Se e 'IMPARTIAL | À Foxp& Ex 1898 Le seul Journal français de "l'ile du Prince Edouard. ——— HEBDOMADAIRE, 8 PAGES. ABONNEMENT : / die, 60 HD L.00 mséccmoceeé O0 Trois mois ….......… ssssciniss D Les abonnements sont paya- bles d'avance. Annonces 10 cents la ligne 1re insertion, 2 cents la ligne les incertions subséquentes. a" ; : L To.tes communications doi: vent être adressées à L'IMPARTIAL TIGNISH. I. P. E. ee L'IMPFARTIAI, Tianism 5 Dec 1901 LES ELECTIONS Il semble certain maintenant que les élections partielles n’au- ront pas lieu avant le 15 janvier. LE DÉLÉGUE PAPAL Mgr. Falconio restera à Ottawa. C'est ce qu’on assure à la légation papale, à Ottawa. On dit de plus que le successeur de M. Martinelli sera Mgr. Taleski. LA LANGUE FRANCAISE D'’APRES OSCAR DUNN : ‘La langue française c’est un diamant d’un prix inestimable ; c'est une œuvre d'art travaillée par les siècles, d’une beauté à nulle autre pareille. Tout le monde l’ad- mire, elle charme tout le monde, bien qu’elle ne livre ses secrets qu'à un petit nombre ; il faut être a- moureux d'elle, l’aimer beaucoup et lui faire longtemps la cour ; elle ne se donne qu’à celui qui sait la vaincre par un labeur persévérant et une longue patience ; mais quels trésors elle révèle à ses favoris ! Sa délicatesse exquise ravit l’intel- ligence ; elle est tout amour et toute gaiété, pleine de noblesse et d'enthousiasme, acessible aux sci- ences comme à la fantaisie, à toutes les hautes pensées comme à tous les sentiments dignes ; elle com- prend votre cœur et seconde votre esprit. Si vous la possedez, rien ne vous décidera jamais à y renon- | cer ; vous la garderez comme votre meilleur bien.’’ CONTRE L'ALCOOL Les partisans de l’abstinence dans la province d’'Ontario vont de- mander à M. Ross de promettre a- ant les élections générales de pré- senter un projet de loi pour établir la prohibition absolue dans toute la province. La récente décision du Conseil Privé, reconnaissant aux autorités provinciales le pouvoir de légisbation en cette matière, a redonné du courage aux prohibi- tionnistes. UN PARTI DISTINCT ‘‘L’'Avenir du Nord’? voit dans le banquet du Club Cartier et dans le discours de M. Monk, un monve- ment nouveau par lequel les con- servateurs vont se constituer en parti distinct, des torys anglais. Ce qni fortifie notre confrère dans cette idée, c'est l'absence de per- sonnalités politiques anglaises au- tour de M. Monk, au festin du Club Cartier. CATALOGUE G RAT Sur demande nous enverrons notre nouveau catalogue de “LIVRES POUR TOUS" Ouvrages popu- laires. Choix de 700 volumes pour tous les goûts. Prix 5c. à $1.25 le volume. Ecrivez: _1"#®aIRIF BFAUCHEMIN ‘ "REAL. Qys: (5) E - Le Recensement ET LES CANADIENS-FRANCAIS Le personnel du recensement à Ottawa, composé {de 207 oommis, recevait $2 par jour. Voici les chiffres officiels fournis par M. Blue sur la composition du bureau, com- missaire en chef du bureau : il y «a en tout, y compris le commissaire en chef, les assistants commssaires et les commis de toutes classes, 208 employés dont 74 sont des Cana- diens-francais. Sur ce nombre, il y a deux assis- tants commissaires, MM. Côté et St-Denis. Parmi les 190 commis, le salaire payé est $1,50 par jour, moins huit commis qui recoivent ily a deux Canadiens-francais. Dans le bureau, chaque province a un représentant spécial, la provin- ce de Québec en a fourni deux à cause du fait que cette année on tenait à connaître le chiffre exact des différents groupes français de la puissance, ce qui n’avait pasété fait sous le régime tory. Le pro- chain bulletin causera des surprises en faveur des Canadiens francais. Ainsi, le comté de Lunenberg. Nouvelle-Ecosse, qui, en 1891, n’é- tait supposé n'avoir qu‘un seul ci- toyen de langue française, en a aujourd’hui 2,065 d’origine frau- çaise. Le recensement rendra jus- tice complet aux Canadiens d’ori- gine française. LE PARLEMENT D'OTTAWA Le ministre des Travaux Publics a déclaré, samedi, devant la Chara- bre de Commerce, de Montréal, que le parlement sera probablement convoqué au commencement de février prochain. Les élections partielles auront lieu vers le 15 janvier : il y a treize vacances actuellement, avec la possibilité de deux autres comtés vacants. Terreneuve et Deux- Montagnes, dont les élections sont contestées ; la Cour Suprême ayant renvoyé les objections préliminai- res. Le Roi Edouard Une dépêche spéciale expédiée au North American, de Philadel- phie, par son correspondant londo- nien, dit : ‘‘Le roi Edouard ne peut vivre plus de deux ans. ‘C’est là l'opinion des meilleurs médecins du Royaume-Uni, et on peut l’afhrmer d’après une autori- té parfaitement digne de confiance, en dépit des assertions contraires des bulletins officiels et optimistes. On peut affirmer en même temps, sur toute aussi bonne autorité, que Sa Majesté ne souffre pas de cancer À la gorge, comme on l'a si souvent répété. La maladie est dans la partie inférieure dela langue, ce qui est encore plus dangereux et les médecins sont tous d'opinion que la maladie sera fatale dans le temps spécifié. Peu de gens au fait des affaires de la cour ont été trompés par ceux qui affirment que le roi seportebien. Cela était dit pour des raisons d'Etat. ‘‘On sait que le roi se rend compte de son état et que, convain- ou qu’il n’a que peu de temps à vivre, ila absolument refusé de cesser de fumer, bien que cela ag- grave sa maladie, disant que le bien que cela pourrait faire n’était rien comparé au sacrifice qu’on voudrait lui imposer. ’’ Correspondance M. Moise Gallant. Cher Monsieur. Je vous demande pardon, pour l’oubli involontaire de votre nom dans le rapport de la dernière! convertion. Espérant que ceci vous soit a- | gréable je demeure Votre tout dévoué Bruno Martin Mont-Carmel Sec. 2 Dec., 1901 = A à $2 par jour, et parmi ces derniers! L'IMPARTIAL JEUDI L'EXEMPLE EST TOUJOURS LE PLUS FORT On entend toujours les gens d'au- tres nationalités uous crier : Il ne faut faire aucune distinction entre les nationalités ; nous sommes tous Canadiens. Ca c'est vrai ; mais ces personnes qui chantent ce ahorus font-ils ce qu'ils prêchent ? Voyons. Un voyageur qui était sur l’Intercolonial, il y a quelque temps l'explique : Il y a quelque temps, dit-il, un Canadien—français, se trouvant à une station intermédiaire non loin de Ste-Flavie, télégraphia au bnreau de Moncton pour obtenir la faveur d'arrêter l'express qui mon- tait et signa sa dépêche de son nom français, ‘‘Roy'’. La réponse séche, bréve, dans le sens négatif, ne se fit pas attendre. Cependant, notre concitoyen ne se découragea pas ; l'heure pressant, il télégra- phia de nouveau, se servant d’un stratagème qu'il savait réussir, et signa sa seconde dépêche du mom anglais de ‘‘King'’. Inutile d'a- jouter que cette fois l'express ar- rêta, et notre homme put continuer sa route. Qu'il y en a d'exemples comme celui-là. Joyeuse Reunion A URBAINVILLE À L'OCCASION DU 60ME ANNIVER- SAIRE DE LA NAISSANCE DE M. ELI1k. E. ARSENAULT ———— Lundi le 18 novembre, il y avait grande fête chez M. Elie EH. Arse- nault d'Urbainviile. A l'occasion du 60ème anniversaire de sa nais- sance, les nombreux amis de M. Arsenault se rendirent à sa tési- dence, le soir, et célébrèrent j0y- eusement l’heureux événement. . Au nombre de ceux qui était présents, on remarquait MM. J.F. Arseuault, M. L. À ; A. E. Ro- gers ; Marc Arsenault ; Marcellin Gallant ; Edilbert Perry ; Fidèle Perry ; Filias À. Arsenault ; eto. La soirée se passa de la manière la plus agréable à faire la partie de cartes, après quoi eut lieu un somptueux Réveillon. Après avoir rendu ample justice au mets de la table, une adresse d'occasion fut présentée à M. Arse- nault qui répondit en termes ap- propriés. Après la lecture dâe l’adresse on organisa la danse que commençèrent MM. Elie E. Arse- nault et Maxime J. Arsenanit les deux plus ançiens de ceux qui é- taient présents. Iis furent suivis de M. Fidèle T. Perry qui est con- sidéré comme invincible dans cet art. Selon la règle toujours suivie parmi les Acadiens, la soirée se termina par la récitation du chape- let et la prière en commun, après quoi tous se dispersèrent, remer- ciant, du fond du cœur, M. et Mine. Arsenault pour l'agréable soirée qu'ils leur avait procurée, et leur souhaitant de nombreuses années eucore. M. Arsenault reçut plusieurs jo- lis cadeaux. ADRESSE PRESENTEE A M. ELIE E. ARSE- A L'OCCASION DU 60ME ANNIVER- SAIRE DE SA NAISSANCE. Urbainville. 18 Nov. 19o1. M. Elie KE. Arsenault. Cher Monsieur et Ami C’est avec beaucoup de plaisir et de joie que nous nons assemblons ici ce soir à l'occasion du 6ome. anniversaire de notre naissance, pour fêter avec vous cet heureux événement. Nous nous réjouissons aveo vons de ce que, étant dejà arrivé à un âge assez avancé, vous jouissiez d’une santé robnste qui vous pro- met encore bien des années. Nous faisons des vœux pour que ile bon Dieu vous accorde une longue et heureuse_-yieillesse. Le ; f*. de } 190 LE 5 DEC, bon citoyen est toujours précieux | à la société. vons toujours trouvé en vous depuis C'est ce que nous a- que nous vous connaissons. Toujours, cher Monsieur, vous êtes vous montré à la hauteur de la position de l’homme charitable, juste et intègre. Le malheureux ne s’est jamais adressé à vous en vain. JL'hospitalité que vous et votre digne compagne, Madame Arsenault, avez toujours exercée est proverbiale et s'étend au loin. Mais, cher Monsieur, ce qu’on remarque en vous, qui forme le plus beau fleuron à la couronne du bon citoyen, ce sont les traits ca- ractéristiqnes qui se dessinent dans toutes vos transactions avec vos semblables. Jamais, disons le à votre honneur, ne vous êtes vous départi des principes de l'équité dans vos relations avec vos sembla- bles. En terminant cher monsieur et ami, veuillez encore une fois acoep- ter nos meilleurs souhaits de pro- périté et de bonheur pour vous et votre amable compagne. Espérant revenir fêter avec vous l'anniversaire de votre naissance pour bien des années encore, nous nous sous crivons vos amis sincères. Marcellin Gallant Stanisias Avcoin Joseph H. Arsenault Filias A. Arsenault Edilbert Poirier J. F. Arsenault, M. L. A. A. C. Rogers Fidèle T. Poirier Marc Arsenault Hubert Arsenault Et Autres. La Prohibition Maistenant que l'acte de prohi- bition du Manitoba a été reconnu valide par le conseil privé d'An- gleterre, il s'ensuit que les autres provinces du Canada ont le droit de légiférer dans le même sens. La province de l'Ile du Prince Edouard faisant partie de la grande famille canadienne, on va voir si ceux qui se sont toujours montrés si chauds partisans de 12 tempé- rance vont agir et prendre des me- sures énergiques en vue de faire passer une loi de prohibition pour cette province. Une session où nos législatenrs passeraient une telle loi serait une des mieux employées, sans comp- ter que nous serions débarrassés de la comédie ridicule qui se joue depuis si longtemps parmi nous— Le Scott Act. L'SP1N104 PUBLIQUE Le ‘‘Daïily Times de samedi dit que l'opinion publique s'accentue de plus en plus sur l'inutilité du gouvernement local actuel. Cette administration, dit-il, a déjà été rapiécée tant de fois avec le même butin qu'ilnereste plus rien qui soit bon à quoi que ce soit. Le dernier racommodage qui y a été fait, dit-il, est la personnalité de M. Farquharson que l'on eroyait semble les lambeaux qui restaient encore. Mais ça déchire toujours. Le confrère donne la note assez juste, mais nous aurions aimé qu'il fût un peu plus loin, et qu'il in- dicât quelqu'autre manufacture, s'il en connait, où nous pour- rions trouver quelque butin qui servirait à faire un vêtement d'Etat qui nous serait plus avantageux. LE MONDE ILLUSTRE a GRAND NUMERO DE NOEL Le Monde Illustré publiera, à l’occasion de la Fête de Noel, un numéro spécial qui fera certaine- ment parlé de lui. Agrémenté de magnifiques illustrations, rempli de contes et nouvelles, ‘dont quel- ques unes canadiennes, de variétés littéraires, de charmantes poésies, ce numéro fort de cinquante à soixante pages, qu'accompagnera d'un tissu assez fort pour tenir en-| ms ERRRQ ETR E | You have hsard abont Joseph who runs the newstands under umbus avenue, papers and magaz what they are doiog' by experts and prices just right. CEHAS. DALTON, PFROP. 2 PAT AS DÉS PRAIRIES cape: l TIGNISH DRUG STORE. ES McKevitt, tne Blind neweman the “L’’ station at 661h and Col- Now York—McKevitt ms8y be able to sell news- ines, bat MoKevitt could not sell Drugs. A maa to sell Drugs must have his eyes cponed. Prescriptions filled night and day. Dispensing clerks must be wide awake and see and know Fresh Importations every week. Drags obtained at the Tignish Drug Store are reliable. Pnt up J. H. Myrick & Co. 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Mo- reau ; Victor-Marie d'Estrées, vice-roi de la Nouvelle-France, Edouard Go-pp ; Elisabeth Ma- bane, P G. KR ; Questions, etc. Gravure : Sainte Cécile du Rice ; L'hon. James Cuthbert. Où peut se procurer gratuite- ment une livraison spécimen des Recherche Historiques en 13 Running Sores. Mr. Stephen Wescott, Freeport, N.S., gives the following experience with Burdock Blood Bitters. ‘(I was very much run down in health andemployed our local physi= cian who attended me three m. nths; finally my leg broke out in ru aning sores with fearful burning. 1 had thirteen running sores at one time from my knee to the top of my foot. A the medicine 1 took did me no good, so I threw it aside and tried B.B.B. 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