** LL * EN Fe pe, ER CU ME a PRE LOS DE DA He ge cr 4 Fr MERE LA > 18 + : 4 L'Affaire Dreyfus Paris, 5—M. Cava'gnac af firme que le gouvernement fran- fais commettrait une erreur des plus graves, presque une folie, en persistant dans son projet de révision du procès Dreyfus. “Après un nouveau procès, vous verrez dans quelle grave Position se trouvera le pays.” La démission de M. Carvai- gnac a profondément ému les cercles politiques de Paris. On y est d'avis que l'innocence du prisonnier de l'ile du Diable est fort ;oin d'être établie, mais que la révision de son pro:ès s'im- pose pour apaiser l'effervescence populaire. 1l est de nouveau question de faire comparaitre le comman- dant Esterhazy devant une com- mission militaire nommée par le général Zurlinder'et qui siègera à huis clos: Les amis de Dreyfus persis- tent à accuser le commandant d'être j'auteur du fameux bor- dereau, cependant devant la commission il n'en sera pas question et celle ci n'aura qu’à considérer si le commandant Es- terhazy doit être cassé. 10. Pour inconduite habitu- le service. la discipline. 40. Pour conduite déshono- rante- Le “Figaro” dit que le géné- ral Saussier a décliné l'honneur d'étre ministre de la guerre parce que en sa qualité de Gon- verneur de Paris, ila été mêlé: au procès Dreyfus. L'ancien Président de la Ré- publique Française, M. Casimir Perrier dit : “Le conseil d'état étant saisi du procès Dreyfus, il est du devoir des ministres, et plus particul*èrement ceux de la jus- tice et des affaires étrangères, ; de s'assurer, s'il y a quelque présomption en faveur de l'in- nocence du capitaine Dreyfus, si les susceptibilités étrangeres ne seront pas réveillées par les révisions du procès et une nou- velle condamnation et enfin si un acquitteraent mettrait fin à l'agitation actuelie. À l'étranger, on blâme beau- coup la République et le Mi- nistre de 1a Justice pour leur sévérité. Paris, 7—Le “Figaro” dit au- jourd hui que le cabinet a con- senti à l'unanimité à la revision du procès Dreyfus et qu'il a donné instruction au manistre de la justice, M. Sarrien, de prendre les mesures nécessaires dans ce sens. “Le Matin” annonce aujour- d'hui la découverte de faits im- pliquant les officiers de l’état- major général et ajoute que le général Zurlinden, le nouveau ministre de Ja guerre, a rappor- té la chose à la réunion du ca- binet et a insisté sur la nécessi- té de réformer le département des renseignements secrets au bureau de la guerre. Alors il a reçu instruction de préparer un projet séparant les devoirs de l'état-major général de ceux du département des renseigne- ments secrets. Paris, 7—Le gouveruement contredit le bruit'de la mort de Dreyfus et le fait que M. Faure a laissé la capitale, fait croire que les choses vont être tran- quilles pendant quelque temps. Le “Figaro”, de Paris, an- nonce, ce matin, que le cabinet français a consenti à la revision du proces Dreyfus. Le “Matin” annonce la dé- couverte de nouveaux faits 1m- portants impliquant l'état-ma- jor général. Le général Zurlinder veut re- former le département des ren S 1 H‘imats secrels. elle, |France, à bord d'un navire in- 20. Pour fautes graves dans connu, sera débarqué dans un | port ‘donc le nom ne sera com:| 30. Pour infractions graves à muniqué à personne. | L'IMPARTIAIL, JEUDI LE 15 SEPT, 1898. Paris, 7—Les amis de Drey- fus persistent à accuser le com- mandant Esterhazy d'être l'au- teur du fameux bordereau. De: vant la commission militaire où il com paraîtra, il ne s'agira que de considérer si Esterhazy doit être suspendu : lo pour incon- duite ; 2 ponr fautes graves dans le service ; 30 pour infrac- ‘ions graves à la discipline ; 40 pour conduite déshonorante, M. Casimir Perrier, ancien Française, dit : ‘Le censeil d’E- tant saisi du procès Dreyfus, il est du devoir des ministres, et olus particulièrement de ceux de la justice et des affaires étran- gères, de s'assurer, s'il y a quel- que présomption en faveur de l'innocence du capitaine Drey- fus, si les susceptibilités étran- gères ne seront pas reveillées par les revisions du procès et une nouvelle condamnation et enfin si un acquittement met- trait fin à l'agitation actuelle. Paris, 7—Le “Figaro” de ce matin dit : Il a été décidé, à l’u- namité, au Coaseil de cabinet de réviser le procès Dreyfus. M. Sarrien, ministre de la jus- tice, a reçu ordre de prendre les mesures nécessaires. Le prisonnier sera ramené en ! De là il sera amené à Paris, emprisonné à ja prison militaire “ du Cherche Midi et soumis à un nouveau jugement, sans que. sa présence puisse être soup-| connée. Paris, 7—Le choix du général Zurlinden au poste de ministre | de Ja guerre est bien accueilli! par le public. C’est un soldat d'abord, ensuite et toujours et] le fait qu il sera ministre de la! œuerre pendant la revision du procès Dreyfus donnera l’assu- rance à l’armée que ses intérêts | seront défendus. | Ce que dit Esterhazy ; ce que. dit le frère de Dreyfus : | | Paris, 9—J'ai parlé avant-hier avec les deux hommes qui sont devenus les deux plus mortels ennemis, par suite de ji'aflaire | Dreyfus. Ce sont Mathieu Drey- fus, frère de l’exilé. et le colonel | Esterhazy, qui, selon plusieurs, du crime qui lui est attribué, changent l’opinioz de ses adver- saires. Les sept officiers qui l'ont condamné étaient à la veille le déclarer son innocence lorsque les documents forgés leur furent donnés par le ministre de Ja guerre. 1l n'est pas du tout besoin d'être un expert pour s’aperce- voir de la ressemblance entre l'écriture du bordereau et celle président de la Répnblique(d’'Esterhazy. Regardez un peu quels sont les hommes qui sont contre mon frère et comparez-ies à ceux qui croient en son innocence. Croe- bert, le meilleur expert de France, dit que l'ècriture n'était pas de mon frère. L'allemagne a déclaré que ses agents n'avaient eu aucune communication avec le capitaine Dreyfus. Tous les journaux sé- rieux sont maintenant en faveur de la révision du procès parce que les lois concernant les té- moignages n’ont pas été obser- vées dans le procès de mon frère. La révision juste veut ‘dire la mise certaine en liberté.” CURES DIARRHŒA, DYSENTERY SUMMER _ COMPLAINT. Price 35c. at ali druggists. À, REFUSE SUBSTITUTES, THEY ARE DANGEROUS,. PARALLELE ENTRE SIR CHAS TUPPER, L'AOMME D'ETAT —— ET SIR LAURIER, POLITICIEN —— Halifax, 3.—A un pique-nique | devraient être à l'ile du Diable | politique, tenu ici cette après- | plutôt que le capitaine Dreyfus.| midi, Sir Charles Tupper a été | | fui. 1! n’ea est rien, puisque je [l'ai vu et Ini ai parlé. Voici ce qu'il m'a dit “La nouvelle tournure des choses est un tri- omphe pour les Juifs. Le sui: cide de Henry assure ia revision | du procès, ce qui veut dire dés- honneur militaire et triomphe des Juifs. Toutes les décisions officielles ont été en ma faveur. | La première condamnation de | Dreyfus, la révision ministéri- lelle du procès, la condamnation | de Zola et la poursuite du colo- Les Picquart pour faux contre moi, qui n’a pas réussi, tout me prouve que je n'ai pas besoin de chercher refuge dans la fuite. Zola m'a appelé bandit, mais sa haine de notre armée est hé- réditaire. Ce sera un triste jour | pour la France si les Juifs tri- omphent. Je n'aurai plus qu’un pou- mon, mais je suis prêt à le per- dre pour la cause de ja France”. Mathieu Dreyfus, frère du ca- pitaine condawné, après une consultation avec l'avocat Labo- ri, a dit : “Nous sommes maintenant as- surés que mon frère va être re- mis en liberté, car l'opinion pu- blique demande que la révision soit complète et publique: Le faux d'Henry prouve que dans l'opinion des hommes opposés a mon frère, sa condamnation de- vait être faite et maintenue. La vie tiès régulière de mon rapide avancement frère, son militaire, son ambition et l’ab- sence de tout motif raisonnable | On disait que Esterhazy avait | complimenté, sur sa longue et fructueuse carrière da chef de parti, dans une adresse de bien- venue, qui lui a été présentée par ses amis. L'adresse énumère les gran- des choses, que le vétéran de nos luttes politiques, a faites pour la Nouvelle-Ecosse, et pour le Canada avec Sir John A Macdonald. Elle fait allusion aux délibérations de la confé- rence de Québec. Elle établit ensuite un parallèle, entre Sir Wilfrid Laurier, le politicien qui n’agit que dans l'intérêt de son parti et l’homme d'état. Sir Charles Tupper, qui n'hésite pas à sacrifier r’intérêt dé son parti à celui de la patrie. Sir Charles, qui était en ex- cellentes dispositions et parlait d'une voix claire et distincte, a répondu par quelques phrases vigoureuses dans lesquelles il a passé en revue un discours pro- noncé, l'an dernier, par Sir Wil- frid Laurier, à l'occasion de l'ouverture de l'exposition pro vinciale à Halifax. Le chef du gouvernement, le plus grand semeur de promesses du Canada, qui est aussi de tous les hommes d'état. celui qui ou- blie le plus facilement et le plus rapidement ses engage- ments a en l’impudence en cette occasion, d’excercer sa verve sarcastique aux dépens des conservateurs qui n'ont pas tou- jours pu tenir leur parole. Le soir Sir charles a parlé au Lyceum. Il passe en revue toutes les questions politiques. Parlant de la conférence de Québec il dit : “Le parti libéral Canadien se vante d'être le parti qui nourrit les dispositions les plus sympathiques à l'égard des Etats-Unis”. “Je leur nie cette prétention. s’écria sir Charlss, car Île parti conservateur n'a pas ménagé ses efforts, rour arriver à la con clusion d'un traité de réciprocité qui aurait lié plus intimement les deux grands peuples de lan- gue anglaise de l'Amérique. ) ‘Un fait des plus remarqua- bles se passe en ce moment, je veux dire le rapprochement des Etats-Unis et de la Grande-Bre- tagne. L’hostilité envers l’An- gleteire qui n'avait rien d’éton- nant, à une époque encore peu éloignée, a aujourd'hui dispa- ru. En sa quaiité de Haut com- missaire Canadien à Londres, pendant 12 ans, il s'est trouvé en relations très intimes avec les sommités politiques du parle. ment anglais et 1] peut assurer, que leurs sentiments, à l'égard des Etats-Unis ne sont entachés none hostilité. ee Ù nothing like it for an even- {ng”’s entertainment at home or in the social gath- ering. You can sing or talk to it and it will reproduce immediately and as often as desired, Your song or words. Other so-called talking machines reproduce only records of eut and dried subjects, special! repared in a laboratory ; but the Graphophone is à a limited to such performances. On the Grapho- | phone you can easily makeand instantly reproäuce | records of the voice, or any sound. us it con- stantly awakens new interestand its charm isever fresh e reproductions are clear and brilliant. > ) fophones are sold for 10" | } # Manufactured under the patents of Bell, Tainter, Sn | Fdison and Macdonald. 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