sms NOUVEAU FEUILLETON DE L'IMPARTIAL Tous DROITS 4 PLACIDE, L'HOMME © 4 + MYSTERIEUX, + à RESERVES . Deuxieme Aventure de Placide Bon soir, Monsieur ;le comte ! Ces mots étaient prononcés d’une voix base mais avec f:rmeté, ‘par un homme de haute taille et de belle physique. En prononçant ces mots il plaçait sa main sur l'é- paule de celui qu'il adressait. Cette scène se passait dans l’une des rues désertes de la ville de Loudres. La salutation 2 était presque pas faite, que celui qui avait été accos- té, tira son pistol:t de sa poche et allait faire feu sur l'inconnu, lors- que ce dernier, avec la rapidité de l’éclaire, arracha de la main de ce- lui qui voulait s'en servir, et dit : “Attention comte ! Ne craignez pas. Je suis votre ami. Je viens ici pour vous protéger. ss “Qui êtes vous: ? ‘‘Placide, à votre service ! ‘‘Je ne vous reconnais pas. . Placide, le mystérieux Placide, rit doucement et répondit : ‘‘Je ne pouvais être d'aucun ser- vice, si vous :ne reconmaissiez Car d'autre personnes pouraient aussi me recounaître. demanda le comte’’ repondit. | les déguisements. Vous ne pou: vez-pas vous cacher dernoi- | “Vous savez qui je suis ? ‘Oui répondit Placide. êtes le comte. . “Etes-vous certain ? “Oui ‘“Pouvez-vous me donner des preuvres de ce que vous me dites ? ‘Oui. ‘‘Le ferez-vous ? “Oui. Je vons accompagnerai et je vous donnerai de: preuves é- videntes.gMe je suis Placide” ‘Si vous êtes Placide, vous avez changé'’ ‘Oui, chaugé depuis une heure’” ‘‘Pourquoi êtes vous vent à Londres ? ‘Suis-je obligé de vous le dire ? demania Placide. “QOui’'’ Eh bien, je vais vous le dire. Ecoutez ‘‘Quavillon est dans la Vous | “Qui vous le pouvez” dit-Placide. \ poudit le comte, et remarquez le bien, qui que vons soyez j'ai l'a- Placide rit encore doucements et ; vantage sur vous’’ “Je per:x lire les idées, pénetré 'tu3e, en ce moment, reprit Placide’“| ville de Loudres’’ ‘‘Comment m'avezvous reconnu Le comte sursautasen eutendant L'IMPARTIAL 1606 ces mots : ‘Pouvez vous me donner des preuves de votre identité ? ‘Certainement répondit Placide. “‘Faites-le'’ “Je ne puis le faire ici, dans la TUC— —. ‘“Vous doutez de mes paroles ? ‘‘Oni je doute vos paroles, ré- ‘‘Vous agissez à 7otre désavan- ‘Comment ?” ‘‘Je vous ai dit que Quavillon é- tait à Londres’” ‘Qui est ce Quavillon” “Si je suis Placide, .ous con naisez Quavillon, mais si je ne suis pas Placide, vous n'avez aucuue raison d'en savoir de plus’’ ‘‘Donnez-moi des preuvres que vous êtes Pla=ide’” ‘‘Je vous ai déjà dit que cela était impossible dans la rue’? ‘Pourquoi pas ?”’ ‘Vous counaisez la ruse de Qua- vitlon. Vous savez qu'il emploie beaucoup d’espions qui lui ont ju- ré obéisance. Rappelez-vous qu'il s'est échappé de la police de New- Vork. Il fuit la justice. Il est ici, à Loudres, mais il ue doit pas Bééhésnmdilt sez-moi où je pourrais vous con: | vaincre que je suis Placide'”. ‘C’est pourtant facile pour vous de me faire connaître, de suite, si vous êtes Placide, dit le comte, ‘Je dis non, par ici. Cependani si Antilla était ici, à votre place, elle ne seraît pas si iente que vous dis. “Oui ce montre est ici, a suivi à Londres’’ que vons me dites ? ‘“‘QOui’ , “Ciel ! Etes-vous certain de ce! à me reconnaître, “Vous l'avez vu ? ‘# Villain ! Je prévoistes mau-} ‘‘Oui. Et de plus il m'a. recen- vais dessins, repliqua le comte. nu. Il a facilement pénétré mon déguisement. Il m'a adressé ‘a parole, davs l'obscurité de la rue— ‘Ciel ; quelle terrible nouvelle que vous m'apportez. . Que va-t-on faire ? Le désespoir était dans l'âme de la jeune démoiselle et ses paroles étaient entrecoupées par des sang- lots. ‘Oui répondit le comte. Ilnous a suivi ici. Il commettera, sans doute, quelque meurtres avant ‘‘Ah | de quoi s’agit il ? “Vous voulez que je vous cou- duüis= auprès d’une persosne qui m'est chère. Je vous aienfin dé- masqué. Retirez-vous’’ ‘“Bon soir comte. Je vois qu’il est impossible de vous :nettre du bou sens dans la tête, ce soir. Nous nous rencontrerons avant longtemps et peut être, alors, vous me reconnaiterez, Placide s’éloigna rapidement laisant le comte dans une sorte de |Icngtemps stupéfaction. Enfin il se di : ‘‘Mais nous sommes en Angle- Pourrons-nous, quelque foisiterre échapper à ce monstre ? Appelant un fiacre il ordonna au cocher de le conduire, à toute course de chevaux, au numéro 10 rue—— arrivé là le comte décendit précipi- tament, entrant dans une maison où il fut reçu par une jeune dé- moiselle d’une beauté ravissante. ‘Nous sommes perdus dit le comte. Nous pouvons jamais é- ‘‘Cels nous sauvera pas ‘’Pourrions nous pas donner l'a- larme à la police de Londres ? ‘Oui. le faire prendre. Il se tient caché. Nous pourrions donner des infor- rien. puisse nous être utile, peut être vous sauvé. dien. savoir que Placide est sur ses chapper à ce monstre (A etitnà pistes. De plus monsieur le comte, tant que libre vous serez en danger. Quaviilon sera Il n'y ‘Que voulez-vous dire’ deman- Mais nous pouvons pas mations mais cela nous servirait de Il n'y a qu'un seul homme qui C’est Placide, l’aca- sou! The Bad Gold of To-Day nsc dites moi. De qui MAY BE PNEUMONIA ““Quavillon'” répondit le comte | TO-MORROW. The sore throat or tickling cough that, to the | eareless, seems but à trivial s”noyance, may | develop into Pneumonis, Brondbitis, or some : Throat or Lung trouble. DR. WOODS NORWAY , | PINE SYRUP | eontains all the lung-healing virtures of the pin® tree, and is a sure eure for Coughs, Colis and all Throat or Lung troubles. Mrs. E. Hutchin- | son, 186 Argyle Btreet, Toronto, writes: * 1have | been s suflerer from Chronic Bronchitis for years and have found Dr. Wood’s Norway Pine Byrup far better than any of the hundreds of remedies [ have used. Our whole family uses it in cases of Coughs or Colds. We would not be without it.” Don't be humbugged into taking something # just as good,” ask for Dr. Wood's and insist on gettingit. Put up in yellow wrapper, three pine trees is the trade mark and price 25 cents. WHY DO WOMEN SUFFER ? ture ot nervous headache when 25c. buys asure cure like Nerviline, A few drops in sweetened water brings unfailing relief. You feel better at ouce, you're braced up, invigorated, headache goes away after one dose. The occasional use of Nerviline prevents inäigestion and stomach disorders—keeps up da la jeune démoiselle’’ Il est ici” répondit le comte savons, mais cest lo a pas de temps à perdre. 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Conservez les coupons Sunlight Lever Brothers Limited, Toronto, Canads e Savons 160F. . [pluie et la neige de:ces derniers Un Terrible Ebou- jours se fendilla près de la bordure lement NEW-YORK, 9.—Quinze per- sonnes au moins, croiton, ont per- du la vie dans un éboulement qui a détruit une rue de Hacerstraw | sur une longueur de deux blocs, à use heure tardive jeudi dernier entraînant une douzaine de mai sous dans une crevasse de 100 pieds de profondeur. Les maisons étaient toutes cons- truites en bois et le feu s’est mis immédiatement dans les débris, et il a été impossible d’éteindre les flammes par suite du fait que les conduites d’eau ont été brisées par l'éboulement. Le feu se communiqua des dé bris des maisons détruites à d’au tres parties du village, et, pendaut quelque temps, l'endroit fut mena- cé de destruction complète, et ce ne fut que lorsque les pompiers des villages voisin arrivèrent que l’on put éviter le désastre. L'éboulement s’est proëuit sur la rue Rockland qui se trouve dans la sectiow des briqueteries; dans la Une riche située très près de cette rue et depuis une douzaine d'années, les ouvriers briquetiers ont fait une profonde tranchée à partie nord du village. couche d'argile est cet endroit. Dernièrement ils avaient creusé un trou de cent pieds de profon- deur tout près de la rue Division. Il y eut plusiéurs procès à ce sujet et les autorités du village essayè- rent, mais sans y réussir, d'empêé- cher les ouvriers d’aller plus lois. L'éboulement se produisit lente- ment, La terre, “branlée par la ? de la rue tard au cours de l’après- midi jeudi et au cours de la soirée des parties de {la tranchée s’écrou- lèrent. La rue n’était pas très ha- bitée, la plupart des habitants a- yant quitté leur demeure eu prévi- sion de ce qui est arrivé. Beaucoup de personnes quittèrent les lieux dans la soirée, avant que l'éboulement final se produisit. Quand l'accident se produisit, ce fut avec tant de soudaineté que ceux qui étaient restés chez eux n’eurent pas le temps de se sauver. La tranchée s'ébaula sur une lar- geur de 20 30 pieds au sommet et sur une distance de deux blocks le long de la rue Division à la rue Jefferson. Une partie du côté sud de la rue Division s'écroula égale- ment. A une heure matinale aujourd’- hui, toute la population ‘du village était occupée à combattre l’incen- die, on est à faire des recherches dans les ruines des maisons dé- truites. A 3 heures ce matin il était en- core impossible de savoir le nombre de personnes qui ont été brûlées car à ce moment les porupiers n’a- vaient pas encore pu se rendre maîtres de l'incendie, On ne sau- ra combien de personnes ont perdu la vie que dans queïques jours, et il est possible qu’on ne seia jamais renseigné exactement à ce sujet, cat il faudra probablement plusieurs mois pour enlever la masse-énorme d : terre qui s’est écroulée. Une autre large crevasse s'est ou- verte le long de la rue Division et il est prohable qu’on ait à enregis- trer sous peu un autre éboulement, | GRAND TRUNK PACIFIC RAILWAY OFFERS A PRIZE OF $250.00 TO THE PERSON SUBMITTING MAME THAT WILL BE ADOPTED FOR THE NEW PACIFIC CoasT Crry A COMPETITION FOR THINKERS The recent use of names foreign to Camada by large corporations whose interests are essentially Ca- nadianu has brought about much ad- verse criticism, not only in Cana- dian newspaper but in journals pu- blished in other countries, and to eliminate this omission and to over- rule any objection of this nature, the Grand Trunk Pacific are giving the people of Canada an opportuni- ty to offer suggestions and submit names for the Pacific Coast City that will grow up atthe terminus of the new Transcontinental Rail- way. With this end in view they have decided to offer a prize of $25000 cash for a name that will be in every way appropriate and suitable, This will give any one an opportunity of putting on their “thivking cap,'’ and competing in an open contest to decide the name, incidentally receiving this haudso- me prize, aud the honor of uaming a city whose birth means the evolu- tion of a new era in Canada's twen- tieth century prosperity. The on- ly conditions governiug the contest are as follows : Name not to be more than three syllables or contain more than ten letters and to be purely Canadian, preferably significent of British Collumbia, and not to conflict with other mames of towns or post off- ces now existing in Canada. Use paper not larger than eight by ten inches, and write in ink on oue side of the paper only. Each competitor allowed to sub- mit three names, on separate sheets, one name to appear on each sheet. Accompanying each uauwie, a WELLINGTON STORE adding to them daily. 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BIBLIOGRAPHIE Nous accusons récepticn de L.At- manach des Familles 1906, pu par La Compagne j.-B. Rolland & Fiis, Montréal. Cet Almanach qui en est à sa 29ièm publication contient teus les renseignements d'usage, d'interes- sants recits, légendes, anecdotes, bons mots, pénsées, conseils sur la vie pratique, économie domes- tique etc. Cet Almanach esten un mot ivdispensable dans toutes les r ——]MPRIMERIE DU TIGNISEL, I FE. E. plus court delai, toutes sortes d’im- pressions tels que Pamphlets, En-Tête de Comptes, En-Tête de Lettres, Cartes de Visites, Cartes d’affaires, Enveloppes, etc. JOURNAL — Æ É'Empartial, = On execute, avec soin et dans le familles. , «847, Rogers Bros"? * Knives, Forks, Spoons, etc. examined and Eyes carefull properly fitted of glasses. Repairing. +171 OUVRAGES EN COULEUR ET EN OR. L'ESTT Le plus grand soin est donné anx ordre par la malle. E. W, Taylor, Charlottetown. Such pain and endure the ter-. nd c? £ Ls a Fine LA Ly < EE Names to be forwarded addres nn