== NOUVELLE % Petit Pierre et Pie X a SERIE Petit Pierre =st un charmant gar çon de huit ans qui habite Rome. Petit Pierre va au catéchisme chez les Dames du Cénacle, et com- me on ne garde les petits garçons que jusqu'à huit ans, il est 1lésolé : d'être obligé d'avoir bientôt à quit- ter le Cénacle pour aller chez les bons Pères avec les grands. Dès qu'iisat que les enfants du caté- chisme allaient avoir une audience de Pie X, et surtout dès qu'oa lui donna une poésie à réciter devant le Pape, avec cinq autres de son Âge Pierre eut une idée : Maman dit il à sa mère le Pape commande à tous, mème aux reli gieuses, mêmes aux supérieures ? — Mais oui, mon chéri. ù —Âlors, tu sais, je dirai au Pape qu’il ordonne aux Mères de me gar- der au catéchistue. La mère ne pensait nullement que l'enfant parlât au sérieux. L'audience arriva : Pie X passa de- vant tous douna sa main à baiser, et petit Pierre indimicé ne dit mot. Le Pape prit place sur son trône, les petits récitèrent avec assez d'’as- surance leur £entil dialogue qui fut suivi d’une courte allocution du St- Père ; après quoi celui-ci descen- dit les marches de l’estrade et se trouvant près des cinq enfants qui avaient récité il les bénit plus par- ticulièrement et leur donna de nou- Pierre était le premier ; il devint pâle, puis rou- ge baisa l'anneau et avant qu'il ne se fût ressaisi le bon Pie X était passé. Mgr Bisleti s’approchant, allait lui mettre son manteau pour quitter la salle, lorsque le petit pre- nant son courage à deux mains, se précipita devant le Pape et 1:s mains jointes, la tête levée vers le Saint- Père il cria si fort que toute la salle l’entendit : —Saint Père....rais moi...j’a- vais une grâce à te demander ! Et succombant à son émotion il éclata en sanglots. Le Pape et l'entoura- ge s'ariêtèrent net. Pie X se mit À caresser le petit qui pleuraii tou- jours. —Que veux-tu me demander, mon eufant ? dis-le moi saus crainte. Aiors reprenant sa force et un peu d'assurance, —Voilà Saint-Père je voulais te dire qne j'ai nuit ans. — C'est bien, mon petit. - Mais non c'est mal parce que, tu comprends je vais avoir ueuf ans et l'on me renverra du catéchisme de ch-z les Dames. Et rejoignant ses petites mains de nouveau ému et effrayé de ce qu'il allait demander. —Toi, qui commandes à tous, veau sa main à baiser. dis aux Soeurs qu'elles ne me ren- voient pas; eiles seront obligées de {l'enfant ; les religieuses étaient aussi fières que la mère ce qui n'est pas peu dire. Les mamans vinrent la féciliter et les petits camarades d’en tourer son ffls, en lui disant avec un air d'admiration : —-Quel courage tu as eu, Pierre, quel courage ! On ne le renverra donc pas du ca- téchisme jusqu'à sa première com- munion il entrera au Cénacle avec des airs couquérant ; il dit qu'il sera un saint, puisque le Pape Pie X l’a spécialement béni. MAIL CONTRACT SEALED TENDERS, addressed to the Postmaster General, will be received at Ottawa until Noou, the 28th July 1911 forthe conveyance of His Majesty’'s Mails, on a propos- ed Contract for four years, six ti- mes per week each way, between Clermont and Summerside fiom the Postmaster Gencral’: pleasure next. Printed notices containing fu- ther information as to conditions of proposed Contract may be seen and blank forms of Tender may be ob- tained at the Post Offices of Sum: merside Traveller’s Rest New An- nan and Clermont and at the Office of the Post Ofice Ingpector at Char- lotterown. Jon Ÿ. WHEAR Post Office Inspector. Post Office Inspector's!Office, Ch : town, 8th June 1911 POUR LES DIRECTIONS PONTIFICALES Nous lisons dans le dernier nu- méro du bulletin de ‘‘L’Action Li- bérale Populaire le compte-rendu du corgrês départemental de la Haute Loire tenu par l’A. L. P. On y a dit des choses vrainent intéressantes. Ou y a protesté contre les attentats sectaires. dont l'Eglise de Frauce est la victime, et contre tout le système sectaire qui opprime le pays. ‘‘Le pays est lassé et écoeuré de la poiitique jacobine (a dit M. Jacques Piou), et la preuve en est qu'il s’est laissé prendre aux paroles d’apaisement de M. Briand'’.—M. Piou ne pou vait pas mieux définir la duperie briandiste et, par conséquent, la respousabilité de tous ceux qui l'ont | aidé ou par leur parole ou par leur silence. Nous nons croyons en devoir de relever une formule malheureuse qui a dû échapper a deux orateurs du congrès. ‘‘Ils préconisent (dit le compte rendu, p. 133) ‘‘l'union de tous les catholiques sur le ter- L'IMPARTIAL, TIGNISH, I, P. E. MARDI 27 JUIN :or1 EXC I9JANNÉE — * GRANDES SIONS DE BOSTON ET PORTLAND dans les mois de A Summerside, L P. E. JUILLET, AOÛT, ET SEPTEMDRE PRIX TRES REDUITS. Pour plus d'informations adressez-vous a F. J. BUOTE, TIGNISH, P.E. IL. BONNE REPLIQUE | La scène se passe «dans une sta rain libéral”. Le Saint Père a préconisé l'union de France ! | de tous les catho'iques tion balnéaire des Vosges. Un el- clésiastique s'est mêlé à tous les é- EI crotante qui, pour suivre le traite. Le Tabac coupé “AMERICAN NAVY' x 2 II; IF) n ’ MASTER MASON LE TT à fumer et à chiquer, provient exclusivement tuent, vienneut prendre les verres de plus juste en soi, rien Ge plus con- Piétendre ou du i me garder. sur ie terrain religieux . rien de nos palettes ‘AMERICAN NAVv’” = Le Pape sourit, et posant affec- d'eau règlementaire Depuis deux jours un petit jeune MATIN ET rs fabriquées avec le choix du meilleur ) | TE Tabac Américain. EN VENTE PARTOUT . se, treusement la main sur la tête du cret en piatique. : , ES Gui : A TR MANUFACTURÉ PAR | re ER à le, à chaque réu- var Fe Ê rt: £ s espérer les unir sur le terraiu homme à tnonocie, = € petit: moins espérer | NU ROCK CITY TOBACCO CO. QRaCC0 : à . . : “ É LL. . rr c hit nr s «Q PARAIT FR DERTA CEE "Très bien, oui, mon eufant, |libéral ou sur le terrain anti libé- | NS QUEBEC - en !azzis et en plaisanteries de mau- L SNS Î 4 e gramme républicain sois tranquille. ral, sur le programim { Et'se tour sant vers les religieuses: . _Ecoutez-moi bien, les Soeurs, vais goût, indirectement à l'adresse | de l'ecclésiastique, qu’il ne parvient | pas à faire sortir de son calme dé- | ousurle programme antirépubli- cain, ce serait s'enfoncer dans les illusions pratiquement bien dange- | P&* reuses. Une expérience désormais FR : ci définitive; nous dispense d'insister | Ce calme exaspére stats doute 1 sur cette constatation. grotesque agresseur, Car il fait ap:| En France les catholiques sont si | PEl à tout son cnrs et sut on | divisés dans les questions politiques tou qu’il rend aussi gogoesaré qu'il et sociales, qu'il leur reste— | peut interpelle l'ecclésiastique , SEALED TENDERS, address- | outre l’amour de la patrie, bien en | —Dites-donc, M'sieu l'abbé, ed to the Postmaster General, will | tendu—qu’un seul teriain commun: | pourquoi n'allez. vous pas boire de | be received at Ottawa until Noon, qu'uu seul | l’eau de Lourdes ? | on Friday, the 21st. july 1911 for | L'abbé, placide, reyarde le petit : {he conveyance of His Majesty’s| monsieur d’na oeil compatissant et| Mails, on a proposed Contract for |avec douceur : | four years, three times per week | — Mon ami, vous savez bien que each way, between Hast Point and l'eau de Lourdes est réservée aux | Souris Eust from the 1st. Octolier | incurables ; ce n’est pas MOU CAS, | next. J. A. JOHNSTON, M. D., C. M Médecin-—Chirugien TIGNISH, ILE DU P si vous renvoyez ce petit du caté- chisme, moi je vous enverrrai l’ex- | cowmunication. L'enfant était ralieux. Le Pa- pe demanda si sa mère était dans la salle: comme ell: ne bongeait pas, clouée sur place par l’emotion, Elle tomba ne on vint la chercher. aux pieds du Saint-Père, qui la fit caressant à nou- Dr, À L. Purdy, Dentiste, Alberton. Le docteur Purdy sera à Tig- nish, jusqu’à nouvel ordre, le der- nier mardi et mercredi de chaque religieux, tous : l’évêque. le terrain chef reconnu C'est la formule pontificale de l'vu nicn des cathotiques français. (Corr. de Rome). aussitôt lever et, per veau sot: fils. | __ Madame, je vous félicite d'être . de à la mère de cet enfant,;Je me réjouis avec vous de ce qu'il soit st Courê Illustrations de feu le roi ,x et si reconnaissant. Que le re S | a | Edouard, mer” ds: mais intellectuellemenrt au moinS! Printed notices containing fur- mois. bon Nieu nous le conservevr ainsi, à Hi 0 d'sonl i | p { Te d : à enfant e cela paraît être le votre, ets | ther informations of proposed Con-| ÆEn couleur, ce qu’il y a de] Bureau ensuite du bureau de c'est vraiment un bon ES e ° cie ses loorébiesent m'en croyez, vous tenterez cette | tract may be seen and blank forms! mieux. poste. J4 Pape voulut aussi connaiire ressource des désespérés. ‘of Tender may be obtained at the} , à £ tit Pierre, et | CONNUE du public voyageur. Des dass és due piloté of & é Huët Poi . . | Prix depuis 10 cts chaque à 50 et bénir la soeur du petit FIérre, sou:tinetes de :wmérche de dl TT P se" | Post Offices of East Point, nr MCQUARRIE & ARSENAULT | les s’éloigua. Arrivé à la porte, il barcadère du chemin de fer | Juèrent la répartie, et le petit jeune | East and route res and. ot Thé S. His rt È #: ers les religieuses, et B lles et bonnes chambres [homme s'esquiva, en essayant en | office of the Post Office Inspector,| Addressez-vous à L'IMPARTIAL. OCR RPORSNES SERRE ES ne vers Les e S. Doi Ces D More ne “à lité | vain d assujetir son monocle. Il ne | Charlottetown. | SUMMERSIDE, P. E. I. les menaçant du poigt : Cuisine de première qualité. D | D du | ce crue , | “sourees vous ke See Se VPO BERNARD, PR | “renoncer | men Cuinge uen à ète ‘ : F | s ce inspector. taunt SE 1 l'excommunicatian..: .si vous ren | . , ° | Post P { Médecin—Chirugien |NIL MCQUARRIE ! Post Office Inspector's Office, TIGNISH ILE DU P RE TIENB, L FE Abonuez- vous à l’Impartial |Ch'iown 6th. june 1911 de _ AUBIN É. ARSENAUL* Le Saint Père parti 08 entoura ; D | Ë | t : 3 3 à f il l ÿ x 4 3 2e He. gs NU ÿ