Fe LA _ nt ES F7 is 1 ne ©, r at. ae nee = . Se PRE ee sn nat ; T-Union le ess 1 LA CIE. DE PUB. DE L'IMPARTIAL, PROPRIÉTAIRE. G. BUOTE, RÉDACTEUR. F. J. BUOTE, GÉRANT VOL. 1. NO. 46 TIGNISH, UE du PRINCE EDOUARD, JEUDI LE 19 DEC 9 ANNEE. 1901. = — OUR AGENTS ARE | dose En CIRCULATION GOING UP BY BOUNDS! L'IMPARTIAL DOING FINE WORK. G. BUOTE, Editor. ue in October, 1901, it has taken a new start, place L'IMPARTIAL at the head of the list. L’Impartial Printing & Publishing Company, TIGNISH, P. E. L, CANADA. Capital and push will Address F. J. BUOTE, Manager. | La Jeune Fille Pauvre 00000001XX0000000 Le precepteur courba la tête|ne peut sonder la profondeur; | sous cette injure, et, avec une. tésiynation parfaitement jouée, il continua : —l'ai cru un moment que mon imagination l'était, monsieur Philippe, j'ai dû me convaincre par des preuves palpables. — Ces preuves, je ics veux, je les exige ! — Caime-Îoi, mou ami, sou pira madame Loboau suppliante — Ces preuves, les voici. Et Anatole montra une riche croix de diamants, la même qu’ avait baisée la duchesse mou- rante, et l'anneau de fiancailles qu'elle avait tiré de son doigtet. donné à sa fille. — Qu'est cela ? demanda ma- dame Lobeau. Je l’ignore, Madame. Seule- ment, comment se fait-il que des objets semblables soient en- tre les mains d'une fille pau vre ? Gette oroix me paraît fort belle en effet, dit madame en examinant le bijou. | plaça le tout dans sa mademoiselle Fernande est Ja gourageuse victime d’une erreur involontaire donteile subit les terribles conséquences. Plaignez la. Je l’admiire, cest tout ce que je peux et deis sur elle. Recevez, etc” Philippe lut et relut ces quel- ques lignes. Peu à peu, le cal- me se faisait en iui, mais un calme plus effrayant que la co lère Ja plus insensée. Anatole tendait la main pour reprendre la lettre : — Permettez moi de la garder, dit monsieur de Fineste avec fermeté, et ces bijoux aussi. Et il prit la bague et ia croix les enveloppa dans le billet, at poche. Se tournant alors vers Anatole : De qui tenez vous ces bijoux demanda-t-1l avec autorité. C'est aussi un secret, Mon- sieur, répondit Anatole ; comme Lobeau | le docteur je dois me taire, —C'est bon! qu'avez-vous à Cette |ajouter pour baser l'opinion que bague porte ue couronne du-|vous venez de formuler ? cale et des armes qui, sont anciennes. lippe, je m'y perds. Toi, toi, bien sûr) Regarde Phi-\cito, ce me semble, ce qu'il ne Lavinie, murmurait|que madame. Le docteur Alfaut est expli- dit pas, je le devine aussi bien N'avoue-t-il pas Philippe aveo agitation,la laisser que sa protégée cst la victime insulter ? Sont-ce là des preu | d‘une erreur involontaire ? ....… ves ? Oser, sur de parelles vé-|Or,qu'eile soit victime ou non, tilles, déchirer sa réputation | il y a là quelque chose qui re- comme de viis haillons. fioidirait le plus chaud préten- Ce n’est pas tout, monsieur, | dant. reprit le préceptear, bien qe. Vous persistez donc dans vo- ves objets aient pu exciter mes tre pensée ? | soupçons. | Je persiste. Quoi encore ? Je vous dois une confession | entière. La douceur et lag rrAce | touchante de mademoiselle de | . | rencontrer un sur ma route, je vaut de lui révéler mon aflec- Verneuil m'avaient séduit ;a tion, j'ai voulu avoir quelques! renseignements sur sa famille. J'ai écrit à Paris Nuine con- naît et n'a jamais Verneui. à découvrir la correspondance avec le docteur Alfaut. La di- rectrice de la poste, que j'ai lit parler, m'a appris, sais y j0u- ter la moindre importance, la route que prenaient les appoin- ements de la jeune fille ; j'ai su par elle l'adresse du docteur. Voilà la réponse qu'il fait à la. ettre que je lui ai envoyée. Ii tira un pli d'une enveloppe et le remit à Philippe. “Monsieur, écrivaui le docteur 11 m'est impossible de vous! fournir les renseignements que vous me demandez, sans trahur un secret qui u’est pas mien Croyez que je le regrette. 1ly des malheurs iei-bas dont on connu les Des faits, jusque-là! passés inaperçus, maut amené Je persiste aussi dans le mi-|}; garder. |ENNE .Vous savez ce que l'on fait des reptiles ? Onles é- crase. Sij'ai le maiheur den ne i‘épargnerai pas, sS0yez eu Sùr. Mon ami, que veux tu faire ? ,s'écria madame Lobeau, réelle ment inquiète cette tois. Mon devoir. Ménage cette sappha-t elle, A chacun selon ses œuvres ; Je serai juste. S1 tu me laissais libre d'agir, cette justiee, Je saurais m'en ser- pauvre fille, 1 PE Ne eraius pas ma fai- biesse Ne disonsrien...…. en- | core de la prudence.....ll ne | faut pas perdre celle qui, peut- être, se repend et expie. La perdre ! exclama Philippe avec un rire amer, Eh! elle pas perdue aux yeux de monsieur d’abord—il désignait n'est- Auatole— aux tiens aussi, avoue le, à d'autres Nous somraes bien ce pas ? de nous être laissee jouer de la sorte ? La lumiére se sans donte, encore. fous, n'est fait assez tôt si le mal est répar able. Où mad-imoiselle Verveuil ? Hermine rt cile se out fait conduire au vi:lage. Par ce temps là ? C'est fête demain ; elie vou laient voir monsieur le curé. C’est bien, j'aittendrai. Et il se retira. Qaelle résolution avait 1l pri- se ? Ni madame Lobeau pi | précepteur n'auraient pu le dire. Croyait-il ou non à ia culpabi lité de la jeune fille ? Enigme est que nul des deux n'avait su penétrer. Je! suis anéantie, Anmatoie Uue enfant que j'aimais tant Je suis donc bien habiie. Ma- dame,que vous vous y voyez laissés prendre ? répliqua tran- quillement maitre Anatole. Eh ! quoi ! ce que vous venez d'avancer ? À été fai dans vos antérêis SÉRIE RE SPRL FOPRRRSE TS ESENSRSE DORE DS ea . - SHARPLES TUBULAR Dairy Cream Separator, The closest skimming and easiest turning Separator in existence. Hand, Belt Power and Steam Turbine. [FF NO DISCS 4Æ] or bowl complications whatever. Suspended Bowl, Bottom Feed. Low-down Supply Can. Made in a large variety of sizes, adapted to the needs of the smallest dairy or largest Butter factory. Madame. Que vouliez-vous ? Que Fernande ne se fit pas épou | ser par M. Philippe. Je me suis| mis à l'oeuvre. Oh! ne miez! pas, c'est Inutile ! jouons franc! feu. Monsieur ! Vous refusez ? Je retire mes dires ; jaffirme que la j#iousie seule m'a fait parler, et avant un mois, vons avez une belie soeur. Mieux vaut s'entendre, pas vial ? Vous posez des ceaditions, je orois. ..…:. Dieu m'en garde, madame | Je vous suis trop dévoué, et je! vous en dosnerai des preuves Donc, ce que j'ai fait jusqu’à ce jour a été une simple comédie, vous vous en doutiz bien un peu. Ainsi, jai pu à l'aise sur- veilier Fernande. C'était inutilé: le strata;ème était excellent : M. Philippe s'est cru dédaigne. Je détruis cette barrière. Et si le jour se fait ? M. Philipp: épouse. Ras surez-vous, Madame. le jour ne se fera pas. Expliquez-vous Charg:z-moi du soin de con gédier l'1rstitutrice : n’est-]l Après un tel éclat, je ne peux Parfait ! MR ses Vous redoutez une explica- tion entre elle et monsieur votre frère. C'est précisément ce qu'il faut Surveillons Ja place. éviter. Philippe est homme à la lui de n1ander devant nous. Cela vaudrait mieux... Le plus sage est de ne pas la In: laisser voir. C'est difficile. Pas impossible, madame. E- crivez deux lignes au curé pour le prier de retenir à diner les|s jeunes filles an presbytère, pour des raisons que vous lui ferez eonnaitre plus tard. Monsieur le curé les garde,et uous pré- nous le repas du soir sans ces demoiselles. | C'est faisable... Et après ?.. Et si point DR rue elle n'est cou pa- ? Hile l'est toujours et quand | | st | même, madame, ne serait-ce que d'aror tourné la tête à | ce pauvre M. Philippe. 4 [suite à la 8em page| |trasted to us will receive our carefal attention. We solivit your ! | ‘“BuTTER Cur'° The NEW SHARPLES TUBULAR e HAND TUBULAR. FACTORY TUBULAR. Is the closest skimming and easiest turning Separator yet produced, securing under the most adverse circums- tances as regards the quality, condition and temperature - of the milk, results heretofore considered impossible. It delivers a smooth, frothless, perfect cream that will churn out more butter than can be obtained from any other Separator in existence. It can be thoroughly and completely washed inside of five minutes, as there are only three pieces to the bowl. The Sharples machines are the most simple and durable made, and can be maintained at a less cost for oil and re- newal”parts than any other Separator on the market. Complete Catalogue, Testimonials and a valuable treatise on applicatiou. ‘Business Dairyiug” free on P. M. SHARPLES, West Chester, Pa., U. S. A & Fr] à . b THE MODERN FOUNDRY AND MACHINE SHOP BACK, SHOULDER, We would call Special attention to the fact that our Esta- blishment is fitted with the very best Modern Mashinery aud | ARMS employing none bat first class workmen Wearein a grand posi |your limbs use tion to turn ont satisfactory wok. E. À. 0. . Shouider Arms If you have a pain in your or any of OUR FOUNDRY DEPT has proved to be a decided success We have spared u, | expense in fitting up this depart ment, having imported from the j United States a “Special Grade of Sand” and using the best REP Aou c-d . as trade of “Pig 1ron”, we are in a position to mee: the long de-| er external Mme sired needs of the public. Parties in need of anything in our jme, dicine will. we ask to consider these facts and any work which may bs en- Ask your Druggiet or Dea'er for E. KR. O. med ordere. HET . Ethiopian Rheumatic Oil. (Formally Egyptian) Bruce Stewart & Co. THE MODERN FOUNDERS, Engineers and Machinists. Whurf Steam Navigation Co’s | “HAVE YO TRIED 17’ | MERSCHAWM Cut P'uz :moking | | tobacco. L’Impartial 3 Mois, 25 Cents. me Fy. Er è packa_e. CHARLOTTETOwWN P,E. ue guette train assis mt satiété