ge ne Notes sur Manille Manille, ville d'Océanie, est la capitale de l'archipel des Philippines et des établisse- ments espagnols dans la Malai- sie, sur la côte occidentale de l'ile de Luçon et sur la rive mé- ridionale de la baie de son nom, par 140 36 de lat. N. et 1180 37 de long. E. Sa population est d'environ 200,000 habitants, en y comprenant la pepulation des faubourgs qui s'élèvent autour de [a ville. On y remarque la ci- tadelle de Santiago, un archevê ché, une cour d'appel, un tribu- nal du commerce, une universi- té fondée en 1645 et un collège de missionnaires. C’est à Ma- nille que résident le gouverneur de Luçon et les autorités supé- rieures de la colonie. Jette ville est bâtie sur le bord oriental de la vaste baie du même nom, qui se forme par Ja mer de Chine, et qui a 10 lieues de diamètre, entre la mer et le fleuve Passig, dont le lit, en cet endroit est presque pa- rallèle à la plage, et dont l’'em- bou :hure forme une langue de terre étroite et allongée, facile à départie des eux du Passig, en- toureni la ville partout où ses murs ne sont pas baignés par le fleuve lui-même. Elle est 1égu- lièrement bâtie, ses rues ali- gnées, coupés à angle droit, sont bordées de trottoirs en as- sez mauvais état ; quelques- unes sont pavées de larges dal- les, les autres sont à l’état de chemins mal entretenus. Les maisons en bois, sur des fonda- tions en pierre, son grandes et à peu près uniformes. Le rez-de- chaussée n’est, en génézral, qu'un vaste vestibule ; le premier é- tage, qui est seul habité déborde et forme une galerie qui règne tout le long de la maison ; des chassis à coulisses, garnis, en guise de vitres, de petits ce- quillages, demi-transparents, ferment toutes les galeries et donnent aux maisons une phy- sionomie singulière, mais sans élégance, les toits sont couverts de tuiles sombres. Les églises seules jettent un peu pius de variété sur cet ensemble dont la régularité fatigue. Les couvents dont elles dépendent sont hors de preportion avec le petit noem- bre de leurs habitants. En som- me, tout est triste, désert, on di- rait presque lugubre, à Manille: ses rues sonores rappellent les silencieux échos d’un cloitre. Les deux grands côtés de la principale place sont occupés par le palais du capitaine géné- ral, qui n’est qu'une maison plus étendue que les autres, et l’Ayuntamiento, dont l'aspect annonce au moins quelque pré- tention à l'architecture. Le côté du s-d-est est occupé par le ea- thédrale et ses dépendances. C’est un grand édifice irrégu- her ; la tour, qui du large parait élevée, à cause du peu de hau- tur des bâtiments qui l’envi- ronnent, supporte un dôme sur- monté d’une Jenterne ; le iout est recouvert en tuiles ; la torme en est aussi peu harmonieuse que les couleurs sont désagré- ables à i’œil. Les églises et les couvents sont bien décorés à l’intérieur On y admire quelques tableaux de bons maitres, et quelques statues en bois exécutées par des Indiens. La vile possède quelques établissements de san- té mal dirigés, l’instructien pu- blique est entre les mains du clergé ; l’université, le cellége de Saint-Thomas, et celui de Saint Jean de Latran sont con- liés à des dominicains ; le cou- vent de la Miséricerde est dé- ciaré à élever des orphelins, amet nt ann nn emma ntm à Re vs ms en rene LE mn — # > idgènes. Un pont de pierre unit la ville fortifiée à ses faubourgs, bâtis sur l’autre rive du Passig. aCe fleuve met Manille en communication directe arec le Laguna, lac magnifique dont les bords fertils nourrissent une centaine de villages sur un dé- veloppement de vingt-cinq lieues environ. Les faubourgs couvrent une grande étendue de terrain, mais les rues. du berd sont seules bordées de mai- sons en maçonnerie : au dèlà, ce ne sont que des cases en bam- bous d'assez pauvre apparence mais proprettes et d'une simpli- cité pittoresque. Les rues sont brillantes et poudreuses pen- dant la saison sèche, neyées seus une beue épaisse après les pluies. L'industrie est peu ac: tive à Manille. La fabrication des cigares en constitue la branche la plus im- portante ; on y ‘construit aussi quelques petits navires emplo- yés au cabotage, mais les voiles, les aucres, les chaînes et câbies, sout tirés d'Angleterre et des E:- tats-Unis. Les Indiens fabri- quent pour leur usage des cotonnades grossiers, des meubles, des ustensiles de mé- nage ;enfin la carossière et la bi- jouterie ont quelque importance daus un pays où tout Européen, un peu à son aise, doit avoir sa voiture et où le luxe exerce une domination incontestée. Le commerce est très actif de- puis que le port de Manille a été ouvert aux étrangers. Cette détermination a ranimé les cul- tures principales de sucre, d'’in- digo, de tabac ec de coton, qui forment les grandes exporta- tions ; les autres exportations consistent en cuirs, suif, miel, riz, Chocolat. bois de teinture, perles, coquilles de nacre. Les T'IMPARTIAL, JEUDI LE 12 MAI, 1898. FIGURES DU CHRIST D’APRES LES SS. PERES a JOSUE _ Le nom de Jésus (tait depuis longtemps connu parmi les Juifs. Parce que les merveilles qui devaient un jour signaler Jésus Christ, étaient vraiment extraordinaires. Dieu en avait, de loin, assuré la créance, en marquant ce nom par des prodi-{ ges qui en conservassent la me-| moire. Ce nom était celui de l'homme qui, après Moïse, in- troduisit le peuple d’israel daus la terre promise. 11 n'était que la figure, reconnaissez la réaiité. Jésus, ou Josné, fait en- trer son peuple dans la terre promise ; Jésus-Christ onvra à possession de tous les biens qui y résident. 11 faut que Moïse soit mort, pour que Josué pren- ne le cemmandement d'israel ; il faut que la loi portée par Moise soit abrogée, pour que Jésus-Chris établisse la sienne. Josué exerce l'autorité de chef du peuple ; Jésus-Christ, roi, s’est fait reconnaitre par la 1na- Jesté de sa puissance et de son commandement. Josué arrétant le soleil, opère un predige plus grand que ce- lui de Moïse en divisant jes eaux. Commander au ciel, est plus que se faire obéir de la mer. Pourquoi, dans Josué, cette supériorité de puissance ? Parce qu'il fut dans sou nom même la figure de Jésus-Christ. Les créa- tures révèrent, dans un homme le nom du Dieu qui les a pre duites. D'autres ont pu porter le même nom. Celui-là seul reçoit le nom de Josué, cu Jesus, pour eu figurer un autre. 11 était des- tiné à introduire sen peuple rentss tissu de coton, de soie et de laine des fabriques d'Europe, des fers, des ouvrages de fer et d'acier, divers outils et objets de luxe, vernis, eaux-de- 1e, li- queurs, etc, Bien qu'il y ait partout de l’eau aux environs de Manille, les jardinsy paraissent incon- nus. On ytronve des paimiers de plusieurs espèces, des bam- bous, des bananiers, des man- guiers, des tamariniers, des vé- gétaux du port le plus varié, des fleurssauvages magnifiques, et l'on ne songe pas à utiliser tant de richesses éparées. Ce- pendant, quoique leur arrauge- ment soit abandonné au hasara, la compagne est fort beile et la plaine ressemble à un immerse parc, borné seulement par les montagnes qui ondulent au de- 1à de l'horizon. Ce sont partout des chemins ombrageux, de frais sentiers, bordés de bambons qui serpeutent entre des champs de cannes, entre de vastes rizières encadrées par un gracieux ri- deau d’ardres e: d'arbustes flen ris. Les champs de cannes sont très communs dans les environs de Manille. La récoite a lieu en décembre et jauvier Manille, fondée par les Espagnols, en 1571, a été victime de plusieurs tremblements de terre. Celui de 1645 Ja détruisit eu grande par- tie et fit périr 3,000 personnes ; celni de 1796 fut aussi des plus affrev x. Le 26 octobre 1824, elle en é- prouva un autre presque aussi terrible. En 1562, cette ville fut prise par les Aoglais, qui exi- gèrent des Espagnols, 25 mii lions pour ia leur rendre. CRICK IN THE BACK Doan's Kidney Pills will take itout quicker than anything you know et. Mr George Du- tant espagnols que métis ; d’au-|rand, Hamiiton, Ont., says :— tres écoles reçoivent des enfants “Doan’s Kidney Piils have des deux sexes. Tous les cou-|made me stronger, removed the vents ont des mais on n’y trouve rien sur la|weak kidneys bibliothèques, |tired feeling and cured my and aching langue et la littérature des in- back.” objets d'inportation sent ; diffé-! dans la terre promise. comme | Jésus-Christ a introduit le sien dans le ciel; ce que n'avaient | pu faire ni Moise, ni la loi, qui 'en ont été exclus. C'est que la loi elle-même ne jouvait sauver les hommes : ce devait être l'ou- |vrage de la grâce. | On s'étonne de rencontrer, dans nos écrivains sacrés de l'Ancien Testament, l’histoire de Ruth, étrangère, de Rahab, que l'en sait avoir été une fem- me de mauvaise vie. C'étaient des figures, qui présageaient ce qui devait avoir lieu sous le Nouveau Testament ; car l’An- cien ne fut, tout entier, que l’al- légorie vrophétique du Nou- veau Ruth, étrangère, réduite à nne extrême indigence, mais é- levée par Boez an rang de son épouse ; Rahab elle-même, comptée par nos saints évangé- lis au nombre des ancêtres du Sauveur, malgré les crimes dent elle s'était souillée, figu- raint l'Eglise, pauvre, souillée de tant d’iniquités, que Jésns- Christ n'a pas dédaignée, qu'il a choisie pour en faire son épouse, et la mettre en possession de tous ses hiens Car il n’était des- cendu du ciel sur la terre que pour nous guéri de toutes nos misères ; il y venait comme mé- decin, non comme juge. Ruth, du moment où elle en- tendit la voix de Booz, oublie la maison de son père et sa patrie, pour s'attacher à son époux, et, comme l'Eglise, devient la mère des rois. 1ln'y a pas jusqu'aux noms des patriarches anciens, qui n’aient de ses mystérieux, tous applicables au nouveau; tels que ceux d'Abraham, de acob, de Salomon, de Zorobabel. S'ily a quelques circonstan- ces qui paraissent avoir échappé aux prophètes, ue vous en éton nez pas. 1l n'ont pas dit tout ; mais ils n'ont pas tout omis. Si l’on eût vu se produire tout à coup des événements que rien jusque-là u’avait annoncés, on en eût été trop violemment sur- pris. Si tout, jusqu'aux moin- dres détails, avait été prédit à SR GI sis sen peuple le ciel, et le met en] l'avance, on ne l’eût pas été du! tout, et on me l'aurait reçu qu'a- vec uve muette indifférence. WORM3 CAN'T STAY When Dr. Low's Pleasant Worm Syruy is used. 1t's death to the wormss, easy on he sys- tem and nice to take. 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