# VE ML er L'IMPFARTIAIL Cl maman artennn rente À 54 fi) CS PP . mme 1 j 18068 : La Mere Aveugk | (suite de la deuxième page) petite fille et l'os s'ernpressait à lui faire du bien: aussi Marie était! heureuse, dès que sa grand'mère | ne manquait de rien. On couçeit le contentement de Marie lorsqu'elle vit sur un sable frais les belles pommes de terre qu'elle possédait em lonte propriété et le petit tas de mottes à brûler, et cette belle pièce d'um frauc en argeut, toute neuve, qui lui restait avec beaucoup de petits sous. Tout cela donnait des vertiges à netre petite fille. Sa graud’mère achevait som cha- pelet pendant que Marie lui prépa- rait son déjeuner ; l'enfant s'écria tout à coup : ‘‘Grand’'mamau, dans votre maison ? —Qui ? demanda la bonne fem- viendra-t-il —De quelle couleur sont leurs | habits, petite ? | Comme jes abricots £e la mère Berdard, avec du rouge tout au- tour. —Tous quatre de même ? —Oui, grand'mère. —C'étaient les domestiques du prince, en livrée, dit la mère, —Tiens, ils sont plus beaux que le prince. | Tu veux dire mieux habiilés, ma fille ; c'est un aucien usage. —Abh ! | —-Eh bien ! regarde la figure et dis-moi si tu reconnais celui qui t'a acheté tes fraises ?'” La petite, après un moment d'at- teniion, replaça le tableau en di- sant : : ‘(Graud'mère, je ne parce qu'ils ne sont pas habillés de même. pas acueté ines fraises, il ne les au- sais as, Et puis un prince n'aurait ra:t pas emportées Îul-meime sui me, encore atteutive à sa prière. |toui. Allous donc ! M. le maire : NP L d ‘ u : —Ce bom momsieur d'hier, ré-|ervoie toujours” sa servante les pondit Marie. chercher. * Es-tu folle, petite ! Pourquoi viendrait-il ici ? Ne t’a-t-il pas as- sez donmé pour tes fraises ?... Mais grand'mamau, puisqu'- il a dit qu'il me rappor- terait mom pamier. —Il te l'a bien payé, ma fille. —Oh | certainement. Mais s’il veut venir, nous ne peuvous pas l’eu empêcher ; il est le maître. —Oh ! oui, je le crois, le maitre en effet... puisqu'il a un ruban rouge à som habit. —Ah ! dit la petite en coupant le pain dans le lait de sa grand'- mère, vous ne savez pas, bonre mère, ce que m'a ‘lit wadame Ber- mard ? —Nou, de quei t'a-t-elie parlé ? —Hh bies ! du mossieur qui m'a donné cinq fraucs. —Ah !elle le comnaît ?.. —Hile dit que c'est le maître du château. —Le prince ? dit la vieille. —Le prince lui-même, grand’ Maman. —Comment suppose-t-elle Ça ? —Parce qu'elle dit qu'il w'ya qu'un priace qui puisse donner cinq francs peur de mauvaises frai- ses !... elle est bieu difficile, ma- dame Bersard N'est-ce pas, grand'mamau, que mes fraises sont bonnes ? —Je n'en mange jamais, mon en- fant, je ne puis pas te le dire.’’ La petite se mit à servir la soupe au lait à sa grand mère et à mau- ger le peu qu'elle avait gardé pour eile. “11 me semble, dit la vieille, que ma tasse est plus pleine que de coutume, petite. —(Jjui, grandmamau, j'ai pris pour deux liards de lait eu plus, et j'en ai ausai uw peu pour moi. —(h ! que je voudrais que l'on pât en acheter tous les jours !... —ÆEt moi également, pour vous eu deuuer tous les jours davantage, bouue mère. —Ainsi, madame Bernard L’a dit —Ce n'est pas une raison, peti si fier qu'un riche, et les seigneurs de Chantilly ont toujours aimé les pauvres. Va, mon enfant, je suis de l'avis de madame Bernard, et je crois que c'est le prince qui... — Ah ! mou Dieu, yrand’'maman, j'entends le bruit d'une voiture qui s'arrête... Sic'éiait... oh! mon Dieu, mon Dieu !... bon monsieur... prince ! Oh ! grand maman, atten- dez que je regarde.” aux armeiries de !a pas habillé comme la veille. Deux hommes le suivaient, et elle recon- put aussi qu’ils étaient absolument semblables à ceux du petit tableau. L'un d'eux deuuait le bras au prin- ce et tenait un objet à la main que Marie recoanut pour être son petit panier. ‘‘Grand'mawans, grand'mamau, dit la petii: en accou:ant de toutes ses forces, le voilà ! le voilà 1 C'est le prince, le bou monsieur, les hom- mes du tableau, la belle voiture que nous avoxs vue dans Ja cour de Chantilly. Oh ! c'est le prince lui- même qui me rapporte mon panier, est-il bou !... —Tu vois bien, mou enfant, que les princes ne sont pas fiers et qu'ils viennent visiter les pauvres. —C'est comme le bon Di:u, dit le petite, qui est toujours avec eux. — Qui, un bou prince est aussi uue providence. ”” La porte était ouverte, le prince entra seul ; les laquais é.aient res- tes eu dehoïs du petit treillage qui servait de rempart à la maison de l’aveugle. ‘‘Le voilà ! le voilà ! dit la petite jun peu tremblante, eu saisissant la |maiu de son aïeule, Venez, ve- The Bad Geid of To-Day - te ; uu pince quelquefois u’esi pas | | si c'était le | . a + mouseigneur le. Et la petite courut à la porte. | Elle vit desceudre d’une voiture, | maison de! Bourbon, un vieillard respectable | que, ceite fois, elle reconut pour| le bom wosieur quoiqu'il ne fût | lait quelque benne action pour … Îl. ADELARD AUBRY souffrait beaucoup du Cœur : : Les PILULES MORO pour les Hommes ‘# J'étais malade depuis un an. C'était le cœur qui m'inquiétait le plus, car j l # palpitations, j'avais aussi des douleurs de reins, mais depuis que j'ai pris les PILULES MORO, je # me sens très bien.’ [TL ADELARD AUBRY, 123 Ave. Laurier, Hull, Que., Far-Simile exact d'une boite de Pilules Metef ‘ … le guérissent. ’avais de fortes ‘ADRLARD AUBRY, 123, Ave. Laurier, Hull, Que. » Se tenir en bonne santé, afin de remplir sa | tâche et de réussir, voilà pour chaque horame la | question vitale. Les Pilules Moro sont le remède : à prendre pour l’homme fatigué et souffrant. Elles transmettent l'énergie nécessaire pour faire face aux exigences de la journée, elles sont bonnes pour l'hemme de la ville, pour l’homme de bureau comme pour le paysan, le rude travailleur. Elles . fortifient, donnent du nerf, de l'ambition, font un sang riche, règlent les mouvements du cœur, sug- mentent l'appétit, stimulent les fonctions digesti- ‘yes, enfin font de l’homme malade et faible, ux ‘étre vigoureux et heureux. Si M. Adélard Aubry a bien voulu faire la déclaration ci-haut, c'est qu’il a bien obtenu des ‘Pilules Moro tout ce qu'il désirait: la force et la santé. Certains commerçants et médecins sg scrupuleux e n'hésitent pas, lorsqu'on leur deman es PILULES Moro mp Hommes, à recommander, dans un but f CE REMÈDÉ GUERI' LES OU FOIE, DES ROGNONS ET TOUS LE DONNE DE LA FORCE AUX MOMMES FAIOLES ET De AUX HOMMES YVIGOUREUX Prix 50% LaBGoire S1x Botres ; “COMPAG TE MÉDICA r.n RAA MONTRÉAL in , À L'Etiquette est de papier blanc imprimé en bleu. . e + À *ALAODIES DE COEUR, M | ? TROUBLES HE. t HN IAINSI QUE CES MALADIES COMPLI ES ET PARTIEULAER AUX MOMMES SEULEMENT. IL RECONSTITUE LE 2V6 D" Four loutes /es, inlermaelions, lire [æ. cire ê Four LE LA Aus MouO amd intéressé, une substitution, ua remède quelconque qui, disent-ile, guérit tout aussi bien que les PUULES Momo. ‘ Les hemmes malades, qui veulent se guérir, doi- vent se méfier, car il y va de leur santé, et ainsi pré- venus, ils doivent exiger les PILULES Moro pour les Hommes, qui sont contenues dans des boîtes de bois, enveloppées d'une étiquette imprimée eu bleu, portant , le nom de le Compagnie Médicale More, comme la : vignette ci-contre. ! Si les malades me peuvent les trouver dans leur | localité, nous les prions de nous écrire directement. ; Nous les leur enverrons sur réception du prix: 50 cts pour une boîte, $2.50 pour six boîtes. | Venez nous voir ou écrivez-nous sans crainte, # | vous désirer avoir des conseils sur votre maladie, nos consultations sont tout à fait gratuites. + | con: {COMPAGNIE MEDICALE _MORO, 117 24 Tue Ste-Catherine, Montréal. —— — ce qu'il disait. Mais pourtant elle devina que ne gramd'mère avait lui... ‘‘Elle lui aura peut-être aus- si donné une belle pièce de cinq francs, se disait-elle... ; granc’- mamam est benue, tant mieux ! car, i! paraît bien bon aussi, ce prince-là...’ Après quelques mots dits à l’um des laquais, qui s'était avancé sur un signe du princg, il s'adressa à Marie, et, la prenant par la main, 11 lui dit : ‘Ma chère petite, je t'ai suivie lougiemps dans le bois ; j'ai vu tes soins pour {a bonne mère aveugle, j'ai entendu les douces paroles que tu lui adressais ; j'ai été témoin de ta tendresse pour elle, de tou res- pect, et c’est pour cela que j'ai a- cheié tes fraises. — Merci, mon bon moisieur: et, Sur uu sigue de sa grand’mère, elle ajouta : monsieur le prince... (a suivre) En LES que c'était le prince qui t'avait } nez.,.grand'maman, j'ai peur." | | G La pauvre mère aveugle s’'éta MAY BE PNEUMONIA ir douné ces cinq francs ? dit la bon-|jevée et, s'avauçant au hasa:d, elle ne femme, eu commemcaut à man- s'inclima et laissa tomber des larmes ger. | de ses yeux éteints.. —Kile me l'a sssuré, g:and'ma- | “Oh ! menseigneur ! dit-elle. mau. Oh !que c'est box du lait | Oh | mou prince, ‘est-il vrai, droite de la cheminée, celui qui esi | chaud ! —Tiens, je pense À une chose ; quand tu aurais déjeumé, tu décro- cheras le portrait qui est placé à la c'est vous qui êtes là ?... — Oui, oui, ma bonne Madeleine, dit le prince, je vous connais au- jourd’hui, je sais qui vous êtes ; je me suis fait raconter votre histoire, encadré avec une petite baguette je sais que c'est sous votre {oit que de bois. — Celui que maman a gagné à la | foire, grand'mère, le portrait de de menssigneuz ? mousieur ressemble à ce portrait- À ?" La petite monta sur une chaise, | et ayant décreché le cadre, elle 5 é- crie, jeyeuse et étonmée : ressemble à croire que c'est lui...! seulement, il y « quelques différen- Ces. —Lesqueiles ï Celui-ci est à cheval, et le bon | monsieur était à pied :et pusil a us chapeau peiutu, le beu mousieur était au-tête. Celui-ci a un habit. avec des broderies, et le bon mon- sieur n'en avait pas ; enfinila à. Cb1E de lui gxatrs hommes, et le bon monsieur était tout seul, [tégeaut les nobles dans leur fuite. “Qui, oui, grand'maman, ça lui je trouvai, däns un temps de désas- tre, asile et protection. —Eh quoi, mon prince, vous |vous rappelez ?.., —Qui, petite ; dis moi si ce bon | — Qui, je n'ai jamais oublié qne le mari de Nadeleiue, l’un de mes fermiers, me donna ses vêtements et me sauva [a vie, à une époque où le peuple risquait la sieñue en pro- —Monseigueu:, nous n'avons fait que notre devoir, dit Madeïeine avec simplicié. —Et mei, je n'ai pas rempli le|:! mien en vous laissant misérable, dit le pr'ace ; et, sans le ñasard.… saus cette enfant... j'aurais pu mourir avagi de répaier ma fauie involontaire !... heureusement que D'eu ne j'a pas permis." Peudant cette scène, Marie et tait, les yeux fixés sur le nrince T0-MORROW. The sore throat or tickling cough thaë, to tbe careless, seems but a trivial annoyance, may develop into Pneumonia, Bronchitis, or some Throat or Lung trouble, DR. WOODS NORWAY PINE SYRUP contains all the lung-healing virtures of the pine tree, and is a sure cure for Coughs, Colds and all Throat or Lung troubles. Mrs. E. Hutchin- son, 186 Argyle Street, Toronto, writes: ‘‘ Ihave been a sufierer from Chronic Bronehitis for yeers and have found Dr. Wood’s Norway Pine Byrup far better than any of the hundreds of remedies I have used. Our whols family uees Î4 in cases of Coughs or Colds, We would not be without it.” Don’t be humbugged into taking something ‘ just as good” ask for Dr. Wood’s and insist on getting it. Put up in yellow wrapper, three pine trees is the trade mark and price 25 centa = © MEME SELS CORRE 5 L'Empolsonnement du Sans Est la cause des CLOUS, des ÉRUPTIONS DE LA PEAU, de l'ECZÉMA et des AFFECTIONS SCROFULEUSES LE SIROP DE! | WEAVER ! | LES GUÉRIT RADICALEMERT Davis & Lawrence Co., Ltd, Montréal | One oi the Pleasures that à Boy 0 Girl Wil enjoy is the Photographing oi SUBJECTS WAICH ARE MET EVERY DAT. 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