Les ” PET PERS LA CIE. DE PUB. DE L'IMPARTIAL, PROPRIETAIRE. VOL. I. NO. 15. TIGNISH, ILE du PRINCE EDOUARD, JEUDI LE 9 MAI 1901. - À MECHE D'OR G000000XXX0000@00 (suite de la 2me page.) BeuUxIEME PARTIE 12 [suite.] — Pardon! Je vous arrête là ! Gette satisfaction, je ne l'ai pas. Je m'aperçois, plus que jamais, au contraire,que j'ignore tout de vous : vous m'avez fait eroire que vous ne oonsentiez à épouser M. Fourmont, que pour mettre la main sur sa fortune : pourquoi, au moment où vous allez ètre riche, consentez-vous à parler encore de mariage à ce vieillard ridicale ? Ainsi, vous m'avez bien trompé ; il y a en- core mn secret que vous ne m'a. vez pas dit : et je vois bien que je ne suis qu'un instrament en- tre vos malus ! Augélina répondit avec Île plus grand calme : —Tenez, mon ami, dominez une bonne fois votre jalousie, où nous ne pourrions plus nous entendre. Je serais forcée de Ma séparer de vous ! Je ne pris, ce matin, que vous étiez désavantagée. au profit de votre cousin. ('’est un hasard mal- heureux ; mais voilà tout. Heu- reusement, un autre hasard a corrigé les sottises de celui-là. Le hasard est notre maître à tous ; Car, tandis que je me dé- sespérais devant cette perte de quinze cent mille francs, tandis que vous alliez vous promener à Asnières avec mademoiseile Julienne, il se passait, rue de Rome, un drame, assez mysté- rieux au point de vue de la jus- tice, mais très clair en ceoi, o’est qu'al vous fait millionnaire ! Et Brigard fixa un regard si perçant sur Angélina, qu'elle trembla de nouveau. Que voulez vous dire ? balbu- tia-t elle. Je veux dire, ma chère amie, que mademoiselle (Garancier vous a reudu un fameux ser vice aujourd hui. Comme Angelina faisait un vous ai jamais parlé d'amour, parce qu'il n’y en a pas en moi | Je méprise ee notaire, je hais sa fille paree qu’elle aime @laude | Graraicier, parce que Je hais) tons ces Garancier et oes Mo- rain : je veux la ruine et je. malheur de tous ces gens- là !......Le hasard m'a déjà ai dée..…..tant mieux ! Hile prononça ces mots d’ane voix si que Brigard frissenna. Maintenant, reprit elle, raisonnons tranqgnillement, au lieu de perdre notre temps en querelles inutiles. Vous m'a vez dit, tout à l'heure, que j al- lais être riche......Est :a à pro- pos de ces malheureux cinq cent mille francs que vers parlez ? —Non, dit Brigaed, avec un sourire philosophique, je sais qu'une pareille somme durerait à peine quelques années, entre vos mains ; il vous faut des millions... —Aussi n'ai-je pas envie d’a bandonner ceux du père Four- moat! 1l m'aime tant, ee bon- homme... que mon amour le tuera en quelques semaines, ajoata t-elle avec un mauvais sourire, Brigard répliqua, sant les épaules : —Vous n'avez de songer à cela, Tuer les gen:, ola nir dangereux, malgré la mala- dresse de la police ! Que pen | seriez vous d'uus: belle comme | ds deux millions, qui tomberait | dans votre poche, au lieu de os, cinq cent mille francs que vous méprisez ? —Comment oela ? } | | | | | derniers fareuche, en haus pas besoin m: chère peut deve- —Permettez moi, ma bell amie, de remonter un peu en arrière. Nous avons envoyé, à votre oncle de Baltimore, des renselgnements tels, sur vous et sur votr: famille, qu'il nou: sembiait impossible que vous ne fussiez pas son héritière c'est moi-même qui avais éerit la lettre, et je voas jure que j'ai je ne pense pas sent miile franc |quinze cent mille francs. geste d'effroi, il dit d'un ton | gouailleur : Je vous prie de m'excuser, ma chère, si je vous ai blessée; mais à Ja mort du commandant Mornin vous eause une graude douleur, pas plus que l'arrestation de son fils ! Les aimeriez-vous au hair ? Angéliia se passa les mains sur le visage, et se secoua brur- quement, comme pour chasser un souvenir ou une vision. Et elle dit, d’une voix troublée : J'ai beau être forte, je ne puis m'empêcher de me rappeler que jai vêcu longtemps dans cet appartement. Voue devez comprendre que mon système uerveux est un peu surexcité, ce soi. Continuez, je vous nie... Je repète donc que mademoi selle éraranci r vous a rendu un fameux service, ce soir. Elle. ou la persoune qui a tué le com- mandant; car vous n'igncor:z pas, je pense, qua Thérèse Ga raucier proteste énergiquement de sod innocence ? Qu’'impor'e, puisqu'on j'a ar- rêtée ? D'ailleurs, cette mèche de cheveux dorés n'’est-elie pas une preuve accablante contre elle ? Je ne demande qu'à le croire, dit Brigard, avec son mauvais rire. Oe quiest bien certain, c‘est que le commandant est |mort, et qu‘on va accuser Thé. rèse (Garancier et son frère |Claude. En admettant que | Claude et l'hérêse parviennent à établir leur inuocence, l‘acou- sation n'c: restera pas moins |debont contre Serge Morain:; e {puisque lui, a été pris en fla- | grant délit, Je contean à la main! C'est ei. ma chère iina, que la eonnaissance de !a loi va nous être a1tjie. Naturellement, vous allez toucher sans votre part d‘h RS Restent .Une A à - A nge jolie comme ! été bien étonné quand j'ai ap- lieu de les! tarder È 3 s01t Cinc + ! ler a. nom d'indigne ‘à celui qui est privé d'une succession on d’ure libfralhité à lui faite, pour avcir manqué à un devoir essentiel envers celui à qui il doit succé- der. ou qui lui a fait une dona-. ticn. Et, d’après le ccde, est déclaré inligne celui qui «st condammé pour avoir doun:cu tenté de donner Ja mort au dé- fant.” Commencez-vous à de- venir, ma b-lle amie ? —Oui, fit Angélina, avec un mouvement de joie cruelle, — Votre cousin Serge, étant sois le coup d'une accusation de parrioide, ne sera niturelle- ment pas mis en possession de la succes: in de son père. Les quinze cent mille francs reste- r'nt momentanément entre les mains de Me Fourmont. On jugera votre cousin dans deuf ou trois mois. on le condamnera; et, en même temps, le tribunal pronoucera contre Jui: l'indi- gnité. Et alofs, comme vots êtes la pius proche parente du comm:nlant et de son fils c'est à ess. vous, vous scüle, qui béné- ficierez de l'héritage total ! soit deux millions. Brigard s'arrêta et contempla, avec un sourire de triomphe, cel'e qu'il a; pr'ait sa belle amie. Augélina s'était étendue, de nonveau, sur son divan ; et, les yeux au p'afond, elle réfléchis- sait. Elle murmura : — Voilà ane loi remarquab @ mont faite ! — Et à laqgaelle vous n'aviez pas songe, vous qni cependant avez voulu lire le Code, et qui connaissez si bien les articles de donation ! — 01 ne songe pas à tout. — Et maintenant, croyez-vons qu'il soit nécessaire de compli quer votre situation, qui devient si brillante, par l'amour de ce uo'at e ? — Cel, mon ami, c'est ane autre aflar:, répliqua la jeune femme, sans cesser d'examiner le satin orange de son plafond. Les deux millious de l'oncle de Baltimore seront fort bons à re- eevoir ; et les quatre millions et demi amassés par Me Feurmont, ajortés aux deux autres, feront six millions et dewni. Cela, c'est une for'une...conrenable, digne de moi. Mais, il y a une chose à laquelle vous ne songez pas, vons qui prétendez songer | proteste hautement de son inno- cence, lui aussi ! — Per o m2 ne 'e eroisa. —On a vu plu: |11 fut donc admettre la possibi- (lité «’an acqnittement de mon «@is'n ;ce n’est pas probabl», mais jl faut tout prévoir. Cette anne, où on arrêtesi diff :ile- nest innocents jetés ca prison : ct on les ya maintenus plusisurs £e- |maines: on avai prouvé enra- | | bondamment isur eulpabili.6… | Et, un beau jour, on a é:6 forcé ide le: relâcher, paree qn'on avait trouvé ds pren v s non Moius eéurybouliautes à. suite à la 8e page) Î SE, —Dont mon cousin hérite... — Pare du tout. La loi est for- meils à cet égard. — Quelie Joi ? —£La loi de j'indignité En matiere de droit, on donne le! à tout, cet que Serge Morain | G. BUOTE, RÉDACTEUR. Importers aad Jealers in DRY GOODS HARDWARE BOOTS & SHOBS FINE GROCERIES And Hung “upplies AT TIGNISH and À LBERTON We have just opened à tull and complete stock of NEW GOODS. We are prepared to Supply the wants of the farmer, fish- erman aud mecha- nic. We invite in- tendinc: purchasers to cire us à call, and they will find (we can meet fort que cela. | competitors, and les assassins, où à vn deux | Î save | {to them the rouble and ex- mes of going to Summerside or e— : HI. Myrick & Le, Dr. al} . F. J. BUOTE, GÉRANT 8 ANNEE. Murphy PaY8IOIANX AND SURGEON | First Prise Graduate New York Uxiversity FIGNISE, ..... .. P, EL J. DOIRON, M.D. GRADUÉ DE LAVAL, DE MONTREAL. Tignish..... LE. Carte Professionnelle Resenault & MeKenzie AvVocATs, &e. 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