BONNE CROIENT Ce ne men ee te pa a = na À ke L 7 FoNDE n« 1898 Lé senl Journal français de l'ile du Prinee Edouard. HEBDOMADAIRE, 8 PAGRBS. ABONNEMENT : nb as OS Gé ie cn D Les abounements sont paya- ies d'avance. Annonces 10 cents la ligne, lère iasertion, 2 cents la ligne les in- serions subséquentes. To.tes communicatiens doi- vent être adressées à L'IMPARTIAL TIGNISH. I. P.E L'IMPARTIAL Tienis 19 AvriIL 1900 Cette Coalition Selon ce qme disent plusieurs journaux, les libéraux sont, en ce moment, animés d’æn désir ardent de s'accrocher aux conservateurs eu vue de former entre les deux partis une alliance-qui serait bapti- sée sous le nom de coalition—‘‘a coalition government’’. Il est facile de comprendre ce qui pousse les libéraux à en agir de la sorte. M. Farquharson en est rendu au der- nier râle et plxtôt que de voir pas- ser ie ménagement des affaires dans les mains d'une administra- tion purement conservatrice qui ne négligera certes pas de dévoiler au grand jour l’état déplorable où a été jetée la province nous le régime Peters—Warburton—Farquharson, le premier ministre préfère avoir recours à un piocédé qui le met- trait en quelque sorte à l'abri des coups de la censure et de la condamnation publi- ques ; et quelque humiliant que ce soit pour lui de s’allier avec ceux qu'il a dénoncés de toutes ses forces depuis qu'il est au pouvoir, de deux maux il préfère encore le moindre. Quelque soulagement que pourrait apporter à M. Farquhar- son la conclusion d’un tel marché, quelque avantage qu’il pourrait en retirer en se continuant dans sa position actuelle, ou même en oc- cupant une position quelconque sous le régime créé par ce mélange d'idées et d'opinions différentes, l'adhésion à un tel contrat de la part de nos chefs conservateurs por- terait malheur à leur popularité et leur ferait perdre un grand nombre de ceux qui ont toujours appuyé leur politique, dans la tempête comme dans le calme. Nos chefs conservateurs ont tow- jours combattu le gouvernement li- béral de cette province comme é- tant une machine de corruption et aujourd’hui, ils avaient la faiblesse de faire cause commune avec ceux qu'ils condamnent depuis si longtemps, ou pourrait bien dire, et avec rai- son, que nos chefs conservateurs sont aussi coupables de corruption que le sont les chefs libéraux et ils ne seraient pas digues de la conf- ance publique. Mas, il ne peut en être ainsi. Nos chefs conservateurs comman- dentfle respect et la confiance, et tous les regarde des gens à bons principes dans la province sont tournés vers eux pour nous retirer d'extravagance ; si, mauvaise administration du régime libéral. D'ailleurs, les conserva- teurs n’ont jamais eu une plus brillante perspective que celle qui s'offre à présent de terrasser le pouvoir odienx et tyrannique qui nous opprime depuis si longtemps. Pleins de confiance dans la bonne cause que soutiennent nos chefs | véritable portrait l'électorat attend Christ. | conservateurs, L'IMPARTIAI,, JEUDI LE 19 AVRIL, 1900. L'IMP ARTI AL {avec impatience la première occa-| On a discuté à ce sujet divers sion qui se présentera pour anéan- tir la bande d’extravagants qui nous mène à la banqueroute. Les Liberaux ET LE SURPLUS Les libéraux n’ont pas toujours eu la même doctrine à propos des surplus. Autrefois lorsque les conserva- teurs étaient au pouvoir, et que les surplus s’accumulaient dans le trésor, les chefs du parti libérai protestaient. Avoir des surplus, c'était une mauvaise politique. Ecoutez ce que disait M. Patter- son, maintenant ministre des dou- anes, en 1883 : ‘Lorsque le gouvernement voit au delà de tout doute qu'il a un surplus, il est de son devoir de di- minwuer l'impôt. ‘“Un ministre des finances n’a pas le droit de tirer du gousset des contribuables plus d'argent qu’il n’en faut pour les besoius de l’ad- ministration. ‘‘Pensez-domo à ce qu’on dirait d’un chaneelier de l’Echiquier, en en Angleterre, qui ne saurait pas prévoir les exigences du service public ! ‘“On le tournerait en ridicule, on le déclarerait inepte à comprendre la situation financière. ‘Si le ministre des finances cré- ait un surplus à même son argent ou à même la fortune de ses collè- gues, alors, il pourrait passer pour le bienfaiteur de ses concitoyens. ‘‘Mais lorsque c’est dans votre gousset qu’il puise, ou dans le gousset des contribuables, pour en retirer des surplus, il n’a certes pas lieu de s’en montrer fier.” Tous les chefs libéraux tenaient le même langage. Autre temps, autre moeurs | Aujourd’hui, ils se gloriñent d’avoir un gros surplus. Cependant, pas plus qu’aupara- vant, ce gros surplns ne sort du gousset des ministres. Nous ne croyons pas quece soit M. Fieiding, ni sir Wilfrid Laurier, ni M. Patterson, qui jettent ainsi des millions dans le trésor. Le surplus sort des poches du peuple ee ce pays. Donc, d’après la doctrine de M. Patterson, M. Fielding n’a pas lieu de s’en montrer fier | Comment les Taxes Augmentent Sous le régime tory, la moyenne des taxes était de $25,500,000 par an. La première année du régime libéral, il y a eu une augmentation de $2,049,000. L'année suivante les taxes ont augmenté de $2,977,000 ; en 1899 elles sont arrivées $8,359,000 ; eu 1900 elles s'élèveront à $12,401- 000. Douze millions, quelle somme énorme à extorquer de nos produc- teurs. Si, au lies d'exiger l'argent, le gouvernement prenait ce montant en bétail il demanderait 281,000 animaux. S'il prenait du blé il faudrait en donner 16,500,000 boissezux, et en accordant 20 boisseattx à l’arpent on aurait cultiver 825,000 arpents de terre. Il faudrait 27,500 chars pour transporter ce blé à Ottawa. Ce qui veut dire que le gouveriie- ment actuel enlève le produit de 10,000 fermes de plus que le gon- ve: “ement qui l’a précédé. Eu même temps il augmente la dette nationale au tour de $2,000,- 000 par an. Tel est le gouvernement écono- LÉ S a :migne que nous avaient promis du pitoyable état où les a jeté la! à . , les libéraux en 1806. LE PORTRAIT DE JESUS- CHRIST. Quelques journaux et revues sérieuses s'occupaient dernière- ment de la question de connaître: le physique du nt in on a he tt sim theft AM documents. Un de nos lecteurs «a trouvé la description suivante dont il nous adresse la traduction litté- rale : ‘“Publius Lentulus au Sénat ro- main, Salut ! ‘“En ces temps a parw, et de nes jours vit au milieu de nous un homme de vertu singulière que ses disciples appellent le ‘‘fils de Dieu.” ‘“I1 guérit les malades et ressus- | cite les morts. Il est bien fait de sa personne et digne d’atten- tion. Sa physionomie est telle que ceux qui le regardent ne peuvent s'empêcher de l'aimer et le eraindre. Ses cheveux sont de cou- leur blonde, pure et franche, plats jusqu’au oreilles, et des oreilles aux épaules, il descendent un peu crépus en boucles séparées ; une raie les divise an milieu de la tête et chaque moitié est rejetée de cô- té, suivant la mode de Nazareth. Son front est uni et serein, sans rides ni taches ; son visage lisse est embelli par un léger incarnat, le nez est bien conformé, la barbe pleine est de la même couleur que les cheveux assez claire et séparée par le milieu. Dans son regard se peignent la sagesse et la candeur : ses yeux sont bleus avec des lu- mières et des nuances diverses. Il est terrible quand il fait des remon- trances ; dans la conversation il est aimable ; ses observations sont faites avec vivacité, bien qu'il reste toujours calme. Nul ne l’a vu rire, mais souvent ou la vu pleurer. Sa taille est bien prise, son corps droit, et ses bras et ses mains sont si beaux qu’on a plaisir à les re- garder. Son accentuation est grave ; il parle peu, il est modeste, enfin il est aussi beau que puisse l'être un homme. On le nomme Jésus, fils de Marie.’’ Un Ecart de $14,000,000 PAIE BAPTISTE ! L'honorable M. Foster a mis de- vant la Chambre des chiffres vrai- ment accablants pour le gouverne- ment Laurier. Prenons par exemple les dépen- ses totales du Canada. De 1887 à 1891 la moyenne des dépenses totales a été de $42,530,- 000. De 1892 à 1896, la moyenne des dépenses totales a été de $42,141,- 763. Par conséquent, sous le régime conservateur, la moyenne des dé- penses totales a été de $400,000 moindre de 1892 à 1896 que de 1887 à 1891. Maintenant, si nous prenons le régime libéral depuis 1896 nous constatons qu’en 1897, les dépenses totales remontent à #42,972,755, puis en 1898, $45,334,281 et en 1899, $51,542,635.. Voilà qni peut faire taire ceux qui accusent d’extravagance le gouvernement conservateur dans ses dix ou quinze dernières années d'existence. La vérité est qme le gouvernement conservateur a dé- pensé er totalité $383,237 de moins par année entre 1892 et 1896 qu’- entre 1887. et 1892 et que. le gou- vernement libéral actuel a excédé la moyenne conservatrice de 1892- 96 des chiffres suivants : $ 830,992 3,192,518 9,400,872 En 1897 de En 1898 de En 1899 de Et, d’après l'évaluation du Mi- nistre des finances pour 1900, la dépense libérale va excéder pour cette année, la dépense conserva- trice de $10,098,255. Ce sent là des chiffres qui dé- fient contradiction. #"Les chefs libéraux promettaient de réduire lies dépenses de trois à quatre millions. Ils les ont augmentées de dix millions. : Un écart de quatorze millions ! Que penses-tu de cela, mon paw- vre Baptiste ?—Journal des Cam- pagnes. for acceptable ideas. State if patented. THE PATENT RECORD, Baltimore, Md. on price of tre PATENT RECORD per annr -mples Subscri leux aussi, ont eu des excédents Les Conservateurs —————_— DIMINUAIENT LES TAXES M. Fielding s'est vanté l’autre jour de ses gros surplus, et il a voulu les faire contraster avec les déficits du gouvernement conserva- teur en 1894-95-06. Mais il s’est bien gardé de parler de ia période où les conservateurs, considérables. Comme M. Foster l’a fait observer, il y a eu 20 sur- plus depuis 1867 ; et sur ces 20 surplus, les libéraux n’en ont eu que trois à leur actif. Il n’y a pas lieu de tant sc vanter. Quant aux déficits des Sabre années de l'administration conser- vatrice, à quoi ont-ils été dûs ? Est- ce à une extravagante augmenta- tion de dépenses ? Non, la dépense est restée à peu près stationnaire durant les dix dernières années du règne conservateur. Ces déficits ont été dus à une diminution dans le revenu, à une diminution de taxes. Le gouvernement conservateur a supprimé des taxes pour plusieurs. millions de piastres de 1891 à 1896. Et c’est ce qui l’a mis en déficit. En 1891 nous avions un surplus de $155,971. Nous pouvions pré-| voir un autre surplus pour 1892. | Mais, le ministre des finances conservateur, M, Foster, a suppri-| mé les droits sur les sucres bruts qui étaient très élevés. En 1801, il a fait ne remise de, $27,473 sur les sucres et nous 2- vons eu un surplus de $155,977. | En 1892, le remise de la taxe des sucres, sur la même base s'élevait à $5,200,000 et, pourtant, nous a- vons eu un surplus de $1,354,555. En 1893, remise de $4,000,000, déficit de $1,210,232. En 1894, reinise de $4,821,090, déficit $4,153,875. En 1895, après avoir rétabli Île droit sur les sucres bruts qui ont produit $5,603,521, le déficit était descendu à $330,531. En résumé nous $19,800,000 de droits et nous avons eu des déficits de $%4,184,227. En somme le pays a bénéficié d’une remise de $15,000,000. En cinq ans le gouvernement eonservateur a diminué les taxes de plus de $19,000,000, pour soula- ger le peuple. | Sans cela, il aurait eu dnrant ces cinq années un surplus de $16,000, - 000. Ah ! non, les conservateurs n’ont pas peur de comparer leur adminis- tration avec celle des libéraux ! Les Pertes Anglaises EN AFRIQUE Les 11 avril, le Bureau de la guerre, à Londres, a publié le rap- port suivant des pertes anglaises, en Afrique, jusqu'au 7 avril. Officiers Soldats | Tués ii 1 ,960 Morts de blessures 48 465 Morts de maladie 47 1,485 Tués accidentellement . 3 34 Total des morts.........… 309 3,944 4 Disparus et prisonniers 168 3,722 OMR. tds 477 7,666 Invalides rapatriés 283 4,934 Total, environ 13,000 officiers et | soldats, à part les blessés et les ma-| lades actuellement dans les hôpi- taux. A ces chiffres on deit aussi ajou- | ter les pertes de la semaine derni- | ère, se montant à environ 10,000, ce qui fait un grand total de 23,000 officiers et soldats mis hors de com- bat depuis le commencement de la guerre. CARD DR. H. L DiIcKkey, Late Clinical Assistant at Royal London Ophthalmie Sospital, Meorfeids, and Central nden Throat & Eer Hospi’a! SPECIALIST—-BYE, EAR, NOSEAND THROAT Ofâic:- Cameren Block. Fesideuce- R'ohmand St. West Oficice Meurs-— 9 30 a. m. to 1 p. m, 2 to 4 p. m. Evesings by appoiutmint. sortie avions remis Byes tested and fitted with Glasses | H. 0. (ALBERTON HEADQUARTERS) .. 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