pr LA CIE. DE PUB.DE L'IMPARTIAL, PROPRIETAIRE. TR ion fai «ss a NN E NU t la 3 Forcez G. BUOTE, RÉDACTEUR. VOL. LL NO, 48 TIGNISH, ILE du PRINCE EDOUARD, JEUDI LE 2 JAN 1902. . J. BUOTE, GÉRANT 9 ANNEE. ——— CIRCULATION GOING UP BY BOUNDS! OUR AGENTS ARE DOING FINE WORK. = L'IMPARTIAL I ted in October, 1901, it has taken à new start. place L'IMPARTIAL at the head of the list. Address L’Impartial Printing & Publishing Company, TIGNISH, P. G. BUOTE, Editor. Capital and push will E, L, CANADA. F. J. BUOTE, Manager. La Jeune Fille Pauvre 00030001XX9000020 — Pour que cette faite, c'en était une véritable, vint con- firmer vos propos malveillants. —Paisqu'il n'en est rien, Monsieur, nous devens repartir au plus vite; pas une minute à perdre! Madame Lobeauw, dé- sespérée. est dans son lit fort malade; on a tout caché à M. Gaston et sa soeur, personne ne peut cherchsr la malheureuse jeune fille. —O'est alors vrai, partie? demanda-t-il reusement. —Trop vrai, Monsieur, ne elle est douiou “s'est enfuie daus la nuit à je ne sais quelle heure. Votre voy age inopiné coincidant avec ce départ, j'ai pris le train et me voilà. — Pourquoi fuir ? que lui at- on fait? — Enigme. —Que lui sera-t-il arrivé pendant cette nuit éponvanta- ble ! —Dieu le sait! Ma tête se perd, Monsienr. Je tombe de fatigue, qu'importe ! partons ! Avant tont, sauvans-la du dés- honneur; votre présence seule pout faire évanouir les soupçons. Le monde est si méchant! Q'une personne apprenne vos deux disparitions et cetta pau vre fiile est perdue sans retour. —$Soit, partons! À quand le prochain train ? Dans deux heures, Monsieur. —Nous avons le temps d'aller prévenir le docteur Âlfaut de _ ce qui se passe, il sera peut-être de retour. Avez vous une voi- ture ? —Elle est en bas. Nos voyageurs mirent pied à terre devant la maison du docteur. Celui-ci n'était pas rentré. Kt sa femme? demanda Phi- lippe, —Madame est aveo Monsieur. A Passy. Philippe donna un pourboire à cet homme et remonta en voiture. À l'heure fixée, il pre nait place dans un wagon tou- jours suivi du désolé Anatole. Aux premières Jlueurs du jour suivant madame Lobeau recevait ce télégramme ‘ Arrivons, monsieu:, moi, train du matin. Envoyez voi- ture gare. Maladie grave per- siste.” —Résignons-nous à être ma- lade dit madame Lobeau. Aus si bien, ces seconsses m'ont horriblement ébranlée. Elie fit tirer soigneusement les rideaux verts de ses croi- sées, fit entr'ouvrir les persien- nes de sortes que la clarté dou tease, qui arrivait jusqu'à elle, avait des tons blafards qui la faisaient paraître d'une couleur (livide. Ether, drogues de tout genre s'étalaient déjà sur un guéridon. On respirait dans une atmosphère pharmacen- tique ; le Service 8e faisait dans le plus profond silence: Madame était si sonfirante et si faible; il fallait bien Ini donner du repos ! [ UNE FUITE ET SES CONSEQUEN CES. Qu'était devenue Fernande ? En se retirant dans sa cham- bre, is jeuue fille, le cœur gonfle des larmes qu'elle ne poavait répaudre, eatendit madame Lobeau dire au précepteur. —La mulheareuse ! elle a osé avouer |... C'est au grand jour lyle, ‘ } : S . ‘que j'aurais dû la chasser et non … Folle de douleur, elle conrut s’enfermer chez elle, la . voix aigrie de madame Lobeau ré- sonnait sans cesse à ses oreilles. Une sorte de vertige s'empara d'elle; eile crut voir les airs gouailleurs des valets, sentir leurs railleries infâmes ; elle crut souffrir déjà les coups de l'affront et de la calomuie, les tortures imposées à son amour si loyal et si pur, les souillures qui lui serait faites; et,sa tête s'exaltant pen à peu, elle ré so'ut de se soustraire à ces tourments par la fuite. Elle sortit. Nul ne l’enten dit. llne pleuvait plus, mais l'air était humide et lourd; quelques reflets d’une Inne sans rayons éclairait vague- ment la terre. Longtemps elle erra dans le jardin, âans le perc. Derrière le banc où elle s'était assise avec Philippe, un rosier portait sa première fleur; -lle la coupa, :â porta à 8es lèvres, voulut :a presser sur son cœur comme un souvenir cher, les pétales chargées d’eau se détachèrent et tombèrent sur le gazon boueux. Le ca- lice de la fleur dépouillée ap- parut à Fernanude dans sa nu- dité triste et froide, et son as- pecf fit enfin couler ses larmes. —Mon Dieu soupiratelle, pitié pour votre enfant ? Suis- je condamnée à être flétrie, fou- lée aux pieds, repoussée et maudite, et mon cœur jeté aux vents, pareils à ces pétales qui ne sont déjà qu'un debris sou): lé. Adieu, mon bonheur, ma adieu !.. Philippe! Phi- } XL1V + er ——— Fe, lippe ! Oh! gardez bicn mon âme ! adieu, ati que je Bu or l'rai plus ! Eile m:rvhaîit, el couruit au iasard. imitait le rare de ce cité, corsqu'eile sen IT passer sur sa main une cha: le varesse L+ hien de 1h ippe l'avait -uivis et Ja rega Jait d'un œ:i doux et tranquis. däle d'aub'pine qui Elle le r.counut, prit ia bu. te grosse 16 « du fidè « ati tl'embrarsa avec ung «{f.sie lélirante. —Drok, loi marmura-t-ell tu diras à Philippe ce qui: w’out ait souffrir... Pour quo sais je pauvre, si pauvre qu'ii disent que j'ai vonla vendr mon cœur. Mensonge..Philip pe, vous me l'avez pris et je a’en savais ri-cD; et maintenaut que je le sais, je vous le donu. #t pourtant je vous funis !… Elle pronençait ces mots d'un: voix eutrecoapée et sourde. Perdue dans les ténèbres qui s: faisaient plus épaisses, elle al- iait* revenait sur ses pas, intin siblemen* a'tirée vers la te- üetre evlairée de Philippe qui brillait dans i ombre comme un phare au milieu des my»rs. Une terreur étrange, san: uom, s'était emparée d'eile ; ii lui semblait être suivie par des fantôwesmenaçants. Son pro- pre bruit la glaçait d'épouvante. Arrivée sur les bords de la Vienne, elle giisea, et se- rait tombée dans ses eaux tour. mentées, si Drak, qui ne Ja quittait par,nese fût jeté de- vant elle. Jille se leva ei tra- versa le pont en hallucinée. Mcu Dieu conduis:z moi sanglotait-elle. Monsieur le caré, venez 4 mo secours... Je suis seule... j'ai peur... au au secours |... La pauyre enfant marchait saus cesse, s’égarait, s’enfonçait dans les ornières, retrouvait un chemin batta pour le perdre de noureau. Vers trois heures du matin, un chiuin hur'ait d'une façon lamentable devant Ja porte du presbytère. L'abbé Saturnin se leva pour essayer de le chasser Peine inutile : ses cris redoublèrent du curé, tt celui-ci crut enten- dre une plainte, mais si faible, qu'il dut écouter longuement pour s'assurer qu'il Le se trom- pait pes. Une créature se plaignait, en effet. à à la vue Le curé se vêtit à la hâte ; descendit au galop, et courut ouvrir la porte exté- rieure. Une masse énorme lui tomba dessus. Effrayé d'abord, il se rassura, compiepant, aux bouds qu'il faisait, que son en- 1emi n’était autre que le chien ; alla rallumer sa lampe ét-inte par la secousse, et n fut pas peu surpris, de reconnaitre Drak, daus l'animal des caresses du- quel il] ne pouvait se défendre. L'intelligente bête le précéda, toujours sautant, jusqu'au seuil de la maison. Quelque chose d'informe gi- sait dans la boue. Le curé se | baisea, et ne put reteuir un cri ue reconnaissant une femme, et (saite à la 8ne page) E le al!ait franchir un. { PE LR RER, RRRAMANENEE SR SR EX Hand, Baeit Power EÆ NO or bowl complications w'atever. DISCS Suspernded Bowl Low-dôwn Supply Cas. Made in a large variety of sizes, largest Butter factory. HAND TUBULAR. FACTORY TUBULAR. Is the closest skimming and easiest turnirg yet produced, securing under the most advers delivers a smooth, frothless, perfect cream that out more butter than can be obtained from Separator in existence. The Sharpies machines are the most simple a made, and can be maintained at a less cost for Complete Catalogue, Testimoniais and a valuable treatise on ‘Buzi applicatiou. P. M. SHARPLES, West Chester, Pa., The closest skimming and easiest turning Separator in existence. and S'eam ‘Turbine. 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