RS D SR AR EE EN ENRRE MEE * QA CRC OCETN RENE =— L’IMPARTIAI, JEUDI LE 4 AOÛT, de dl 1898. SIXIEME CONVENTION DES INSTITUTEURS ACADIENS DE L'ILE DU PRINCE EDOUARP. TENUE A MISCOUCHE, LE 21 22 JUILLET, 1898. ET LE Le sixième congrès des instituteurs Acadiens de cette province s'est ou- vert a la salle paroissiale de Miscou- che,na 19.15 a. m., sous la présidence de M. Jos. Oct. Arsenault. Les RR. J. Chaisson. S. Boudrault,. EF. X. Gallant, J. A. McDonald, P. P. Arsenault et J. S. Turbide occupaient des sièges sur l’estrade. Presque tous ies instituteurs et institutrices de l'Ile et plusieurs paroissiens de Mis- couche, d'Egmont Bav et de Rustico étaient présents. PREMIERE SEANCE La première séance commença par l'adresse annuelle de M. le Président, suivie de la lecture du procès verbal de la dernière convention : après quoi le Rev. J. À. McDonald, euré de Mis- couche, prononça un chaleureux dis- cours de bienvenue, au cours duquel il fit une agréable allusion au progrès rapide des Acadiens de l'Ile dans la voie de l'éducation. La magnifique adresse du Rev. cu-| ré de Miscouche fut suivie d’un excel- lent essai sur la littérature française, par le Rev. J. S. Turbide, dans lequel il donna un aperçu concis mais lucide perfectionnement de la fran- Çalse. Les RR. J. Chaisson et F. X. Gal- lant, en termes choisis, félicitèrent le Rev. conférencier sur son magnifique écrit, et il fut proposé par M. Laurent Arsenault, secondé par M. Jean O. Ar- senault, que cet essai paraisse dans les colonnes de l'IMPARTIAL. L'assemblée s'ajourne m. langue jusqu'a 2 F DEUXIEME SEANCE A ? p. m., la salle étant comble, M. le Président donna une lecon sur la méthode d'enseigner lescommencçants. MM. Laurent Arsenault, Jean O. Ar- senault et André Doiron prirent une part active a la eut lieu a ce sujet. M. Laurent Arsenault avant une ex- périence de 30 années d'enseignement, lit part a l'assemblée de la méthode qu'il emploie ; a savoir : qu'il est de la plus haute importance de se gagner la confiance des enfants et leur parler avec cette douceur et cette affabilité propres a former autant d’a- mis de cœur que d'élèves, et de voir a ce que lenfant connaisse parfaite- ment bien ses lettres avant de commencer la lecture. M. jean O. Arsenault pouvant, avec droit, parler de son expérience de 42 ans dans l’enseignement, se rangea du coté opposé, soutenant qu'il était pré- ferable, pour l'avancement de l'enfant, de commencer a lui faire cennaître les mots au moven de gravure, etc. M. André Doiron était d'avis qu'on devait enseigner beaucoup plus de wé- ographie aux jeunes élèves et qu'on de- vrait faire un usage constant du tar bleau noir en enseignant les commen* cants. . Ensuite M. Florentin Pitre donna une leçon de chant qui fut agréable- ment goutée de toute l'assemblée et lui mérita de chaleureuses félicitations de la part du Rev. S. J. Arsenault du collège St. Joseph, Memramcook. Cette lecon fut suivie d’une excel- lente composition par M. Emmanuel Arsenault qui lui gagnèrent des ex- pressions de la plus haute approba- tion de la part des RR. S. Boudrault, P. PF. Arsenault et $S. J. Arsenault. il fut proposé par M. F. L. discussion qui cry wa de que secondé par M. Jean O. Arsenault, que | l'écrit de M. Emmanuel Arsenault pa- raisse dans l'IMPARTIAL. La séance s’ajourne jusqu'a 7 p. m. TROISIEME SEANCE Au commencement de cetti la question du changement des heures de classe amena une discussion très vive et animée a laquelle prirent part MM. Jean O. Arsenault, Jérome Gal- lant, Moïse Doucet, Arcène Poirier et ee LeClere, | sCance | dent. Un vote de remerciements lui fut offert par l'association. Alors, M. André Doiron donna une leçon sur l’arithmétique, montrant J'a- vantage qu'il y a a faire usage du sys- tème unitaire. Ensuite M. Jean O. Arsenault cap- tiva l'attention de toute l’assembice par une leçon fort intéressante sur la erammaire française. Les RR. S. Bou- drault et J. A. McDonald louèrent M. Arsenault et le félicitèrent sur son as- siduité dans l'étude de la grammaire française. La séance s'ajourne a 2 p. m. CINQUIEME SEANCE | M. Doiron commença la cinquième | séance par un essai sur la bienséance [que l'instituteur doit observer. MM. | Laurent Arsenault, Arcène Poirier et (Joseph Blanchard complimentèrent {M. Doiron sur la manière habile dont lil avait traité son sujet et l’associa- | tion lui présenta un vote de remerciè- | ments, après quoi il fut proposé par M. Emmanuel Arsenault que M. Doi- lron aît la complaisance d'envoyer son écrit a l’'IMPARTIAL. La question suivante fut alors dis- : cutée : | Comment doit-on conduire les exa- mens d'école ? Plusieurs messieurs, notamment M. Jean Desroches, se prononcèrent sur cette question. bellissement de la classe, l'assistance des parents et des instituteurs voisins | D. à |contribuerait beaucoup au succès des | de l'origine, du développement et du | | eXAMENnS. Ici, M. Laurent Arsenault fit un | chant l'embellissement des cours cole, très propres a wuider les institu- teurs dans la tache de rendre les éco- les plus attravantes aux élèves. Une question amenée sur le tapis et qui reçut l'approbation de toute l’as- semblée fut celle du changement des vacances. Les RKR. J. A. McDonald, P. P. Arsenault et autres condamnè- rent le système actuel, alléguant qu'il est dans l'intérêt de l'élève et de l’ins- tituteur—vu les chaleurs de l'été vu encore l'exemple frappant de tou- les maisons d'éducation—que le svstème actuel soit réformé. 1 fut donc proposé par le Rev. P. P. Arse- nault, secondé par le Rev. J. A. Mc- Donald, qu'une reanête soit faite aux districts français, ;+s priant d’accor- der les vacances d' té. Les messieurs dont noms sui- vent furent élus officiers pour l’année 98-99 : Président —Joseph Gallant B. A. Secrétaire—F. L. LeClerc. Directeurs-—Jérome Gallant, Rusti- : Joseph Blanchard, Egmont Bay, Miscouche et Mont-Carmel Henri Doucet, : Bloomtield Philéas Buote, Tignisb et Palmer Road. Il est propo- sé et adopté que les mêmes agissent comme présidents dans leur arrondis- sement respectif. Des votes de remerciements au Rev. J. A. McDonald et aux parois- siens de Miscouche pour leur cordiali- té envers les instituteurs : a la Socic- té de F’Assomption et a l'Editeur de l'IMPARTIAL pour divers bienfaits a la fanfare de Miscouche pour son ex- cellente musique : aux RR. $S. Bou- drault, P. P. Arsenault et S, J. Arse- uault pour leur assistance et leur en- tes les co bons couragwement terminèrent cette sc- ance. | Dans la soirée le Rev. J. A. McDo-! naid électrisa l'assemblée par une lec- ture, fort bien pensée, sur l'électricité. Il démontra les effets magiques de ce fluide impondérableet au moyen d'ins- ments montra le procès de le généra- ition, de l'électricité, Il termina en conseillant aux instituteurs de se fa- miliariser avec cette étude. | Au cours de cette séance, un télc- |! [gramme fut reçu du Rev. A.E. Burke, curé d'Alberton, exprimant son regret |de n'avoir pu assister aux délibéra- [tions de la convention. | Alors l'assemblée dispersa au | chant de l'hymne national ‘Ave Ma- ris Stella.” SC | L'association est maintenant com- posée de 83 membres dont les 14 sui- | vants se sont enrolés a cette conven- | tion. { Rev. J. A. McDonald. S. J. Arsenault Mlle. | M. Desroches était d'avis que l’em-\ | discours rempli de sages conseils tou- | d'é- | .[tions...car Isidore Buote. ‘Fous, a l'exception de ! M. Jean O. Arsenault, en faveur d'un de classe, alléwuant Mary Conrov Dina Gaudet Fabiola Poucet M, Théodore Gallant ‘ Anthyvme Doiron. +: Philéas Buote. ‘< Félix DesRoch: Le se déclarèrent | changement que | d'heures ! ‘uniformité | d'heure contribueraïit beaucoup a Fa-| vanñncement des élèves. Il fut proposé pai M. André Doiron. | secondé par M. Joseph Gallant, B. A., | ‘ Zacharie RBuote. que l'association pr'sente une re- . Mar Arsepault. quête au Bureau de lEducation, le 4 Gilbert DesRoches. priant d'accorder aux écoles françaises ‘ Clement Poirier. le privilèee de commencer la classe a ‘ Hubert DesRoches. 4.50 a. m. la terminer a 3.30! se P- nr. | Ensuite M. Joseph Gallant, B. A.,| donna une leçon pratique sur l’astro- | et de LeClere. sec. FARMERN ATTENTION d'intéressantes | illustrations. Des paroles de félicita- | tions sur ses profondes connaissances de cette science lui furent par le Rev. J. McDonald. I! fut proposé par M. André Doiron, par M. Théodore qu'un vote de remerciements fert a M. Gallant nomie, accompagnée adressées secondé Gallant of- excellent soit pour son essai. in- ain | 1 have much pleasure in Au PE ance, les RR, J. !forming the public that I “À. Callant et Z. S. l'ur- prepared to sa]] bide, forcés par des circonstances in- | ent las - BUGGIES, ROAD ia part de Fssociitls nous ss FM | CARTS, HARNESS, tance et pour leur encourasement. SEWING MACHINES, Les RR. messieurs répondirent en ORGANS termes choisis, exprimant leur regret de ne pouvoir demeurer jusqu'a la fin at greatly reduced prices. Chaisson, controlabies. quittèrent la salle. Ils re- eurent un vote de ue ]: 01 re tic . 0 te 0 Aiss( é : CRE AD LE ( : Mn} Agricnltura! implements of l 4 : ASSOCI ‘ st )rO- É A chaine réunion dans la belle Me the celebrated F rost and Wood de Palmer Road. make. La séance s’ajourne jusqu'a vendre- a 9 a. m. di 1 wiil guarantee to sell chea- per than any other man in this QUATRIEME : soctiou. SEANCE Cette séance s'ouvrit par un papier Dr : Le caractère.” lu par Mlle. W P GALLAGHAN 1va . onroy. qui fut com plim. ntée er | É “ ‘ le Rev. S' Bondrault et M. le Pres) Ebbsfleet, P. E. I. June 9 2m Aimer un notaire ! être la fem- me d’un notaire, mais ça n’a pas de poësie, c’est vulgaire, prosai. que, bourgeois ! Nous garantissons que ces Plasters allégeront la douleur plus vite que tout autre emplâtre. Mis en boîtes de 25 cts D. ou en rouleaux d’une _… 5 de $r. Dans les rou- l’é pousant, Je ne Jui sacrifie Jeaux on peut couper toutes les dimensions. Dans chaque famiile on devrait en avoir our les cas urgents et myprévus. DAVIS & LAWRENCE CO, rien......Nous continuons à avoir une maison élégante, des do- mestiques .…....je n’illumine pas sa mansarde—Nous ne vivons ##D4L PLASTER You want the Best and the Cheapest. BEST à STEEL WOVEN WIR E FENCING McMullen's Fencing and .Nettings combine th:se twe 3 © Ltd, MONTREAL, Défier-vous des contrefaçons. pas de boeuf bouilli et de pain, rassis...au fait je me deman- de si ce n’est pas bien sec à la longue ? Qu'importe, lorsqu'on s'aime ? Oui....on s'aime... mais...mais...est-il nécessaire ? Oh l'oui ! c’est indispensable. et cependant..….est-ce tout à fait indispensable d'avoir mal diné pour savourer le bonheur d'é- tre seuls et de rêver en regar- dant ie ciel bleu par un œil-de- boeuf ?....Oui......je n'avais ja- mais réfléchi...je voulais me sa- crifier à celui que j'épouserais. Eh bien, épousant un poète, je ne lui sacrifierai rien, puisque c’est mon idéai, tandis qu'en é- pousant un notaire, je lui im- mole l'espoir de ma vie. J'avais juré de ne prendre qu'rn bom- me pauvre.et j'oublie ce vœu si cher en acceptant une position faite. | Monologue | —Je ne crois pas qu'il y ait sur la terre une jeune fille aussi malheureuse que moi. | Ce matin, à dix heures, j'étais encore très heureuse. Je jouais | du piano.……je faisais des gam- imes..et puis….crac!me voilà | désespérée. | Ce matin, maman m'a annon- ‘cé la demande en mariage de M. Guy de Nangeac, un jeune homme charmaut que Je connais depuis u n an e t que j'aime depuis un an. Suis-je àssez malheureuse !! Vous ne comprenez peut être pas pour- quoi ? Mon Dieu ! c'est bien simple.…et c’est encore plus tris- te : je suis sentimentale..…...J’ai. | Suis-je bête'!'!On va cher- [lu tant de romans anglais que cher bien loin des occasions de ça m'a monté la tête......J'y a- qéronement...j'en ‘ai un tout |vais Sans doute des disposi- | rêt : me marier avec Guy.….je enfin...les romans! vous confierai que cela ne me anglais !...Bref, depuis que j'ai} ,6utera pas beaucoup, car je l’ai- me...et je n’aime pas les épi- | seize ans. je rêve d'amour. Dans | | les tragédies, je ne lis que les nards !… scènes d'amour ; au théâtre, je| in’écoute que les déclarations ; |je ne chante jamais que des -o-| te i 2 Portraits es où l’on hurle à tue-té- | GRANDEUR NATU- e : | REC LE RELLE | “Je t'aime, c'est ua mystère, Ê X. 1 , | —ou- je t'aime ! c’est un secret.” | EN MINIATURE Ce n’est pas na faute. Aimer, x | Le rédacteur de ce journal et Let être aimée, voilà ma seule. s . personnes prominentes | : Sn jautres [embition. Alors. Guy de Nan-\ nt en le plaisir d'examiner les geac m'aime et je l'aime....oui.…..| bortraits présentés par M.S. F. mais ce n'est pas cet amour-là |Tarbush et en ont été très satis- que je voulais. | faits. . . A , . A 6 J'ai toujours rêvé,—et je rêve | 11 y a beancoup d'ouvrage en ioniséire on ce TU dans cette partie de J PT "la province, qui ne donne pas Un homme qui ait une âme | satisfaction. noble el un estomac creux: M. Tarbush, pour la “High Un homme intelligent, beau, Art Co, est hautement recom- fascinant et gueux comme un mandé par les principaux jeur- n 3 : g rat, enfin, un poète ! ! a. de ] re pour la ee ” : à ii) rage n 1 Je serais le rayon de soleil qui |: T8" PE RS E D ris * |fait usage dans son commerce, viendrait 1lluminer Sa Pauvre |1] garantit tout ouvrage qui lui manserde, la rose qui embaume-|est confié. Point de dépot de- rait sa vie. (Tiens ! je deviens | mandé. IL vous accordera le pri- poètique !) rilège d'examiner l'ouvrage a- | Je lui sacrifierais tout : mes |v2nt de PAST. 11 vous garantit on dai élé . [que vous n'êtes pas obligés d’a- Re er FT. icheter les cadres, et délivre le luxe auquel je suis habituée ; l’onvrage lui-même. Je serais sa femme, son esclave. | Méfiez-vous de ceux qui pré- Enfin, je serais tout pour lui, tendent représenter “The High | u . | : ‘comme il serait pour moi. | Grade Art Co”. Ces gens n'ont Das said ‘aucune autorité de M. Tarbush a dise ! . ü . ue. à cg, "| Leur travail est très inférieur et ‘une portion de bouillie achetée |}, «“Hioh Grade Art Co” ne fait ni : 1 5 : , & chez la fruitière du coin et des rien que “High Grade Work”. | épinards, achetés aassi chez la! Laissez vos commandes à M fruitière, tout cuits, de ces épi Tarbush et vous serez satisfaits nards qu'on coupe par tranches tast ils sont coriaces, et puis du [ | pain rassis, tout cela arrosé d’eau | Books Agents , claire et d'amour, voilà la vraie Agricultural Implements vie, celle que je révais de mener Agents ! avec M. de Nangeac. Que vou-| : Le du ï : : Or anyone desiring to vetter their po lez-vous ? j'ai de l'imagination, | sition and increasc their income should É a Su 5 venons write us. The demand tor home-grown il a une tête de poète, je COR! Nursery Stock is on the increase. We que c'était un poète. | need more men. It you want steady, pay- Donc, depuis un ab, j'ai vu |ing work, write us. | , |: We furnish all supplies free. | M. de Nangeac dix fois...Oh ! je Er :_ We have the largest Nurse- jen ai pris note dans mon\,ies in the Dominion. cœur...et aussi sur mon carnef,; h We pay both salary and com car mon cœur aurait pu em-|mission. | brouiller les dates. 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Guy à | and want profitable employment. de beaux | bé il est mélancoli- STONE & WELLINGTON que...ÆEh bien, ce n’est pas un L'ORONTO [27 | poète... : | C’est un notaire !!! | Notaire ! !! J'aimerais autant Lépicier ou fruitier—nous au- April 7—4 m Ripans Tabules cure nausea. Ripans Tabules cure indigestion. hi — L ‘rions nos épinards pour rien.— no6 EP Ë ; Ripans Tabules cure constipation. ONTARIO WIRE FENCING co. LrTa _ Picton. Ontario. 'Hog Fencings at Special, Low Prices. All other varieties CHEAP. McMullen's are the ONLY GOOD NETTINGS sold in CANADA. They are UNE: QUALLED for POULTRY YARDS, TRELLIS, LAWN FENCES. Ask your Hardware Merchant for McMullen’s goods. If you cannot buy of him WRITE to, The Manufac- turers at Picton, Ont. or te, The B. Greenmg Wire Co. Limited, Hamilton and Montreai. GENERAL AGENTS. James Cooper, Montreal, —Gencral Agent for Raïlway fenc- ings. 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