# x £ LP à — rés à LL à Sd de À é É 4 : ch ARE. 53-60 A PE Os à” à +: mme L'IMPARTIAL TE (Sute] —Hardi, garçons, hardi ! D'un rythme inégal, les rames battaient l'eau calme. Car Charles et Emile, en réalité, ignoraient le maniexmsent d'un bateau, et Léon dirigeait le gouvernail à peu près aussi maladroitement. Tous trois, du reste, se cro- yaient de parfaits navigateurs. —Nous marchons bien len: tement ! dit Léon tout-à-coup, et ii y a encore nne distance jusqu'à Cortaillod ! En dépit Ces recommandations de ce peureux de Pascal, hissons la voile, voulez-vous ? La brise se lève, et nous allons filer déli- cieusement ! Un peu fatigués déjà, Char- les et Emile acquiescèrent avec empressement. — Bonne idée !...et tu disais le patron Pascal! bien, Léon n’est qu'un peureux ! —Où est il son nuage, son fameux nuage ? Le nuage avait grandi, cou- vrait maintenant tout un coin du ciel. Et s'ils eussent ét® quelque peu familiarisés avec le lac, ce que Léon venait d'ap reler ‘“‘une brise” les eut alar- més. Car c'était, dévalant du Val-de-Travers l'annonce d’un formidable coup de “jorau”. Mais ni l'an ni J’autre n'en avait soupçon, et, voile haute. l'esquif gagnait rapidement le large, sans qu'ils eu prissent la moindre inquiétude. Le nuage, cependant, grossissait. De blane, il avait passé au Jaune, puis au | gris, puis au bleu livide, puis! au violet. Un rideau semblait s'être tendu devant le soleil Et le lac devenait glauque et farouche, mytérieusement agi- té dans ses profondeurs. Soudaip, le tonnerre se fit entendre, et comme si c’eüt été un sigoa!, en quelques minutes le vent souflla, les varues s: hérissèrent, blanches d’éeume, uue cbseurité envahit le €1:l l'orage était la, terrible. — (Cela se gâte, dit Léon, q'i avait peine à maintenir le gou- vernail : baissez la voile ! Muis l'ardre était pius facile à donner qu'à exécuter. La toile résistait, se bombait dé- mesurément, et l’embarcation, a chaque rafale, penchait à faire peur. Bientôt, les vagues] devinrent énormes, passant pai- dessus le bateau, où l’eau at- La el œnut déja quelques cen:i- ineres La situation était positive- ment critique Eflarés, perdant la tête, se comprenant à peine dans ie fiacas de l'ouragon, le jeunes œens essayaient l:s manbœurres aussi walheureuses l’une que l'autre. Maintenant, on ne vo- lus la rive. Rien que cs vagues bondissantes, affloices, hi) et le bateau, tantot sélévait très haut, sur leur crète bonil- 1 + »” ” y « lonnante, tantôt s'’enrouMrait 1 1] .: en de profondes vailées, d'où 1} semblait ne pouvoir reparaitre ! Les jeunes gens sentaient leurs forces les abandonner peu à peu. À l’aide de son chapeau, Emile cherchait à vider la cha- loupe, où l'eau rentrait l'ins- tant d'après. Charles, enfin, ré- ussit à carguer la voile. Mais une lame plus terrible que les autres fit lâcher le gouvernail à Léon, et la chaloupe se mit à sauter de plus belle. Un en partit de leurs poi- trines : — Nous sommes perdus ! Le bateau s'était retourné. An même iustant, à peu de distance, 1ls aperçurent une barque qui, habilement ima- nœuvrée, luttait avec bonheur contr? la tempête. —Au secours ! à nous ! Léon seul savait nager ; les deux autres se cramponnajient au bateau, désespérément. | —Au secours ! | On devait les avoir vus. La : barque approchait rapidement | Et, alors, dans l'homme qui la |montait, ils reconnurent le pèê- cheur de la matinée, l'homme au chien. Lui anssi les reconnut,-et, pendant une minute, ce fut en- tre eux quelque chose de tra- gique ! | Une sorte de rictus passa sur | la face de l’homme, dans ses ‘yeux un éclair de haine ; eux, songeaient qu'il n'avait qu'à donner quelques coups de rame pour les sauver-ou les perdre ! . Ce fut court—et cela eut la | durée “’un siècle. Puis, la bar- que avança de nouveau. Et ils comprirent que c'était la déli- yrance. —Tenez ferme ! Une légère accalmie se pro- duisait. Le pêcheur jeta à E- mile une sorte de bouée rus- tique, puis, il aida le Jeune homme à se hisser dans la bar- que. Emile, à son tour. aida Charles. Léon fut repêché ,e! | dernier. Tous trois étaient pâles comme la mort, qu'ils avaient vue de près. | —Maintenant, ne bougez pas ! ordonna ie pêcheur. | Une heure entière, il lutta contre le lac en furie, dirigeant son bateau avec une presence d'esprit, une sûreté admirables. | La barque, d'ailleurs, était supérieurement construite, en prévision de telles surprises. Eufin, le vent s’apaisa, les vagues se firent moins redou- tables, un morceau d'azur, un Tayon de soleil reparurent. La rive n’était plus éloignée. 1ls y abordèrent bientôt. — Nos vous devons la vie, dit Léon d'une voix émue, et nous ne le méritions pas !.…. Comment vous remercier ? —Je n'ai pas besoin qu'on me remercie ! — Permettez, au moins, que nous confessions nos torts...C'é- tait honteux et lâche, en effet, mon action de ce matin ; vous, vous avez été noble et géne- ‘reux.… Monsieur. je n'aurai pas de repos que vous ne m'ayez pardonné… Le pécheur achevait d'atta- cher son bateau ; il se redressa. — J'ai fait mon devoir, voilà tout ! Une façon comme une l que la leçon vous profite ! —]1 faut que vous nous par- donniez ! répéta Léon. Mais le vieillard, amèrement, | d’un ton qui n'admettait pas de réplique : — Vous me devez la vie, di- :siez-vous. Eh bien ! \lez-vous de plus ? Fichez moi Î que vou: la paix Et il s’en alla, disparnt entre les saules... THE NORTH AMERICAN LiFE ASSURANCE COMPANY HEKAD OFFICE : TORONTO John L. Blaikie, President, Wm MeCabe F. 1. A. L. 1. B,., F.S.S Manager, A’Popular, Pros- perous, Progressive Canadian Company doing business exclu | | sively in Canada. The year closed has been more successful than any pre- ceding one,in that the new lusurances those of 1895 by 18 per cent, as will be seen from the fol- lowiug : New 1ns. increased over 18 p.c- Total ins. in force # "3n-" Cash Income #20" Assets FES Reserve Fund Fr 6” Pm. to policy holders 142 The North American Life was the first Company ïin Ca- autre de se venger ! Tâchez, Adolphe Ribiux. issued exceeded nada to introduce the practice } PARTIE DE PLAISIR sm diately upon receiving satisfac- tory proofs of death, and has a well earned reputation in that respect... ?," Read the foljaving letter : — To the North American life Assurance Company, Toronto, Canada Gentlemen : As an administrator of the estate of the late James Douse Furuess, 1 beg to acknowledge :the receipt of your cheque for $1000 being the amount of in- surance under policy 18799 is- sued by your Company at the life of the said deceased. Your prompt and honor: ble dealing NN in this matter, having in view Mhe fact that the death of the insured occured within 43 days of the issue of the policy, and before the prenium obligation for the same matured, adds a- nother to the many reasons why your Company is held in such high esteem by the pu- blic, 1 assure you 1 shall consi- der it a duty as well à plea- sure, to recommend it to inten- ding insurers. Yours truly | Roert G. Furness | Vernoa River, P. E. I. | Write for actual results, an” \nual reports and semi-tontine |estimates to | G. J. McCormac, | Charlottetown Special Agent for P. E. Island. PENSEES Î | Ne faites jamais couler les larmes, Dieu les compte Le monde récompense plus souvent les apparences que le mérite même. Aujovrd’hui tout le monde doit marcher ou courir ; celni qui s'arrête est perdu. Rien n’est meilleur pour {or- mer le caractère que d’enten- dre des vérités difliciles. Î ; | { | Le meilleur moyen de se dé: | faire d’un ennemi, c’est de s'en | faire un ami. | Tune triompheras pas des passions avec l’eloquence, puis- que la passion est plus éloquen |te que la parole. | La souplesse est une grâc- | pour le eorps, ue qualite pour l'esprit, mais un défaut pour la | conscience, | | C'est dans le malheur sur tout, que l’on goûte l'amitié | parceque c'est dans le malheur que l’on a besoin d'elle. | LA FRANCE CATHOLIQUE Les deux tiers des prêtres et les quatre-cinquièmes des frè- res et des sœurs qui travaillent dans la vigne du Seigueuwr, pour le bénéfice des pays de |mission, sont de mnaitjionalité française. L'on rapporte, en on- |tre, que, des cent-dix neuf pré tres qui ont souflert le martyre lan cours de ce siècle, quatre- |vVingt-quinze étaient Frau:ais. Vive la France catholique ! JOURNAL PIONNIER | | ! ! | | j Chicago, 3—Le Klondyke va avoir son journalet c'est Chi Cago qui va en fournir l'éditeur et le modèle. Mme Caroline W. Rowney, de cette ville, doit partir pour | l'Alaska avec une petite presse let les accessoires nécessai- res. C’est une femme d'âge mo- ‘yeu qui a beaucoup d'oxpé- rience en fait de journalisme | dans les campements de mi- | neurs. | ÆEllea publié un ville ;elleen a tait un antre pendant la vogue de Durango. Elle n’a pas peur des difficul- tés et ne s'effraie pas du travail. Elle se p'opose d'imprimer son journal dans les champs aurifè. res mêmes et compte bien pren- dre sa part des richesses de la { | région. journal | dans les beaux jours de Lead-| THE NEAUGTHER SALES 7 D seen rem £ pr à LR Een ou { AT FR LR v on + oo. RE Le ss Pr MES ELU" Ne à ; ca Le ne —_— 2 Re Es ee pere ete ee ne, Fe RE à ps à » —_—_——" I have been waiting for developmenrts for the true inwardness of these sale. An many cases the prices Arc increased 30 per cent. AND THEN REDUCED, bring ing them back to par. 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