec plus de justesse ce qe devrait être un drame bien joué. Nous regrettons que, les deux p l'auditoire ait été peu nombreux. C'est assez rare que nous sOyOns favorisés d’un ré gal aussi plaisant et exquis, d’uve ‘Jecon aussi utile et profitable, et il conviendrait d'y goûter lorsqu? l'occasion favorable se présente. L'analysz des trois pièces mises sur la scène, et la description des décors qu'elles nécessitent, deman- | deraient trop d'enpacs, Disons |senlement que £o Heart aud Ho. premiers SOirs, pluie, pour nous ragaillardir. Pris Entre deux Wagons Les accidents de chemins de fer à Chaudière Curve, près Tévis, P. Q. sont deveaus presque journa- liers. Jeudi, un homme de cour, du nom de Caron, avait les deux jam- bes coupées par un wagon de fret. Samedi matin, accident plus gra- ve : ily a eu mort d’homm», cette fois et moit particulièrement horri- ble. Un jeune serre-frein, Malouin, fils ee M. Samuel Malouin, : de Chaudière, était à attacher Lis wagous de fret. | Quand on va à cette besogne, pa | raît il, c'est comme lorsqu'on va au, combat : on court autant de chan- ces d'y rester que d'en revenir. Tout à conp le chef du train, qui se trouvait non loin de là, vit le jeune Malouin suspend.e le mouve- ment commencé et se rejeter en ar- rière, sans pous<er un Cri, Sans re- muer un metmbre. Le malheureux était pressé entre deux wagons, épouvantable étrein- te ! Le chef du train donua au méce-| nici:n l'ordre d'avancer. Dès que la locomitive se mit en marche, suivi; des wagons déjà attachés, le corps du malheureux Malouin tomba sur| la voie, inerte, la poitrine défoncée, ‘le sang giclant de la blessure com- ‘me d’une pompe. Le Dr Bergeron, aussitôt appelé, jugea l'état du blessé désespéré, | mais néauruoins le fit transporter à Lévis sur un train de l’Intercolo- nial. On n'avait pas dépassé Saint- Romuald que déjà Malouin avait rendu le dernier soupir. On renvoya donc le cadavre chez, les parents à Cucudière. La Recolte des Fruits: Les conditions de la température, | l'hiver dernier, out été des plus fa- vorables pour les fruits. À l'ex-| ception de quelques journées, il n'y | a eu aucune de ces tempêtes de nei- | ‘ge qui retardent l'expédition des, pommes des entrepôts d Outatio vers les ports d'emb:rquemeut. La quautité de po mes enlommagées | | » ayant nom } au cours du transport a été insigni: fante, june quinzaine de jours. par la gelée dans les entrepôts ou | DER RP A D SN 4 D à 4 oo à à Roi der reve... L'IU PARTIAL, D A, ON D SE A ER ee SR LS RE SEE Cnir fre, FIGNISH I. P. KE. MAR Drame hofrib On commencera dans quelques jours à Seattle (Washington), un des procès les plus sensationnels dont les côtes du Pacifique aient été témoins. Mme Edouard Roy, âgée de 85 ans, a été arrêtée sous l’accu- satiou d'avoir assassiné son mari et d'avoir ensuite fait brûler son cada- vre. On prétend que l’accusée a tué son époux en l’assommant à coups de hache. La vieille femme affirme que son mari est mort dans | une chaise à la suite d’'excès alcoo- liques. Quand elle fit la lugubre découverte elle ne jugea pas cette dépouille digne d'une sépulture ( chrétienne et résolnt de la brûler. Les avocats plaideront probable- ment folie. M. et Mme Edouard Roy arrivè rent à Seattle il y a quinze aus en- viron, Ils venaient de Lévis. Leur fils Philispe et leur fille, Philomè ne, les avaient fait venir à Seattle pour donner au vieillard l'avantage! de ce corriger du vice de l’ivrogne-: tie. Leur fils Philippe les plaça sur une belle f2rme à Port Orchard, près de ceite ville. Dix années du- rent, le couple vécut dans la plus parfaite harmonie et la prospérité régnait à la maison. Mais,ilya cinq ans, Edouard Roy se remit à boire et il devint bientôt un des ha- bitués les plus réguliers des buvet- tes canadiennes-françaises de Seat- tie où on l’appeiait familièrement ‘Je vieux canayen Roy’’ A la suite de ses orgies, le vieux Roy eut de fréquentes querelles a vec sa femme. Les époux se sépa- rèrent plusieurs fo's, le mari de- meurant à la ferme tandis que la fille recuzillait sa vieille mère. Le matin du prétendu crime, Roy a été vu en état d'ivresse. C'est dans l'après-midi que Mile Roy se rendit à la demeure deses vieux pa- ri, avec qui elle a vécu 66 ans, rré- a qd RDI 7 JUILLET 1608 aan te 2h er mn 2 cm ee Te 2 LS 13 ANNÉE je a Seattle rents et aperçut sa mère dans la cour, secouant des cendres avec un rateau. Elle lui demanda où était son père et la vi’ille répondit qu’il était parti pour Seattle dans la matinée et n'était pas encore revenu. Le feu de joie allumé par Mme Roy dans sa cour éveilla les soup- cons des vo'sins. Ils firent des re- cherches et trouvèrent des lam- beaux d'habits autour des charbons qui brûlaient encore. Les autorités furent immédiatement averties. Miue Roy commença par nier qu'elle avait brûlé le corps de son mari ; elle nia même toute connais- sauce d'un crime quelconque ; mais elle finit par avouer qu'elle avait trouvé le vieillard mort Cans une chaise et avait brûlé le cadavre. À l'enquête préliminaire, Mme Roy était accompagnée par ses deux enfants. Cette pauvre vieille traîuée en cour pour répondre à l'accusation Cu meurtre de son ma- sentait aux yeux de la foule cu- rieuse, toujours avide de sensation, un émouvant spectacle. J,'accusée plaida innocence et le! juge fixa à $2,500 la caution exigée | pour sa mise en liberté provisoire. Les amis de Mme Roy sont ac- tuellsment en correspondance avec des patients influents üe Québec et on compte que la caution sera four- uie d'ici quelques jours. Mile Roy se dit certaine que son père n’a pas été assassiné par sou épouse. ‘‘Elle raconte certaine- ment la vérité’, dit-elle. ‘Maman était devenue presque folle, à la suite des avanies que lui faisait su- bir mon père et je m'explique faci- lement qu'elle ait été purtée à brû- ler son cadavre’? Mme Roy semble avoir les sym- pathies de toute la population. rables ont eté signalés dans la Nou velle- Ecosse, par suite de l'humidi- té de la température. Ce sont jes fruits qui ont été emmagasinés dans uu état de maturité trop avau- cé. Aussi, pour ce qui concerne la Nouvelle-Ecosse, la réputation que cette proviuce s'esl acquise depuis quelques années, sur le mar:hé an- glais, en a-t-elle souffert. Dans Ontario et Québec, la sai- son hibernale qui vient de s'écouler a été excelleute. Les arbres ont supporté ies rigueurs de l'hiver eu condition parfaite. On rapporte que l'humilité que nous avons constatée dans les pre- miers jours de mai ont favorisé mer- tructeurs. M. J. Fletcher, eutomo- logiste dn Ioininion, à la Ferme expérimentale d'Ottewa, serait heu- reux que nos jardiniers lui envoyas- sent des spécimens d'insectes pour en faire l'analyse. PL, Cadavre dans Un Sac Un crime odieux et dont les cir- coustances, entourées du plus pro- fond mystère, provoquent une gros- se émotion à Lyon, a été commis et découvert daus les circonstances suivantes : Deux ouvriers de la Guillotière s'en allaient, de bon matin, courir veillevsement la pousse et le déve- loppement des f:uîlles et des bour-! geons., Dans les districts 1, 2 et 3 d'Ontario, le feuillage des arbres, | présente un coup d'oeil magnifiq're. Dans la Nouvelie Ecosse et la Co ‘ombie- Anglaise, nous avous la prespe-tive brillante d'une très for- te récolte, si la température que uous avons se maintient pendant Mais il ne faut pa: oublier que le danger le ‘plus sérieux n’est pas encore passé. Un changement brusque de la tem pérature‘ une sécheresse prolongée | pourraient détruite nos espérances. | Contre un tel aléas il n'y a rien à faire. Les rapports reçus des diverses par-. ties du Dominion, au süjet des prt- niers, groseilliets, cerisiers, vignes, jetc. , sont tous encourageants et étaient souillés de sang, comme si nous promettent un bon rendement. L'hiver dernier n’a nullement afiec ces arbres ou arbustes ; on dit que les vignes sont dans une aämirable condition et que l’automne prochain nous aurons une très abondante ré- colte de raisinr. Les tomates, assur2-t-on, ont été plantées dans une condition idéale, ‘grâce à la douceur de 1a tempéra- etaux fréquents orages que nous avons eus. On rous informe que les insectes qui causent la ruine de tait d’ar- bres fruitiers, sont très rares ; mais! en quelques endroits on cd siguâle ‘J'appariti on. Aux arboriculteurs à | | prendre, dès le début, les moyens! nécessaires pour détruire cette pes- |te. On rapporte que la quantité de chenilles est extraordinaire dans es vergers des Cantons de l'Est. Enfin, comme le dit avec tant de raison M J. A. Ruddick, directeur : de la Ferme expérimentale. Ottawa, iles jardiniers devraient examiner avec le plus gran soin leurs arbres fruitiers afin de détruire, dès leur! la campagne. Comme ils passaient rue Rachaïis, ils aperçurent à terre, daus l'angle d’un mur, un sac vo. lumineux qu'ils ne mazquèrent pas de tâter même assez brusquement. —C'est mou ! s'écria l'un. Et il ajouta : — On dirait de la viande ! Les deux hommes, intrigués, s'en furent prévenir la police, Un briga- dier et vu gardien de la paix arii- vèrent et ouvrirent le sac. Pour cela ils n’eurent qu'à couper une mince ficelle qni fermait l'orifice. C'était bien de la viande c'était mê me de la viande humaine. Une! femme morte, toute nue, dont les | jambes étaient revêtues de bas et de souliers. Jeune et assez jolie, elle avait, détail étrange, la chevelure |tondus ras. La bouche et le nez elle avait été étouffée, Ses habits étaient au fond du sac, dans lequel la malheureuse se trouvait littérale ment pliée en deux, le visage entre | les chevilles. Il était cinq heures du matin lors- que fut coustaté le crime. Une heure après, la morte était recon- nue, et bientôt on découvrait son mari, qui douna en pleurant des dé- | tails suivants : | — Je me nomme Servageon, j'ha bite 110, grande rue de la Gouillo tière, et je suis Ouvrier vermicel- lier, ainsi que ma femme. Nous |travaitti ons à la même maison : | mais, depuis deux jours, elle avait été congédiée, faute d’ouvrage. | Ainsi qu'à l'ordinaire, je me suis rendu à mon travail hier matin, Ver: six heures, ma femme m'a maté. mon déjeuner ; nous avons Pr emsemble, puis elle m'a quitté pour retoruner à la maison, | d’ où elle devait venir, vers midi, | me retrouver à la sortie de l'usine, ‘“A midi, ma femme n'était pas là et je rentrai chez nous tout 5etil. | Quel ne fut pas mon étonnement en dis, Jen’en doute guère. = nds. LE + et = La {pai et u'ubtiu# pas de réponse, Craignaut un malheur, j ‘ailai cher- Si maine ot rt Sands toute, on Îä quettionne. Une clameur générale retentit cher un serrvrier, qui vint forcer la | bientôt. la porte. Dans l'appartement, tout était en ordre. Le diner était prêt, le couvert mis, les vêtements que je devais prendre pour aller, le soir, à un enterrement, se trouvaient bros- sés et préparés. J'attendis un mo ment, espérant que ma femimne s'é- tait absentée pour quelque comimis- sion, et qu’elle rentrerait d’une mi- nute à l'autre. Mais les minutes, les heures s'écoulèrent, et elle ne! revint pas... ‘‘Sérieusement inquiet cette fois et n’ayant pas à travailler l'après- |cur ? quare ? midi, je me mis à sa recherche, J'ai! Vous m'ennuvez, songé d’abord qu'elle pouvait être al'ée chez ma mère, quitient une épicerie rue Paul-Bert et où ma femme se rend quelquefois. mais ma mère ne l'avait pas vu. Je cou- ‘us alors chez ma belle-mère, qui, elle non plus, n'avait pas de nou- velles. Fou d'inquiétude, crai- gnant un accident, j’allai à l'HÔ- tel-Dieu, puis à la morgue et dans divers postes de police ; partout, la réponse fut négative. ‘‘En désespoir de cause, je ren- trai chez ma mére, où je passai la nuit... C'est là que j'ai appris l'épouvantable malheur qui m'a frappé. Ma femme se conduisait très bien et il n’y avait jamais eu entie nous la moindre querelle.’ Les déclarations de M. Servageon ont été vérifiées et reconnues exac- tes ; il ne saurait dorc être suspeté. C’est, aux dires de tous, un excel- lent ouvrier et un très bon époux. Il faut donc chercher ailleurs, mais où... On se perd dans le mystère. On rappelle, à vropos de cette af- faire, que tout récemment, dans les mêmes parages, une femme a été attirée par des apaches dans une chau:bre, et que là elle subit des ou- trages et des tortures qui, vraisem- blabiement, eussent, entrainé la mort, si la police, à la recherche de l'un des malaudrins occupant la chambre, n’était intervenue par ha- sard pour mettre fin au supplice de la malheureuse femme. Mme Sauvageon aurait elle été victime d'un attentat du même genre ? Dans certains quartiers de Lyon, les jeunes apaches son orga- nisés en forfait. Avocats et Huissiers (LEGENDE) Les huissiers, dit-on, n'ont ja- mais fourni un seul saint au para- Mais les avocats n’en ont fourpi qu'un seul. Et encore est-il entré au ciel par une superchèrie digne du mé- tier. —Contez moi donc l’histoire de cet avocat qui a forcé la consigne céleste. —J1 y a trois siècles environ, un avocat se glissa au paradis sous le nom d'un sien cousin, abbé de Ci- teaux, que venait de mourir en o- deur de sainteté. Tout alla bien pendant deux jours, et personne ne s’en douta. Mais au bout de deux jours, notre avocat eut la nostalgie du palais. Il s'enumyait. Ilse mit donc à ar- penter les parvis du ciel, dévisa- geant les passants, comme il faisait autrefois dans la salle des Pas Per- dus. —Une cause ! une cause ! il me faut une cause ! Je veux une cau- se, dussé je plaider pour rien. Mais tous les passants avaient un air jo- yeux qui ne dénotait guère les pré- occupations de la chicane. Il était 'consterné, furienx. Tout à coup, ilavisa une jeune | femme, vêtue d2 l:ugs habits de deuil, qui, les yeux baisés, le front mélancolique, se prowmeuait lente- ment en donnant la main à un en- fant. — Victoire ! s'écria notre homuwe en faisant une gambade joyense. Voilà mon affaire. Voilà la veuve et l’orpheliu. En un tour de main, il ajuste son rabat, drape éléganiment sa robe, et se présente à la veuve en décrivant la plus aimable de ses courbettes. — Madame vous pouvez, madame, avoir toute confianee en mes Inmières. Du reste, j'ai l'oreille du tribunal. La dame lève les yeux et...pous- se un cri de terreur — Mon Dieu ! ditelle, mzis cet homme est Mtre Parlecreux. C'est l'avocat qui m’a ruiné il y a un an. Au cri poussé par la veuve, une Les dommages les plus considé. |epparision tous les insectes des. [trouvant ia porte fermée ! Je frap grande foule aeçoutut, On l'en} —Un avocat ! ïly a un avocat au paradis ! Maisà quoi pense saint Pierre. Saint Pierre arrive à son tour. Il reconnaît son erreur, et somme l'intrus de quitter à l'instant même une demeure qui lui est interdite. M. Parlecr.ux, un instant intimis dé, reprend bien vite toute son as+ surance, Il monte sur un {ertre, retrousse ses manches, tousse, se mouche, puis, crpent ses mains vers l’suditoire, il s'écrie : ‘‘Quid quomodo ! quando’” riposte crûment le gardien du ciel. Allez vous-en. — J'y consens, si toutefois la cho- se est légale, Je demande au tri- bunal la permission de iui poser une seule question. — Posez, mais vite, — Messieurs, s'il y a dans l'uni- vers un lieu où ja loi doit être res- pectée, il me semble que c'esr ici, dans l'éternelle justice. — Certainement. —Eh ! bien ! messieurs, d'après la loi, un rropriétaire ne peut ex- pulser un locataire sans lui envoyer une sommation par huissier. J'at- tends la sommation, Saint Pierre fut ébranlé par ce raisonnement. - Soit ! dit-il, qu'on aille cher- cher un huissier pour faire la som- mation. Cinq ou six officiers partent im- médiatement à la recherche d'un huissier. Mais, après de longues investigations, ils revinrent sans à- mener l'officier civil. — Eh bien ! fait saint Pierre, où est cet huissier ? —Au fait, je n'y pensais plus. Jamais il n’en est entré un seul ici. Comment faire ? L'éclat de rire de M Parlec'eux lui répond eu voyant l'embarras du gardien céleste, —J'attendrai longtemps ma som- matiou, dit-il, en faisant un geste victorieux. Szint Pierre était battu, Un de ses conseillers lui souffla l’idée de laisser entrer, pour quelques jours seulement, un huissier au paradis, afin d'exvulser l'avocat. —Ce serait un mauvais expé- dient, réponñit-il. Vous ne con- uaissez pas les avocats, Le nôtre trouversit moyen d'ergoter sur la validité de la sommation, et, finale- ment, ne partirait pas du tout. De sorte que je me trouverais avec un avocat et un huissier sur les bras, C'est déjà trop du premier. Et voilà pourquoi, il y a un avo- cat au paradis. x Ancienne I,orette, 13 juia 1908 nn - consent + me Are An educated bliud person is as a rule self-reliant, self supporting and an inspiration to those with whom he comes in contact. An undu- cated blind person is a burden to himself and to his friends, Edu- cation is free to every bKnd boy and girl in the Maritime Provinces and Newfoundland brt this fact is not always known tothe parents of such chileren. Our public spirited citisens, boys and girls as well as grown ups, to help forward the work of the School for the Blind at Halifax can best do so by sending to the superintendent the names, ages ani addresses of all blind per- sons under twenty one years of age. Adiress to C. F. Fraser Superin- tendent School for the Blind, Ha- lifax, N. $. BERNARD HOTEL Tignish, P. E. —__ —— This well known hotel has been refitted and renovated this spring making it one of the best hostelery in Prince County. Only a few minutes’ the Railway Depot. 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