nu È E ELEL ce dés D S FOUR COR ARBRES | | : ! HR EE ACT ON LR CO GR ET SR oo 5 À SR om HE MARTYRE D'UNE MERE TROISIÈME PARTIE ! (suite.) 1 1V LA BAMBOULA Dans les deux ‘“voyageurs” L'IMPARTIAL Cane Pi, , a Une fois à bord, Fairbank entraina M. de Valverde à l'arriére du yacht. Et alors, ainsi qu'il l'avait fait pour le marquis de Mon- théant, Philip Fairbank racon- ta de point en point l’histoire de Raoul Martray. “7 —Mais, demanda le comte. M. Dréan, qui est bien, n'est-ce pas, ce célèbre médecin qui poursuivait de ses insuppor- installés par la nourrice dans ‘ine case inoccupée on a re- connu, dès l’abord, Isidore Far- pt et son colosse d'ami, s'intro- duisant aux Pamplemousses. Aussitôt Zine partie, ils se ‘élicitérent de la facilité avec Jaquelle on les avait accueillis; “t discutèrent sur ce qu'ils «vaient à faire. Dans la soirée Zine revint. Bavarde comme une pie et ilattée de l'attention des deux blancs elle raconta les événe- ments passés, annonça que le comte allait partir dès l'aube pour une station éloignée, et que en l'absence du comte on cbtiendrait de la demoiselle la permission de danser la Bam- boula. Zine ne quitta la case que fort tard, elle était enchantée des amabilités des deux blancs ue ils l'avaient laissé parler tout le temps. Quand elle fut sortie, 1sidore Farjot se précipita sur Valen- tin Courtade, et Ini admims- trant force secousses. —Allons ;..…... houcht!...…. secoue toi !......Bon à rien !....…. Espèce de goinfre.……. Dépé- chons nous, le patron doit-être prévenu sur l'heure. Vrai sem- blablement la danse sera pour demain. La négresse a eu rai- sob, il y aura bamboula, mais une bamboula dont elle ne se doute guère. 1ls sortirent de la case et se promenèrent quelques instants sur la partie de l'habitation donnant sur la rivière. Valen- tin se hissa alors au sommet d’un palmier, et dans les feuil- les de celui-ci fit mouvoir une petit torche enflammée qui ne pouvait être aperçue, et s’en- dormirent du sommeil du juste. Au poste de l’Aprouague, la canonnière de l'Etat, qui avait à son bord Philip Fairbank, était arrivé le matin même. On a toujours du goût pour son métier, a dit Voltaire. C'est tout au plus si durant la tra- versée M. Philip Fairbank avait pu s'empêcher d’obéir au coup de sifflet et de s’élancer à Ja manœuvre. Enfin, on venait de débarquer, et il remerciait ie commandant, un tout jeune lieutenant de vaisseau, des complaisanees de ceiui-ci à son égard. Pendant qu'ils cavisaient en- semble un yacht fut signalé, c'était le yacht de Pample- mousses. Une heure plus tard. une heure qui sembla bien longue au vieux Bouscat, le bâtiment accostait bord à quai. Henry Sheldon sautait le pre mier à terre. — Henry! Henry! méchant enfant,—s’écria l'excellent Fair bank, les larmes aux yeux, — pourquoi m'avoir causé tant de peine. Et le jeune homme et son vieil ami demeurèrent Jlong- temps embrassés. Philip Kair- tables assiduités Jane de Mon- {théant, M. Dréan est à Paris. —Il a quitté Paris, je le sais il à prétendu qu'il allait accomplir une mission dans le centre de l'Afrique........et je suis certain, sinon qui: est ici, du moins qu'il y viendra... I] ne saurait d'être tranquille, il ne pourra jouir sûrement du produit de ses crimes, tant que mon pauvre Henry existera. 11 ne s’en doute pas, le cher en- fant.......Je le connais : il cou- |rait tête baissée audevant du | danger. Veilà le motif pour le- quel je ne lui ai jamais dit un mot du secret de son existen- ce. La nuit était venue sur ces entrefaites, et Philip Fairbank continuait à entretenir M. de Valverde de son ennemi. Enfin, après un succulent diner à bord du yacht, et une succes- sion interminable de cigares, on aperçut l'habitation. En approchant des Pample- mousses, les passagers du plea- sure-boat eurent l'oreille frap- pée par les détonations répé- tées, les roulements prolongés des tam-tam. En approchant davantage, on put bientôt dis- tinguer les cris et les chants des nègres et des mulàtres. Des torches étaient agitées en tous sens et éclairaient la danse na- tionale de toute la population colorée. — Ah! s’écria M. de Valverde, avec un geste de mécontente- ment, Laura est d’une faihiesse inouie.......lJ'avais pourtant bien défendu que l’on dansât la bamboula pendant mon ab- sence, Tous ces tarceurs-là boi- vent du tafia, se battent se gri- sent, et le lendemain, ils ne sont plus bons à rien. —Je vous avoue cependant, interrompit Henry, que je ne serai pas fâäché de voir cette scène. 11 parait que ces visages bronzés et noirs, à la lueur des torches, offrent un trés curieux spectacle et que la bamboula est absolument typique M. de Valverde se mit à rire. — Vous ne verrez rien du tout, dit-il, aussitôt que l’Ai- greitte-c'est le nom du yachi-va être signalée, les torches vont être éteintes et tout retombera dans le calme et dans le silen- ce. 1ls savent parfaitement que ces réprésentations me déplai- sent fort ; mais Laura est d’une faiblessè !......... On peut lui demander tout ce que l’on vou- dra, clle donnerait les Pample- mousses par bribes et par mor- ceaux. Effectivement, sitôt que l'Aigrette eut doublé la Pointe aux moustiques, pour pénétrer äans la rivière, le calme se fi, les torches, s'éteignirent. Mais quelques instants plus tard au moment où le yacht rengeait le débarcadière de l'habitation, uue frayeur cefloyable monta dans les airs Et aussitôt les torches furent rallumées et des bank ne pouvait garder long- temps rancune à son enfant! chéri. 11 s'était bien promis ce- | pendant de lui tenir rigueur ‘lès le début, mais à sa vne toutes les bonnes réselutions de sévérité s'était envolées à tire d'sile, Après avoir pressé | Ienry dans ses bras, le vieux l'airbank prodiguait ses remer- «ciements à M. de Valverde. - Après avoir remercié le com- randant du poste, après s'être cntreteau ionguement avec l'ai, M. de Valuerde repartit lord pour rejcindre les Pam- plemousses. abs cl, Dares \ LEE S xs as Mae mur PSE Se de dat des essaya d'élever la voix, personne ne l'écoutait, les nè- gres affolés continuait à courir: nêgres effarées se mirent à cou- rir de tous les côtés. — Un malheur est arrivé, fit M. de Valverde en sautant à terre et en se dirigeant en cou- rant vers les Pamplemonsses, —suivez moi messieurs ! Je ne sais ce que ce peut être mais certainement 11 y a un mal- heur. En quelques secondes M. de Valverde et ses compagnons eurent atteint la grande peiou- se faisant face à la maison. 1] mais es ent # de La, de ——— D | “De ee LME mm et 7? Enfin, au passage, il happa un jeune mulâtre, lequel poussa un cri de frayeur en-le recon- naissant. | —Maitre !......Maitre !......... bégaya-t-il en claquant des dents, Zézelle!.........ah mon Dieu ! Zézelle !...., + Ses dents claquaient, impos-. sible d'en tirer d'avantage. Henry, mu par un pressenti- ment funeste, ceurait vers la maison, suivi de Fairbank. . de domestiques et de servantes tions de terreur. Au milieu du groupe, une forme noire... C'était la malheureuse Zine in- animée. Au-dessus du droit, la négresse avait reçu un coup de couteau, une estafilade | sang. dans l'habitation. La chambre de Laura était vide !........Le lit n'était pas défait.…..Mlle de Valverde a- vait été enlevée ! —Trop tard! murmura Phi- lip Fairbank lorsqu'il fut bien avéré que la jeune fille ne pou- vaitse trouver dans aucune autre pièce de la maison, trop tard'!......Je suis arrivé trop tard.…......C'est encore ce misé- rable qui a fait le coup! Cependant, grâce à des ablu- tions d’eau froide, Zine reve- nait à la vie.....Le coup de couteau, fort heureusement, a- vait glissé le long de la clavi- cule, la blessure était plus ef- frayante à voir que dangereuse On put alors avoir des détails de l'enlèvement. Zine raconta, à mots entre- coupé, que le soir venu, la journé terminée, Mille Laura a- vait donné la permission de danser le bamboula, pendant la danse, la nourrice allait et venait dans la maison, tout à coup elle avait entendu un cri. Elle avait reconnu la voix de Laura. S’eiançant en appe- lant au secours, elle s'était heurtée à deux hommes qui en enlevaient la jeune filie, on lui avait enveloppé le visage dans un voile, on l'avait entortilée dans une couverture, pour é- touffer ses cris et paralyser ses mouvements. Deux hommes suivaient. Elle avait reconnu l'un d’eux..…...c’était Prospero Guarda !...…. —Ah ! l'infâme—s écria M. de Valverde, quand je l’ai trou- vé, j'aurais dû Jui casser la tête ! Philip Fairbank murmura: —1l doit y avoir du Dréan là desseus, dit-il, je reconnais sa main dans ce nouveau cri- me. on a enlevé votre malhen- reuse fille, parce que l’on cher- che à frapper Henry, et que l’on espère qu'en se mettant à Ja re- cherche de sa fiancée il se live- ra lui même. —Où chercher, où courir, s’é- cria le père désespéré en se tor- dant les mains ?....… Cependant, Henry continuait à réunir de tous côtés des reu siegnements. 1ls étaicnt pres- que nuls. 1l était évident que les deux individus, reçus Ja veille, ne s'étaient introduits aux Pamplemousses, que pour préparer le crime. Où se ren- daient-ils ? Où avaient-ils caché Laura ?....… Peur Henry ils n'avaient enlové la jeune fille que pour pouvoir rançonner M. de Val- verde. Celui-ci, était donné de la natn- re basse et vile du métis, se de- mandait si la vie de son enfant n'était pas en danger, et si Prospero n’assouvirait pas con- tre elle sa vengeance ? De son côté Philip Fairbank n'était pas inactif, en furetant pariont pour trouver un indice, il entendit un gémissement, il se précipita, c'était la malheu- reuse Chloé, liée et bailionnée, | 11 fut arrêté par un spa! qui poussaient des exclama-| sein énorme, et eile perdait, tout son M. de Valverde et Henry & é- | lancèreni alors. Ils pénétrèrent- éd sis ee RÉ À ee mr elle gémissxii & fendre l'âme. Aussitôt délivrée de ses lies elle se jeta anx pieds de son maitre et raconta: La trahison en sanglotant. Elle donna un indice-precienx* Don Trôspe- ro était à la station de Bienve- nue. rte , fr « Eu uu‘instant, les trois hom- mes furent prêts à partir. Tous les serviteurs de la maison, .briguaient l'honneur de se joind reà à leur maitre, M. de Valverde..n’en prit. qu'un avec lui, un nègre nommé Ju- piter, étticaherement adroit et robuste. Quelques instants plus tard tout était prêt. Besnègres fai- saieut embarquer les chevaux à bord d'un radeau transformé en bac.-Lés bêtes, des chevaux de la Plata, durs à la fatigue, ignorant la craïnte, ne firent aucune difficulté. À peine fris- sonnèrent ils lorsque d'énormes têtes de sauriens sortirent de l'eau, faisant claquer leurs ma- choires à l'odeur de la chair fraîche. Une fois débarqués, en selle : Jupiter prit la tête. Il ceñnaissait la route menant de la côte à la station, À côté de lui galopait Spring une chienne anglaise de grande taille, blanche et feu, à lon- ques soies, qu adorait Laura et qu'on avait emmenée sur les devait certainement découvrir la piste de sa chère maîtresse. Derrière. Jup, Henry, M. de Valverde le priait constamment de se contenir, pour ne pas gè- ner les rechercäes du nègre, graud chasseur, habitué aux courses dans les bois. et em- ployé comme piqueur en quel- que sorte par le comte dans ses éxpéditions contre les fanves Et, à cette heure, ne s’agis- me n'est-il pas parfois le plus fèrece, de tous les animaux! Pour l’iastant, les recherches étaient, impossibles, il faisait encore nuit noir; on,ne devait apercevoir une Len qu’au pe- tit jour.…...et plus de deux heures encore s'écouleraient avant la pointe des premières lueurs Enfin ce jour tant désiré ap- parut. De la rivière monta une vapeur blanchâtre et épaisse qui cacha'à tous les yeux ses rives touffues et ensevelit les bois et la route sous un brouil- lard intense. 1l faillait attendre encore. Mais Je soleil déchira prompte- ment ces nnées et le ruban pierreux peut être distingué. Jupiteur, les yeux étincelants cherchait a relever la trace. efforts furent infructueux, on Cheminait sur un chemin cail- aucune empreinte, mais bien- tôt la route devint poussiéreuse et le négre poussr une excla- mation de joie continue, —Tu vois quelque chose Jup ? lui démanda son maitre d'une voix anxieuse. Oui, maitre, quatre homme ont passé ici il n’ ya pas long- temps..….......Ce sont des biénéé, La piste était trouvée et fut suivi chaudement, on était près! de Bienvenue quand un hom- mih. C'était Dar Hoüser, Tout le monde s'arrêta. —Je ne me ‘Érompe” pas, —fit l'homme en , s'exprimant en français une ,occent tudesque, —Je ne me trompe pas,—rous étes les maitres. des Pample- mousses, l'habitation à - l’em- bouchure de la rivière, et vons êtes... à la recherche. ..de quelque chose ou…...de ét qu'un qu'on vous à pris. Æn parlant ainsi, l’homme jetait des ‘regards autour de lai, pour être certain ‘que per- sonne ne pouv ait “entendre ses" DOS Fo M. de Valverde s' avança. (a continuer) . GE SC 2 gd teut À Edo dés agtteege e nt à H thdiren d instances d’ Heury. La jolie bête | sait-il pas d’une chasse ! l’hom- Pendant longtemps, tous ses! loutueux qui n'avait dù garder|, te apparut entraÿvèrs du che-| | nette D OS RE ES 1lam still to be found at my busis ness stand always pleased to sell ÿou all kinds ef Tinware. hard My prices are cut to meet times. STOVES!T STOVES You can't winter with that old stove. Come right in and get a nice new heater, which will give you the BEST of satisfaction. Don’i leok in the grass for Bargains Come right to my store and get BARGAINS FURNACES FURNACES Get a Hot Air Furnace and save One Half the cost in your coal bill. A. J. 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