NOYVELLE SERIE ME ur re ee. | UN JOURNAL CATHOLIQUE DANS UNE PAROISSE C'EST UNE MIS- SION PERPETUELLE. LEON XII PUBLIÉ LE MARDI DE CHAQUE SEMAINE ABONNEMENT = ——— Pour LE CANADA ae - Un AM... cocon onccsusses $1.00 QUE MOÏS.. .sresssooene ces 50 Pour LES ETATS-UNIS Ur ami iii ts. Si. 60 Six noue cosccostétssrs. 75 Pour L'EUROPE Un an...o.sosssessee 581.50 Six mois..... does sou 43 DOS ——_—_—… Les abonnemeuts sont payable d'avance. Pour cesser de recevoir le jour- nal, il faut donner avis au moins un mois avant l'expiration de son &- bonnement et payer tous les arré- rages. Ceux qui caavgent d'adresse devront nous donner l'ancienne aus- si bien que la nouvelle. Adressez toutes lettres, corres- pondances, etc., à L'IMPARTIAL Tiguish, Ile du Prince Edouard L‘'IMPFARTIAI, Tignish, Mardi, 30 Mars. 1909 VEUT-ON MOURIR D’ALCOO- LISME Jamais on ne saura combien de vies humaines sont chaque année sacrifiées sur l'autel de l’idole al- coo!. Gladstone disait qe la bois- son fait plus de ravages que la pes- te, ia famine et la guerre, et il di- sait vrai. Dans les contrées où la statistique a pu établir l'influence de l'alcool sur la santé et la durée de la vie, on est arrivée à cette constatation effrayante que, en pleine civilisation, la neuvième par- tie du genre humain, et plus par- fois, abrège la durée de son exis- tence par l’usage d’un poison. ‘‘Nous ne voyons jamais mourir d'aicoolisme !'’, dit-on souvent. Le vulgaire ne le voit pas, c’est vrai ; mais le médecin consciencieux et observateur le voit, lui, tous les jours, et ilest frappé de stupeur devant cette grande cause de mor- talité ; seulement, dans chaque cas particulier, le secret professionnel ne l’oblige-t-il pas au silence ? Que de fois il rencontre des indi- vidus que tout le monde croit so- bres et juuissant d’une santé robus- te, mais qu'il sait, lui, être minés secrètement par l’alcoolisme et prêts à être fauchés par la première ma- ladie ! Que de fois, sur le cercueil renfermant le cadavre d’un homme qui fut atteint d'une maladie de coeur, des reins, du foie, de l’esto- mac, des poumons du cerveau, il pourrait coller l'étiquette : ‘‘mort par l'alcool !’’ Mais ilse tait : le nom du défunt, l'honneur de la fa- miile lui ferment la bouche ; c’est le secret de sa profession. Lans l'entourage du défunt, on accusera un froid, une imprudence, une in- flammation, que sais-je ! alors que le véritable auteur de la mort, igno- ré de la masse et même des amis et des parents, n’est autre que l'alcool qui a produit ou rendu mortelle l'affection qui a enlevé le malades. L'action de l’alcool est d’ordinai- re cachée, insoupçonnée : elle s’é- tablit lentement. La véritable ori- gine des lésions est méconnue, et quand les symptômes graves se font jouir, quand le vrai mal est recon- nu, ilest d'ordinaire trop tard ; 1: guérison n’est plus possible. Le vulgaire pense que pour deve- nir alcoolique, il faut être ivrogne : funeste erreur ! Les lésions de l’al- coolisme peuvent se produire, et se produisent souvent, chez des per- sonues qui n’ont jamais connu l'i- vresse. Dr VAN COILLIE. | | Laxets 5 Sms dront taient. acadienne. Le concert, Ci-suit le programme : Duo—Rose et Blanche.... H. Gaudet et les actrices. — Térèse Valse...... Solo—Nous étions huit. Baronne de St. Ives — Annette }) amies Nicole de Bazine Geneviève | Petite Malade— | distinction. ouvert à 8 heures, historique et:très intéressant, Geneviève, Patronne de Paris, et de musique instrum=ntale et vocale. Les costumes des actrices étaient très jolis, confectionés avec goût et représentaient fidèlement la mode ancienne. .…...... .. Marching through Georgia. Geneviève—patronne de Paris— Gerontia—mère de Geneviève— Justine—intentante de la baronne- - Fulgence—ennemie de Geneviève— Fete St. Joseph à Tignish —O———- T'el que nous le disions la semaine dernière, la fête de St. Joseph a été célébrée avec éclat cette année à Tignish. matin il y avait grand’messe à l’église paroissiale, célébrée l par le Rev. D. M. Macdonald, à laquelle assistaient pres- | que tous les membres de la Société Aca .ienne de Secours Mutuel et un grand nombre d'acadiens de la paroisse, Le soir il y eut un grand concert français, sous les auspi- ces de la Société Acadienne de Secours Mutuel, à la salle Ste. Marie, auquel au delà de trois cent personnes assis- Les Revds. D. M. MacDonald et P. C. Gauthier rehausaient la réunion par leur présence. Nous remarquoins aussi un bou nombre de nos frères irlandais, qui étaient ve- nus fraterniser avec nous dans la célébration de notre fête Le consistait d’un drame Ouverture—La Marseillaise.......... .... Alma Buote Mauhathan Beach March. te A. Buote et May Buote Choeur—Chant Natiônal—Mmes. Jean Gaudet, Isidore Richard Miles. Lorette Gaudet, Albina Gaudin, Lorette Richard MM. Joseph J. Chiasson, Sylvère Richard, Jean ri Annie Richard accompaguatrice À. Richard RS cc tic sr oe co ote .A. Richard PREMIER ACTE dus cosrcudervassssolis DURE (encore) Anuie Richard accompaguatrice À. Buote dei ei ses May Buote DEUXIEME ACTE Duo—The Race Course..A. Richard et Rosalie Arsenault Le Drapeau Français—chanson déclamée—A. Buote et Lorette Richard--A. Richard accompagnatrice. General Grant’s March........ Serenade... .cémsoseosee co 0060 ce TROISIÈME ACTE dos ste . .. May Buote ses... A. Richard ee TABLEAUX Ave Maris Stella—Dieu Sauve le Roi CARACTÈRES Çvatherine À. Gaudet Béatrice Richard Alma Buote Rosalie Arsenault Annie Richard Marie Helène Gaudin Béatrice Gaudet May Buote Femmes du peuple—Lorette Gaudet, Albina Gaudin et (Lorette Richard. Vvonne Richard Disons ici, que les jeunes demoiselles quiont pris part dans ce concert, se sont acquittées de leur rôle respectif avec Elles méritent nos plus chaleureuses félicita- tions et le désir de tous est que dans un avenir rapproché, une répétition de cette belle soirée nous soit donnée. Mme. F. J. Buote était la directrice de ce concert. CATHOLIQUES EN AN- GLETERRE L'Interdiction dont M. Asquith eucharistique a rappelé aux catho- liques les incapacités dont ils sont encore frappés. Aussi se sont-ils ju- ré d'obtenir l'amendement de la loi de 1829, à laquelle ils sont redeva- bles de leur affranchissement. M. | William Redmond, du parti natio- | maliste irlandais, a donc développé, le 25 novembre, un projet de loi leur donnait satisfaction. L'interdiction faite aux prêtres de célébrer aucun rite, de revêtir des habits sacerdotaux en-dehors des édifices consacrés au culte se- rait rapportée : les congrégations religieuses jouiraient d’un statut légal. Les postes de lord-lieute- nant d’Irlande, de lord chancelier d'Angleterre, pourraient être occu- pés par des catholiques, ainsi que Gladstone, premier ministre, le pro- posa en 1891. Enfin, du serment royal seraient bannies les formules outrageuses pour les catholiques. Par 233 voix contre 48, les Com- munes ont consenti à une première lecture du projet de loi. LA QUESTION DES LANGUES La questions des langues, aux Etats-Unis, sera toujours quoiqu’on en dise, l'écueil sur lequel vien- se briser irrévocablement ceux qui tentent de la résoudre par la force en voulant imposer à un peuple un idiôme qui lui est étran- gers L'É L'histoire a poürtant démon: L'AFFRNCHISSEMENT DES tré l'inanité des tentatives faites pour abolir le doux parler des peu- | ples vaincus ; la langue, c’est l’âme Es la nation, c'est sou coeur, sa re ligion, sa vie. Enlever des lèvres frappa la proeession du Congrès |du chrétien ou du païen le langage qu’il a bégaeé sur les genoux de sa mère que reste-t-il, ? N'a-t-on pas vu, ne voit-on pas encore aujour- d'hui des comfftriotes oublier leur religion parce que l’on s'était obs tiné à lenr faire perdre le précieux héritage maternel ? Les journaux franco américains écrivent depuis des années sur ce sérieux sujet ; ils ne sauraient y re: venir trop souvent, car le danger le l'américanisation n'est pas enco- re disparu. Les catholiques de lan- gue française ont, pour alliés les Allemands, les Polonais, les Ita- liens catholiques, et tous tiennent à leur foi ; ils ont aussi les Améri- cains de haute culture qui savent apprécier la valeur et toutes les na tionalités qui font des Etats-Unis par leur travail et les qualités pro- pres qui les distinguent la plus grande république de l’univers Mais alors, qui veut donc l’aboli- tion de la langue francaise, la fu- sion de toutes les races, la seule lanyue anglaise. Ce sont ceux qui ont oublié leur langue marternelle, que la persécu- tion a courbés et qui préchant l’en- seignement unique et à outrance de la langue de ‘eurs persécu teurs ? [1 Des délégués d’une partie consi- Mauvaise nt: Immigration nn L’IMPARTIAL, TIGNISH I. P. E., MARDI 30 MARS 1909 16 ANNÉE. nada ont récemment demandé à Sir Wilfrid Laurier et à l'honorable M. Lemieux de modifier les règle- ments de l'immigration chez nous. Nombre de gens viennent chaque aunée au pays, qui n’ont aucune des qualités nécessaires pour faire d'excellents sujets canadiens. Leurs coutumes, leurs moeurs, leurs caractère réfractaire à l’adop- tion des communes et des moeurs qui prévaient au Canada les ren- dent incapables d'acquérir la men- talité canadienne. à C'est parmi cette classe d'immi- grants que Se recrutent les crimi- nels et les bandits dont les méfaits, chaque jour, occupent les jour- naux. Ces gens nous coûtent cher, et ne nous rapporte rien. Le travail qu'ils accomplissent sur le territoire canadien est par- fois assez considérable : les désa- gréments qu'ils causent à toute la population font plus que compenser pour leur labeur. Depuis une couple d'années, le gouvernement a abandonné en par- tie la politique d'immigration eu- ropéenne au Canada a diminué de plus de quarante pour cent, en 1908. Le ministère anglais a mainte- uant défendu qu'on dirigeât vers l'Australie et le Canada les repris de justice. Mais les criminels d'Italie et d’ailleurs, confondus avec les hen- uêtes gens, débarquent encore im- punément sur les rives du Canada. De là cette épidémie de meur- tres qui sévit dans certaines villes canadiennes, ainsi, Montréal. Pourquoi ne pas exiger de ces immigrants, si l’on tient à les lais- ser pénétrer chez nous, un certif- cat qu’ils n’ont commis chez eux aucun crime qui les rende inaptes à devenir résidents du Canada ? Ce serait une saine mesure de précaution. Notes de Miscouche Vendredi soir le 19 mars, a en lieu dans la salle publique une lec- ture par M. Gilbert DesRocbes, son sujet a été l'expulsion des Aca- diens. Le lecteur a captivé la plus gran- de attention de l'auditoire pendant une heure et demie, il a traîté avec habilité sur les misères et souffran- ces eudurées par nos ancêtres de- puis la première colonie fondée par Champlain dans la nonvelle France jusqu'à la déportation des Acadiens de l'Ile saint Jean à présent Ile du Prince Edouard. Un vote de remerciement fut of- fert au conférencier proposé par J. B. Gaudet secondé par M. Tho- mas À. Gaudet et appuyé par le curé de la paroisse qui félicita M. PesRoches pour sen magnifique récit. Le club Philharmonique rehaus- sa la soirée eu exécutant de très 'jolis morceaux qui furent bien ap- | préciés par l’auditoire. M. Joseph Etienne Gaudet est dangereusement malade. M. Jean J. DesRoches a été re- teuu à la maison par la maladie pendant deux mois, mais 1] nous fait plaisir d'apprendre qu'il est beaucoup mieux. Jeudi dernier le père Monaghan a été entendre les confessions à St. Nicolas (Mudiy Creek) et le len- demain matin a célébré la messe dans la nouvelle salle où 60 person- nes ont reçu la sainte Communion. Bravo ! les gens de St. Nicolas. Les jeunes gens de Miscouche ont réorgauisé leur club de fanfare autrefois connu sous le nom de |Heckman’s Band ils ont unanime- ment élu M. Regis Gaudet comme directeur. FR1Go À PROPOS DE LA SCIENCE Il n’y a plus besoin de Dieu, di sait un commis-voyageur à un pay- san ; la science le remplace . elle fait es choses extiaordinaires ! — Peut-être bien, dit l’autre, a- vec un sourire malin. En effet, j'ai vu l'autre jour à la foire une machine vraiment admirable....On introduisait une botte de foin d’un bout, et de l’autre on tirait un bol de lait. —Vous voyez, dit le premier, triomphant. — Seulement, mon ami, répliqua le fin Normaud, cette machine-là défable de la classe ouvrière du Ga. n'a pus été inventée par la science. &ile s'appelle; ; june vackie; SRE ES AO SET en > éme A “No. 10” de Father Morriscy. a un record honorable de guérisons, pour toutes les maladies de la Gorge et des Poumons. Pendant des années Father Morriscy le rescrivit pour la Teux, ie Rhume, la Bronchite, l’Asthme, Crachements de Sang, Coque- luche, et même pour la tion, et la renommée de ses guérisons s’étendit à travers tout le continent. quelqu'un qui ait bénéficié, ‘No. 10,’ et des centaines leur gratitude. vous guérira. Petite bouteille, 25cts. LeTonique des Poumons Dans les Provinces Maritimes, où Father Morriscy était mieux connu, il n’y a pas un seul endroit, où il n’y a pas Il n’est pas nécessaire que vous fassiez l'expérience d’un mélange pour la Toux, qui peut—ou non—vous guérir, quand vous savez que le ‘‘ No. 10’’ de Father Morriscy Le ‘‘No. 10” ne contient aucune drogue dangereuse; telles que 1’ Opium ou la Morphine ; ilest absolu- ment sans danger, même pour les plus délicats. Grandeur ordinaire, 50cts. Chez votre fournisseur. Father Morriscy Medicine Co. Ltd, . 5 4 Rev. Father Morriscy ou qui ait été guéri par ce ont écrit pour en exprimer Chatham, N.B. NP LISE 33 Une Mine produisant l'or et l'argent Mon père ! me disait un jour un habitant : là-bas dans cette mai- son à toit rouge que vous voyez, il y a un garçon de 20 ans ayant à sa disposition 250 piastres, et un che- val. Il veut cependant partir bien- tôt pour les Etats. Vingt minutes plus tard, j'étais à la porte indiquée. En entrant, je vis uae jeune fille assise près d’une table, sur laguelle reposait la vaisselle qui avait servi au dîner. D'une main elle tenait un livre, de l’autre une lavette qui n'attendait que l’eau chaude. —Mademoiselle, quel est donc ce -petit livre qui vous intéresse tant ? à coup sûr, ce n’est pas un roman. — Non, mon père, ce sont les cau- series de M. Ed. A. Bernard. Je suis à enseigner l’agriculture de ce temps-ci. J'aieu une discus- sion hier avec mon frère et je veux lui prouver qu’il a tort ; cet au- tomne, je vais avoir mes preuves, je vais ensemencer un petit champ de légumes, je veux lui montrer qu'on peut être cultivateur et êtie riche, ce qu'il ne croit pas. Il de- vait partir pour les Etats, mais il at- tend à l’année prochaine, pour voir le résultat de notre changement de système de culture. —Qui donc a attiré votre atten- tion sur la culture ? -—Une hovne religieuse dont le père est membre de la société d’a- griculture. Elle avait un petit questionnaire et me faisait répondre aux questions suivantes : Combien pour faire un bon paca- ge faut-il mettre dans un arpent de graine de trèfle? de mil? etc., etc. Quelle est la meilleure manière de semer les betteraves? les carottes ? les navets ? De cette manière, mes récréations se passaient sans m'en apercevoir et maintenant, je vois qu'avec la grâce de Dieu, je puis être de quel- qu’'utilité à ma famille. L'an prochain, dans un couvent du diocèse de Québec, chaque élève aura uue planche de iégumes à cul- tiver et un prêtre a offert une bour- se de 10 piastres pour celle qui aura le mieux réussi. A mon avis, voi- là ro piastres qui en rapporteront mille par an avant longtemps. La supérieure générale d'un cou- vent me disait dernièrement que dans toutes les maisons de sa con- giégation, les filles des cultivateurs auraient à répondre à une cinquan- taine de questions pratiques tou- chant la fabrication des étoffes, la culture d'un champ, l'entretien d’une laiterie et le ménage d'une maison. Puisse celle qui répondra le mieux avoir le plus beau prix après celui du catéchisme, à l'examen duquel j'espère assister ! Cinquante ques- tious sont peu de chose, et pour- tant—excusez ma naïveté—ces cin- quante questions à mon avis peu- vent changer la face du pays.— Quand une fille ou une femme se met quelque chose dans la tête, comme par exemple de récolter des patates, il n’y a pas assez de déluges de mouche pour les empêcher de réussir.— Elles remuent ce/ et terre et restent victorieuses, à la peine de se servir même de leur ‘‘manche à balai”’. Lax-ets 5 SSRULE, the re me LES ‘'GREEN BACKS"” Peu de personnes savent que c'est de leur couleur même que les green backs tiennent ce nom barroque. Ils sont imprimés à l’encre verte. Pourquoi ? Pour éviter la contre- facon, En 1857, un nommé Stacy J. Edson inventa une encre particu- lière qu’il appela anti-photographi- que, parce que la photographie est impuissante à reproduire les signes tracés avec cette encre sur le pa- pier. Le 30 juin de la dite année, l’inventeur prenait un brevet d’in- vention, qu’il ne tarda pas à vendre à la Compagni* des bank notes a- méricains. L'encre verte avec laquelle le pa- pier-monnaie est imprimé défie non seulement l’art photographique, mois encore, jusqu'à ce jour, n’a pu être attaquée avec succès par les alcalis. Il est donc fort difficile de contrefaire les green backs. La date de la prise du brevet d'invention par M. Stacy J. Edson est imprimée en tout petits caractè- res et sur chaque green back. ‘CANADIEN?’ Du Bulletin des Recherches Histo- riques. ALL HOPE OF LIVING. Heart Trouble Cured by MILBURN'S HEART AND NERYE PILLS Mrs. Andrew Savoy, Grattan's, N.B. vwrites: In the year of 1905 1 was taken sick and did not think I could live any length of time. My trouble was with my heart and people told me that nothing could be done for a case like mine. I consulted the DE best doctors but they could do me no . For seven weeks I could hardly cross the floor, I had no pain, but was #0 weak nobody in the world can believe how I 'felt. I had given up all hopes of living ee bad given my little girl to my sister-in- aw. One day a friend came to see me, and caill- ing me by name, said, ‘ Lizzie, if I were you 1 would try a dose of Milburn's Heart and Nerve Pilla as they are good for heart trouble.” My husband got me a box, but for two + I was not feeling any better but on the fourth day my husband said, ‘I believe those pills are doing you good.’ was ableto say ‘Yes, I feel a better this ue He said, ‘ t you another box right away." Itook wo boxes and thtee doses out of the third one, and I was perfectl]y well and have not been sick since then. I will never be without them in my home for God knows if it had not been for Mii- buru's Heart and Nerve Pills, I would not bave been alive now.” Price 50 cents per 8 boxes tor 81.25 The T. Milburn Co. Limited, Toronto, Ont. eai | nm | J. H, Myrick & Co IMPORTERS AND DEALERS IN DRY GOODS HARDWARE BOOTS & SHOES FINE GROCERIES And Fishinh à Supplies AT TIGNISH and En ms ALBERTON ch pe gonna We have jut opened a full and Prpoetet Oe Glen parmis OL dore fente 67 A complete stock of ‘ v Lg 20053, me Sin dit Pt GA PUR aa pre, NEW GUUDS We are preparep À Le to supply the wants fo the tarmer fish- erman and mecha- nic We invite in: tending purchasers to give us a all and they will fiud we can mee. ail e rm Florette ae Valse ‘‘Brune ou blonde’’ (avec accom- pagnement), interprétée par Aimé Chartier au Ouimetoscope ; ‘‘Al lons cueillir des fraises’’ acc.) ; interprétée à Québec par Mlle. Bella Ouellet et à Montréal par Mile. Eugénie Verteuil : ‘‘Maure et captive’”’ ‘‘Le régiment des couturières’” ; ‘‘Je n’+ais pas comment t'dire ça’’, chansonnette comique ; ‘‘Le facteur’’, interpré- tée par À. Valeur au dernier con- cert des facteurs. Pour piano : ‘‘Florette-Valse’’, par S. Em. Du- guay ; ‘‘Chants du voyageur’ (fragment) par Paderewki. Pour mandoline et guitare : ‘‘Smorfo- zetta’”’. Tels sont les titres des neuf morceaux de musique que con- tient le dernier numéro du PASSE: TEwps, le tout accompagné de huit pages de bonne et saine lecture. Un numéro 5 cents, abounement : un an, Canada, $1.50, Etats-Unis, $2.00. Adresse : LE PASSE TEMPS, 16 Craig Est, Montréal. ne ee mere J. A. JOHNSTON, M. D., C. M. Médecin—Chirugien | TIGNISH, ILE DU P,E,; (avec competiters, and save to them the + trouble and expen- se of going to Summerside or Charlottetown. TU À PATTTARES La w'