RENAN SEE RMS -Go8 RE RP ANR EURE L'IMPARTIAL. OH'CE DEVOUEMENT |An reste soldat exemplaire, ai- mé de ses chefs, et brave mal- gré son air timide. ** + nt mme. avait un jeune garçon; mais elle ne demeurait pas avec son père. Un jour que le bon recteur sen geait aux moyens d'approcher Au Tonkin. à l'ambulance._ |de son malheureux paroissien, Sur le ‘pont, le lieutenant] Jacques Vigneren est là,|il fui précisément accosté par Henri Valmor, de l'infanterie | étendu sur son lit. La sœur|l]a fille de ce dernier: “Mon- de marine, se promenait l'air éponge doucement son panvre|sieur le recteur, —lui dit cette furicux, ce jour-là, en fumant front mouillé. C’est Valmor|pauvre femme, — quoique nou- son cigaru à Coups prévcipités. | qui entre ; veau parmi nous, vous n'êtes “Ce diable de T:nkin, où, —“Eh bien ! ma sœur ? pas sans avoir, entendu parler Au large de la grande mer, le | bateau filait majestueux. em- portant les soldats de la}... France. rousse n'y arriverait don: jamais... —-Mon lieutenant, ce sera}de mon malheureux père : he- Vingt-cinq douzaines de tra-! bientôt fini... je crois. las ! je crois que la la mort le versée. je vous demande un —Ah!diable!.. que dites-| ménace ; venez le voir, je vous | peu !… pas de raison pour que vous là 2... en supplie; Dieu est si bon! ça finisse.” |. —Oui, mon lieutenant, mOn- | pent-être mon père vous re- | sieur le major n'a pu extraire cevra-til. . ss... nn se —“Pardon, mon lieutenant, |la balle, et. | Le recteur gagna aussitôt rO101 } : . | °° er à à me voici. | —ÆEh bien! Jacques, me re- l'habition du vieil impie, de- ! ns ! ? ? Do { , . —Ah!... c'est toi... tu t’ap-| connais tu ? venu aveugle depuis plusieurs —Oh oui, mon lieutentant. années. Annoncé par la fille du —]1 faut guérir, voyons !... malade, il fut, à son grand Le blessé secoua la tête. ‘étonnement, reçu très eonve- … Aussi, je te demande, pour- nablement ; au bout de quel- CR. ds 5 De ep D EERes instants, la connaissance se 0:81 s ‘ ent ou L'au- se fit entre les deux homines. peiles Vigneron ?...……. | Oui mon lieutenant, Jac- ques Vigneron ? —.. Et... tu es de Ja Creuse ? —Oui mon lieutenant. a; « ÉD: | + . np» | tu pourquoi je t'ai fait deman-|tre m'ajustait… ? Le vieillard se confessa et, der ? Ceci était dit avec une brus-|comme son état s'aggravuit, —Non, mon lieutenant. iquerie apparente qui cachait Je pasteur crut devoir, le lende- "lt 1 | not , *z Le ° « é À h!..eh bien : _—— pour mal l'émotion. main , porier le bon Dieu, à "# 7. 4 bg suis de la Jacques regarda Valmor : BON nouveau converti. Creuse, moi aussi. et que fai-! Au catéchisme, mon! Alors se passa une scène des sa1s- “he? toi ? RE ds . : sais-tu che? toi lieutenant, murmura-t-il, on plus touchantes ; le vieillard —Je travaillais not bien nous enseignait de se dévouer!se leva sur son lit de mort, en mon RER | pour son prochain... it puis, | demandant publiquement à Ah! très bien !... très vous. mon lieutenant. si l'assistance, assez nombreuse, | bien! et tu ne t'enuuies pas, | bon pour moi...pauvre mère"... |le pardon de ses crimes: au moins, au régiment ?.. #k* + “Combien je fus maiheureux Le petit soldat sentit “comme! Le lendemain, en terre anna- s'écria-t-il, ‘quand Dane ui une envie de pleurer qui lé- | mite, au grand soleil d'Asie, jeunesse, je quittai le champs treignait à la gorge et baibutia on creusa sa tombe. | | —-“Dame ! mon lisutensnt.…. ja! vieille mère...le pays. Et puis pourquoi qu’on nous envoie là l | pour aller à la ville où je n’ap- Quand le cercueil descendit pris que le mal et où j'oubliai dans la fosse, les soldats pré-' Dieu ! Lorsque Ia Révolution sontèrent les armes etle dra-!éclata, mes passions étaient dé- bas ? | peau de la France s’inclina, bé- bridées, il me fallait de l'or | te | 4 sé | & ’ x ® Valmor redressa sa haute |nissant. Jen eus, en acquérant à vil, taille: Et V almor se souvint Pen- | prix le bien des proserits ; le | A 1 . + É . . A . # . . l Lu ; | —— A1iOTS, COMME Ça, ça t'em-|dant que l’aumônier récitait les reinords fit naitre alors dans tation de curiosité ridicule. Ce fut en vain: les jours suivante, la singulière préoceuption per- sista. Enfin, n'y tenant plus, un matin, le bon reeteur accoste la mère et lui demande ce qu'é- tait cette cravate dont le cou de son fils était entouré le jour de sa première communion. “Comment, lui répondit-elle, est ce que vous ne l'aviez pas remarqué au cou de mon pau- vre père, lorsque vous vintes le soir? Oh! Monsieur, c’est une sainte relique ; c'est la cra- vate que portait Mgr de Hervé, le dernier évêque de Dol, quand il fut fusillé à Vannes, le 28 juiilet 1795. Mon père avait enlevé cette cravate comme un trophée. il me l'avait montrée en blasphèmant, puis l'avait rejetée avec mépris au fond d'une armoire. “Quand je vis qu'il allait mourir en refusant de revenir à Dieu, j'eus l’idée de lui pas- ser au Cou, saus qu'il s’en dou- tât, la relique du saint évêque ; je me disais que, si la victime! priait pour son bourreau Dieu ne pourrait refuser la grâce du pardon.J'uc- complis ce dessein,-et le jour même, mon père con- sentit à vous voir, Vous savez le reste.” SOYEZ BENIE ! Sur le cercueil drapé de noir, des gnirlandes de fleurs et une simple couronne avec ces mots: “A mon épouse.” Celle qui dormait là son der- nier sommeil, venait d'être ar- rachée à la terre, en pleine jeu- nesse,—clle avait trente ans. PR" ici-bas, une mission sublinie. Cejui auquel on l'avait unie avait perdu la foi au contact du monde ; elle Je refit croyant Aux premiers jours de leur Marlage 1] se moquait de ce qu'il appelait la bigoterie de sa femme, et, le soir, dans. leur chambre, quand elle faisais «a prière, il avait un mot qu'il croyait terrible d’ironie : “Marguerite, disait-1l, parles- tu de moi au bon Dieu, au moins ?” et il riait, Au fond, il l’aimait bien et n'aurait pas voulu l’afiliger. Quant à elle, jamais un inot amer ne sortit de sa bouche, et, sa prière terminée, elle Jui di- sait simplement avec un france sourire : “Mais oui, Paul, je lui parle de toi et à chaque instant en- core.” La tranquillité de la réponse le désarmait. Jamais sa douceur ne l’aban- donnait. Elle était toujours prévenante, aftentionnée pour son mari ; elle avait mille fa- çons de lui témoigner 82 ten- dresse ; en été, quand 1l reve- nait d’une course à ]a campa- gne,—il ‘tait ingénieur et 1ra- vaillait à la construction des lignes de chemin de fer—cile lui préparait de sa main une boisson refraichissante ; en hi- ver, un bon feu pétillant l'ai- tendait dans son cabinet de! travail, et, pendant qu'il se re- osalt, elle l’interrogeait affev- tueusement sur ses plans, ses travaux, et lui montrait parfois une selencs qui lui faisatt dire: “Muis Marguerite, où done «s- tu appris toutes ces chosee ? “alors, elle rougissait un peu si, confuse, lui répondait : —*}: J.H. Myrick & Co. | Importers and Dealers in DRY GOODS BOOTS & SHOES, FINE | | GROCERIES And Fishing Supplies. bas at TIGNISH and ALBERTON. (Their empty shelves of April last are all replenished iwith new importations of very latest styles and patterns from Glasgow, London, United States and home ma- | nufacture. 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A 'firés stick" df éiédofes qu est-ce qui m'a { Ein 1u € un sabre brisé le revolver au ce . , É - ."} x ; s A : . . , Li SR VE nv SLOCR © or .…. / r < ux que |] AVAIS DO :S eine, elle sentait à sa poitrine h ! ‘alt ; arlait| : : “8 5 | jue J'avais dépoullés, }; je. ait à pottrine | Oh! non, esla ne le contrariait | foret ésmprisinsg in part gars comme ça ? Ecoute, reprit- poing, brulant ses dernières car-| pourchassai les prêtres et les no- rare de er - _ il gravement, là ou est le dra-|touches.. Un Pavillon Noir le! bies, les dénonçant, les hvyrant | ° NU EE ë, . . ss * | : peau, c'est le pay ”. « est la mettait en Joue... Soudain, une ‘au bourreau, parfois, hélas | | France, As-tu compris ? poitrine, recevait la balle à Iuilles fusillant moi-même. En | —Oui, mox lieutenant. destinée, en même temps qu’- 1795, j'appris, à Vannes, la pro- | re , M d ss à À É is | : È ds | x battras tu bien aujune voix bien connue criait ‘chaine exécution par la troupe | US Sn “Vive la France, mon lieuten-!q'un évêque fait prisonnier à | —Oh ! cui mon lieutenant! | ant. Quiberon M. ti par- | 14 à . . | ....... v 3 Et le petit soldat eut un éclair! Oh! ce dévouement 1... :donnez-moi! j'achetai d'un gre- dans les veux. | Alors, sur la terre fraiche- | nadier la faveur d'endosser son EPS RE + mé | à Le C'est bien! va! ment remuée, devant ses soldats | uniforme, et, le moment du 11 s'éloieænai Te ù r | , s e : I s'éloignait, Valmor le rap-| debout sqhs les armes, Valmor supplice arrivé. j'ajustai le pela. d'un grand signe de croix mat- saint prélat avec un volupt x de L é à . | | Et, tu sais... mon gar-|qua son front et.sa poitrine—| d'enfer. Vous avez entendu | çon.…. vient me dir: bonjour de |cette poitrine qu'avait préser- parler du martyr de l'évêque | temps en temps nous causerons | yée celle du petit soldat. de Dol: eh bien! c’est moi qui | SL ne RATE ous] L. 2 et puis, ne t'ennuic pas. c’est | Et une larme ronla sur SON fus son assassin... pardon, bête. Allons, va maintenant.” | visage bronzé … RER sa promenade. | PIERRE ROBERT. | Pendant que le’ moribond ‘ * s « nu Mr: h. ! | . . , “ à . ui, il disait à li a fich | parlait, les assistants éclataient _ ien PR pourqui, LA RELIQUE D'UN MARkR-len sanglots; le prêtre lui- s envoye à S ! "iT SAT , | NX7 L s , j . A . se y F à bas, mourn 7. TYR même, très ému, eut peine à profit pour la France... sous un! ET UN prononcer les paroles sa- climat meurtrier. aux prises PREMIER COMMUNIANT | cramentelles. Néanmoins, en aveu un € Invisi | Le c'e 4 à a sére14 invisible … | | présentant au vieillard la sainte auvres enlants : étai ‘ac | ,: - à | C'était dans une paroisse de Hostie, il remarqua comme : #7 k | Bretagne dont il est inutile de malgré lui et en repoussant almor ava ‘acé s “he- | f,; : n | . é » PONTS SUR ©" faire connaitre le nom. Un nou |cette distraction, la finesse ex- | 55 à coups de sabre Adoré | veau recteur (curé) venait d'en |trême de la cravate blanche e ses ho 35, | almai | nr À , g n Di « PS" DURS prendre possession et cherchait | qui entourait son cou: son re- 7. a - sa bonté, sa jus-|à se mettre en rapport avec gard ne pouvait s’en détacher. üce: intelligent, comprenant > & io bonn fie e ee : P : [ea ses ouailies, sans faire) Le surlendemain, on con- admirablement la guerre des !|oycevti PT Far. 2 1 loni étai : di exception. Malheureusement Quisait au cimètière le corps Coionies : c etait un tyye mili-! se End , LL! eo : re és Lo. JY dans voie paroisse, profondè de cette pauvre brebis égarée, Are compiet. “Lremsaque peR-\ment chrétienne; £e trou ait inopinément rentrée au ber- dant la traversée Jacques Vis- ÉSiS SL Lib: ni | ” she q . un vicillard jouissant d’une | eai] du Seigneur. 1eTon, aïrivé au régiment de-|néfaste célébrité: il s'était ; re. | el ; ès puis un mois. !l vit cette petite | sonillé. d t 1 | 8. | mn UT CD Gi Én : a |sotllé, durant la grande Ré-| c'était dans la même paroisse œure pale, ces grands yeux y | y cri S | A "x Re, y volution, des crimes atroces, Ja fête de la première com- Jranus et doux dont le regard poursuivant, impitoyablement | munion des enfants: le petit- errait parfois tristement sur la! êtres à j Le « PART gr Éu dèr vols Prénes ÉE LL. 27: / Dieu, les fils du terroriste était du nom- 4 ?T, Vers la France dis-| démençant pour les faire mon-! x : parue. 1] s’informa, intéressé, |ter à l'échafnd et parfois ac È : RE Quand du de si - Qu HT: 4 le recteur passa, le main, dans appris q at était un) fusillant Jui-même dans la ‘les rangs, il remarqua la cera- 0% ‘ : à s? de + S .. | | SÙ; di q à a cra compatriote et 5 attacha à lui, | Campagne. vate blanche que portait l'en- tout naturellemant, par ce be-| Depuis le temps de la Ter-| fant : c'était comme au jour où. ic he ible Te ie jusqu'au jour où com- il avait aditinistré sé ici: proteser 1a fTal1biesse. -|[mence ce récit. — c'est-à-dire | h.. : 2h. Valmor n'avait qu’un défaut. pendant . Rs de | RE Mg es Lo Re. | | j1l ne pouvait se rendre compte Brave soldat, il n’était pas bon |nées, — la vie de ce misérable | Pendant la cérémonie, cette chrétien, oh! ni impie, ni incré- javait continué d'être un scan- préoccuaption le rm it: il du . mais indifférent: la vie|dale permanent ; il étalait sans | rovait toujours ce mouchoir Rs de girnison l'avait gâté. blasphé- | comme une dentelle, qui con- Jacques Vigneron, lui. n’a- mes et les cyniques bravades |{rastait si fort es le ligne de son inerédulité. blanc, mais grossier, du petit Cet homme avait une fille paysan. L'idée lui vint d’inter- mon Dieu ! pardon !” cesse l'audace de ses vait pas eu ls temps de subir Cette Influence : élevé pieuse- nent par sa mère, il accomplis- unique qui était très piense ; |roger le jeune garçon, ou plu- elie avait épousé un fort hon-\tôt sa mère; puis il repoussa nête voultivateur, dont elle|cette pensée comme une ten-| sait simplement, sans forfant.- zie, ses devoirs de chrétien. é | lasse !.…. comme un vide lmaense que l'air qu'elle aspirait ne pouvait combler. Mais elle ne s'inquié- tait pas, elle croyait à une fai- blesse passagère. Cependant, ses yeux ce cer- claient de noir. peu à peu ; ses mains devenaient diaphaner et son corps s'inclinait de plus en plus vers la terre. Un matin, elle ne se leva pas elle se sentait plus lasse, oh! un coin de la réalité sembla lui apparaitre et elle fit fit appeler son mari. À son air de tristesse, elle comprit tout. “Paul, dit-elle, je crois que je vals meurir ; mon Dieu ! que je suis faible. Oh ! te laisser...” Il ne répondit pas, mais la regarda angoissé, prit sa main qu'il trouva brülante, apérçut à son doigt la bague de leurs fi- ançailles, puis le cher anneau de leur mariage ; un tressaille- ment doulourex secoua sa pai- trine, et il pleura. #*# Quelques heures après, elle était morte. Le médecin, un ami à lui, venu en hâte, avait hoché tristement la tête ; puis, le prêtre, à son tour, avait visi- té la mourante, l'avait réconfor- tée des suprêmes espérances et | lui avait donné le viatique con- solateur. Quand son mari approcha, elle eut encore le courage de lui seurire, Elle voulut lui parler, mais les mots expiraient sur ses lè- yres. Tout à coup, dans un suprè- me effort, elle se releva, saisit la main de Paul atterré ; il se pencha sur elle, Ja soutint de son bras et entendit distincte- ment ces paroles : “Au revoir. mon ami... les âmes fidèles...se retrouvent en Dieu, en atten- dant les jours du ciel. là, plus d’adieux.” Puis sa tête retomba, un flot de sang empourpra ses lèvres et ce fut fini. Quelle était cette femme ? Une chrétienne, un ange en- voyé de Dieu. Elle accomplit, |” pas, et il pensait: “Quelle bonne petite femme 1] arriva ceci. À force de la voir bonne, douce, prévenaute, il l’aima davantage et il ne trou- va plus sa dévotion ridicule. 11 voulut lui rendre ses pré. venances. Un dimanche, 1l Jui dit : —"“Veux-tu que je t'accorn- pagne à l’église ?” et, comme elle le regardait surprise, et dé- jà joyeuse, 1l ajouta : “On! jus- qu’à la porte seulement” —et 1l sourit, mais son sourire n'était plus moqueur. Insensiblement il en vint à l'accompagner à l'intérieur, puis à rester près d'elle ; alors le coup de foudre ne tarda pas. La veille de l'Assomption 1891, elle partait pour aller à confesse. Or elle le trouva dans le vestibule, se préparant à sor- tir, lui aussi. “Tu sors, dit-elle ? —Oui, veux-tu que je t’accom pagne ?” Avec elle, il entra dans lé- glise, avec elle il s’agenoml'a et quand elle le vit se recneil- la et quand elle le vit, quelques instants après suivre un prêtre à la sacristk, puis en sortir ra- dieux, alors, il lui sembla que la vie l’abandonnait ; elle pâlit, et elle pleura.. comme elle n’a- | vait jamais pleuré. Le lendemain on put les voir à la table sainte, et an retour. ils tombèrent dans les bras l’un de l’autre. Rien plus ne les sé parait. Elle disait : ‘Merci, mon Dieu ! mais je suis trop heureuse, j'en mourrai.” Trois ans après, elle mourut, ayant donné une âme à Dieu. Soyez bénie, ma sœur, pour avoir rendu à mon frère la foi, la charité, l'espérance ; soyez bénie ! Le soir, quand nous pleurons tous deux, agenouillés sur votre tombe, au cimetière ombreux qui domine la Creuse, je lui re- dis l’au-revoir que vous lui di- siez en mourant, et il se relève consolé...…. Pierre Robert. Ripans Tabules cure dyspepsla. Of lea of got strength and fine Havor. West fniia raw sugars that are brisht and light. Chase & Sanbornets ce Icbrated cotfve, &o, &o, FLOUR À large stock of flour al- :ways on hand, and arrivinge from OQuturio Mills wechiy, sure attheir customers are thos of a freshly ground ar- ticle. Phanking their patrons ot the past, they selicin à con- tinaunce of their confidence, premising prompt and cure fui attention to a!! ordersen trusted 10 them. Juue 15 ‘94 ns re DETECTIVE We want à man in every lo- cality to act as private Detectiv- under our instructions. Expee rience unnecessary. Stamp for particulars. NATIONAL DETECTIVE BUREAU, Indianapolis, Ind. NOTICE ! oxo « T wish to have it distinctly understoog that all parties in- dehted to me {or professional services, must make an imime- diaëc settlement, either by cash ornegetiable papers. The condition of my affairs leompels me to do so. R Dr. J. Desnoyers. Tignish, May 10th. "94 A. POIRIER, Marchand de Marchandises Sèches, Epicerie Quincailleries, Chaussures Farine, Thé, Tabac, etc. Depuis que j'ai ouvert mon nouveau magasin, je suis dans une position de satisfaire le public mieux que jamais. Produits de toutes sortes pris en échange pour marchandises, J'ai aussi dans mon magasin un Téléphone pour la commodi- té du publie. ST. LOUR, Nov g:h 93 L P.E.