| de © none ge ge . 2» be | | ! L’'IMPARTIAL, JEUDI E 9 JUILLET, 1908. me ra 7 TUE à Lich Discours d'Adieu 000 PRONONCE PAR M. Jos. W. ARSENAULT, AU COLLEGE DE Sr.-Bo- NIFACK, LE 22 JUIN, 1903. —— 000 — Très Révs. Pères, littérature française. Quant à moi Bien Chers Condisciples. j'en serai reconnaissant pendant Depuis longtemps j'attendais ce | tous les jours de ma vie. moment heureux pour remplir uu! Mais, s’il y a un bienfait qui mé- devoir qui incombe toujours à ceux rite ce nom, c’est de pouvoir ap- qui prenent congé de leur ALMA prendre à connaître et à aimer sa ) MaTEr. Ce devoir, Très Rèvs. |religion le seul vrai trésor, le seul Pères, est pour moi agréable et | bien véritable. Je n'oublierai ja- triste en même temps. Il est agré-| mais les premiers efforts de mes able, parce qu’une occasion se pré-|maîtres pour former et développer sente où je pourrai faire connaîtremon cœur. je n'oublierai jamais mes sentiments les plus intimes sur; ma première communion et la con- les bienfaits que m'ont procuré les! firmation que j'ai reçues des mains enseignements du collège de St. Bo- ! d'un évêque bien aimé Mgr. Taché. niface. Il est triste parce qu'il faut dire un dernier adieu aux bienfai- {Combien de jeunes hommes dé- pourvus de moyens où ne connais- teurs et aux compagnons de were pas le vrai bien quittaient le jeunesse. Je vous prie donc, de bien vou- loir ie prêter votre attention et de m’écouter avec bienveillance quand j'élève ma faible voix pour dire combien j'estime la formation intel- lectüelle et religieuse de notre col- lège catholique. Sous la direction de maîtres savants et dévoués, mon mon esprit a profondément étudié les langues anciennes et modernes, pour former et développer mon 1in-| telligense, ma volonté et mon ima- gination ; afin de faire naître en, moi des habitudes de travail, d’ex- actitude, de régularité, de constan- ce et de fermeté. Ils m'ont appris comment étudier les plus belles lan- gues que les hommes aient jamais parlées. témoignage de tous les siècles con- statent et affirment sans contredit, que la langue latine et la langue grecque sont les plus exactes, les plus riches, les plus parfaites et les plus élégantes des larigues. L’ex- périence de notre temps a aussi constaté que plus la langue qu’on étudie possède ces qualités, plus l’é- tude de cette langue sera salutaire à l’esprit, qui en acquérra d'autant plus de richesse, d’exactitude, de distinction et d'élégance. Oui, l’é- lève du cours classique après avoir meublé son esprit des idées des grands auteurs ; après s'être essa- yé pendant cinq ou six ans à les rendre dans sa propre langue ; a- près avoir comparé l’idiome mater- nel avec les plus anciennes langues, peut alors étudier, réfléchir, pen- ser. De là, ilsuit qu’à la fin de ses études, il est moins sensé avoir beaucoup appris qu'être deveuu ca- pable de beaucoup apprendre. Et, la langue maternelle que j'ai étudiée, c'était la langue française. Dans ce collège, je l’ai entendu parler par mes professeurs surtout, dans toute sa pureté et toute sa beauté. J'ai pu lire les plus beaux livres que contiennent nos biblio- thèques modernes. Oui je suis heu- reux de pouvoir dire qu'en étudi- ant cette langue que j'ai fait con- naissance avec les grands chef-d’œu- vres de l’esprit humain, les grands poètes, les grands écrivains, les grands penseurs et les grands gé- nies du monde ; car, vraiment, nos pères les français étaient des peu- seurs et des génies. Et, vous me permettrez de citer le mot d'un ou- vrier canadien français, de Winni- peg, qui en parlant de l'interdic- tion de la langte française s’écria : “Moi, dit-il,” ne parler le français. ‘(Ah ! j'aimerais mieux mourir que de ne pas parler le français. Oh! si un si grand amour pour sa langue anime le cœur d'un simple ouvrier, quel ne doit pas être l'amour de celui qui connaît les beautés de la Trouve Mort — — Oui, l'expérience et le | foyer paternel ou le collège et s'en allaient dans le monde pour entrer | dans les carrières de la vie ! Plus heureux qu'eux, mais hélas, moins digne, je suivais ici un cour de re- ligion dans lequel je voyais toute la véracité et la beauté de la religion chrétienne. Pendant que les adep- |tes de Satan semaient l'erreur et la | discorde. Pendant que les philo- | phes du siècle prêchaient et ensei- gnaient des doctrines absurdes et |erronées, moi, dans les classes, je recueillais de la bouche de mes pro- | fesseurs, les enseignements de la | vérité, de la saine doctrine, de la vraie philosophie. Oh! oui tout ce qu'il y a de vraiment grand et vraiment beau, je l’ai reçu, car y a-t-il d'autre chose de plus grand let de plus beau que la vérité, que la vraie religion, le centre et le fo- yer de toute grandeur et de toute beauté ? Où est le trésor qui puisse s’échanger pour ce don de l’éduca- tion chrétienne ? Se trouve-t-il un seul bien qui puisse être comparé à celui-ci ? Oh ! en ce jour je m'é- crie comme Ozanan : ‘‘Que ma main droite sèche et que ma langue s’at- tache à mon palais, si jamais j’ou- blie ces bienfaits. Maîtres savants et dévoués, com- bien peu élèvent la voix pour re- sonnaître votre science et votre dé- vouement ! Combien peu vous té- moignent de la reconnaissance pour votre travail et votre abnégation ! En ce jour, mes Révs. Pères, dai- gnez agréer les plus vifs sentiments de réconnaissance que je vous dois ; car après Dieu vous êtes les pre- miers, puisque vous m'avez dirigé dans les voies de la science et de la vertu. Et il ne sera pas juste de vous quitter ce soir, sans avoir é- gard à mes condisciples. Je dois dire que les élèves du collège de St. Boniface ont été pour moi des mo- dèles de travail et de piété. Mais en faisant mes adieux à mes maîtres et à mes condisciples, je ne pleure pas des larmes de tristesse ou d’a- mertume, mais des larmes de joie, parce que j'ai la conscience d’avoir compris que ce collège est un sé- jour de bonheur et de paix et par- ce que j'emporte avec moi les plus |beaux souvenirs de la plus belle | partie de ma vie. © jours de ma jeunesse, vous vous êtes évanouis comme la rosée du matin ! Hélas je ne savais que trop peu combien vous êtes précieux ! Adieu, donc, collège bien-aimé, doux et bien-ai- séjour, adieu ! Je n’entendrai plus dans les murs ces enseignements d'une douce et sainte sagesse qui | doivent me conduire dans le chemin de la vie : mais, ton souvenir ne s'effacera jamais de mon cœur, et de ces jours, je conserverai pour toi une reconnaissance éternelle. [tête en bas, qu’à midi et demi ; le \corps était froid quand on l’a trou- ré, la femme du défunt se trouvait Y : ï & | : e : St. Hyacinthe, 26—U PR | dans la mrison à l’heure de l’acci- Antoine Richer, journalier de ŒtLE | dont et dit n'avoir rien vu ni enten- À à , 2 ré . LÉ ville, âgé de 62 ans, a été trouvé) Ge ja chute de son mari ; elle a mort à sa résidence, 2 1 ,* E calier du premier étage à l'intérieur No. 62 rue Saint-Dominique lundi à midi et demi. Le défunt descendait l'es- été trouvé en état d'ivresse et n’a |recouvré ses sens que dans l’après- | midi. Interrogée à l'enquête, elle la déclaré que l'accident avait dû 2 \ - de sa demeure lorsqu il culbuta| er vers les trois heures, alors sête premièreet se tua instanta | je défunt a été trouvé à midi nément. S et demi. Une enquête a été tenue hier | A 11 heures, le verdict fut ren- soir à 7.30 heures sur les lieux ® | du : la mort du défunt a été causée on a prouvé que le défunt avait dû | par une commotion cérébrale res- tomber vers les 9.30 heures et il a |sentie au moment oti il descendait Le Pape sort da Vatican Le pape est descendu dans les jardins du Vatican le 30 juin pour la première fois cette année, et il a été promené en voiture pendant environ une heure et demie. Les personnes qui l’on vu récem- ment déclarent que toutes traces de ses récentes indispositions ont dis- paru. Bien que la santé du Pape se soit beaucoup améliorée, le gouverne- ment italien pour être prêt à toute éventualité a donné l’ordre à deux régiments de province de se tenir prêts à venir à Rome pour renfor- cer la garnison de cette ville, afin que les autorités aient sous la main des forces suffisantes pour maintenir l’ordre et assurer la liberté du con- clave, s'il devenait nécessaire d’en convoquer un. Si les cardinaux, comme cela a, été le cas après la mort de Pie IX, décident de se réunir au Vatican, le gouvernement entourera le palais d’un cordon de troupes pour em- | pêcher toute tentative contre la liberté du conclave et prévenir éga- lement l’enlèvment d'objets de va- leur du Vatican pendant l'interrè- gne, comme cela était la coutume avant 1870. Le bruit court que des négociations se poursuivent entre les Vatican et les grandes puissances catholiques qui, à l'exception de l'Italie, ont le droit d’opposer leur vety à l’élec- tion d’un cardinal quelconque à la papauté, en vue d'amener le re- noncement de ces dites puissances à leur droit. Aucune de ces puis- sances n’a fait usage de son droit au dernier cenclave et on assure qu'il ne serait pas juste qu’elles en profitassent au prochain, surtout maintenant que le pape a été dé- pouillé du pouvoir temporel. Si ces négociation échouent, le pape est déterminé à proclamer que le veto sera nul au prochain conclave, car il craint que la France n'inter- vienne dans l'élection. Les autres puissances, l’ Espagne et l’ Autriche, semblent disposées à abandonner leur droit. En Serbie Le correspondant du ‘‘72mes" à Belgrade télégraphie qu’à la séauce du 29 juin, la chambre des dé- putés a demandé que le nouveau gouvernement se présente à la chambre. Le gouvernement à re- fusé, sous le prétexte que le mi- nistère était le même qui avait été auparavant approuvé par la cham- bre. Les radicaux indépendants ont demandé la dissolution et les é- lections générales immédiates. La situation n’est pas claire et il sem- ble que ce soit là le commencement des difficultés qui attend le roi Pierre. A une séance de la Skupchina, le premier Arakumovics a lu un ukase prorogeant la session spéciale con- voquée par le gouvernement pro- visoire le 11 juin. Après avoir lu l’ukas, le premier ministre a remercié la Skupschina pour l'élection du roi Pierre et il a ajouté que le gouvernement avait décidé qu’il valait mieux remettre toute législation quelconque jus- qu’à ce que la nouvelle chambre soit élue. Le premier ministre a déclaré que le gouvernement ver- rait à ce que les élections se fassent en toute liberté, afin que le résultat représente vraiment l'opinion pu- blique. Le roi a promis que le nouveau cabinet serait composé d’après le résultat des élections. L'Immigration dans L'Ouest Ilest arrivé environ 1, 600 im- migrants dans l'Ouest durant le mois de juin l’an derni:r. L'année fiscale a terminé le 30 et bien que les rapports ne soient pas encore tous faits, l'immigration durant les derniers douze mois atteindra le chiffre de 110,000 à 111,000, où le double des arrivages dur juillet, 1901 au1 juillet, 1902, dont le chiffre était de 55,239. Une Qualite seulement et la Meilleure Hockoiok QUATRE-VINGTS PIEDS DE HAUT. Covered Bridge, Nashwaak, N. B. 1 Mars, 1903. McLAUGHLIN CARRIAGE CO., LTD Messieurs :— A l'égard de la voiture (buggy) McLau- ghlin que j'ai achetée de M. Thos. Colter, étant tombée en bas d’une terrasse—c’est vrai— le cheval, la voiture et mon frère qui était dedans, le couvert de la voiture : relevé, tout fut précipité en bas de la terrasse, une hauteur de 80 pieds. La voiture roula sur elle-même quatre fois et ne reçut comparativement aucun dommage. Je suis certain qu’eile doit être construite du meilleur matériel. Un wagou fort, dont on se sert sur la ferme est tombé au même endroit, il y a quelques années, et il fut mis tellement en morceaux, qu’il n’y eut pas moyen de le réparer. Votre, etc. MARSHALL McLAGGAN Souris, I. P. E. McLAUGHLIN CARRIAGE CO. ST. JEAN, N. B. Messieurs :— Il y a plusieurs années que je fais usage de vos voitures et je puis dire à qui que ce sait que je les ai trouvées de première classe sous tous les rapports. Pour leur durée, leur perfection supérieure, et sous tous les autres rapports, elles ne sauraient être sur- passées. Je désire surtout attirer l’attention sur leur légèreté et autant que je puis en juger, le confort qu’elles assurent par la supériorité de leurs ressorts les placent bien en avant de toute autre dans la course. Aux acheteurs de voitures simples, je conseillerais d'examiner le PHAFTON. Cette voiture est sans contredit la plus excellente et celle qui assure le plus grand confort de toute autre voiture de ce genre sur le marché aujourd’hui. Votre, etc. R. F. McDONALD LES VOITURES McLAUGHLIN sont vendues dans les districts français par les agents suivants : Tignish, P. E. I. M. H. Gavin, Alberton. P. E. I. Wilkinson & Dennis, Abrams Village, P. E. I. Jos. L. Gallant Summerside, P. E-I. W. D. Bowness, Cocagne, Kent Co:, N. B. A. A. Goguen, Buctouche, N. B. A. M. LeBlane, Kobichaud, N.B. A. C. LeBlanc, Memramcook, N. B. P. C. Legere, Bathurt, N. B. Jos. J. Roy, Campbellton, N. B. E. Sulliva, Saulnierville, N° S- M. J. Bonnefant, Rivulet, C. B. A. G. McDonald, Easterr Harbor, C. B. Aucoin & Aucoin. Horses for Sale ! 2 Stallions, 2 Draft Horse, 1 Gentleman’s Driver. AND THE SPEEDY TROTTING SON OF PARKSIDE COCK O0’ THE NORTH The well-known draft stallion Prince Victor ; the handsome and well-bred stallion, Patron. Both the above stallions are too well known to need any flattery. No two horses in this province have been worth as much money to the farmers of this county as Prince Victor and Pa- tron. ‘The gentleman’s driver is a bay, 162 hands high and weighs 1250 Ibs. Cock o’ the North, the speedy son of Parkside, is capable of showing a 2.20 clip. Harness seldom has been placed on a better or more promising horse. James MeDonald, D. V S. Summerside. its a WHITE It's all Right ? Up to the advent of the modern bicycle, Ball Bearings had no practical application. 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