‘ + rss < ve pe PES 6 th mme me à de Le RARES tlnée se composait d'une seule pièce fort pauvrement meublée, au milieu de laquelle se tenait Pierre dans un état d'ivresse qui se manifestait par les gestes et les propos les plus extravagants. Cécile, tout en larmes, était à l’une des extrémités de la chambre. En apercevant M. Davencourt, elle se cacha le visage de ses deux mains, était grande la honte que lui in- spirait le dégradant état de son père supposée. Qu'on juge de la sur prise de la jeune fille quand elle se sentit pressé dans les bras de la da- ques et morales qui avaient tout détruit chez moi, tout, jusqu'à la raison ! Aujotird'hui, laissez-moi vous interroger sur les êtres qui me sont chers, ma fille ! ma mère ! —Votre fille ! répéta le vieillard ; je ne me trompais dorc pas... c'était bien votre enfant ?.... —C'était !...Brépéta la malheu- reuse femme ; elle est donc morte ? Mon Dieu |! me réserviez-vous ce dernier coup ? —Cette enfant déposée dans le jardin de Mme d’Orthès vous ap- sr me étrangè i it Vi Monsieu gère qui accompagmait sou A, E — vieit arui, et qu'elle entendait celle- e L q ci lui picdiguer les expressions de la plus vive tendresse. Marthe de- vina à l'instant la vérité, et, il faut le dire, ce fut avec joie qu'elle en- trevit la fin dumartyre auquel elle avait condarmué la pauvre Cécile. Lorsque M- Davencourt lui dit d’un tou sévère : ‘* La fille de votre maîtresse est revenue, malheureuse, pour cox- fondre votre indigne imposture et réclâmer sa fille. ”’ Elle répondit : ‘‘J'en bénis Dieu du fond de moncoeur. Oui, oui, Cécile, dit- elle en s'adressant à la jeune fflle épurdue, cette dame est votre véri- table mère ; et l’homme que voilà ne vôus est rien, pauvre enfant. Mais moi, je voùs ai ioujours, je puis l’affirmer, tendrement ai- mée.... —Oh ! mon Dieu, soyez béni ! La crainte d'exposer cette pauvre petite aux fatigues, aux dangers qui nous attendaient dans ce ter- rible voyage, me fit revenir secrète- mezt à Toulouse. Le jardinier de ma mère, atten- dri par mes prières, ‘laissa entr'ou- vertela petite porte du jardin, et je vins moi-même, un ,peu avant le jour, déposer mon précieux far- deau sur la route que ma mère par- courait chaque matin. Ah ! Mon- sieur, que de baisers et des larmes je donnai à cette innocente créa- ture avant de m'en séparer ! Le souvenir de ce cruel moment est encore plus présent à ma mémoire que celui des scènes affreuses au milieu desquelles je me suis trou: vée. ‘“Plus de cent lettres restées sans révonse m'avaient fait hésiter à é- crire à m- mère pour lui recom- mander mon enfant. Ce fut seule- ment avant de m'’éloigner que je traçai au crayon ces simples mots : «Pitié, ma mère !’ Et je plaçai au-dessus le nom de Cécile. Ma mère a recueilli mon enfant, n'’est- ce pas, Monsieur ? le témoignage du brave homme qui m'avait aidée dans cette difficile entreprise ne me Jaissait aucun doute à cet égard. —Pendant dix-huit ans, votre Cécile m’2 pas quitté Mme d’Or- thès, qui, sans la reconmaître ou- vertement pour sa petite-fille, la traitait néanmoins comme telle. Puis, par suite de quelque téné- breuse ivtrigue dont il m'est im- possible de deviner le but, une femme au service de Mme d’Orthès a déclaré être la mère de cette en- fant et l’a emmenée. —Oh ! Monsieur, ne dites pas qu’elle est perdue pour moi | —Jene sais pourquoi, en depit de toutes les apparences. je ne pou- vais douter que Cécile ne fût la petite-fille de ma pauvre vieille a- mie, que les regrets et le chagrin ont mis aux portes du tombeau.... Il était temps, Heuriette, que vous bras d’Henriette.’’ années de malheur ! la comprendre ; mais dans raison pour se renfermer dans un ‘prudent silence. ‘“Ma chère Henriette, dit M. Davencourt, maintenant que Dieu a comblé vos désirs comme mère n’@ubliez pas que vous avez un dé- souffert, et dont, je le crains, les heures sont comptées ; Mme d’ir- mité.... tetups ! s'écria Henriette ; mais j'espère en la divine protection qui épreuves.’’ Sans quitter la main de Cécile, elle l’entraînait rapid :ment, lorsque celle-ci s'aperçut que Marthe s'é- et pleurait amèrement. La jeune douceur qui ne l’abandonnait ja- arrivassiez mais : , S —L'espoir de ce retour m'a seule soutenue au milieu des chagrins les plus cruels ; mais ma mère me par- donnera-t-elle enfin, Monsieur ? —]l est bien difficile de lire dans son coeur ; cependant espérons. Il nous faut d'abord arracher Cécile à la misérable femme qui nous l’a enlevée, et je vous ccnduirai toutes les deux chez votre mère. Puisse- t-il seulement ne pas êtie trop tard ! —Je m'abandonne entièrement à votre direction ; que faut-il que je fasse ? —Me suivre chez l’indigne Marthe, dont heureusement je con- nais la demeure. — Et j'embrasserai ma fille ? —Et vous embrasserez votre fille, qui est un ange de piété, de douceur et de résignation. —Oh ! la main sévère de Dieu cesse donc de s’appesantir sur ma tête, vouée, Marthe, je ne me souvien- dernière je l’oublierai.’’ deux compagmes arrivèrent chez Mme d’Orthès, ils comprirent à si calme, qu= la maîtresse avait cessé d'y commander, si elle exis- tait encore. Quelques parents de la vieille dame, au nombre des- quels se trouvaient les Dargeunes, avaient cru pouvoir, dans cette cir- constance, et sous le prétexte de rendre un dernier devoir à la mou- raute, braver l’ordre qui les exilait loin d’elle. Depuis une heure, Mme 4'Orthès ne parlait plus et n’avait fait aucun mouvement ; cependant la vie ne l'avait pas encore abandonnée. Ses yeux s’ouvraient par instant et se portaient sur ün petit autel im- prose le matin DATE pa L reçu le sacrement de réconciliation : PR EEE BE de let d'amour. 11 lui fallait la vue du PRE RES ” . [divin Crucifié, de Celui qui est entendirent à l'intérieur un bruit | mort en pardonnant à ses ennemis, de voix qui annonçait qu'ou se | pour lui faire supporter la présence querellait : et quoiqu'ils eussent {des parents avides qui venaient é- | ft nu fl nel pier son dernier instant. DAS" frappé assez fortem ARR L'arrivée de Cécile contraria vi- ques instants avant d'ouvrir. Evfin Marthe arriva, le visage |sentes, à l'exception de Jeanne, qui euflammé par la colère. En re-|l’embrassa tendrement. La pré- : y |Sence seule de M. Davencourt en- conuaissant M. Davencourt, e gagea Mme Dargennes à ne pas XIV Lorsque M. Davencourt et sa fit deux pas en arrière. vencourt profita de ce mouvement | mauvaise humeur, —Ma mère ! répétait Cécile, en s'’abandonnant avec ivresse dans les — Oui, ta mère qui ne te quittera plus, et que tu cousoleras de vingt Pierre assistait à cette scène sans som ivresse il conservait encore assez de voir sacré à remplir auprès d’une personne qui, elle aussi, a beaucoup thès était ce matin à touts extré- —Oh ! puissions-nous arriver à m'a soutenue dans les plus pénibles tait laisséé tomber sur une chaise ‘Vous avez été pour moi peu- dant dix-sept années une amie dé- drai que de ces amnées-là..., la Lorsque M. Daveucourt et ses l'agitation qui régnait dans cette maison, ordinairement si réglée et : neîng on Thursd 4th 1906, the trains of will run as follows :— * Trains Outward ‘Read down No. No. 1 s ur : 17 8 8 9 K’Wiltshire. 9 Ex © æ M en Ce » © N © N © DER 10 36 Kensington P.M A.M still ay, Janüary this Railway Trains Inward Read u No: No. No. 2 6 P. M. À. M. 25 19 Ch'town ar 3.05 9 55 45 Royalty June. 2 50 9 57 . 2178 57 30 Hunter River. 2 04 8 42 10 07 Emerald June 1 27 7 57 12 58 7 22 6 15 Ii 00 a.r. S'side..lv12 30 6 50 P.M A.M No. 3 P.M 2 00 2 47 2 26 4 36 5 36 6 30 P.M Wellington... Port Hili O’Leary Aïberton Tignish. lv Ir.. S’side.. ar No. 4 A.M 10 25 9 38 8 57 7 44 6 40 6 00 A M No. No. RE P.M A.M 7 05 8 36. 9 13. 19 9 48 8 25 4 30 Mt. Stew: 4 58 Morel 5 Peters St. No. No. 10: 29° A.M !'.M Iv Ch'town. ar 9 00 5 05 rt 7 55 3 30 7 27 2 44 7 06 2 15 6 25 11 10 ar. Souris lv. 6 00 12 50 P.M A.M A.M P.M No. 18 No. 14 P.M A.M Mt Stewart 4 30 iv. Junction ar.7 50 à 42 Cardigan 6 41 6 05 ar Georgetown lv 6 20 P.M A.M No. 7 No. 8 P.M A.M 510:v Emerald June. ar 7.50 600 ar Cap Traverse 1v 7 00 P.M A.M. No. 15 No. 16 P.M A.M 3 40v Charlottetown ar. 10 15 710ar Murray Harbor 1v 6.45 P.M A.M dard Time. *Train. Nos. 11 and Monday, Wednesday an other trains will run d excepted) Sup't, Charlottetown Trains are run by Atlantic Stan- 12 will run d Friday. All aily (Sunday G. A. SHARP, D. POTTINGER L.S.O. Gen.Mgr.Can.Gov'tRays, Moncton. N.B AND BITTE my experience it is the best I fille s’a rocha, et dit avec cette for me like B.B.B. PP ing | Don’t'accept a substitute for Burdock Blood Bitters. There is nothing “ just as good." DYSPEPSIA STOMACH DISORDERS MAY BE QUICKLY AND PERMANENTLY CURED BY BURDOCK BLOOD RS. Mr. P. À. Labelle, Maniwaki, Que., writes us as follows: “ I desire to thank you for your won- derful cure, Burdcck Blood Bitters. Three years ago I had a very severe attack of Dyspepsia. I tried five of the best doctors I could find but they could do me no good. I was advised by a friend to try Burdock Blood Bitters and to my great surprise, after taking two bottles, I was s0 perfectly cured that I have not had a sign of Dyspepsia since. I cannot praise it too highly to all sufferers. In ever used. Noth- Quant à la dame attention. Henriette et Cécile pleurant en silence et moindre mouvement. mot, un geste de du pardon !”’ que sa vieille amie mouvement, ses yeux ardeur. angoisses de la malhe tous les autres. Mme souleva, en s’écriant : temps ? soit celui du pardon !, qui accompa- gnait la jeune fille, on n’y fit nulle allèrent s’a- genouiller près du chevet de la morrante, et elles demeurèrent ]à, sans faire le ‘‘O mon Dieu disait Heuriette, faites que j'obtienne seulement un misériccrde ! Que ses yeux s'ouvrent un instant avant de se refermer pour jamais, et se fixent sur moi avec l’expression Plus de dix minutes s’écoulèrent dans cette douloureuse attente : et M. Davencourt lui-même, croyant avait cessé d'exister, se disposait à emmener Hegriette et sa fille afin de les a1- racher à cette scène douloureuse. Tout à coup la malade fait un se sont dé- mesurément ouverts, et son regard, d’abord incertain et vague, s’atta- che sur sa fille avec uve dévorante Oh ! comment peindre ureuse Hen- riette dans ce moment terrible ? Elle a compris qu’une mère ne pou- vail méconnaître son enfant, fût- elle devenue méconnaissable pour d’Orthès se “Henriette ! Henriette ! —Klle délire, dit Mme Dargen- vement toutes les persennes pré-|nes, comment sans cela appellerait- elle sa fille morte depuis si long- —Ma mère, un mot encore, dit la M: Da-}manifester trop ouvertement sa /'epentante Henriette, et que ce mot l se seul Journal Publie en Francais Jane ‘la Province De lle St Jean Abonnement : $1. Payable d‘Avance A la fin de l'annee $1.50 Adresse : Tignish, RE" 10e CECILE ferré me mil PIE L'RAILWAY ti avec wiol ER TT 2 à 2 IERIERIRIRIRIRIRIRI TE RIRIERIRIRERIRIRIRE ss Rs Un moyen de ss RSS IQ AQSS Publicite Exceptionnel pour Les Negociants De la Province Les Annonces De L'IMPARTIAL Rapportent Beaucoup Tignish, L P. E. AU Dr NN LS ‘# # | AAA OL ET TT (a é LIMITED PRE TA CO RULTITTL EE | FOR GRANDPA OR FOR BABY' Whether you waut a pre- sent for grandpa or for the baby....for man or worian, boy or girl....you are sure to find here something high- ly acceptable, tasteful and suitable. There are hosts of good things in our cases and counters that are splen- did for such gift purposes ....and a gréat many of them are decidedly inexpen- sive. No use to try to give a list here ; but just come and see tor yourself when next you need to buy à pre- sent. Our latest catalogue con- tainiug illustrations of ma- ny rings, watches, chains, and silver novelties will be mailed on request E W. Taylor JEWELLER South Side Queen Square. Mais la voix fait défaut à la mourante. Dans un effort supré- me, elle parvient seulement à lever les mains sur la tête de ses deux enfants qu’elle confond daus une même bénédiction ; et sou âme, sé- parée de seu euveloppe mortelle, va nité, Un silence plein de stupeur sui- vit cette soleunelle réconciliation. Il ne vint à personne Ja pensée de douter de l'identité d‘Henriette, quoiqu‘elle renversât tous les cal- culs intéressés des parents rassem- blés autour de ce lit de mort, et qui se retirèrent les uns après les autres dans un même silence. Lorsque M. Davencourt voulut comnaître le grand secret de l'éter- j existence, 11 n’eu est pas de même emmeuer Henriette et sa fille, cé P. C. Murphy, M. D., Médecin —Chrugien TIGNISH, ILE DU PE Are You Sick ? | If so you can remove the cause { of your trouble and recover your heaïith and happiness. By the use of ie J Hotel Bernard Rival Herb Tablets: THEO. BERNARD, PROP. __ l'TIGNISH, ILE duP, E. 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ARGENT À PRETER Bureau : Au dessous de la Clifion Heu- cile, toujours soumise, se leva aus- sitôt ; mais sa mère résista. ‘‘Songez, dit-elle-en levant sur la morte son 1egard désolé, que je ne l'avais pas revue depuis vingt ans, et que cet instaut va nous séparer pour toujours ; mais éloignez cette pauvre eufaut, mon cher Monsieur. «+ —Non, dit Cécile résistant cette fois ; en me sentant près de vous, ma mère, vous souffrirez moins.‘ Au moment où Mme Dargennes allait sortir de la maison, elle aper- çut Jeanne, à qui elle dit vive- ment : "Venez me voir, Jeanne, nous 2- vons besoin de causer ensemble. — Mille grâces, Madame, repar- MceQuarrie & Arsenauîit AVOCATS NOTAIRES & C3, Summerside, LP.E (Bureau au dessous du Royal Bauk of Canada) ARGENT A PRETER Neil McQuarrie,K. S. Aubin E. Arsenault S .E GALLANT, 2ABRAMS VILLAGE tit la jeune fille en s'inclinant ; | ILE DE P. K£. mais je vous dois déjà tant de le-| Nouvelles marchandises de toutes. çons que j'aurais peur de ne- pou- | sortes. voir jamais acquitter ma dette si je l‘augmentais encore.” Et elle tourna le dos à la femme intri- gante, qui pâlit de colère et partit eu murmurant des paroles de me- nace. Cécile et sa mère ont trouvé dans leur mutuelle tendresse, dans un noble emploi de leur fortune, une source de jouissances toujours ncu- velles. Le bonheur de la jeune fille est sans nuages, etellé a prompte- meut oublié les jours de tempête qui étaient venus agiter sa paisible Marchandises sèches, Epiceries, la- bits, Chaussures, Chapeaux, etc. Beau Stock de Livres de prières, cha pelets et objets religieux, aux prix les plus réduits. Nous prenons les produits de la ferme en échange pour nes marchandises. VENEZ NOUS voir d’ Henriette : la faute de sa juenesse et les malheurs qui en furent la! suite ont laissé des traces ineffaç- ables. Les souvenirs du passé jet- teut ombre de tristesse sur la situa- ton actuelle. Jeanne comprit enfin où se trou- Elle ne vait le véritable bouheur. Carrying care and shouider voulut p'ns quitter sa cousine, et | F0T 7.75 apprit à son école à pratiquer toutes | Address : les vertus, F F. J. Boute FIN Tignish, P. EI, : We have them with S# Ÿ «” = Tr }