ep Stan. D ui ee CARE 2e lé ET PAR à , À UNE PASTRE Par AI Pour Rendre notre service de Nouvelles plus Efficace, Nous voulons, dans chaque Paroises, des CORRESPONDANTS SPECHAUX. Angleterre et contre la pauvreté et contre l’abanden coupable où les laissait la France. Il n'y à pour eux, mi paix, mi re- pos ; depuis l'heure de leur arrivée jusqn'à la ‘Paix de Paris,’ en 1764 on peut dire que les Acadiens n'ont pas cessé de combattre. Les nations de l'Europe aux prises les unes avec les autres apportent des trèves À leurs fureurs guerrières, Le traité de Westminster en 16506, celui de Ryswick en 1697, le traité d'Utrecht eu 1713, la paix d'Aix-la-Chapeile eu 1748 font cesser les hostilités dans le vieux monde, mais pour les hardis pionniers acadiens, rien n'ar- rête, rien ne suspend un seul ins- tant le bras ennemi qui de tous cô- tés s'appesantit et s’acharme contre sa valeureuse persévérance. J'avoue que cette résistance opi- niâtre d'une poignée de braves pen- dant plus d’un siècle, cette ferveur / qui les maintient sur le sol d’adop- tion offre un spectacle unique dans les anmales de notre continent. Cet- te ère d'épreuve a trempé leurs hommes et il n’est guère étonnant de retrouver, dans leurs traits mê- mes et dans leurs caractères, les traces d’une énergie que leurs pères ont acquise au prix d’une lutte pour l'existence dont les détails sont souvent si navrants. Mais si cette première imageest une pein- ture de luttes, de combats et de co- lonisation ardue, si ce premier siè- cle porte l'empreinte inoubiiable des épreuves que durent subir les fon- dateurs de la colonie acadieune, que dire, Messieurs, de ce sombre ta- bleau couvert d‘un voile que l'on relève avec regret. Le 18e siècle nous offre le specta: cle d’un peuple brave qui agonise Si les flots qui viennent se briser sur les falaises de Louisbourg ré: eitlent le souvenir de la gloire d'une céfence héroïque, si l’on croit entendre au milieu des ruines de la puissante forteresse l'appel des sentinelles et du clairen qui sounait les charges désespérées et vaillantes, le bassin des mines et le front assombri du Cap Blomidon ne sont-ils pas aussi les muets témoins des horreurs de l'inexcusable dis- parsion. Rien u’égale l’amère tristesse qui se dégage du journal du Général Winslow et l'imagination reconsti- tue sans effort l’impressionnante scène qui s’est déroulée, il y a juste 150 ans, quaud, à la tombé du jour 500 des meillieurs representants de l’ Acadie se réunirent dans la petite église de Grandpré pour entendre prononcer l’ordre de leur déporta- tion. La prise de Louisbourg, la chute des forts de Beauséjour et Graspereau, la prise de Port Royal, c'était le sort des armes, les péni- bles hasards de la guerre, mais la dispersion aux quatre vents du ciel 4 teut un peuple rappelle tre ‘Tae Victis * des nations * Parlement anglais et Britanioues eux-méê- ‘6 cette inhnmaine vvisnt, il est un siécle et auce com- sintaius A titre d'essai, nous enverrons l'IMPARTIAL pendant 6MOISŸ POUR LA SOMME ‘DE Î0CTS OPENING DISPLAY OF © PROGRESS souvenirs pleins de tristesses, pleins | de gloires, riches de leçons. Heu-} reux les peuples qui ont des sou- | venir et qui recueillènt d’une main | pieuses les feuillets épars de leur histoire pour y puiser de’ nobles et pieuse tradititions, ainsi que de pré- cieux enseignements. La dispersion, c'était le glas fu- nébre d'un peuple qui devait dis- paraître, le mort avait son linceul et ‘‘ les pieds de ceux qui devaient l'ensevelir étaient déjà à la porte. ” Celtii qui porte les peuples Com- me les individusdans le cfeux de sa main divine en avait ordonné autrement, Oh ! courageux et vail- lants exilés, nous direz-vous jamais comment vous avez retrouvé le che- min de Beaubassin, la route de la riante vallées d’Anapollis, les pier- res ct les ronces qui out jouchué le rude chemin du retour les âpres découragements dont vous fûtes assaillis sur la voie poudreuse et aride qui vous ramena de si loin au pays de vos pieux ancêtres ? Peuple fort et constant, la Patrie vous a vu revenir avec jolie ef fierté. Elle salue en vous ses enfants les plus dévoués ceux qui l'ont aiméeet n’ont pas voulu rester loin de son sol béni. Il me semble voir dans ce retour, dans ce regain de force vitale et de la Providence apportant un élé- ment de choix, un élément éprouvé à la formation du peuple Canadien. Je vois notre jeune pays grandir et notre peuple marcher, la tête haute, à l’accomplissemeut d’une destinée digne du noble héritage du riche patrimoine qui nous est échu en partage. Le Canada convie les Acadiens, ses enfants dévoués ces hêros de la colouisation et du dévouement, à preudre une large part dans cette évolution généreuse qui va marquer notre 20e. siècle. L'heure des tris- tesses est passée, c'est le jour de gloire qui est arrivé et le poste d'honneur vous appartient, à vous qui avez souffert, qui avez aimé et qui êtes restés fidèles mal- gré toutes les épreuves de votre glorieux passé. Aidez-nous à faire notre pays grand libre et prospère. WEARING AWAY YOUR LUNGS ? Yes, and your strength too Stop coughing and gêt rid of that cat- arrh. 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