RE TRES 7" AR ete rares DT ARR ARR ‘ salé Un à ass 7 ail # ; nr ja LL ve L'iMPARTIAL 1906 = .— UK JOURNAL CATHOLIQUE DANS | UNE PAROISSE C'EST UNE MIS- SION PERPETUELLE. LEON X111 FONDÉ EN 189: PugLif# LE JEUDI DE CHAQUE SEMAINE ABONNEMENT Un an....cseo0c.c0e -°#1.00 Min mo. .......0000.600.°50 Les abonnements sont payable d'avance, Puur cesser de recevoir le jour- na!, il faut donner avis au moins un mois avant l'expiration de son a- bonnement et payer tous les arré rages. Ceux qui changent d’adresse doivent nous donner l’ancienne aus- si bien que la nouvelle. Alressez toutes lettres, corres péhiances, etc., à L'IMPARTIAL Tignish, Ile du Prince Edouad + — L'IMPARTIAI, Tiguish, Jeudi 13 Dec., 1906. A NOS LECTEURS. En raison de l'absence de M. Buote, et la fête de 1 Immaculée Corception, samedi, nos lecteurs voudront bien mous pardonuer si notrz journal paraît seulement à quatre pages, cette semaime. RS | L'amomr du Pays L'iustinct affecté à l'homme, le plus beau, le plus moral des in- stincts, c'est l'amour de la patrie. Si cette oi n’était soutenue par nn miracle toujours subsistant, et au- quel, comme à tant d'autres, nous ne faisons aucune attention, les hommes se précipiteraient dans les zoues tempérées en laissant le reste du globe désert. On peut se figu- rer quelles calamités résulteraient de cette réunion du genre humain sur uu seul point de la terre. Afin d'éviter ces malheurs la Providence a pour ainsi dire attaché les pieds de chaque homme à son sol natal par un aimant invincible, Les glaces de j'Islande et les 5a- bles embrasés de l'Afrique ne manquent point d'habitants. Il est même digne de remarque que plus le sol du pay: est ingrat plus le climat en est rude ou ce qui revient au même, plus on a souf- fert de persécutions daas ce pays, plus il a de charmes pour nous. Chose étrang= et sublime qu'on s'attache par le malheur et l'homme qui n'a perdu qu une chaumière soit celui-là même que qui l'on veut mêrre, les plus triviales ; un chien qui aboyait la nuit dans la campagne, un rossignol qui reve- nait tous les ans dans le verger, 1e nid de l'hirondelle à la fe iêtre, le c'ocher de l'église qu'on voyait au- dessus des arbres, l'if du cimetière, le torcbeau gothique voilà tout. CHATEAUBRIANDL L'ACOUL Je vous en prie, pas de buvettes dans les centres nouveaux de colo- nisation : la buvette, veilà la tmai- sou dangereuse par excellence. Il faut, au centraire, prendre toutes les mesures possibles pour faire disparaître les buvettes Ià ou elles existent déjà. Nous en avons trop de ces maisons où l'on fait de l'argent en faisant boire les autres. uu fléau pour notre pays ! S'ily a des hommes au cimetière qui de- vraient être encore vivants et tra- vailler au bien du pays ! S'il ya des hommes au cimetière qui de- vraient être encore vivants et tra- vailller au bien du pays, c'est la faute à l'alcool ; si les prisons et les péuitenciers se remplissent, c'est la faute à l'alcool ; s’ily a tant de pauvres, c'est la faute de l'alcool. L'alcool, voilà le grand enmemi de notre race, de nos pa- roisses, de nos sociétés. Mgr. BrucHÉSI. mnt ment em S'HRE 2 ET LA LANGUE FRANÇAISE de de. Le correspondant romaim la ‘‘Semaine Religieuse’’ Montréal, après avoir parlé de l'au- dience que S. S. Pie X a accordé à Mgr Archambeault, éveque de Joliette, ajoute: ‘Mais de cette audience je veux aussi retenir ce détail. On a dit bien des fois que le Seuverain-pou- tife ne savait point le français, ce | qui était excessivement gênant pour les audiences de prélats étrangers. | Pie X parle le latin avec une granu- de pureté et une prononciation élé- gante qui lui donneune nouvelle saveur, mais qui, étant italienne, dérou.e ceux qui #’y sont pas habi- tués. Or, son ignorance du français est maintenant une légende. Le Souverain Pontife a parlé à Mgr Archambeault presque tout le tem- ps eu français. Sa parole etait lente, mais claire et précise, et la pronon- ciation n'avait pas cet ‘‘ou’’ si dé- sagréable pour des oreiles françaises Pie X non seulement lit le français, il le parle. Il est clair qu'il ne veut pas se hasarder en public, et on regrette d'avantage le toit paternel. La raison de ce phénomène c'est que la prodigalite d'un te:r- trop fertile détruit en nous em: la simplicité de nos besoins quand ou cesse d'aimer ses parents parce qu'ils ne nous sont plu: nécessaires, on cesse, en effet, d'aiiner sa patrie. Tout confirme remarque. Un sauvage tient plus à sa hutte qu’un prince à et le montagnard trouve plus de charme à sa montagne que l'habitant de la wlaine à sou sillon. à un berger écosse is iissant, la verité de cette son palais Demaucez il voudrait changer son sort coutre le premier potentat de la terre, Loin de sa tri- bu chérie, il en garde souvenir pertort il redemande ses troupeaux, ses torrents, ses nuages. Il u’aspire qu'a manger du pain d'orge, à boire le lait de la chèvre, partout le comprend que la gravité des ensei- guemeyts qu'il donne ne lui permet pas des fautes de langage. De plus il est toujous plus maître de sa peu- sée quand il l'exprime dans son| propre idiome ; mais dans les audi: en-es, il rem! facilement l'ita- Ace licu par :4 1 at çus, au graud avau- le ious les prélats, et ils ‘ont nombre: x, qui ont quelque conuais- taze À l'Immaculee Conception A toi, la parure des cieux, A toi, la Vierge immaculée, Nos chants et nos hymnes joyeux. Toute âme du crime souillée Vers toi, Refuge du pécheur. Le peuple croyant et fidèle, Du cloître les enfauts pieux, | Chantent dans l'élan de leur zèle: Des cœur purs miroir glorieux, Lis sans tache de ia vallée, O Vierge, à Mère immaculée ! L'ABBE H. BELS. duisit au tombeau. S:s ee ont eu lieu lundi le 3 du courant.! Madame LeBlanc, sa filleétait ve-! nue de Chelsea, Mass., pour soigner sa vénérable mère dans sa dernière | maladie. | | ercredi, Joseph Gallant, (Jean) après une longue et douleureuse ma- ladie, rendait sou âme à Dieu. Pen-| dant ses 71 ans sur la terre il avait, toujours été un citoyen honnête. Sa vénérabie mère âgée de 102 ans lui survit, toujours alerte. Si on peuten juger par sou apparence pleine de santé, plusieurs hivers) s’ajouteront pour en faire la person | ne la plus vieiile du Canada. : Son grand appétit, ses repouses pointil- leuses, indiquent que ses forces tant physique qu'’intellectuelle ne font pas défaut. Le 10 sovembre M. Firmin Gal- ant, appreuaït la triste nl que son fils Emmanuel, venait de mourir à New-Vork. Ce ieune fils de M. Firmin Gaillantet de Perpé-| yaii ans pourse consacrer à l'ense | ’ ’ | guement dans la noble et dévouée | congrégation des Frères des Eco'es | Chrétiennes. Doué de grands ta- lents, d'une assiduité insurmeonta- ble, ce jeune homme promettait beaucoup pour la congrégation. Dieu en avait disposé autrement. Dernierement il était frappé des fiè- vres typhoides, à peine convalescent que la preumonie vient achever ce) qu: la première maladie avait com- mencé. Le huit de novembre, il allait recevoir la récompense de son grand sacrifice. Eu religion il avait le nom de Courod Vincent. Les funérailles ont eu lieu à la vielle cathédrale St. Patrick North Street. Le Très Rev. Mgr Kearny célébrait la messe. La nef était remplie de ses compagnons l’artnes ainsi qu’un grand nombre de ses anciens et presents élèves venus pour donner une deruière marque de respect et d'amour à celui qu'ils avaient ap- pris à cherir et à apprecier chez lui les graides qualités qui font l’hom- me de aévouement et de sacriiice. ile FE: Does Your FOOD Digest Well ? sance de la langue française. ‘Le Pape recevant is y a quelques | jours un évêque français lui par- | lait des affaires de France et expri- | mait sa satisfaction de l'union le. c'épiscopat. Il répétait à trois fois! que c'était un vrai miracle. Et en | ciiet, il a bien fallu que ! Dieu y | mit là iuain. Nou seulement cette! union s'est affirmée par la lettre! pastorale collective, mais'encore par | à chanter daus la vallée ces ballades | que chantaient aussi ses aïeux, il! déperit s’il ne retourne au lieu na- | tal. C'est une plante de la montagne, | il faut que sa racine soit dans le ro-| cher ; elle ne peut propérer si elle | n’est battue des vents ct des pluies, | la terre, les abris et ! Ja | plaine la font mourir. Si l’on nous demandait quelles sont donc ces attaches par qui nous | sommes enchainés au lieu natal, nous aurions de la peine à répondre. C'est peut-êt:e le sourire d’un père, d'une mère, c'est peut être le seou- veuir des jeunes compagnons de | notre eufance ; ce sont pent être les | soius que mous avons: reçu d’une, nourrice, d’une domestique âgée, | partie si essentielle de la maison ; enfin, ce sont les plus simples, si ! soleil de les lettres individuelles qu'un cer- tain nomdre de prélats que l'on croyait plus ou moins partisans des | cultuelles, ont adressées directe- | ment au So'iverain-Pontife pour lui, exprimer leur parfaite soumission, | de velonté, d'esprit et de coeur, à | toutes les directions qu'il a données | et à celles qu’il donnera.’ MONT CARMEL. Dernierement la mort a fait de se- rieux ravages dans la paroisse. D'aberd Madame Olivier Saul- nier, née Marie Bourque du Cap Pélé. Quoique âgée de 74 ans, el- le avait toujeurs jeuit d'une excel- lente santé et ce m'est que huit jours avant sa mort, qu'elle contracta une inflamation des poumons qui ia con- When the food is imperfectly digested | the full benefit is not derived from it by the body and the purpose of eating is de- feated ; no matter how good the food or how carefully adapted to the wants of the body it may be. Thus the dyspeptic often mes thin, weak and debilitated, energy is lacking, brightness, snap and vim are lost, and in their place come dullness, lost appetite, depression and langour. It takes no t kno wledge to know when one has indigestion, some of the following symp- wms generally exist, viz.: constipation, sour stomach, variable appetite, headache, heartburn, gas in the stomach, etc. The great point is to cure it, to get back bounding health and vigor. BURDOCK BLOOD BITTERS constantly effecting cures of dyspepsia use it acts in à natural yet effective upon all the organs involved in the is way pe of digestion, removing all clogging ! mpurities and making easy the wor o digestion and assimilation. Mr. R. G. Harvey, Ameliasburg, Ont., writes : “I have been troubled with dys- pepsia for several years and after usin three bottles of Burdock Blood Bitters was vompletely cured. I cannot praise B.B.B. enough for what it has done for me. Ihave not had a sign of dyspepsia since.” Do not accept a substitute for B.B.B. There is nothing ‘‘ just as good.” e Le Sunlight Savon est supérieur aux autr»s savons, mais c’est lorsqu'il est employé suivant la méthode Sunlight qu'il démontre |, sa plus grande supériorité. Achetez Sun- | light Savon et suivez les directions | | uu petit conseil désintéressé, et le | SO pouvoir, In a Class by Itself It is quite true FERROL is an emulsion of Cod. Liver Oil and a particularly good one at that. 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A ceux quise moquent de Saint An- toine [l'y a dans la presse impie et même simplement boulevardière des prétendus ‘‘Intellectuels’”? qui, parfois, pour a nuser leurs lecteurs, se permettent d’indécentes facéties | tue Arsenault, quittant sa famille il; à ta tssoné di solee : RÉiblé: d$ dé ACCO RDEONS ceux qui l'invoquent. | Iln'y a rien à répondre à ces| plaisanteries A quoi bon ? Ces plai-; santins ne nous Comprendraient pas. Il manque un sens aux incrédules dit Bossuet. Bornons-nous à plain-| dre ces infirmes. | Mais on peut tout de même, par| charité, leur donner à l’occasion ! | | voici en deux mots : Méfez-vous| de saint Antoine. | Il est très dangereux, en effet, de se moquer de notre Saint, com- | we l'ont appris à leurs dépeus tels! quise permettaient de mesese | Nous ne voulons pour, preuve] que le trait suivant, choisi entre | cent du même genre—que nous | donnons à méditer aux pauvres! sots, qui s‘imaginant que le deni- grement sont les marques assurées de la supério’ité de l'intelligence, | ridiculisent ce qu'ils ne com.ren-| nent pas et hlasrhèment ce qu'ils] ignoient. | Voici, d‘après les historiens du. Saint, comment fut puni un héré-| tique venu tout exprès à | vour discréditer | | | | | ! | | Pedove| je Thaumaturge. | Le malheureux feignit d'étre| aveugle, On le rencontrait sur ls chemins disant aux pasants : ‘’Priez pour moi, parce an on m'a bic rédité sa fable, et voulant jouer à crevé les yeux''. Ayant n ac! saint Antoine ün bon tout, il s'é-| «ria tout à coup : ‘‘Miracle ! Le! saintim'a guéri...‘ Et il se dis-| posait à ricaner, forsque ouvrant. les yeux, il s‘aperçut qu'il avait réellement perdu la vue. On dé-) vine l'épouvante de cet insulteur | ! du Thaumaturge, devans le châti- | ment de la comédie sacrilège dont | il s'apprêtait à s'amuser aux dé-, pens de la confiance des véritables croyants. Alors, dans sa détresse, il se mit | à demander humblement pardon au | Saint et à .implorer publiquement | sa clémence...Au bout de quelque temps le coeur d: saint Antoine se) laissa toucher par le repentir Ge ce| malheureux à qui il rendit, en mê- | me temps, la lumière du jour et! celle :le la foi. on. VICTIME DE SON DEVOUEMENT Le Rév. Michael J. Duffy, vicai- | re de l'église Ste Anne Crans- ton, R. I. vient de mourir vic. time du devoir. 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Pacific Gallant pour st) | Chrysotôme, | eo * £ ins.” ë Se TRE PT Lnlieers 5 À | La fortune en chantant } | On dit fréquemment d'un chan- |t-ur de talent qu'il a des solides | rentes dans le gosier. | Jamais dicten n'aura été aussi e- | Xart que dans le cas que nous allons | rapporter. Une modeste infirmière du Post | Graduate Hospital de New-York, miss Élien Bayle, vient d'hériter [d'une immense fortune pour avoir | seulement chanté quelques barcaro- les au chevet d'un malade. Ce malade était le grand artiste “Peintre américain John Linton | Chapman. Comme il souffrait d'ure liufrimité incurable et qu sa fin prochaine, il s'était ‘il sentait fait cou- duir à l'établissement wentionné . pus haut, afin d'y être mieux soi- gué., Un jour, tawiis que Linton se tordait sur son lit de douleur, en proie à à, horribles souffrances, il entendit une voix très douce et très Pure qui chantait une barcarole. Cela sembla soulager le moribond qui après avoir demandé ouelle é- tait la personne qui possédait une Voix aussi belle, la fit prier de ve- air et de chanter pour lui seule- ment. L'iufirmière s'exécuta de très bonne grâce, L'artiste mour prés, et miss KI! lors, à ut une semaine a- cn Bayle, apprit a- | Le défunt avait été or lonné prê Yillage. [pee et objets religieux, ! ‘a grande surprise, que le : peiutre l'avait fait héritière de tou. | tes ses ; ropriètés et d'une admira- ble collectirn de tableaux. es S » GA LI ANT 2BPRAMS VILLAGE DU P, E. ILE Nouvelles sortes, Marchandises sèches, bits, Chaussures, Beau Stock de Epiceries, Ha- Chapeaux, etc. Livres de prières, cha plus réduits. nupice De Nous prenons les produits de la ferme À en échange pour nos marchand . i . VEENZ NOUS VOIR & marchandises de tou Fa t