VE L Rëù etes UE j1 4 Ag ts » ma EC ei T aie ee pepe SLA Se k ad LU: MR D 4 4: S SETRT CURE C WT + ARTE Ve ph me a dalle dd dt the esse rame à Ph M ME Ÿ PP PRET 00 an ne je Pre ‘4 Led de. 98 1 RP Tr ee k one Pan repet es ; “1 ui 1 2 +. SRE A + PRES de CR DSP AIES Ca LA A 2 IDE 1e } L'TMPARTIAL - — Se: dé. Cu 22 ie de RE APE A € AR L'IMPARTIAL FoNDE EN 1893 Le seul Journal français de l'ile du Prince Edouard. HEBDOMADAIRE, 8 PAGES. ABONNEMENT : ct rs TS Les abounements sont pay- ables d'avance. Annonces 10 cents la ligne, 1ère insertion. 2 cents la lign: les insertions subséquentes. Toutes communications doivent être adressées à L'IMPARTIAL TIGNISE, I P. E. L°'IMPARTIAT, TiGNISH DECEMBRE 10 1896 a L'ELECTION CO'ITESTEE Comme nos lecteurs le sa: vent déjà, l'élection de M. Ed- ward Hackett, le député de Prince Ouest, est contestée, et pas moins de cinquante accusa- tions, les unes pour corruption, les autres pour intimiGation, etc. etc. etc. sint formulées contre lui. Le pétitionnaire est un Williim Sharp Larkin d’Al- berton, qui, comme de raison, n’est qu’un instrument dont se sert le véritable persécuteur quiesttrop jiâche pour agir iui-même, et quise tient der- rière le rideau en attendant le résultat de la sale besogne qu’- il a imposée à son substitut. Quoi que l’on puisse direde la contestation d'une élection dans des circonstances ordinaires, nous croyons que, à part quel- ques esprit étroits, vindicatifs et müs par des sentiments vils et bas, tous s’accorderont à dire que la contestation en question est tout à fait déplacée Le li béral le plus chaud que nous ayons dans Prince Ouest ad: mettra aisément que jamais une électi n aeu lieu d’une manière plus honorable que celle qui a eu pour résultat.d’é- lire M. Hackett le 23 juin der- nier. La majorité de l’electorat est catholique dans Prince Ouest et quoique plusieurs catholi- ques trompés par les promesses de leurs chefs libéraux sur la question des écoles, ne les aient pas abaudennés, dant un grand nombre d'’élec- teurs qui avait auparavant voté du côté libéral, voix de leur conscience couseils de leur égiise ont ré- fu-é de sacrifier le devoir à l'esprit de parti et ont par con- séquent voté pour le candidat conservateur. Comme nous le disions la semaine dernière, en face des négociations qui ont eu lieu entre Laurier et Green- way, la ligne de conduite de ces électeurs est amplement jastifiée. On ose dire que la question des écolés est réglée, mais aus- si longtemps que règnera la justice—et la justice est éter- nelle—aussi longtemps qu'il y aura des honnêtes geus, ce hon- teux compromis ne saurait être désigné sous d'autre nom que ceiui de perfidie et de- meurera une tache ineflaçable empreinte au front de ceux qui en sont les auteurs. 11 faut être descendu bien bas, après avoir si honteusement trompé les catholiques de Prince Ouest au temps des élections pour venir maintenant demander aux électeurs de s’humilier au point de prêtor leur concours pour déplacer un homme qui a ‘" dispenser. Ent Ja dienne et vengeresse de l'inté- .r grité de la foi, et qui en vertu la mission qu'elle a recue de honorablement remporté victoire. Pour satisfaire le haine effrénée, les soi-disant de | Dieu, son auteur, doit appeler! 2 chefs libéraux de’ ce collège é- lectoral ne se font aucun seru-!à la vérité chrétienne toutes, pu!e d'incriminer nos prêtres cepen- | écontant a! ut les | pour avoir agi en conformité à la mission qu'ils avaient à remplir—de voir à ce que ceux qui sont confiés à leurs soins fussent renseignés sur le de- voir qu'ils avaient à remplir, d'agir selon leur conscience et d’une manière conforme aux enseignements de leur église touchant la question dont i! s'agissait et en obéissance à la voix du chef de l'église et des évêques. Non seulement c'est un crime de trainer les prêtres sujet devant les tribunaux ci- vils, mais c'est encore une honte dont un collège électoral catholique comme celui de Prince Ouest ne se relevèra pas de sitôt. C’est une flétris- sure qui restera attachée au front de ceux qui s'en sont rendus coupables. C'est une infamie qui demeurera, et dont le ours des temps se vengera Si nous sommes absolument obligés de différer dans les choses poiitiques, assurément nos libéraux catholiques ne sont pas encore descendus si bas que de se permeître de servir d'outils à ceux qui sont teilement dénués de honte que de ne se faire aucun sceru pule de faire un trafic des noms et des choses sacrés, dans les cours publiques, en présence de personnes qui sont ignorants de ia signification de ces titres et qui sont préjugés con- tre leur usage. C’est la plus grande des hontes ! Comme organe catholique aous protes- tons de toutes nos forces contre une telle infamie. Quelque soit le résultat de la cause en question, ceux qui en sont res- ponsables en scafiriront. LEON X1i1 L'AUTORITE DE SA PAROLE INFAI LLIBLE rer Nos capitulards, nos làächeurs sont assez hypocrites pour faire | encore, après leur trahison, pro: fession de respect et de sou- mission euvers là doctrire de | l'Eglise. Ils voudraient tromper encore une fois les catholiques Len les aveuglant, en leur fai- Isant croire que leur conduite lost conforme aux enseignements du Saint Siège. | Cette doctrine, ces enseigne- ments les condamment comme le prouvent les queiques ex- traits ci-dessous des encycliques de Léon X111—Le Monde. | (Encyclique “Nobilissima | Grallorum Gens”, 8 février 1884) CONTRE L'ECOLE MIXTE | OÙ NEUTRE “[] importe souverainemeat |que les enfants nés de parents chrétiens soient de bonne heure \instruits des préceptes de la foi, Let que l'instruction religieuse |s'unisse à l'éducation, par la- quelle on a coutume de pré- | parer l'homme et de le former dans le premier àge. Séparer l'une de l’autre, c’est vouloir: en réalité, que, lorsqu'il s'agit | des devoirs envers Dieu, l’en- |fance reste neutre: système |meusonger, système pardessas tout désastreux dans un âge aussi tendre, puisqu'il ouvre, dans les âmes, la porte de j'a- |théisme et la ferme à la reli- igion. 1] fant absolument que les pères et mères dignes de ce nom veillent à ce que leurs enfants, parvenus à l'âge d'ar- prendre, reçoivent l’enseigne- ment religieux, ctne rencon- trent dans l’école rien qui blesse la foi ou la pureté des mœurs. Cette sollicitude pour l’éduca- tion de leurs enfants, c’est la foi divine, de concert avec la loi naturelle, qui l'impose aux parents ; et rien ne saurait les L'Eglise gar- ‘les nations et surveiller avec et leurs enseignements sur ce} soin les enseignements donné$ à là jernesse placée sous son autorité, l'Eglise a toujours condamné ouvertement les Cco- les appelées “mixtes” ou “neu- tres”, et a maintes fois averti les pères de famille, afin que, sur ce point si important, ils 'demeurassent toujours vigi- lants, toujours sur leurs gar- des. Obeéir ici à l'Eglise, c'est faire œuvre d'intérêt social, et pourvoir excellemment au salut commun. _—— RAPPORTS ENTRE L’'AU- TORITE SPIRITUELLE ET L'AUTORITE TEMPORELLE “Toutes les fois qu'il s'agit de régler ce qui, à des titres di- vers et pour des motifs divers aussi, intéresse les deux pou- voirs, le bien public demande et exige qu'un accord s’établisse entre eux. Que cet accord vien- ne à disparaitre, aussitôt se produit une sorte d'inquiétude et d'instabilité qui ne peut se concilhler avec la sécurité de l'Eglise, ni avec celle de l'Etat et voilà pourquoi, lorsqu'un ordre de choses a été publique. ment établi au moyen de con- ventions entre la puissance ec- clésiastique et la puissance ci- vile, l'intérêt public, non moins que l'équité, exige que l'accord demevre entier; car si des deux côtés om se rend de mutuels services, desideux côtés aussi eu recueille le bénéfice de cette entente réciproque”. INSTRUCTIONS AUX EVEQUES “Continuez donc à remplir avec prudence et fermeté es devoirs de l’épiscopat, à ensei- gner les préceptes de la doctrine céleste et à indiquer à votre peuple, en ces temps &] blés, la voie qu'il doit suivre Il est nécessaire que vous ayez tous les mêmes vues et Îles mêmes deseins ; et là où l'intc- rêt est commun, unanime aussi doit être la manière d'agir. Veitlez à ce qu'il yait par- tout des écoles où les enfaats soient avec le plus grand soin instruits des vérités saintes et des devoirs envers Dieu. où ils apprennent à connaitre par- faitement l'Eglise, à écouter ses enseignements et à se per- suader qu'il faut être prêt à souffrir pour sa cause”. SOUMISSION PES PRE: TRES AUX EVE: | QUES “Que l'autorité des évêques soit sacrée pour les prêtres et qu'ils sachent bien que le mi- nistère sacerdotal, s’il n’est exercé sous la direction des évèques. ne sera ni saint, ni pleinement utile, ni honoré. AUX JOURNALISTES CATHOLIQUES “Que les écrivains gnent aucun effort pour conser ver en toutes choses cette con- corde des esprits; que chacun préfère l'intérêt de tou: à son propre avantage; qu'ils sou- tiennent les œuvres commen cées pour le bien commun; que leur règle soit de se sou- mettre avec piété filiale aux évêques que l'Esprit-Saint a posés pour régir l'Eglise de Dieu; qu'ils respectent leur autorité, et qu'ils n'entrepren- |nent rien sans leur volonté: car dans les combats pour la reli- Igion, ils sont les chefs qu'il | fant suivre”. (Encyelique “Humanum Genus” 20 avril 1884) LA FRANC-MACONNERIE ET L'EDUCATION La secte concentre toutes ses énergies et tous ses efforts pour s'emparer de l’édu- cation de la jeunesse. Les francs-maçons espèrent qu’il pourront aisément former d’ap- près leurs idées cet isntte,, Fe ‘en plier la flexibilité dans le âge si sens qu'ils voudront, rien ne devant être plus efficace pour préparer à la société civile une race de citoyens telle qu'ils rêvent de la lui donner. C'est pour cela que dans l’édu- catiou et dans l'instruction des enfants, ilne veuient tolérer les ministres de l'Eglise, ni comme su1veillants, ni comme professeurs. Déjà, dans plu- sieurs pays, ils ont réussi à faire confier exclusivement à des laiques l’éducation de la jeunesse, aussi bien qu’à pros- crire totalement de l’enseigne- meut de la morale les grands et saints devoirs qui unissent l’homme à Dieu.” CATHOLIQUES AVANT TOUT (Encyclique “Sapientiæ Christianæ’”, 10 janvier 1890). “Aimer les deux parties, cel- les de Ja terre et celle du ciel, mais de telle façon que l’amour de la partie Céleste l'emporte sur l'amocr de la première et que jamais les lois hu:naines ne passent avant la loi de Dieu, tel est le devoir essentiel des chrétiens, d’où sortent, comme de leur source, tous les autres devoirs.” NECROLOG1E a Grand Dieu, votre main re- clame Les dons que j'en ai reçus, Elle vient couper la trame Des jours qu'elle m'a tissus. Mon dernier soleil se lève, Et votre souffle m’enlève De la terre des vivants Comme la feuille séchée, Qui de sa tige arrachée Devient le jouet des vents. J. B. Rousseau, 1i faut mourir, il faut mou- trou- | ‘rendre à tenps pour dire un s'épar- | aussi | (rir ; De ce monde il nous faut sortir; Le triste arrêt en est porté, 11 faut qu'il soit exécuté. Le premier décembre, au village St. Joseph, Tignish, Dame Judith Richard, épouse de M. Michel Chaisson, mu- nie des secours de notre sainte religion, rendait son âme à Dieu à l’âge de soixante ans. Quelques jours seulement de maladie avait suffi pour l’enle- ver à l’affection et l'amour de ceux dont elle était chérie sur la terre. Tous les membres de sa famille étaient à son chevet au moment suprême, à l’excep tion d’une seule, Mme. Hickevy, Indian River, qui n'avait pu se éternel adieu à sa chère mère. À son arrivée au lieu d’être ac- cueillie par les paroles ou les regards où même un signe de cette mère qu'elle aimait tant, elle ent le chagrin inoui de ne contempler qu'un corps froid et inanimé, d'imprimer des baisers sur un visage sans vie et de lui adresser des paroles qui restaient sans réponse. Les funérailles ont eu lien à l’église de Tigmsh au milieu d'un concours considérable de parents et d'amis qui, en dépit de j'état des chemins et des ri- gueurs de la température, te- uaient à montrer combien ils estimaient la regrettée défunte. Le service a éte chanté par l'abbé Chaïsson, curé de Pal- mer Road et l’absouta a été prononcée par le curé de la pa- roisse. Les notes plaintives et tristes du Libera venaient à peine de s’eteindre que le cor- tège funèbre s’est mis en mar- che pour le cimetière, précédé de la croix et du chœur. Le cer- cueil était porté par MM. Rufin Buote, Rufin Richard, Jérome Chaisson, Amable Chaisson, Jean Martin, tons neveux de la défunte, et Jean Blanchard. Après le chant de notre mère la Sainte Eglise nous rappe’ant que ‘’ceux qui croient en Celui qui est la résurrection et la vie vivront même après leur mort” la dépouille mortelle, de [terre pour y attendre la résur-| rection générale. Celle dont nous déplorons le départ de parmi nous, laisse pour pleurer sur sa tombe un époux et trois filles, ainsi qu’- un fils adoptif. Elle était mem- bre du Grand Rosaire, de la Société du Sacré Cœur et de celle de la Ste Famille. Nous offrons nos condoléances à la famille éplorée. K. 1. P. J. E WYATT, Suocesseur DE Hopasox & WYarr| AVOCAT, NOTAIRE, wrc Solliciteur pour les Nova Scotia et Summerside Bank ! | | — ARGENT A PRETER. —| Bureau : Au dessous du Clif- ton House. 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