&. & F J BUOTE PROPRIETAIRES. EE EL ÉACLPES notes Be. Q K À. À G aN \\ 4 L] Vol. 7, FEES CARTES D'AFFAIRES Dr. Murphy PHYSIOLAN AND SURGEON Wirst Prize Graduate New York Uriversity ONE; PR RE Arsenault & McKenzie AVOCATS, ETC. Morris BLOCK, OH'TOWN (Récemment de chez Charles Russell & Cie et de F, V. Venox, Londres) Argent à prêter à 5 et 6 pour cent J. & WYATT, Syocoussaur pe Hopason & Wyrarr AVOCAT, NOTAIRE, æro Solliciteur pour les Nova Scetia et Summerside Banks — ARGENT A PRETER — Bureau : Au dessous de Clifton House. SUMMERSIDE P. E. L MoDONALD & MARTIN AYOGATS NOTAIRES, ETC ETC Argent a Preter Bureau Browns Blrck Ch'town Gaffney's B'd'g S'Sile Bell and Johnston Barristers, &c. WEBBER BUILDING Monxky To LOAN J. H. Ball, M. À, M. P. R. E. Johnston S'SIDE Joan T. MELLISH, ÆA,, LE. : CHARLOTTETOWN, LR A. À. ficLean, Q. C. Attorney at Law Brow N's BLoCKk, CH TOWN Money to loan at low rates. 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And home Cornmeal always in stoek. ground Come to M yricK'‘x for all you require May 5th. 1399 us LA MERE JOB : | _ 1 Mais la jeune fille avait pris l'avance, et parut, dans «nn but arrêté, faire le tour du groupe des villageois ; et en effet, elle s'arrêta tout à coup devant (Ga- briel en le regardant triste- ment, tandis qu'elle lui disait d'une voix douse et basse : - (Gabriel, pourquoi êtes vous tâché contre moi ? Le jeune homme frissonna d'abord et pâlit de surprise ; puis aussitôt un doux sourire de bonheur apparut sur ses lèvres puis en ce moment, monsieur Walter rejoi- ganit la jeune fille a brasseur. et se plaça à côté d'elle, comme s'il était son cavalier. La physionomie de Gabriel se contracta sondain ; il se dé- tourna avee un sourd murmure, s'éloigna dans Ja direction de l'auberge, et disparut anx yeux de la jeune fille stupéfaite. Deux larmes eoulèrent sur les joues de Rosine ; mais elle cem. prima sa douleur par un senti ment de pudeur, et traversa ré- soläment la foule, pour cacier l'émotion pénible qu'elle res- sentait. La mère Job aperçut enfin son mari, qui, la tabatière à la main, se dégageait de la foule et Inttait poar se débarrasser des paysans qui ne cessaient de erier: vive baes Job! Quel- ques-uns s'écriaient même qu'il peuvait bien donner une demi- toune de bière, et l’on s'aperee- vait, aux mouvements de leurs lèvres, qu'ils croyaient déjà sa- vourer les libations gratnites qu'ile réclamaient. Le brasseur n'avait pourtant pas la mine plus avenante qu'auparavant, et grommelait aveo dépit, à l'adresse de cha- eun. —Laissez moi tranquille ; cc- la n'en vaut pas la peine; je m'en veux à moi même. Je don- nerai la tonne de bière, diman che. Allez vous en ; que tons ces cris ? — Proficiat ! Proficiat ! s'écria la mère Job ; net'aije pas dit que cela jrait mieux ? Alloss, Job, bois nn bon verre avec nous à ta bonne réussite ! Jlugo et Walter saisirent leurs verres et les élerèremi, tandis que quelques avtres amis les imitaient. —AÀ la santé de bses Job ! s'é. eria-t-on. —AÀ la santé de nous grommela le brasseur. — Nov, non, à la santé de l'heureux vainqueur ! monsieur Walter. —Oai, oui, à iasanté de l'h°u- reux vaiaqueur ! répétèrent les paysans. —Je ne bois pas cette santé là ! ait baes Job. Heureux ! ah! vous appslez ça heureux ? —Qu'est ce qui te manque encore ? demanda sa fomme à: veo étonnement N'estu pas content ? Content ! s'écrin le bras- seur ares nne sorte de qu'est Ce tous ! s'écria Content ? Je suis honteux. Sent ljasqu'à la racine, un amour mé: roses en quinze coups! S1 je | 1 n'étais a6 pour le malheur, jen Î cusse fait dix ! | 2F PRÉSIDE ER GENE DEEE F TEE Ye 21 tt G. Buorr, Enrreur. F. J. Brvote, GRRanxT No 29 A — mn, gas RE conan! Notre affection devait: durer pius longtemps que les. Spring caractères qui ont grandi daus| l'éeorce de cet arbre... Et elle, | Weath ‘a | elle s'éprend d'un étranger 4 e elle lui seurit avec admiration ; elle s'enivre de ses paroles ; elle | Wea kn ess Oh ! marmura la mère Job à. part soi, cet homme-là n'est content que quand il peut gron- der. Chacun son défaut... — Venez, venez, dit le bras- seur d’une voix impérative et pleine d'impatience. Retournons à la maison ; ce vacarme m'en nuie. Ne dirait-on pas que J'ai gagué un mont d'or ? Sept roses jen quinze conps ! Venez, vous dis je, ou je m'en vais seul ! Cemme le tir était terminé, la la plupart des femmes s'étaient déjà levées pour quitter “j'Aigle d'or’: La mère Job et sa famille ohéirent en silence à l'injonction du bourru, eë le suivirent vers l'issue de la cour. Rosine jeta encore un triste re- gard anx alentours, mais elle u'aperçut plus Gabrie!...……. Dans la soirée du mème jour, un jeune homme se premenait d'un pas lent at saccadé, dans le grand chemiu qui mène à le grise. A près que le soleil eut dispa- ru sous l’'horizou, de brumeuses peû ; l'atmosphère était sensi blement retreidie, et une obscu- rité si profonde couvrait ies champs ei les bois qu'on n'eût pu apercevoir qu'à nne très quierrait comme une ombre noire. s De temps en temps, il s’arrê tait, croisait les bras sur sa poi- trine, murmurait d'étranges pa- roles d'amour, de jalousie et de té par une pensée terrible. ou ralentissait tont à coup le pas, penchée, dans une profonde 1êv-rie. Parvena a bout da ch:miu de l'église, 1 t&nrna à droite et entra dans la grande nllée qri |s'etendait jusqu'au châtean du pour tomber, la tête ‘baron Le grands hêtres s’vle- | paient des deux ‘côte dan ‘che. imip,et ani-saient leurs ecimes, pou rijaire de cette prom nade un berceau épais, où régnait peñdant le jour une douce frai cheur,et 12 soir, une ombre my-tériense. Le jeune homme s’approcha icher d'une main sar la lisse écorce, des signes qui y étaient gravés : et quand ii les ent trouvés, il y sou front brüiant, era que le contact da cette ins: |cription commémorative de iquelque donce promesse, pou. vait le délivrer des douleurs qui |le tortnraiernt. | Après qaviques instants du [plus profond silence, son sein loppressé se souleva ; des plain tes cronitses et de pénibles son 'pirs s'échsppèrent de ses lèvres Dies 1! pleurait..….… —()h ! ia fidéihé est un te supphice !'dit-il Si je pon- co'ère. | rais, comme elle, oublier le pas- sé, et arracher de mon cœwr, } vapeurs s'étaient élevées peu à) ceuite distance le jeune homme | désespoir ; puis il s'élançait de! nouveau en avant eomme fouet. en chancelant, de l'un des ar- bres d: l'allée ; il parut cher tremblante, appuya. comme s'il: moT-| va l'épouser..….…. sous mes yeux jet avec un insonciant bonheur, comme si je n'étais pas en ce monde !....Mais ce n'est pas possible ! Rosine ne peut être devenue en nn jour, cruelle et sans pitié. Si son amour pour moi avait diminué ou disparu, elle aurait compassion pourtant du pauvre «+abriel Mais qui sait ? Elle croit peut être que, moi aussi, je l'oublierai facile ment ? L'oub'ier !.… 11 joignit les mains avce dé sespoir, et reprit d'une voix plaintire : — Rosine, Rosine, que t'ai-je fait ? Si tu savais comme ta tra. hison me déchire le eœur ! Oh! pourquoi Dieu, en donuant la beauté à la lemme,lniat:il re usé la persévérance ? Gabriel eût ‘probablement poursuivi longtemjrs encore 88 tristes lamentatious ; mais en & |moment, an bruit lointain parnt [frapper son oreille. Quoi qu'i: l'en fat, cela dnt faire sur son Ame une profonde impression, |car il s'élança loin d: l'artre, ur l'obsuurité, e' se courba vers Îa | mivux voir dans resta immobile et frisscnnant. — Rosine ! Waïter! murimura port t-il d'ane voix rauqae, tandis que ses genoux fléchissiirat | sous le poids d'une mortell: é | motion, et qu'il s'affaiséait su: ‘le so! Pourtant il ser |-vVa, et se glisea en rampant À rrièr: le tronc de l’arbre, d'où ii fixa Les ‘yeux, avec une indieibie exas- pération, sur les personnes qui s'anprochaient. | Bientôtil crut avoir la con \viction du maïheur qu'il redon tait ;: un eri iud‘finissable sé :chappa de son sin déchiré, et, la tête en avaut,il prit la fait: comme nu i sensé, à travers les arbres... Quelques cris d'anxiétf ou de surprise répondirent à Fa vOIx : quatre où ein personnes, pPar- mi lesquelles se trouvaient! trois homines et une jeun: fiile, ac coururent aussitôt, et cherchè reut l'endroit d'en il leur semblé qu'une personne en dan: avait ger avait appelé au secours — Voilà qui estibien étonnant! grommela baes Job, c'était près de cet arbre, vous dis je ! — Je eroyais qu'il arrivait un malheur ! dit Hugo, tont ému. D: ma vie je n'ai entendu un 'eri pareil ! —Bah ! dit monsieur Walter, ce sera un plaisant ; les paysans ont, au viilage, de ces façons de| faire de l'esprit. 1 —1l!s'est sauvé par jià! dit Rosine d'une voix doxloureuse, en montrant la lirection que le! jeaue hamme avait suiris dans faiie. —Rosine ! Rosine ! viens ici, s’écria la mère Job aves inmqai- étude. Le brasseur et sa famille de menrèrent encore quelques 1ns- Hyndman & Try as you may, you cannot escape the weary, worn out, dont-care-to-work feeling that accompanies spring weather. Brain is not as clear as it ought to be; there is languor and listlessness instead of energy and activity. Burdock Blood Bitters is what people need this weather. It sets the liver, bowels, and kidneys acting, whereby all poisons are eliminated from the system; cleans the tongue, improves the appetite, purifies and enriches the blood. Miss Mary J. IrwIN, Hol- land, Man., writes : ‘I have used Burdock Blood Bitters as a spring medicine for three years now and don't think there is its equal anywhere. When 1 feel drowsy and tired, and have no desire to eat, Î get a bottle of B.B.B. ‘I think it purifies the blood and builds up the constitution better than any other remedy.” FOR SALE —}] — 200 acer. 8 of Land, situated on Miscon Island, facing lLittie Shippagan Harbor, N-w Brans- wi k. 100 acres wood land chic fly cedar ; 100 acres nearly all under cultivation. For farther partieulars apply (o CIHARLES MALLEY Alberton, P.E 1. Exvelluut p'ace for Lobster Fas- {O: \É FHULSION #Z ces €: un bt cs à ï ‘ 43S re d'u depuis un an, et j ai gaÿrt best eat " Coup es ot ant, 1. C., Montréil. 650 os &r 91 LA DAVIS & LAWRBMCE <& Lid., Mowrreac De L. Le Co. INEURANCE AGBNTS CHARLOTTETOW N. reyresentiog in P. E. 1sland North British & Mercantile Fire Ins Co. Union Fire Assurance Societv. Phoenix Fire Assurance Co, of Loudon. 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