LE GRAND VAINCU [Suite de la 1ère Page] Tenez, ceci est le relevé de toutes les sommes encaissées pour le compte de l’aumés de- puis le ler avril...Le 1er, 1l y avait en caisse 55,232 livres 8 deniers. Le 2, la caisse a reçu 25,000 livres en or ; le 8, 30,000, motié en or, motié en billets ; le 15, 10,000 livres : ainsi de suite, ainsi de suite...Où en sommes-nous ? Ah! voici le point intéressant. Le 20, M. Deschenaux, ici présent, secré- ture de M. Bigot, a apporté de Québec 60,000 livres...Or nous n'en trouvons incrites, ici que 40,000. Mais ii ya un chiffre gratté, cela est facile à voir, te- nez, comme cela, à la lumière. Hein! qu'en dites vous? Et, au to tal, nous devions trouver 180,232 livres, 8 deniers, n'est-ce pas ? Que lisons-nous ? 160,232 livres 8 deniers seulement......Oui, mais ici encore un chiffre grat- té ! Mettez la page devant le flambeau, vous le verrez. Voici “l'avoir” de ce côté; voyens maintenant le ‘doit’ sur :ette au- tre page : ‘Relevé des dépenses faites pour l’armée...” David avait des éblouisse- ments : les chiffres dansaient devant ses yeux, ses oreilles tintaient en entendant cette dé- monstration verbeuse, intaris- ble, dont l'intendant prétendait l'étourdir. 1mpatienté, il frappa le tapis avec la crosse de sa carabine. M. Varin ferma alors brus- quement son registre en ajou- tant d'un ton an peu moins as- suré : à — Vous avez compris, n'est-ce pas ? C'est clair et lucide .…… Autre chose, maintenant. Tenez. dit-il en poussant du pied la caisse qui reposait à terre, voici la malle de ce malheureux. 1] l'ouvrit, remua les effets qu’elle contenait, y prit un ha- bit et, froissant la doublure : Vous enteudez, dit-il ; il y a du papier là-dans. Attendez. 11 plongea la main dans la déchirure qui avait été faite lors de la découverte du vol et en retira deux billets de la co- lonie. Voici, dit-il, deux billets qui ont été consus dans ce vête- ment. Ce sont, comme vus le voyez, des billets de la colonie de mille livres chacun. Remar- quez bien les numéros ; 2,171et 2,172. Or les soixante billets apportés par Deschenaux formaient une série à partir de 2,112. N'est-ce pas, Deschenaux? Ce dernier, tout en jouant, fit un signe approbatif. —Ceux que nous trouvons cachés ici, poursuivit Varin, sont donc les derniers de la sé- rie. 1lest clair, par conséquent qu'ils ent été pris à la caisse, comme les dix-huit autres —Il y avait dix jours, n'est-ce pas, que le vol avait été commis lorsque vous avez fait arrêter et conduire à Québec mon mal- heureux frère ? demanda David d'un air triste et résigné en ap- parence. —Oui. Et vous pensez qu’en dix jours ila pu dépenser 18,000 livres ? —Oh ! vous savez, les jeunes gens......ça a des dettes, ca aime le plaisir... Une folie est bien- tôt faite.…...Et puis il y a le es . Oui, le jen fait de grands coquins, répliqua David. Pour- tant Pierre était tranquille et rangé.....C’est inconcevable. —Enfin il faut se rendre à l'évidence ; les preuves sont là. —En effet. —Elles sont décisives. —-Je ne dis pas le contraire, Varin triomphait. 11 daigna a- dresser au chasseur canadien quelques paroles de consolation. — Après tout, dit-il, votre frère L’'IMPFARTIAI, JEUDI LE 17 NOVEMBRE, 1898 ——— mauvais pas plus vite que vous ve le pensez. - —Comment cela ? fit David en dressant l'oreille. —Sans doute. Vous savez que les Anglais marchent vite et sont nombreux. M. de Mont- caln aura beau faire, le pauvre homme, il n'est pas de force à lutter. Dans quelques mois, la colonie sera aux Anglais et en aura bien autre chose à faire qu’à s'occuper de votre frère. Heureusement que le canon de la carabine du chasseur était en acier bien trempé, car il n’au-} rait pu résister sans cela à l’é- treinte que David indigné lui fit subir. —Ah! misérable, pensa le brave Canadien, c'est ainsi que tu parles de M. de Montcalm et de ses soldats !...Mais je sais maintenant ce que je voulais sa- voir.…ÆEn ronte ! ‘Je vous remercie. monsieur Varin, dit-ilen évitaut de re- garder l’intendant qui aurait é- té sans doute effrayé de l'éclat que la colère avait allumé dans les yeux de l'honnête chasseur. Je vous remercie de vos expli- cations. Je vous demande par- don de vous avoir dérangé. Et il sortit brusquement car 11 sentait qu'il n'allait plus être maitre de Jui. David Kerulaz n’était guère habitué à cacher ses sentiments ni à dissimuler sa pensée. —Bonsoir, mon ami, dit Varin d'un air protecteur. Si un. de ses jours vous tuez un be:iu daim, envoyez-le-moi ; je vous l'achèterai volontiers. Sur le seui! de la tente, David se retourna vivement. Ma carabine est à votre ser- vice, mousieur l’'intendant, dit- il. L'obscurité ne permit pas à Varin de remarquer l’effrayant regard que David lui jeta, ni la façon menaçante dont 1l saisit son arme pour la placer sur son épaule. —AÀ notre jeu, messieurs, dit Varin en se rapprochant de la table avec l'air empressé et ra- yonnant d'un homme qui vient de se tirer habilement d’un pas difficile. Deschenaux, je me sens en veine. je vous fais mille livres ! IX EN AVANT ! Le lendemain matin, au point du jour, deux petites troupes sortaient de la vallée profonde où était établi Je camp français. En tête de la première, com- posée de volontaires canaüiens, marchait Jean d'Arramonde, ac- compagné de l’Aigle-Noir qui, avec quelques-uns de ses guer- riers, devait le guider dans sa marche et lui prêter au besnin aide et assistance. Le gentilhomme béarnais a- vait recu l’ordre de battre la rive du lac Saint-Sacrement, de reconuaitre la position des An- glais et de détruire les ouvrages avancés qu'ils élevaient depuis quelque temps près des lignes françaises. M. de Montcalm lui avait fait remettre, en outre, une enve- loppe scellée qu’il ne devait ou- vrir que huit jours après son dé- vart et où il trouverait de nou- veaux ordres. L'autre troupe, formée d’ane compagnie du Royal-Roussiilon, sous les ordres de (Gaston de Saint-Preux, avait pour mission de s’arancer vers le fort Sainte- Anne, situé au sud-ouest du lac, d'attaquer ce fort si les Anglais l'ocvcupaient ou, daas le cas con- traire, de le défendre à outrance. Après avoir gravi la colline au bas de laquelle s'étendait le camp français, les deux troupes suivirent une route différente. Au moment de se séparer, Jean d'Arramonde et Gaston de Saint-Preux tirèrent leurs épées pourra peut-être se tirer de celet se saluèrent courtoisement, comme le font sur le terrain deux adversaires avant de cioi- ser le fer. Le gentilhomme gascon se di- rigea vers le bord da lac où é- taient campés les Abénaquis, a- fin que Ouinnipeg pût réumr accompagner. Suint-Preux s’en- fonça dans les terres et bientôt pénétra au milieu des grands bois touffus qui s'élèvent sur la rive du lac Champlain. A côté de lui marchait le Chasseur de bisons. Depuis l'entretien qu'il avait eu avec M. de Montcalm et avec l'intendant Vurin, le brave (Ca- nadien n'avait guère eu le temps de réparer ses ferces. Après avoir dormi quelques instants sur l'herbe fraiche, rou- lé dans son manteau, il s'était levé dès la pointe du jour et s’é- tait dirigé vers Ja par tie du camp où se trouvait l’a- telier des ouvriers militaires. 11 connaissait de longue date [un de ces ouvriers, nommé Franchot, qui était armurier ; il pensa tout à coup que cet homme pourrait lui donner un renseignement utile et il alla le trouver sur-le-champ. Franchot dormait encore lors- que David, pénétrant sous la hutte de feuillage qui lui ser- vait d’abri, le réveilla en lui frappant sur l'épaule. Sans laisser à l'armurier le temps de se reconnaître. le Chas- seur de bisons se pencha vers Jui et lui dit à voix basse : —Oui, c'est moi ; ne me fais pas de questions, je n’ai pas le temps d'y répondre, mais ré- ponds à celles que je vais t'a- dresser. 11 n’y a pas au camp d'autre ouvrier que toi qui con naisse le métier d’armurier ou de serrurier ? —Non, certes...Mais je te cro- yais à Québec, David. Comment se fait-il ? —Siience ! M. Varin l’inten- dant t'at-il fait demander dex- uièrement ? —M. Varin ?..Attends un peu, attends ! je dors encore... M. Varin ? fit-il en se frottant les yeux...Mais oui, je m» rap- pelle être allé dans sa tente. —Quaud ? —Quand ? Ma foi ! il y a peut-être une vingtaine de jours. —Que t'a t-il demandé ? —1l voulait ouvrir une malle dont il avait perdu la clef. — Bien. Comment était cette malle ? —Une grande caisse noire, as- sez longue, avec des clous de cuivre. —1l y a une vingtaine de jours, dis-tu ? —Oui. — Et tu étais seul avec lui ? —Tout seul. Et puis, trois après, il m’a fait encore deman- der. — Ah ! — Pour ouvrir la même malle. —Et, cette fois, tu étais en- core seul avec lui ? —Non ; il y avait plusieurs personnes. — Lesquelles ? —Ma foi! je ne les connais pas. J'ai seulement remarqué un pauvre diable qui avait fort mauvaise mine et le prévôt de l’armée. Les autres, je les voyais peur la première fois. 1ls a- vaient l'air d'étrangers. C'é:- taient sans doute des amis de M. Varinu, de gros Riz-Pain-Se:. — Es-tu resté dans la tente a- près avoir ouvert la malle ? - Non ; ma besogne terminée, on m'a renvoyé. —Très-bien....mon brave Franchot, je te remercie. 11 faut que je te quitte, car je dois par- tir au petit jour. Encore en un mot : situ as quelque amitié pour moi, ne dis à personne que tu m'a vu ce matin, ni à M Va- rin surtout. —Je ne demande par mieux, David ; mais du diaole si je les guerriers qui devaient les | Mde. Mary Mathieu. MALADE DEPUIS DIX LONGUES ANNEES, EST GUERIE EN DEUX MOIS PAR SEPT BOITES DE PILULES ROUGES DU Dr. CODERRE. QUATRE MEDECINS L'ONT SOIGNEE PENDANT SEPT ANS, MAIS AUCUN D'EUX N'ONT PU LA GUERIR. —7— DECOURAGEE, ELLE NE VOULAIT PLUS RIEN PRENDRE, MAIS SON MARI L'OBLIGE À ESSAYER LES PILULES ROUGES DU Dr. CODERRE, QUI L'ONT COMPLETEMENT GUERIE. Le triomphe des Pilules Rouges du Dr. Coderre, augmente tous les jours Les guerisons les plus etonnantes s'operent par ce grand remede. Quand tout vous est à charge, que vous ne pouvez marcher sans être fatiguées, que vous suez faci- lement, que votre visage rougit, que vous devenez excitées et ner- veuses, que vous ne pouvez rien supporter et que vous ressentez toujours une douleur quelque part, faites bien attention, car vous êtes en danger, la faiblesse s'est empa- rée de vous, vos nerfs sont épuisés et vous devez sans retarder faire disparaitre tous ces symptômes qui sont l'indice de graves maladies. Combien de femmes par une cou- pable négligence, attendent, retar- dent jusqu'à ce qu’enfin une ma- ladie grave, souvent incurable se soit déclarée. Les Pilules Rouges du Dr. Coderre ont guéri des mil- liers de femmes que les médecins avaient abandonnées. Tous les jours, nous recevons des témoigna- leurs dans Je bas-ventre, dou- leurs des maladies mensuelles, irrégularités, toutes les mala- dies du changement d'âge, leucor- rhée, l'hystérie, douleurs dans l’es- tomac, manque d'énergie, fatigue après le moindre exercice, dos fai- bie, vertige, étourdissements, bour- donnement dans les oreilles, dépres- sion de l’esprit ou mélancolie ; aux femmes pâles et faibles, les Pilules Rouges du Dr. Coderre font du sang rouge, riche et pur, elles ren- dint les joucs roses, les yeux ter- res luisants, l'appétit aux estomacs faibles, celles que la maladie rend ce mauvaise humeur deviennent souriantes, les femmes nerveuses cuine peuvent dormir reccuvrent le scmmeil. Les Pilules Rouges du Jr. Cocerie sont surtout recom- mancées aux femmes enceintes, elies donneront des forces à la mère, ges de guérisons vraiment extraor- dinaires obtenues par les Pilules Rouges du Dr. Coderre, lisez ce qui suit : “Depuis dix ans, j'ai beaucoup souffert J'avais “ des gros maux de tête, si violents que j'étais 2bligée ‘ de prendre le lit, douleurs d'estomac, mal aux reins, “ douleurs entre les deux épaules, dans les côtés, j'étais ‘ d'une grande faiblesse et je ressentais des douleurs “ dans tous les membres, Durant sept ans, je me fis “ soigner par quatre médecins, mais aucun d'eux ne put “me guérir. J'étais si découragée, que durant les trois “ dernière années, je ne voulais plus me faire soigner “# ni rien prendre. Mon mari ayant entendu parler des “ guérisons obtenues par les Pilules Rouges du Dr. ‘# Coderre m'obligea à en prendre, et je ne le regrette ‘ pas, car elles m'ont complètement ramenée a la santé. # J'ai recommandé les Pilules Rouges du.Dr. Coderre ‘“ à plusieurs dames et je les’ recommand: encore à ‘“ toutes les femmes qui souffrent.” Mme Mary MaA- ‘ THIEU, St. Victor de Tring, Québec. Les témoignages que nous publions sont vrais et sin- cères. Nous donnons les noms, l'adresse et le portrait des femmes reconnaissantes qui veulent aider à d’autres femmes souffrantes à se guérir romme celles j'ot été par les Pilules Rouges du Dr. Coderre. Les adresses que nous publions sont toujours celles qui nous sont données en même temps que le témoignage des femmes guéries. Si vous ne pouvez trouver ces femmes en al'ant les voir ou en écrivant, veuillez donc nous avertir, et nous ferons notre possible pour vous mettre en com- munication avec elles. Femmes qui souffrez, demandez, exigez, insistez toujours pour avoir les Pilules Rouges du Dr. Coderre pour les femmes pâles et faibles, vous aurez alors celles qui guérissent toujours. Les Filules MADAME MARY MATHIEU. et aiccront à la formation de l'en- fant. Nous n'exagerons rien, ce que rous disons des Pilules Rouges du Dr. Coder:e est vrai, ne soyez pas surprises, elles sont pour les femmes c'est pcuquoi elles guérissent toutes les femmes. N'oubliez pas que nos avons à votre disposition un médecin spécialiste des plus éminents pour les maladies des f.mmes. Nous vous invitons à lui écrire une description complète de votre maladie. Si vous l2 préférez, écrivez-nous pour un blanc de traite- ment. Jl vous répondra confidentiellement et absolu- ment pour rien. Il vous dennera de bons conseils, comment vous soigner et vous guérir. Ne retardez pas, car tous les jours votre maladie s'aggrave et devient plus difficile à guérir. Adressez comme suit : Departement Medical, Boite 2306, Montreal, En garde contre les pilules qu'ont vous offre à la douzaine au cent ou a 25c la boite. Ces pilules ne sont pas les véritables Pilules Rouges du Dr. Coderre, ce sont des imitations, refusez-les. Elles vous feront plus de tort que de bien. Un grand nombre de ces imi- tations contiennent de la morphine, de la strychnine et de l’arsénic, et comme vous le savez, ces drogues sont dangereuses, Si votre marchand n’a pas les véritables Piluies Rouges du Dr. Coderre envoyez-nous 5oc. en timbres canadiens ou américains pour une boite ou $2.50 par lettre enrégistrée ou mandat poste pour six boites. Une boite de Pilules Rouges du Dr. Coderre dure plus longtemps qu'aucune bouteille en liquide que vous payez une piastre. Nous envoyons les Pilules Rouges du Dr, Coderre au Canada et aux Etats-Unis ; pas de douane à payer. Faites enrégistrer toutes vos lettres contenant de l'argent. 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Quelques instants après, il re- trouvait Saint Preux, que M. de ter à ia Compagnie de Royal- Roussillon, dont le gentilhonme de prendre le commandement. route à travers les lage sombre d'une forêt. trainait un vigourenx mulet. ger vers le lac Saint-Sacrement, Saint-Preux et du brave Chas- seur de bisons, et retournons au. bord du Champiain, où Jean nipeg et quelques guerriers saUTages. Serra, our Se gen Le RASE | français allait avoir l'honneur | La netite colonne se mit en, grandes, prairies au bout desquelles ap-|les hordes sauvages, il paraissait, à l’horizon, le feuil-'serait sans doute obstinément refusé à partager les aventures Léveillé fermait la marche et | veillait sur une charrette basse qui contenait les volumineux employe à i'égard de l’ancien bagages de son maitre et que |aide-droguiste le procédé ing-- sous la conduite de Gaston de! d'Arramonde vient de s’embar-| quer avec ses Canadiens, Ouin- réel de l'expédition, il Jui avait RRRRTOES P en ARE pes Ouinnipeg comptait cotoyer la lac pendant deux ou trois jours, puis entrer davs les terres à la hauteur des lignes an- glaises. | Six pirogues conduites par lces vigoureux rameurs, dont Jean d'Arramonde avait déjà eu l'occasion d'admirer l'agilité et ja vigueur infatigable, con- tenaient la petite expédition. D'Arramonde, Owuiunipeg et l'honnête Paterne se tenaient dans la première pirogne. Aux questions fimides que son valet Jui avait posées au | moment de s'arenturer de nou- veau sur l'élément perfide, d’Ar- Bourlamaque venait de présen- | ramonde n'avait Las eu le cou- rage de répondre par un aveu sincère de la réalité. En effet, si messire Paterne avait su que le but final de l’ex- pédition allait être une rencon- tre avec les troupes anglaises ou se de son maitre. Tean d'Arramonde avait douc nieux qu'ilavait vu appliquer Laissons cette tioupe se diri- en Espague aax pauvres che- vaux c'aintifs que l'on met dans l'arène pour combattre le taureau. Il avait appliqué un bandeau sur les yeux du top confiant Paterne, et, lui cachant le but affirmé qu'ils allaieut faire une Fr. de quelques jours. SE QE ee ME dans un pays magnifique, in- connu, où il pourrait faire une ample moisson de plantes rares. —Pourru que je trouve la “campanula rubra!” s'était aussi- |tôt écrie Paterne. | Et sa large figure s'était épa- nouie à l'idée qu'il ailait peut- être mettre la main sur cette plante merreilieuse qui devait lui donner la tortune. 11 s'était donc embarqué avec un joyeux empressement sur les indien es. HARD TO STOOP. Backache and Kidney trouble make a Halifax lady’s life miserable. DOAN'S KIDNEY PILLS CURED HER. Dirogucs It would be well if every lady in Canada understood that pain in the back and backache were nothing more norless than a cry of the disordered kidneys for help. Hundreds of ladies have found Doan's ! Kidney Pills a blessing, giving them relief from all their suffering and sickness. Among those who prize them highly is Mrs. Stephen Stanley, 8 Cornwallis Le Halifax, N.S. 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