D ART EN DERNIER Angers ae mêmes, d'après M. Wells, ne pa- L'IMPARTIAL Foxps EN 1898 Le seul Journal français de) lle du Prince Edouard. HEBDOMADAIRE, 8 PAGES. ABONNEMENT : nr osnmernienn cc DT OU "SN PNR 50 Les abonnements sont paya- des d'avance. Annonces 10 cents la ligne 1re insertion, 2 cents la ligne les incertions subséquentes. Toites communications doi. vent être adressées à L'IMPARTIAL TIGNISH. I. P. E. L'IMPFARTTIAI, TiontsH 7 Nov 1901 L'avenir du Francais M. H.C. Wells l’an des écono mistes les plus en vue des Etats- Unis écrit dans la “North Ameri- ean Review’ une série d'arti- cles dans lesquels il discute avec tout le calme et la perspicacité d'un véritable savant ce que pourra être le mondeen l'an 2,000. Son dernier article traite précisément de l'avenir des lan- gues. M. Wells n'est pas un enthou- siaste de l'idée des nationalités. Il consaore plusieurs pages a dé- montiôr qu'à mesure que les moyens de communication de- viencent plus nombreux et plus rapides les peuples se mêleront davantage et abandonneront les langues peu usitées pour adop- ter celles qui ont cours dans le monde entier. C'est ainsi qu'ilarrive à dire que dans un avenir prochain, il n'y aura en realité que trois lan gues répandues dans _le monde civilisé : l'anglais, l'allemand et le français. 11 se demande ensuite laquelle de oes trois langues sera adop- tée de préférence par les peu- ples qui seront forcés de cher- cher, en dehors de leur idiome natienal, celle qui pourra les teair au courant des progrès de de l'esprit humain. Le facteur déterminant, dit-il, sera la quan tité de connaissances et d'idées que l'acquisition d'une langue epportera à celui qui l’appren- dra.” Le problème ainsi posé, il n'hésite pas à oonclure coutre l'anglais et l'allemand en faveur du frauçais. 1isignale en pas- sant le peu de progrès que l'an glais a fait chez nos compatrio tes, en Afrique Australe et dans les autres pays conquis par l'An gleterre. L'anglais n'a évidem- ment pas les qualités contagien ses du français, qui se trouve partout au dehors, en italie, en Espagne, en Russie et dans l'aris” tocratie de toutes les nations L'allemand est écarté parce que c'est une langne qui man- raissent pas avoir l'idée de l'a- ‘|bientôt inutile, nous conseillons venir de lear laugue. Est-ce à Cause des désastres de 1870 ? Une guerre malheurense n'affee- te pas la diffusion d'une langue polie et popuiaire. L'exquise précision, la moblesse et l‘élé gance du parler français assure- ront son ns se mani- {este déjà fpar la multipliaté/ des livres publiés en français. A ceux qui seraient dis- posés à considérer le tranacçis comme une langue morte et la lecture de l‘article du ‘North Américan." Population Acadienne DANS LES PROVINCES MARITIMES Ci-suivent, selon le recensement, les chiffres de la popu!ation de lan- gue française dans les provinces maritimes, à présent, comparés à ce qu'ils étaient il y a dix ans : En 1891 la population acadienne- française de l'Ile du Prince E- douard était 11,847. Eu 1901 la population acadienne- française de l'Ile du Prince E- douard est 14,000. Augmentation en 10 ans, 2,153. En 1891 la population aeadienne- française du Nouveau-Brunswick était 61,767. Fn 1901 la population acadienne- française du Nonveau-Brunswick est 81,000. Augmentation en 10 ans, 19,233. En 1891 la population acadienne- française de la Nouvelle-EKcosse était 29,838. En 1@01 la population acadienne- française de la Nouvelle-Ecosse est 45,000. Augmentation en 10 ans, 15,162. Ex 1891 la population totale des acadiens-française dans les provin- ces maritimes était 103,452. En 1901 la population totale des acadiens-français dans les provinces maritimes est 140,000, Quatorze Ans C'est aveo plaisir que nous saluons notre confrere, de Wey- mouth-L'&Evangéline, à l'aurore de sa quinzième aunée d’ex istence. Le confrère constate qu'il a eu d'innombrables difficultés à surmonter et bien des préju- gés à combatire. Etant dans uné Position analogue à la sienne, nous sommes à même de dire qu‘il douue le note juste par cette expression. La jalousie ot les préjagés sont, en effet, les plas grand: ennernis que les jogrnaux vrai- meat aeadiens aient à redonter. Mais avec le courage et la per- sévérance, et l'appui de ceux qui ont à cœur le bien être de la population acadienne, nos Journanx acadiens réussiront, maigré toutes les vant ardi.es de ceux qui proclament avec tant de vanité leur excellence au dessus des autres. Travail ions avec courage, cfforçons- nous de faire tout le bien possi ble à nos nationaux et nous marcherons. Ne nous occupons as de ceux qui,sous un fanx-sembiant de de patriotisme, font tout en lenr pouvoir pour ous détruire afin de pouvoir régner en maitres absolus Nous avons parmi que de souplesse et de précision, l'anglais paroe que sa littérature mauque de variété et d‘éléva tion. “L'abaissement intellectuel de nous n08 Acadiens qui savent ncas apprécier selon nos mé- rites 1ls sont les meilleurs ju ges. Nous sommes chez nous. Avec la prudence, ie courage et la perséverance, nous n‘avons se qui se publie en anglais”, dit notre auteur, ‘implique le dé- elin de la langue et de tontes les vastes possibilités politiques | que comporte l'extension consi | dérable d'ane langue‘. | Le français, au contraire, fera des gains considérables durant rien à craindre. Quatorze ans, c'est déjà un bel âge. L'IMPARMIAL souhaite que son Confrère acadien, L'Ev- angéline, vive encore long temps pour travailler dans la vigne nationale. AD MULTOS ANNOS. les années qui viennent, parce | que dans cette langue on trouve. des livres attrayants qui embras- sent toutes les connaissances bumaines. Les Français eux- } :nam’s Corn Extraetor. | sa or your money back. DON'T FORGET ABOUT YOUR CORNS ! L'IMPARTIAL JEUD Statistique Griminelle D'après le dernier rapport pour l’année expirée le 30 septembre 1900, le nombre d'accusatious pour délits sujets à poursuite en Canada pour 1900, a été de 249 de plus qu’en 1899, soit 8,419 eu 1900 et 8,170 en 1899. Les condamnations out été de 5,768, ousoit 53 de plus qu’en 1899. En 1900, il y a eu 1,576 acquittc- ments. huit cas d'emprisonnements pour cause de folie et 67 cas où, pour différentes raisons, tel que Le cas d’un ‘‘nolle prosequi,’’ ou fuite avant procès, ou encore, dé- saccord entre les jurés, aucune sen- tence n'a été prononcée. Pour les années précédentes les chiffres ont été comme suit : ac- quittements, 2,355 : emprisonne- ments pour caure de folie. 11 ; autres cas où la sentence n'a pas! été prononcée, 91. Le tableau comparatif suivant donne le‘nombre tions par province : des condatitia- 1899 1900 Ile du Prince-Edouard.. 16 27 Nouveau-Brunswick. . . 125 137 Nouvelle-Ecosse. “#0 2 Manitoba. . .. ‘225$ 200 Québec. . + 1,710 1548? DR 2,693 2,769 Les Territoires. 296. 265 Colombie-Britannique. . 370 489 Canada . .. 55,374 5,708 Ce tableau indique, qu'à part la province de Québec, il y a eu, en 1900 ue augmentation nombre de toutes les provinces, son avec 1890. La plus forte augmentation a été dans la province de la Colombie- Britannique où les cofidamnations, dans le condamnations dans Et comparai- si nous tenons compte d'une aug- mentation normale dans la popula- tion, ont augucité de plus de 23 pour cent. L'augmentation toires du Nord-Ouest est due district du Yukon où l'augmenta- dans les Terri- au tion est de 9 ; les autres territoires du Nord-Ouest montrent une di- minution de 3 en comparaison avec 1899., Dans le territoire du Vu- kon, il y a eu 95 cas de condamna- tions pour délits sujets à poursuite ell 1900. Le contraste entre chose et celui obtenu dans l'Ile du Prince Kdouard montre la diffé- rence qui existe entre une région agricole depuis longtemps établie et celle d’un district nouvellement ouvert aux opérations minières ; avec quatre fois la population, l'Ile du Prince-Edouard n’a qu’un oinquième pour cent de criminalité. La Nouvelle-Ecosse, pour une province minière, a une moyenne de cas remarquablement basse, soit 7,07 par 10,000 de sa population contre 26,40 par 10,000 de la popu- lation de la Colombie-Britannique. En cé qui conoerne l'éducation et l'influence que l'ignorance ex- erce parmi les criminels, les rap- ports démontrent que durant la période de 1884-91 cetétat de ceux n'ayant qu'une itistruciiou élémentaire ou pas du tout comprenaient 66.6 pour cent des condamnés pour of- fenses passibles de poursuite. En 1899 ils étaient de 88,5 pour cent et en 1900, 85,7 pour cent. De ceux-là 17 pour cent, 12,44 pour centet 14,6 pour ceut respective- ment étaient incapables ce lire. FRE 14 “NO, ricd: transitoire de vioissance et de développement pour corps et on âme. son C'est Gone très justement qu’- ou compare la p’riode des pre- miers soins da l'enfance à nne seconde gestation, où l'enfant vit en quelque sorte dans a rai- son de ses parents, et dans lenr coeur, dans leur âme, qui pense et qui choisit pour lui. 11 eon- tinne à se développer dans le seip do la famills comme en son milieu naturel. C'est là qu'il puise 8a nourriture, son sang et sa vie, là que ses sans recoivent leurs premières lin pressions, que son esprit s ouvre à in verité et que son cœnr apprend à aimer. Âus:iilimporte que ce milieu soit süin. Si l'eufaut puise une nourriinre pauvre et malsaine, s'il grandit dans une atmosphèr viviée, 1l reste faible et subit la contagien ‘ an contraire s’il dé- veloppe dans un air saia, son orgauisme sera fort. L'éducation de la famille, est done bien importante : tout l'a- venir des eufants en dépend. Et cenendant 1} faut le reconnaitre, c'est la plrs négligée. Klever un epfaut se réduit en général à kui donner la aourriture cor- porelle dout il a besoia. (C'est une bouche à nourrir comme ou dit, un pensionnaire dans la Mais en faireun hom me, développer en lui ses facul- muisOon. tés Aorales et religieuses, c’est peur quelques parents upe pré— Oucuputios qui sembie paeser Si enoore ns s'eta lent pas le- nour du superflu. iears vises vaut”les spectacles jonrualiers de ces jennes imaginetions, Jaimais un homme n'a plus de souppiesse que dans son enfan- ce. linsiiest Jeune, pius il 8et tendre et susceptible de re- cevoir Îes itfinences du dehors. Aussi +s anciens quiconnais sale..t cette sensibiiité des en- fants voulaient qu'on les élevât à l'abri de tonte inflaenre per- Cela prouve dun moins combien l'enfaut est accessible aux jlinpressions du mitien, et queile inflaence exerce sur toute la vie l'éducation qu‘il a recue dans ja famille. niclense, La Prise de Quebec Nous accusons reception d'un exemplaire du drame ‘‘LA PRISE DE QUEBEC par les Anglais en 1759. en 5 actes et 7 tableaux d'après un ouvrage äe Henri Cauvain, par O. Hardy dit Chatillon, 16 personnages et Nicolet. figuration. 1 vol, de 100 pages. €, O. Beauche- min & Fils, éditeurs, Montréal. Prix 50 cents. M. Hardy dit Chatillon a su tirer du beau romain LEkE GRAND VAINCU de Cauvain un drame his- torique vraiment d'une de intéressant et belle mise en scène. Nos sociétés d'amateurs et nos collèges irouveront dans la représentation de cette pièce la matière d'une cap- tivaute séance. Le roman LE GRAND VAINCU dont 1l est question ici, est le même que nous avons publié comme Feuilleton, 1ly a quelque temps, dans l'IMPARTIAL, et qui a été si bien goûté par nos lecteurs. MM. C. O. Beauchemin et Education des Enfants De l'aven de tous, le preuni:r de voir das pirents et | éduvation des eufauts. MËnx vaut ne pas être né, st on n'a pas les mOYeLs de devenir un homme, «1 on! nest pas eur ia vole jui conduit au büt de ja vie, à Divu. L'en- faut jeté dans ic moude saus son ousentementa des droits ri- Fils voudront bien agréer nos sin- cères remerciements pour l'envoi de ce très intéressant drame. LE COMMERCE AN- GLAIS BAISSE, Le dien de la Tribune télégraphie d'octobre indiquent une nou- velle diminution dun cem- goureur. N'ayant envere nil moyens de «ousercer la vie qui! luia été dounte il reste à la Cure them in one night, by Put- Itis sure, «8 PT EE PR merce anglais. Les exporta- tions sont £720,000 de moins qu'en oc obre 1900 et alors que les deux nations rivales 4 me me a 1901 Le Canon de Loursbourg Tel qu'annoncé, le dévoilement du vieux canon apporté de Louis- bourg a eu lieu à CHR samedi dernier, au milieu d'un grand concours de L'histoire de cette pièce d’artille- rie est intéressante sous plusieurs points de vue. Ce canon servit au siège de Louisbourg en 1758, dans le dernier engagement qui eut lieu entre les Français et les Anglais, se disputaient la suprématie sur le continent du Nouveau-Monde. Les Anghais étant sortis vain- queurs, les Français envoyèrent le canon au fond de l'eau, à l’erm- bouchure du havre, où il est resté jusqu’à dernièrement, quand ila été apporté à Charlottetown et placé en face de la maison de par- lement. A 11 heures À. m., au son de la fanfare qui jouait, ‘‘Dieu sauve le Roi,’ le gouverneur Meclntyre s'avança sur la plate-forme et pro- céda au dévoilement. M. John Newson aux efforts duquel est due en grande partie l'acquisition de eette relique historique, prononça un discours, racontant l’histoire du canon. Il fut suivi de M. Jos. Oct. Arsenault qui, dans un dis- cours bien inspiré, passa en revue l'histoire des Acadiens et donna un rapide compte rendu de leur position actuelle. Ensuite vint le Rev. P. C. Gau- thier du collège St. Dunstan, qui dans un discours rempli de faits historiques, provoqua de fréquents applaudissements. Nous avons eu le plaisir de lire le discours du Rev. Père, et nous sommes cer- tain que tous ceux qui auront oc- casion de le lire s’accorderont a- vec nous en constatant que cette belle et sublime allocution est un chef-d'œuvre d’éloquence. Nousespérous que, malgré nos occupations multipliées, nous pourrons trouver le temps de don- ner à nos lecteurs, en français, les discours patriotiques du Rev. Père Gauthier et du professeur Arse- nault. Echos de Lawrence ETATS-UNIS Lawrence, 7 Nov. 1901 Nous jouissons d'une tempéra- ture superbe pour la saison. Point de gelée jusqu’à présent. C’est un drame historique ficiles. | correspondant london-| que les statistiques commer- |hui. ciales anglaises pour le mois | Portland et Westbrook. dix charge de ses parents. C'est un mois de l'année doanent une |être en formation qn'on ne peut | dimination de 10,000,000. les fe and painless, guaranteed to cure | abandonner à lui-même, et son mport& 1nS SOA a::51 dimi- âge est essentieilemet une p«-|nuées de £4,000,000. 1 RON ÊTRE RER PIE LUE TE core en ln ee tas D SR RE 2 Em | Harper Road, I. P. E., est partie Les temps ne sont pas trop dif- Les moulins fonctionnent régulièrement. Samedi le 2 de novembre, M. Jean B. Cormier, autrefois de Ro- gersville, N. B., est décédé, ici, à l’âge de 46 ans. Ses funérailles ont eu lieu lundi matin,le 4,à8 heures, à l'église de Ste. Anne. Le Rev. Père Thomas a chanté le service. Le regretté défunt laisse une épouse et deux jeunes enfants pour le pleurer. Dimanche passé, M. Aïlphée Gallant et sa Dame, de South Bos- ton, étaient en visite à Lawrence. M. Abraham Doucet était ici. luadi, s’en revenant de Buffalo, N. Y. West parti pour l'île, mardi. accompagné de son fils Willie. Mlle, Élisabeth Richard, fille de M. Jérôme Richard, autrefois de de Lawrence, mercredi matin, pour se rendre à Boston où elle doit a1- ler à l'hôpital afin d'y subir une opération. M. Onésime Poirier, après un séjour de cinq semaines ici, chez son fils Dominique, est pa:ti matin pour Varmouthwville, Me., M. Sylvain F. Buote de Tignish, est arrivé à Lawrence, aujourd’- Chemin faisant, il a visité, ce ACADIEN, ET TA SOEUR Un jeune avocat qui avait une Mmanvaise cause sen SCait sur les témoins, V@h= nr nperrtrieirttiieniiimilénminiriinntiiitiiinnniinnossnannt Énoutenenmen: s’en presenté un qui avait l'air d.un aussitôt , —Votre nom ? Baptiste Lambertin. ? | —Vous vous appelez Ban" tiste Lambertin A personnes. | Jin étes vous certain ? — Etes vous marié ? Vers la fin de l'enquête ii tee St OS ENS HP. us. idiot et demi, etÆl l'avocat conimencé —Oui monsieur. —OQOui monsieur. —En êtes vous bien certain? —Oui monsieur. —Oui monsieur. —Ah! vous êtes marié —Oui j'sus marié —Avec qui? — Avecune femme î —Ah? vousêtes marié avec une femme! Connaissez vous" quelqu'un par basard qui est % marié avec un homme : 1 —-Ox51i monsieur. Qui ça ? -- Ma soeur. e . ee HOTEL DUKE ST. MONCTON, D : nute de -colonial e et près” Cet hotel est à une m marche du Dépot de l’Inte en face du Bureau de Post de la Rivière. La proximité de l‘hotel de la ri- vière, permet de voir, en plein, le spectacle grandiose du /0AR à chaque marée. Termes raisonnables. Une étable de première classe pour la commodité des voyageurs. FRED. THIBODEAU PROP College Si. Dunstan (Afilié a l'Université Laval} — ——- CorrRs CLASSIQUES, COMMER- CIAUX ET P'HIL SOPHIQUES ——— L'onverture des classes an coliège St. Danstan avra lien le 5 septembre. Les élèves sont priés de se présenter le jour de l’ouvertare. Pour plus informa- tions, s'adres:er au Supérieur. ampies Ce Ter. ssptembre 1901 Better than ever Fall is setting in. New goods arriving weekly. Country pro- duce taken in exch- ange for goods at highest market value. Not nec:ssary to go out of the village for Bargains- Right at the oid stand you ven get “ROCERIES, CRY GOOD*x, BOUTS and SHOES, HARDWARE sic, etc. at as cheap a price ase sewhere- S. E. GALLANT, Abraham's Village. M 4 : E ; RIVERSIDEN N., B 4 J # = fl É pe “td L