RE Du chateau au moulin! tt bn DT ue à mt jonc. A huit jours de là, la ferme de Jacob Lagneau était bien auimée : ou plaçait la belle farine daus le sac de fine toile, que l’ou mouait avec un beau ruban bleu ; on meliait deux jolis pigeons, biaucs comme la meige, au bec rose et vermei}, dans uu pauier de jouc tressé fine- mrnt et garni de fleurs. Puis une jeune fille sortait de sa grande ar- moire sa jupe de laine bleu de ciel, con corset de velours ponceau bro- dé, sa guimpe de batiste, som petit bonnet à barbes ; elle ar'angeait en bandeaux ses cheveux blones, et faisait le plus joli chiguon qu'elie eût jamais formé ; puis, lorsqu'elle fut parée, son père l'appela, €, presaut ne boîte daus le bahut de famille, iien tira avec respect une c'oix d'or, et, les larmes aux yeux, ildità sa filleen lui attachant la croix : ‘lume peux pas porter cela | dans un plus beau jour, mon eu- faat !” La petite s'inclima, et reçut cet orsement comme une bénédiction : || c'était la croix de sa mère ! Depuis six heures du matin, les! jeumes garçons et les jeunes filles du village étaient rassemblés dans, la grande cour de la ferme du père | Jacob, tous en habits de fête ; les | jeuues filles avez leurs jupes de différeutes couleurs, leurs bounets à barbes ; les garçons en grandes culottes beuffantes, vestes de laine | brodées en couleur, grauds cha-| peaux et cheveux iombauts ; tout, cela formait un ensemble des plus pitto-esques. Au m'lieu de la cour, ou voyait una jeuue veau orné de guirlaudes, chargé d’un beau sac de liu blanc qui covtesait la fleur de froment préparée avec soin par le bou fermier ; puis sur ce sc p'é- cieux écait fixée la corbeille tressée par Paulin et centenaut les deux | pigeons de Col:tie. Quaire valeis de ‘eme tenaient des runaus attachés à l'animal, aux couleu:s de la maisou du com'e et d: la comtesse de F'ossay, et tont cela atieudsit pour se mettre eu reute le signal du maii:e. I1 fallait arriver au neuf heures du matia. chateau à ahn d'assis- ter à la messe des énousail'es. Ou avait à faire lieue, et l'ou veulai: ment, de facou qu à sept heu'es où uue g'ande marcuer les se mt eu route. Le veau é:ait à ja têie du certè- ge, conduit par les quat'e valets vêtus à meuf ; puis lé pére Jacob et ses eufauts à ses (OLés suivaient ; venaient ensuite le: jeuues filles à la droite de Coietie garcous à la gauche de Pauliu. En passant devant l'éslise, le coriège s'arrêta ; l: père Jacob se détacha du groupe. l'eau béniie. assisiauts ; ion: f le signe de la c’o : eu chautant des caa Jamais #1 (Cole. vaient été au chäieau de Frossay, ut en commun , et l'ou partit tiques. vi Pauiiu n a- et, lorsqu'ils anerçrreut de la'u es graudes tourelles, les la ges mvus, les fossés profonds, les douh'es portes, enfin out cet ailiral des châteaux fcodacx quit ausfe-mat eu forteresse les plus déliceuses habiiaiious, Pau !:n s'éc :a : ““O mou père, que tor.es ces maisSONS !es L1'TeSs SU les 2ut:es sout effravantes !....on diait use pri- son | | Mou emianis, dit le pè:e Ja- cob, en elfe’, il y en a, des nrisens, daws ces } noire chäteaux-là : imais seigueur a fait mvrer et co ubler | celles de sou châtearr, — Mais pourquo: Gouc ? autour ces vi?ins pere ? dit Colexie c fossés. —Parce que ces enfaut, sent pour la château. —La défense ? dit Panlin: et! qui donc viendrait aitacuer le châ- teau de mousei2neur ! | —Ah ! dorn:e....jene saïs pus ;! ma s Ça peut a':,ve. Ah! mouseigreur na quà) m'appeler quand il se a qresiiou’ de ça ; je viendrai joliment we bat- tre pour chasser les ennemis ! dit trous-là , mon) 1 de 1graut les trous-|là, défense du Luis Éri Rene Sunlight | < » ] { . | PR, a N {| L” L Lu cn Qi pes \ UNE RECOMPENSE FE 67000 sera payée à quiconque prouvera que le; Sunlight Savon contient au- cun ingrédient injurieux eu autres formes d'adultératioss. \ Per pre re Z 2 Savon est un nettoyeur parfait et ne peut injurier quoi que ce soit. Le meilieur pour tous les usages du ménage, mais c'est dans le lavage du linge que la supériorité du Sun- light Savon se manifeste avec le plus d'éclat. Les savons communs dé- truisent la peinture ou le vernis de la surface des boiseries et effacent les cou- leurs du linge. es toiles et les dentelles les plus délicates, ou les cou- leurs les plus tendres, peu- vent en toute sûreté être lavées au Sunlight Savon, suivant laméthode Sunlight. 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E De mère, elle purifie la faripe,—le The present generation of women and girls zend meilleure, — légère,—plus facile have more than their share of misery. With à k some it is nervousness and palpitation, wib i 6 ainsi parifiée, eotte farine porte le others weak, dizzy and fainting spells, while wish others there is a general collapse of the system. Milburn’s Heart snd Nerve Pills tone up he nerves, strengthen the heart and make it best strong and regular, create new red blood esr- puscles, and impart that sense of buoyamey to the spirits that is the result of renewed mettal and physical vigor. Mrs. D. O. Donoghue, Orillia, Ont., wabtes: “ For over a year I was troubled with nervous- 1 decided to gtve Mil- burn’s Heart and Nerve Pills a trial. and after using five boxes I found I was completely eured. 1 always recommend them to my friends.” Price 50 cents per box or three boxes for 81.85, all dealers or The T. Milburn €o., Limiÿsd Toronto, Ont. Paulin vivement. — Te battre, Paulin ! mais si l’on te.tuait-!.... —Eh bien, Coleite, est-ce que l'on ne doit pas mourir ?.... —Oui, dit le père Jacob, et mou- pour Son segneu , c’est faire son devoir. —Je crois avec l-llure d'un hemme qui u< Caint eu. —Par ici, mes amis ! père Jacob en nreuent |vouyellement plautee. À pene avais-on fait quelques pas, qu'alors le château se décou- un au.'e aspect. Le sous comte avait condainné les portes et ben !....dit Paulin ” dit le une aveaue —I\ n’était pas % colline. — Aujourd’hui. De monde. faire et demeure, (6) au monde, Le meunier fut bien étonné. encore au bout de ses —Il apprit bien d’autres choses encore. | 11 sut que les mé res qui ont LC fois la ra E re lonschoiee, m'en veulent jamais d'autre. —N'est-ce pas la meilleure ? —Et pourquoi dre une mauvaise marchandise q vous pouvez en avoër 1 de bonne ? —Bien à il y était attaché— fl vendit son moniin—le joli moelin sur DE RM Ne nie arte Run o x” 1! —Ce fut là le commencement de son succès. —Partout où il allait il était bien reçu. Tout le monde le complimentait sur ls qualité de ja farine qu’il vendait. —Jamais on n’en avait eu de meilleure, —Elle était parfaite sous tous les rap- —L'avez-vous essayée ? Ecrivez tout de suite, —pas demain. \ mandez les recettes pour faire le meilleur pain et les meilleuxs gâteaux du Adressez votre commande à The Qgil. vie Flour Mills Co. Jls vous les enverront pour rien. Le meunier vous » Ltd, Montrésl. « & Votre dévoué, Meunier SANS-SOUCL les pouts-levis qui entouraient le château du côté du nord, et il avait ouvert une belle et large grille du câté du midi, c’est à-dire devant la façade du château qui avait elle- même subi des amélioratiens. ‘’O mon père, dit Colette après avoir marché quelques instants sous l’allée de tilleuls qui condui- sait à la grille, ah ! que c’est joli là-bas. ,..que c'est beau !.... —Eh bien, c'est le château !.... dit Jacob, c'est notre bom seigneur qui a fait cette belle petite entrée à la place d’uu grand vilain fossé et d’une gresse lourde porte de fer qui y était ; il n’a pas peur des vo- leurs, Jui | —Je crois bien, dirent les en- favts, il doune à tout le monde, on ue pense pas à le voler ! —Et puis, ajouta Coleite, c'est bien vilain de voler ! — Voulez-vous ne pas pa*ler de ça, Colette ! c'est déjà vilain de prosoncer ce mot-là ! dit le père Jacob sévèrement. . —Oh ! il n'y a pas de danger, uotre père,’’ dit Colette en rougis- saut jusqu'aux oreilles. Eufu on approcha..ou appro- cha..et l'on atteiguit la grille du parc, qui était graude ouverte. Quel spectacle pour les bons pay- saus ! on avait sorti les fleurs de toutes les serres, on avait jonché les allées de feuilles de rcses, et des guirlandes formateut um dôme sur chacunes d'elles ; on voyait fe loin la chapelle uu château resplendis- sante de lumières ; les grauds sei- gueurs invités se promeuaient daus les salons, ainsi que les dames des châteaux euvirounaxis, et tous étaieut parés comme pour aïler à la cour. Les valets de pied, baïdés d’or, circulaient portant des plateaux couverts de rafraîchissements de toute espèce. Touies ces richesses, toutes ces beautés rendaient bien mesquius aux yeux des bons fer- miers le veau, le sac et la corbeille veuus de la ferme ; et ils me savaient plus s'ils devaient faire leurs of- frandes : cependaut la cloche com- mença à sonuer ; les portes de la chapelle s’ouvrirent, ainsi que les deux battants de la porte du châ- teau. Alors le comte, donnant la maiu à sa fille, sortit le premier du sa- lon ; puis les dames et les seigneurs suivirent, et Jacob, aui était entré sans façeu par la grille principale, se trouvait avec ses enfants, sou veau et ses paysans sur le passage du cortège. A l’approche du comte, le vieux fermier, donmnaut l'exemple à tous les assistants, découvrit sa 1ête blanche, et se mità genoux : le comte jela les yeux sur Jacob, et le releva vivement. Le fiancé del Louise me put s'empêcher de re A1rire. ‘Marquis, lui dit le comte, tout 4 à l'heure Dieu recevra la prière cet homme, et sa prière sera pour vous !....’? ‘Louise sourit à Cuiette, Ferdi- vaud à Paulin, et tous, grands et petits confondus devant Dieu, éle- vèrent leuxs prières au ciel pour le bonheur des époux. J. H. 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