he on anne sn, 22. »- es A … ne rues >. ES 2 té à: Ac. 2 7 ü " n Res à ET * ; ; Tr mathieu nd nomment - ES + EL ve + = ETES PE LU et onmanes monganns À TR M Æ if à se Ne it Rs CS Sr. . PEER MORE be # ni N c*% Ms £ Or, ne V:r + NET À : ve mm EI ER ee #) Union LES LE 7 7 p . fait la RITES 2» : DT Con. HN “ ww Mostler eE ge ER RAIN ET ES ‘ads M pm get : à PE LT LB Pa RTE : rare | LA CIE. DE PUB. DE L' IMPARTIAL, PROPRIETAIRE. G. BUOTE, RÉDACTEUR. F. J. BUOTE, GÉRANT VOL. 4, NO. 4 FEUILLETON DE L'IMPARTIAL HISTOIRE DE MON ONCLE. Il y a déjà longtemps de cela; c'était du temps des voyageurs, du temps que, tous les ans, il partait de nos villes et de nos campagnes un essaim de jeunes Canadiens pour les pays d'en haut (c'était le nom). Alors tous les jeunes gens qui a- vaient l'esprit et les goûts tant soit peu tournés du côté des aventures, s’engageaient à la société du Nord- Ouest. Après quelques jours de fète pour s'étourdir sur les travaux et les privations qui les attendaient, iis disaient un dernier adieu à leurs parents et à leurs amis, et par- taient, L':mour aussi, pour plu- sieurs, était la cause de ces longs et pénibles voyages sur nos fleuves et À travers nos épaisses forêts de l'Ouest. Celui-ci, maltraité par sa maîtresse, allait, le désespoir au 00000000 animal d'une forme extraordinaire, comme il ne s’en était jamais vu et comme il ne s’en verra probable- ment jamais: un autre, et c'était pis encore, avait vu, au milieu de la nuit, par un beau clair de lune, et il ne dormait certainement pas, un homme d’une taille gigantesque, traversant les airs avec la rapidité d’une flèche. Venaient ensuite des histoires de loups-garous, de chasse-galerie, de revenants, que sais-je ? et mille autres histoires de ce genre. Ce qui ne coutribuait | fois l’on pouvait appeler cela mai- son. Je fus frappé de la nudité de cette misérable demeure. Il n’y avait rien, rien du tout, nilit, ni table, ni chaise. Je salue aussi po- liment que me le permettait ion titre de voyageur des pays d’en haut, ces deux Personnages a fi- gures étranges et immobiles ; poli- tesse inutile, on ne me rend pas nion salut, on ne daigne seulement pas lever la vue sur moi. Je leur demande la permission d’allumer ma pipe et de prendre un petit tison pas peu à disposer les plus jeunes voyageurs à en voir autant, et plus : s’il eût été possible. D'ailleurs, tout dans ces expédi- tions lointaines tendait à leur exa- gérer les choses et à les rendre su- perstitieux, La vue de ces im- cœur, se venger de son malheureux | destin sur le castor, la martre et! l'orignal, qui peuplaient alors les: bords de nos lacs et de nos rivières. Celui-là, plus heureux dans ses a- inours, mais disgracié par la for- tune, allait passer quelques années dans le Nord-Ouest et revenait, F avec des épargnes suflisantes pour | réaliser ses plus douces espérances. | L'ancien marché de Montréal, | l2s auberges avoisinantes étaient les rendez-vous de cette jeunesse vi-\yous couter, vous lui donnerez le bout éteint et je passe la porte. Après avoir entamé et\titre que vous voudrez; vous je | Chaque pas qui m’éloigrait de cette quelquefois même épuisé les a- | nommerez histoire, coute ou lé- | maudite cabane me semblait un vances qu’ils recevaient, et après gende, peu importe, le nom n’y|poids de moins sur le cœur. Je s'être munis d’un couteau de po-|fait rien, mais ne doutez pas de la|saute dans mon canot avec mon ti- goureuse. che, d’un briquet et d’une ceinture. ! fléchée (ce dernier article était in-| dispeusable), nos jeunes voyageurs | ce que mon oncle, vieux voyageur, ide m'arriver: on eût ri de moi. partaient, en chantant, pour Ce me racontait, il y a quelque dix ans, | Chose étrange ! le feu ne brûlait rendre à Lachine, le cœur gros|et ce qu'affirmait un de ses amis en | pas plus leur tabac que si c'eñt été d'amour, de larmes et d'espérances. | ma présence, comme vous le verrez | un glaçon.—Nom de Dieu ! dit l’un : | Là, on s’embarquait en canot, et! comme le chant donne de la force! et du courage, rend plus heureux, encore ceux qui le sont déjà, et| mois de mai ; l’hivernement était | bane, sans craindre de- trop faire berce dans de douces rêvaries ceux | qui n'ont pas /e coeur à rire, on en-, tonnait le vieille romance, Æ /@ ja rivière des Prairies; nous n’é- le tabac, lorsque tout à coup la pe- ces temps-là ‘tions qu’à quelques milles de chez |tite lumière de la cabane éclate datent toutes nos jolies chansous de mon père, où je me proposais d’ar-,comne un inceadie immense, dis- claire fontaine. De voyageurs, Ces roinatices, Ces COt- plaintes qui, pour manquer quel- quefois de rime et de mesure, n'en sont pas moins des plus poétiques. était aussi alors, l'on Jh ! quoi de plus gracieux, de plus! de nos chau- | naïf que tous ces airs sons de voyageurs, À /a claire fon- faine, Derrière chez ma tante, Ën roulant ma boule, roulant ! Nom- bre d'artistes européens s'en fe- raient honneur à cause de leur sim- plicité et de leur naturel. Nos voyageurs voguaient toute 11 journée, prenant l’aviron chacun Le soir arrivé, on abor- ause sou tour. dait dans la première petite venue, l'on faisait du feu et l’on suspendait la marmite à un arbre. Après le repas, qui se composait de Jard salé et d’un biscuit sans levain, chacun allumait sa pipe, et ceux d'entre les voyageurs qui avaient déjà fait la même route, racontaient aux jeunes œnscri/s leurs aven- tures. L'un, exactement à Ja même place où l’on allait passer la nuit, avait vu, un an auparavant, un serpent plus ou moins gros. se- lon que son imagination le lui avait plus ou moins grossi. L’autie a- vait vu, à l'entrée de la forêt, un musicien. | menses forêts vierges avec -leurs ombres mystérieuses, l'aspect de nos grands lacs qui ont toute la majesté de l'Océan, le clame et la sérénité de nos belles nuits du Nord, jetaient ces jeunes hommes, la plupart sans instrnction, dans un étonnement, dans un vague indéfi- nissable, qui exaltaient leur imagi- nation et leur faisaient tout voir du côté merveilleux. pour mes compagnons qui étaient sur la grève ; pas plus de réponse, pas plus de regards qu'au;2ravant. Je ne suis ni peureux, ni supersti- tieux ; d’ailleurs, j'avais déjà eu des aventures de cette nature dans le nord; eh bien! n'eût été la honte de reparaître devant mes compagnons sans feu, eux qui a- vaient vu et qui voyaient encore la mande à mon oncle, en le tutoyant et en l'appelant par son nom de baptême, comment il se portait. — Bien, lui dit mon oncle, mais je ne vous reconnais pas.—Comment, dit \l’étranger, tu ne te rappelles pas Morin ? À ce nom, comme s’il se fût ré- veillé en sursaut, mon oncle fait un pas en arrière, puis se jett: au cou de Morin. Tout ce que peuvent faire deux amis de voyage qui ne se sont pas vus depuis vingt ans, se fit. Il va sans dire que Morin sou- pa et coucha à la maison. Durant la veillée, pendant que les deux vieux voyageuts étaient animés à parler de leur jeunesse et de la mi- sère qu'ils avaient eue dans le | Nord-Ouest, mon oncle s'arrête tout à coup :—Ah! Morin, dit-il, pendant que j'y pense, il y à assez long-temps qne je passe pour un menteur, conte à ia compagnie ce qui nous est arrivé en telle année, tu le rappelles-tu ?—Ma foi, oui, dit Morin, je me le rappellerai toute ma vie. Et Moriu rapporta à la compagnie et devant moi, sans aug- mentation ni diminution, le fait au moins surnaturel que je vous ai narré. D'où je conclus qu'il ne faut jamais jurer ni douter de r'=u. ALPHONSE POITRAS petite fenêtre éclairée, je crois que j'aurais gagné la porte et que je. |me serais enfui à toutes jambes, | tant étaient effrayautes l’immobilité et la fixité des regards de ces déuix êtres. Je rassemble, en tremblant, le peu de force et de courage qui me restaient, je m'avance vers la Powtant, quant à ce que je vais | mes auteurs é-| Voici | véracité du fai: : taient incapables de mentir. e | C'est mon oncle qui; parle : | 2 | ‘C'était par une belle soirée du plus tard. . ? T . . | terminé. Nous veuions de laisser | | l'Outaouais et nous entrions dans; rêter un moment, avec mes compa- gnons, avaut d'aller à Québec où nous descendions plusieurs canots chargés des plus riches pelleteries vions eus en échange contre de la poudre, du plomb et de l'eau-de- vie. Comme il n’était pas tard et que nous étions passablement fati- zués, nous résolûmes L’allumer 1a pipe à 11 première maison et de nous laisser aller au courant jusque chez mon père. À peine avions- nous laissé l'aviron que nous aper- cevons sur la côte une petite lumi- ie qui brillait à travers trois ou quatre vitres, les seules qui n’a- vaient pas encore été remplacées par du papier. Comme habitant | de l'endroit, l’on me députe vers |cette petite maison pour aller cher- | cher un tison de feu. sur le rivage et je monte à la chau- imière. Je frappe à la porte, on ne ime dit pas d'entrer; cependant ij'entre. J’aperçois sur le foyer, | placés de chaque côté de la chemi- inée, un vieillard et une vieille femme, tous deux la tête appuyée | dans la mainet les yeux fixés sur un feu presque éteint qui n’éclairait | que faiblement les quatre murs |blanchis de cette maisou, si toute- l'entend des cris de chats épouvan- L'on n'était pas seulement poète et d'ouvrages indiens que nous a-!tables ; deux énormes matoux, aux Je descends | cheminée, je saisis un tison par le son et le passe à mes compagnons, sans souffler mot de ce qui venait d'eux, que signifie cela? ce feu-là ne brûle pas. J’allais leur raconter ma silencieuse réception à la ca- rire de moi, puisque le feu que j’en rapportais ne brüûülait pas, du moins paraît avec la rapidité d’un éclair et nous laisse dans la plus profonde obscurité. Au même instant, on yeux brillants comme des escar- boucles, se ‘ettent à la nage, grim- pent sur le canot, et cela toujours avec les miaulements les plus effra- yants. Une idée lumineu mese traverse le tête :—Jette-leur le tison, criai-je à celui qui le tenait; ce qu'il fait aussitôt. Les cris ces- sent, les deux chats sautent sur le tison et s’enfuient vers la cabane où la petite lumière avait reparu.”’ Mon oncle avait viugt fois racon- té ce fa:t devant sa famille et de- vant beaucoup d’autres personnes, mais autant il l'avait raconté de fois, autant il avait trouvé d’incré- dules. Vingt ans après cette aventure, j'étais en vacances chez mon oncle, à la Rivière-des-Prairies: c'était dans le mois d’août ; lui et moi nous fumions sur le perron de sa maison blanche à contrevents verts. Un cajeu venait de s'arrêter à la côte. Un homme d’une cinquan- taine d'années, à figure franche et joviale, venait de laisser le cajeu ; il s’en vient droit à nous, et de- ENTLEY’S LINIMENT Masters All Pain and is the best remedy for Sore Throst, Tonsilitis. 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Avec des enfants, on ne raisonne pas, on commande, on ne supplie pas, on exige on ne tolère pas, on punit. Malheur à vous, narents, si la faiblesse vous aveugle : l'enfant d'aujourd'hui c'est l'homme de de- main ; s’il ne vous obéit pas à 10 ans, il saura vous commander à 18. Rechreches Historiques Sommaire de la livraison de Mars : Requête des voyageurs de Michillimakinac en 1786, Mgr. Henri Têtu ; La famille Myrand, Ernest Myrand ; Lac Simccæ ; L'hon. Alexandre-Edouard Kiers- kowski ; Pierre Lesueur, P. G. RK. ; Le Great Fastern; Les Hollau- dais de la Nouvelle-Belgique, N.-E. Dionne ; Questions, etc. Gravure : L’'horn. Edouard Kier:kowki. On peut se procurer gratuite- ment une livraison spécimen des Alex andre- Recherches Historiques en Ss'adres- sant au directeur de la revue, Pier- re-Georges Roy, rue Wolfe. Lévis. Abonnement : $2 par année. 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