M à > nié a cdi j Fa < “#0 dir ANT dé: tt suce Cod QE pe NU sn É EE pd dd à g 3 She pl prb, Seti À ei LUE A ns DE s Aït MT ane > Pr on fa EST ? == NW Moseirr TS NL LOS 2 0 LA CIE. DE PUB. DE L'IMPARTIAL, PROPRIETAIRE. G. BUOTE, RÉDACTEUR. VOL. 2. NO. 9 La Voix TIGNISH, ILE du PRINCE EDOUARD, JEUDI LE 3 AVRIL 1902. | du Sang 0000720000 I Comme il arrivait devant sa Chaumière, le père Fouleux, le vücheron, aperçut, parmi l'her-. be envahissant le seuil, un pa- quet de hardes. Il se pencha. Dans ee paquet, une tête d'en- faut émergea, les yeux elos, sous le soleil conchant qui l’en- veloppait d'une caresse. — Mais !......mais! bégaya le père Fouleux surpris. Bt, tout-à-coup, les petits yeux s'ouvrirent, sous des cils qui étaient comme des fils de sois. Les pruuglles avaient la couieur des myosotis. La bou- che semblait une petite fleur tendre, quelque anémone rose. Pourtant, la peau n’était pas blanche comme est habituelle. ment la peau des enfants ; elle avait un ton ambré. L'hésitarion du vieux fut de courte durée. 11 prit le paquet entre ses bras. Son visage rude et barbu n'effraya pas l'enfant, une charmante petite fille. C'est qu'un rayon de bonté émanait de ses yeux gris, c’est qu’une grande pitié ray- onnait de lui, de son cœur ten- dre et doux sous la rude écorce de son corps. — Voyons, mignonette, disait le père Fouleux, berçant l'en- fant qui continuait à rise, qui donc t'a apportée ?......Ta n'es pas venue toute seule, bien ts: Alors, quoi ?......On va passer te reprendre...T'as une maman, ou un parent là, tout DR. Faat que j'appelle ! 1! poussa un ‘Hé !” sonore ; mais rien ue répondit. —Diable ! disble ! s'exclama- t il, inquiet. 1} commençait à comprendre —Ah ! bien, par exemple ! Tout au loin, au fond du val- lon qui se creusait à pic devant la maisonnette, sur la grand route, un point uoir se moirait —Les bohémiens ! murmara le vieux...Oai, ceux qui étaient campés sur le plateance matin a. C'est eux qui auront aban- Wionné cette petite ! .….Q'est-ce que je vais en faire, mo’, un vieux sauvage ? Son regard continuait à des- cer.dre vers le vallon ; il se fixait encore sur le point woir, loin- tain, qui peu à peuse rapetis- sait ot s'effaçait. Et, tout-à-coup, le bûcheron se redressa, appuya d'une main sur le loquet de la porte, et por tant son vivant fardeau, enira. L'intérieur était sombre et triste. La pauvreté régnait là. Un grabat, une table boiteure, un escabeau, un petit poë'e de fonte tont rouillé composait l'ameublement. La fillette cria, apeurée. Mais le père Fouleux la ras- sura. —Ailons !n'aie pas de craint», mignonne ! S'il y a des gens assez sas cœur pour te Jaisser ]à comme ça, sur Un seuil, il y en a d’autres qui te reeueiile- ront! Tant que je serai là, tu _ ns mourras toujours pas de faim ou de freid ! Par la porte ouverte, le solei) les avait suivis : il illuminait l'ombre, dorait poar une minute le pauvre logis du bñcheron. IT Les bohémiens, ces gens à la peau Cuivrée, qui vont pieds nue, Cheveux au vent, sur tou- tes les routes du monde, cam pant ici et là, ue revinrent pas chercher l'enfant qu'ils avaient laissée près de la chaumière solitaire. Et le hûcheron, d'apparence rrde et grossière, au iieu de porter la fillette à la mairie du viliage, en bas, aux autorités qui se chargeraient de la faire parvenir à quelque asile, la garda avec Ini. 11 travaillait dans la forêt im mense, non loin. Mais ilrevint souvent à son logis dans le jour. Bt chaque soir, se rendant à une ferme du plateau, ily achetait du lait. Du tetnps passa, des années coulèrent. La petite, que :e vieux appelait “Mariette,” gran dissait. Et, peu à peu, lachau mine du père Foaleux se trans formait. D'abord, dans le jardinet, quelques flesrs mirent la joie de leurs parfums, l'éclat de leurs conleurs. Pais, dans la maison, il y eut plus d'ordre, plus de propreté. Ce n'é ait pas encore évidemment un mé- nage modèle, mais Ce n'étai: plus von plus le misérable taa- dis d'autrefois. Et puis, de la gaité l'empiis-| sait, parfois des chansons y résonnaient, des chansons nui ves et surannées que le vieil- lard avaihapprises à l'enfant. Les yeux de celles-ci araient conservé la couieur bieun-clais des myosotis Mais son teint s'était ambre, Une beauté ée- trange, déjà la caractérisait. D'aatres passèrent sacore, Le buste da père Fou lenmx, très vieux maintenant, se cassa, se Courba. rides creasèrent son front Pour tant, iltravaillait ioujours, da- fantage même qu'an temps où il était seul. Mariette était devenue une grande fille, un pen sauvage, an peu faronche. C'était, appa remment, à cause de la solitude presque contiauelle dans la- quelle elie vivait. Si, parfois, quelque chasseur passait à pro ximité de la maisonuette, elle se yachait vite. Bu attendant le retour du père Fouleux, elle s’asseyait tout au bord des roches, sur l'a bime. Le vide, ie creux vertigi- neux du valion la grisait. Sa tête tournait. Elle frémiseait du! dauger proche, heureuse de l'af- années De grosses fronter. Elle regardait le jour mourir. Q'était un spectacle grandiose qui la charmait. Ses yeux se fi- xaient surtout sur la petite (ain, déroulait son ruban pou veu er É EE PT ne ER ge D ES LA SE At AA pee Sr de MORE BR 7 EU EN “4 - 13 : ‘ ie Sn ARR PO PU Se route sinneuse qui, vers le loin | Oeile-ci se leva Firsr-CLAss | FARM FENCING | 7 ONLY | 30 cents per ROD. | FOR SALE BY THE ONT. WIRE FENCING Co. Limited. PICTON, ONT. dreux. Et alors, ell: devenait rêveuse, Des sentiments confus. comme des désirs d'inconnu, bouillonnaient en elle. 11 y a vait un attrait étrange qui l'at tirait"en avant. Le bûeheron souvent l'avait trouvée aiasi ; un jour,anxieux. il l'interrogea : — Mariette. tu es triste ; pour quot ? — Mais. —Il n'y a pas de mais”, ma fille! Ta es triste. T'ai je donc fait ae la peine? —0Oh! non !... —AÀAlors,tu ne te plais plrs aveo moi? Si...Seulemp»nt, VGyrZ vous, parfois, je me sens des envies de pleurer...C'est sans raison... je ne sais pourquoi…..ll faut ne pardonner ! —Je te pardonne, bien sûr ! Mais, entre ses dents, Le vieil- | lard grommelait : | — Sans raison ! sans raïeon !. Si,il y enaunuc..Rt je m'en doute ! La voix changée, elle deman-| dait : | —Vons m'avez appris nn fois que vous m'avi:z trouvee. sur votre seuil ? | — C'est la vérité. —Et vous n'avez jamais su quiétalent mes Parents, ceux. qui m'avaieut al'si née ? 1l y eut en ss yeux ane telle supplication, lonté de saveir, que le vieillard, après une h'aitation légère, ré- pondit : | Je ne pourrais rien aseurer.…. C'est une idée à moï...J'ai pensé | que les gens quit'avaisnt Jais- | sée là, cétaient des boh: miens, de ces camps-volants eaus fon gilieu, sans patrie et sans fo- yer, qui s'en ch». mins par tous les temps. —A4h lil ya desgens ainsi? —Oui.....Ta as dû ex voir passer déj. —Et où vont-ils ? — Au hasard, devant eux, de pays en pays. —Oh! c'est nna belle vie, cela! Voir toujours dun nou- veau,aller sans cesse sous le ele), savoir ce qu'il y ä là bas, bien loin !..……. Oui, c'est une beile vie ! Ta trouves, toi ! | Et, de plus en plus inquiet, le | vieillard regardait Mariette. Elle avait les yeux fixés devant elie, vers l'horizon. Un soupir sortait deses lèvres. Alors,]le bûücheron fat triste. 1l derinait ce quise passait en elle, des luttes obscures encore, abindon- uhesi vire vo vont sur les mais qui se préciseraient bien-| tôt. Le sang des courait dans les veines de Ma bohémiens lriette. | (suite à la 8me pagr) or bowl complications whatever. Low-down Supply Can. Made. in a large variety of sizes, FACTORY TUBULAR. HaxD TUBULAR. The NEW tances as regards the quality, condition Separator it existence. applicatiou. P. M. SHARPLES, the needs of the smailest dairy or largest Butter factory. The Sharpies machines are the most simple & newgl parts than any other Separator on the im: West Chester, Pa. = = SHARPLES TUBULAR Dairy Cream Separator, The closest skimming and easiest turning Separator in existence. Hand, Belt Power and Steam Turbine. [FF NO DISCS Æ Suspended Bowl, Bottom Feed, adapted to ‘‘BuTrEr Cup’? SHARPLES TUÜBULAR Is the closest skimming and easiest turning Separator vet produced, securing under the most adverse circüms- end temperature of the milk, results heretofore considered in possibie. It delivers a smooth, frothless, perfect cream that will churn out more butter than can be obtained from any other It can be thoroughiy and completely washed inside of five minutes, as there are ofly three pieces to the bewl. ind durable made, and can be maintaiïned at a le:s cost for oil and rc- arket. Compicte Catalogue, Testimonials *and a vaiuable ireatise on ‘Business Dairyiug” free on U. S. A. us CR RE DT FETE CFO UE UE SE | 7, a nu has pe er” au As we require cash to pay our bills will thank our customers for a prompt settlement lof ail accounts rendered 31lst December. All accounts not settled by I15th February will be handed to our solicitor for collection. Bruce Stewart and Co. Steam Navigation Co’s Wharf CHA RLOTTETOWwN SPRIN M P, EI Nets and allthe supoplies for the Fisherman. Seeds and Hardware for the Farmer. Stoves. ‘and Furniture for the Housekeeper. Fiour and Fish for thesCook. Lowest prices for good goods. Brace, McKay & Co., Ltd Summerside, P. E, 1. Febraary 20th 1902, : SHOULDER ARMS NUÜTILE If you have a Pain inyour Back, Shoul- der, Arms or any of your limbs use Sat The Great Rheuma- tic Cure. 1t will relieve you as no other external medicine will. |. Should your Drugzgist or Dea- ier not have E R. O. send 250 in cash, order or stamps to the Egyptian Rheumatie Oil Co. Ltd., P. O Box 367, Montreal, and they will mail you a bottle prepaid. NE Vous TIOMPEZ pas. Vous ne vous tromperez pas si vous frites usage de Kendrick. 1l n'y a rieu qui équivant à Kendrick pour les boiteux, pour les en- flures, les donleurs, les maux de gorge, les poamous. C'est un remède générai de 4amilie. éui 4 ; : Pts! L 7: CT TI 21 es sù d Lù £ f k £ a à. ah NT € à € dès À 1 Hi r- :1 ! S u ad à Sd + Lisa: ( ed: * vue A : + le RE RE PP ce Te … , «4 , é Le ( A D eme Sr mer D FAT séotiln