Paris 30 ...le poème reçut les plus grands éloges et contribua à faire de Longiellow, le plus populaire des poètes américains. LA Plvivc ionvnnnnc: Evongéline, lo tragédie d'un peuple condensée dons une épopée de survivance Père Jomes Kelly mignuiluquernent, sur les "mecs la plus grurnies du inonde, les Aeudicm y aliment mime dans les temps numerus une assez granit: salinité duits cette large tulle'e de l'Anrmpulis .itce son elunut dom et chaud, su gnutde forêt a hors de LUILSU'thUUll et plus tard des arbres illllllcñ :‘i yrzutde mineur dzuis le bassin des Mines tout pies de Liflülllnpl't.’ avec su grande plume de terres nuireeugeuses. t. ‘nlons d'une tine muche paysarmc. les Acadiens eurent dunes d'imbrictes pmtiques à grande izuigee et d'un long, héritage de valeurs religieuses et sptntuclles. Ayant Noirceur) ii'espericnee dans lu réclamation des terres lttlntïtlcs. tls ont su dexrelopper à Grand-Pie des (mimiques de genic civil. lin fait, on reconnaît les Acmltens comme des maints de cet art de la L'ntblflte‘ltüll de levers d‘etendue parfois très longue et comme des mwailleurs dont l'eiinztgenmu tntnl et prolonge en a résulte des dividendes providenticls énormes. Ces dtvulcnrles sont pour le "Kille entier les qualités ttezuliennes de mlirltmte, de dignité. d'un calme prriliiritl et d'un cumetere paisible. 'l‘mit celzi ai fuit en sont: que le Bassin des Mines :i tini par devenir la source capitale la plus stable des vivres pour toute la péninsule qu'on avait relmptisée Nova .S‘mritr D‘ailleurs, n'est—cc pas une ironie que cette même prospérité soit devenue muse eontrihuante du Grand lhÿmnganml en ce sens qu'elle aurait éveillé l'envie des Britanniques tandis que les Acadiens, eux, ne voulaient rien a faire avec la violence? Ils n'avaient aucunes objections à prêter serment au mi d'Angleterre, tant que cela ne comportait aucune obligation de porter les armes contre leurs frères français, Mais c'était trop pour les Anglais qui craignaient que des Acadiens neutres ("anch Neutrals‘") finiraient nécessairement par lutter un jour avec ou les Frmçais ou les Indiens contre eux, les Anglais. La décision s'est donc taire. Le son ortlirruté, inhumain, adieux l [Et voila ce Gnmd Dérapageme qui a tellement choque Henry Wadswonlt Longfellow (1807— 1852), ce protèsæur de langues modernes a l'Université qui, en 1847, a réussi a en'æ-r de cette tragédie, un Ë‘ me 63% moderne qui est devenu l'hommage le plus grand qu'on pouvait rendre au peuple acadien, l'épopée de sa propre tragédie nationale : Evangelùæ or a Tale ofAL'adia Traduit bien vite dans la plupart des langues modernes, le poème reçut les plus grands éloges et contribua à faire de Longfellow. le plus populaire des poètes les grandes lignes de l'épopée nationale des Acadiens peuvent paraître dénudées, de nos jours. Dans Longfellow, les Acadiens sont dépeints comme un petit peuple qui s‘œt commis limite à un mode de vie admirable, mtierement par une soumission a la volonté de Dieu avec une confiance absolue en sa Providence. Ils peuvent paraître comme une entité peut—être trop insignifiante pour mériter grande attention. Mais par contre, ils s'y tiennent en exemple presque idéal des grmrpes minimes réduits si souvent à de purs pions des grands pouvoirs riches ct hypocrites dans le grand drame de l'histoire humaine. Cela mérite qu’on s'y arrête ! Battus diversement par la fortune, les Acadiens et les Acadicnnes sont obligés de quitter leur patrie et de s'en aller dans un pays lointain, inculte, pour n'y trouver hélas qu‘une adversité encore pire. Par contre, ils ont su transformer cette adversité par leur courage et leur travail, dans un triomphe et une prospérité; et de plus, c'est justement de par cette dure épreuve qu'ils en sont sortis en splendides, dignes d'émulation pour les défis de plus grande ,emmenaiwum“MW.” _ ,