ne er tm ui = ts mean er mme en rate re en 1 > | | 4 Moscler names EE | | Fondé en 1893 par Gilbert Buote et son fils, | qu + — F. J. BUOTE, REDACTEUR. Mme. F. J. BUOTE, Assistante. ne 2 EE = —— Gus VOL. 5. NO. 13 JIGNISH, ILE du PRINCE EDOUARD, JEUDI LE 1O AOUT 1908. “ — — — 13 ANNEE. DGNSXIE SES AS ISASX SEXE SE SR SÈSAS ÈS G) . Ç % GUIRLANDE DE HOUBLON + & PR IMARERISERERSRERERSE RE LES ARS RIRES 7 ve EPISODE RE —)e suis charmé de voir qu’à soin de remèdes : il lui faut plus | Thérèse et de Catherine à la récep- toutes tes bonnes qualites t4 joins encore un coeur reconnaisant. J'accepte volontiers les choux- fleurs, mais en te les payant. Dans le ménage, et surtout daus votre position, l'argent est toujours utile. ' Elle prit les choux-fleurs, qu'élle trouva d'une rare beauté, et les paya largement. ‘‘Je ne veux pas que tu remportes top pa- nier vide, attends encore un ins- tant.’ Aussitôt elle alle :h2rcher une bouteille de vin de Malaga, un petit pain blanc et un paquet de biscuits. ‘‘Tiens,. porte cela à ta mère, le médecin veut qu'elle en) boive tous les jours un verre et qu'elle y trempe un biscuit. Quant au pain blanc, tu le parta-| que du repos et une nourriture for- tifiante.’’ À ces mots, le pauvre instituteur poussa involontarire- ment un soupir et leva les yeux au ciel, comme s’il voulait dire : Hé- las ! où la prendrons-nous ? ‘A propos, j'allais oublier une chose essentielle, dit le médecin en tirant de sa poche uu petit paquet cacheté ; voiei ce qu’on m'a remis pour vous à la poste.’”’ L'adresse portait : ‘‘A Mlle Catherine Her- mann, à Steinach, avec soixante- douze francs.?”’ Hermann l'ouvrit et y trouva, outre l'argent bien enveloppé, la lettre suivante : + ‘‘Mademoiselle, ‘Nous venons de recevoir avec tion de cette lettre et de la somme considérable qu’elle renfermait, ne peut être comparé qu'à leur joie. Ils ne pouvaient deviner comment Mile Henriette savait déjà la mal- l'adie de la mère de famiile, vu que Catherine ne lui en avait dit ni écrit un seul mot ? ils iguoraient correspondance suivie avec Mie de Vertval, dont il avait fait la | connaissance pendant son séjour à | Vienne, et dont il avait appris à | connaître le caractère bienfaisant et | charitable. Aussitôt qu’il fut ren- | tré chez lui, après la première vi-| site qu'il avait faite à Thérèse, il | s'était mis à écrire à Mme de Vertval l’histoire de la guirlande geras entre tes frères et tes soeurs, |autaut d’émotion que de plaisir de houblon,etle renvoi des trois et aurais soin de ne toi-même dans la Adieu, mon eé:fant, Reste toujours bonne et sage, et Le | Ciel ne t’abandonuera pas.” bon voyage. "à pas t'oublier | votre aimable lettte renfermant les | écus, que tout autre que le ver- distribution. trois pièces de six francs, et nous | tueuse Hermann eût cru pouvoir | sommes, mes parents et moi, vive-| garder sans scrupuel, avait fourni | À à à À que le généreux médecin était en | = — OVIM Un Vin Tonique, agréable au goût DONNE DE LA FORCE FAIT DU SANG NOUVEAU REFAIT LE SYSTEME CHASSE LA FAIBLESSE Un bienfait pour les personnes con- valescentes à la suite de fièvres et de longues maladies. En vente chez tous les marchands de médecines Davis & Lawrence Co., Ltd., Montréal | QU Be, Can Eat Anytning Now. How many Dyspeptics can say that ? Or perhaps you are dyspeptie and don't know it. Have you any of these symptoms ? Variable appetite, a faint gnawing feel- ing at the pit of the stomach, unsatisfied hunger, a loathing of food, rising and souring of food, a painful load at the pit of the stomach, constipation, or are | you gloomy and miserable? Then you | are a dyspeptic. The cure is careful diet ; | avoid stimulants ad narcotics, do not drink at meals, keer regular habits, and regulate the stomachi and bowels with BURDOCK BLOOD BITTERS, Nature’s specific for Dyspepsia. Miss Laura (‘hicoine, Belle Anse, Que., ment pénétrés de la délicatesse de|au docteur l'occasion de recom-| #88 of its wonderful curative powers :— vos sentiments. Je m’'applaudis de | mauder aux bontés de cette dame de kb e e : à Catherine, ne pouvant trouver |l'erreur que j'avais commise en pre- |]a mère malade, ainsi quesa peuvre des termes capables d'exprimer sa | | gratitude, ; ‘Last winter I was very thin, and was : fast losing fiesh owing io the run-down | state of my system. X suffered from nant pour artificielle la couronne |et intéressants famille. Mais cet | Dyspepsia, loss of appetiteand bad blood. main de sa généreuse bienfaitrice, | peau que vous m'avez cédé si obli- |]: bien en secret, ne dit pas un seul et elle reprit le chemin de son vil-| geamment. Cette erreur, je la re- mot detout ceci. lage, si contente, si joyeuse, qu'il garde aujoud’hui comme très heu-|de répondre aux vives démonstra- semblait que ses pieds eussent des reuse pour noi : d'abord, en ce! tiens de gratitude donton l’acca- Il se contenta | couvrit de baisers la! de hoxblon qui ornait le joli cha-| homme modeste, qui aimait à faîte; I tried everything I could get, but to | no purpose ; then finally started to use | Burdock Blood Bitters. From the first | day I felt the good effect of the medicine, | and am now feeling strong and well again, 1 can eat anything now without any ill . L ailes. et elles arriva chez elle pres- qu'elle m'a valu plus d’une leçon! blait pour la bonté qu,il avait eue | after-effects. It gives me great pleasure que sans s'en apercevoir. On peut bien imaginer avec quel ravisiement elle raconte à ses pa- rent bien-aimés tout ce qui s'était elle répéia plusieurs fois rendre passé : que le des visites exiger aucnn honoraire ; médecin viendrait que les médicaments seraient four- nis sans leur occasionner la moinâre dépense ; ensuite elle ouvrit le pa nier, en tira la bouteille, les biscuts et l'argent, les remit à sa mère, et partagea le pain blanc avec ses frè- res et soeurs. Ces dons, et plus encore ces bonnes nouveles, com- blèrent de joie toute la famille, et Catherine, si heureuse, fit cette ré- flexion : ‘‘Ah ! rendons mille ac- tions de grâces au bon Dieu : il n’y pas tardé à nous récompenser d'a- voir rempli les devoirs de la probi- té. Papa a bien raison de nousré- péter souvent : La probite et la doiture sont agréables à aux hom- »? mes Dès le lendemai matin de bonne heure le généreux docteur se pré- senta. Après avoir examiné la malade et questionnée sur son état, il déclara que la maladie n'était pas fort dangereuse ; ‘‘mais, ajouta-t- il, elle aurait pu le devenir si l’on avait retardé plus longtemps à re- courir au médecin. La décoction des plantes dont vous me parlez ourra être utile pour la suite ; à présent il faut des remèdes plus ef ficaces.”’ Il écrivit plusieurs or- donnances, et donna l'espoir que dans une semaine la malade pour- ait quitter son lit. Avant de preudre congé il promit de revenir bientôt ; puis il monta à cheval, et partit pour achever sa tournée. rois jours après il revint et s'in- forma de l’état de la malade. Il le | trouva tellement satisfaisant, qu’il! dit à Hermauu . ‘‘Tout va bien, | très bien, votre lemme n'a plus be. | ? salutaire, dont je tâcherai de prof ter, ensuite parce que, à l’instant même eù j'écris ces lignes, elle fait épanouir mon âme en lui fouruis- sant la consolante preuve qu’on peut encore rencontrer la vertu, la délicatesse et la probité dans le moindre village, dans les plus mo- destes chaumières. Quant aux trois écus que je vous ai donnés par erreur, je vous les renvoie au- joud’hui en pleine connaissance de cause, et mes parents, tout en ap- prouvant cette démarche, m'ont permis d’en ajoutet encore trois autres pour récompenser votre lo- yauté. Soyez bien sûre, mademoi- selle, qu'une récompense bien plus précieuse vous attend dans le ciel. ‘‘J'en étais à cet endroit de ma lettre, lorsqu'on est venu nous ap- prendre que votre respectable mère se trouve dangereusement malade. Mes parents ne veulent pas laisser échappe: l’occasiun qui se présente de vous être utiles : à cet effet, ils ont doublé la petite somme que je Jous avais destinée. Vous trouve- rez donc ci-inclus douze pièces de six francs, que nous vous prions en commun d'accepter comme un faible témoignage de notre estime et de la satisfaction que vous nous avez procuré sous plus d’un rap- port. Nous souhaitons que ce se- cours, venu à propos, puisse vous aider à bien soigner votre chère malade, your le prompt rétablisse- ment de laquelle nous adressons au Ciel les voeux les. plus ardents : puissions-nous avoir bientôt le bon- heu:s de recevoir l’agréable nou- velle qu'ils ont été exaucés ! ‘“Dans cet espoir, je vous prie, mademoiselle, d’agréer les solu- tions sincères et affectueuses. ‘De votre toute dévoué amie, ‘“HENRIETTE DE VERTVAL d'apporter lui même ce paquet: ‘* I1me semble, Je me trouvais au bureau justement au moment où ce paquet est arrivé. En voyant l'adresse, j'ai pensé qu’il vous serait agréable de le recevoir ce soir même. J'ai douc prié la maïi- tresse deposte de me le confier, et sur-le-champ, prenant ma canne et mon chapeau, je suis venu l’appor ter. Car n'est-ce pas uu devoir sacrésque de se soulager les uns les autres? et quand on peut adoucir les peines de ses semllebles ct leur rendre un service quel-couque, il est également de notie devoir de nepas le remettre au lendemain. D'ailleurs, la seirée étant, belle, j'avais envie de faire un tour de promenade; et comme je prens un vif intérêt à la position de cette chère malade, mère de tant d’en- fants, je n'ai pas imaginé de meil- leure promenade que celle-ci. Je vous avoue pourtant que suis pas- sablement fatigué et que je me tro- uve altéré: pourriez-vous me don- ner un verre de lait?”’ Et il s’assit auprès de la fenêtre. Catherine s’empressa de lui en aprorter un sur une assiette de fatence fort propre; il but, et dit: ‘“ Ce lait est excellent; mais, comme il est un peu trop gras. je «l:sirais y verser de l’eau. ?’ Catherine aporta une carafe aussi claire et aussi transparente que l’eau qu’elle contenait. Le médecin fit un sourire amical, jeta un regard au- tour de lui dans la chambre et dit: ‘‘ L'ordre et la propreté règnent ce que j'aime.’ le choix. ! ? + partout dans cettz maison: voilà Aprés s'être désaltéré, il se leva, s'approcha de la bibliothèque, dont il visite les livres, et en approuva ‘“Il paraît que votre école est fort bien tenue, dit-il à L'étounement d'Hermauu, de ! Hermaun: à quand l'examen et la | Jar | to recommend Burdock Blood Bitters, for | I feel Ît saved my life.”’ Î Baby’s Own Vaut son pesant en or pour les peaux délicates; communique un léger arôme de rose thé. ALBERT TOILET SOAF CO., MONTREAL. 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