Lg AP & Ce FA 1 RATE « *. PT Te + da # + à 4 bib: "#7: pe in ÊP nd tn AP ne ur a s ts mg ne coq ere En pen enn oma mp aqpeng qun emsnmanemanegeanmauanenn, ere agen A cer EE D TE DETENTE ee Po memnuar gg aajanre omnn L'IMPARTIAL JEUDI LE 15 JANVIER, 1903 L'IMPARTIAL FONDÉ EN 1893 PUBLIÉ LE JEUDI DE CHAQUE SEMAINE ABONNEMENT TR iso dsséveoscoes 83/00 sé cé oscves: ne 00 Les abonnements sont payable d'avance. Pour cesser de recevoir le jour- nal, il faut donner avis au moins un mois avant l'expiration de son a- bonnement et payer tous les arré- rages. Ceux qui changent d'adresse doivent nous donner l’ancienne aus- si bien que la nouvelle. Adressez toutes lettres, pondances, etc., à L'IMPARTIAL Tignish, Ile du Prince Edouard. L'IMPF2ARTIAIT, coïrTres- Tignish, Jeudi 15 Janvier LE STANLEY Depuis samedi dernier, nous n’a- vons eu aucune malle étrangère, dû, sans contredit, à la négligence criminelle des autorités, ou ceux qui s’arrogent le droit d'autorité. Il est vrai que nous ne pouvons pas combattre contre les éléments. Le Stanley est pris dans les glaces et tant que le vent sera du ouest et que la température demeurera sibé- rienne, le Stanley restera fixe dans son lit de glace. Pendant ce temps, le Minto fait le trajet régulier entre Pictou et Georgetown. Tantôt, lorsque les vents seront d’un autre point cardi- nal, ce sera le Stanley qui fonction- nera regulièrement entre Sumimer- side et le Cap Tourmentin et le Minto sera plusieurs jours pris dans les glaces, comme nous l’avons sou- vent vu par le passé. Maintenant, ces faits démontrés, pourquoi nos malles restent-elles au débarcadère du Stanley en atten- dant que ce bateau marche ? Ne pourrait-on pas transférer les malles de suite au Minto, ou mieux en- core, les envoyer par les bateaux à glace entre les Caps Traverse et Tourmentin ? I1y a certainement quelque chose d’absurde dans l’ac- tion de quelques-uns de nos hom- mes qui sont à la tête des affaires. Pour le présent le blâme reste sur la tête de l’insp:cteur des postes de cette province. Si M. Brecken n’est pas responsable, s’il occupe une position seulement pour le sa- laire qui y est attaché, le plutôt qu'il se retirera et donnera sa place à un homme qui agira selon les be- soins du pays, le mieux ce sera pour tous. C’est un acte criminel de la part du département des postes, de rete- uir nos malles soit d’un côté soit de l’autre. Les besoins demandent que nous ayons plus de satisfaction, surtout lorsque nous avons les mo- yens à {notre disposition, comme nous les avons à présent. M. Sharpe dit que notre Deuxieme Train n’est qu’une Épreuve Les paroles que M. Sharpe, sur- intendant du chemin de fer, a prononçées à l’assemblée du Board of Trade, à Souris, le 12 de ce mois, nous portent à réfléchir. M. Sharpe dit : ‘‘The cosuditions in the West of the Island are diffe- rent from those here, and the pre- sent arrangement there is only an experiment’. Par hasard, le ministre des che- mins de fer du Canada se moque- | rait-il de nous de la sorte ? Nous donmerait-il nos besoins depuis si longtemps demandés, en forme de trains qui donnent entière satisfac- tion au public pour nous les ôter lorsque M. Sharpe le voudrait ? Ou, se sert-il du public comme d’un jouet? La parole est à M. Sharpe. Le public att:nd avec impatience l'apologie de ses expressions à Sou- ris, le 12. L'Hon. 6. E. Foster A la convention qu'ils ont tenue dernièrement les conservateurs d'Ontario-Nord ont nommé l’hon. G. E. Foster comme leur porte-é- tendard pcur faire la lutte à l’élec- tion partielle qui doit avoir lieu, et l’ex-ministre a accepté. M. Foster est un jouteur politique qui a tou- jours porté la terreur dans les rangs de ses adversaires, et sans aucun doute, les libéraux ne ménageront rien pour le faire battre, si possible. Penurie d’Instituteurs Le ‘‘Watchman’’ dit que parmi le grand nombre de faveurs (?) que cette province a obtenues sous le régime libéral est celle d’une di- sette d’instituteurs. Des vingtaines de nos meilleurs instituteurs, dit le confrère, abandonnent la pro- fession à défaut de rémunération suffisante causée par le pouvoir ré- gnant. Selon, cette déclaration, nous a- vions donc raison cire que le surin- tendant n’était pas dans l’ordre en venant prêcher dans les écoles que les contribuables devaient se taxer pour supporter leurs écoles, puis- qu’il n’a été écouté de personne— ce que nous Croyions. Oui, le ‘‘Watchman'' a raison. Le mauvais ménagement au bureau d'éducation est la cause que nos instituteurs les plus compétents s’en vont. Trop d'argent payé à ceux qui ne le gagne pas, et trop peu à ceux qui le gagnent. Le Retour de Sir Wilrid Sir Wilfrid Laurier accompagné de Lady Laurier est arrivé quel- ques minutes après quatre heures à la gare Bonaventure vendredi passé. Pour des raisons qu’on ig- nore, l’arrivée du premier ministre avait été tenue absolument secrète. Quelques fidèles éprouvés étaient seuls au courant. Les personnes qui sont allées saluer le chef du gouvernement à son passage sont : l'honorable R. Dandurand, M. le juge Lavergne et son fils Armand, l'honorable Robert MacKay, l’ho- norable L,. P. Brodeur, M. Charles M. Hays, M. Arthur Dansereau et Mlles Dansereau, M. Boudreault, secrétaire particulier de Sir Wil- frid et M.-G' Langlois. Le Pr.mier Ministre a reçu ses amis dans le char spécial que le Grand-Tronc avait mis à sa dispo- sition pendant son séjour aux Etats-Unis. Il est incontestable que Sir Wil- frid semble avoir pris un peu de vigueur pendant ces quelques se- maines de repos, sa voix est plus forte et son allure plus alerte ; mais il est également évident qu’il n’a pas pris d’embonpoint. Le Premier Ministre se dit prêt à reprendre énergiquement les rênes de l’administration ; mais il est bien raisonnable de se demander s’il au- ra la force physique de tenir tête à la colossale session qui se prépare. Sir Wilfrid sera probablement à Montréal, mardi prochain, et il ira d’ici voir ses amis de Québec. Naturellement, 1l n’a pas été question de politique et la mention de la fondation d’un organe libéral à Montréal n'a pas été relevée ; M. Danseseau seul a souri. Après lavoir conversé avec ses amis et re- mercié le gérant du Grand-Tronc | de ses amabilités à son égard, Sir | Wilfrid s’est remis en route pour Ottawa par le train du Canada-At- |lantique.—Ze journal | | Le Telegraphe Sans Fil | ——— | Le jour de l’Épiphanie au milieu d'une grosse tempête, quand le vent soufflait 60 milles à l'heure, Marconi a envoyé un message au ‘“ Times’ de Londres annonçant la naissance d’une fille à la femme de son ingénienr en chef de l’électri- cité. Le message a très bien réus- ‘si. Marconi dit qu’il doit partir bientôt pour l'Amérique Méridio- | nale pour y établir le télégraphe sans fil entre cLtte région et l'Italie. } Colleges et Couvents en Nadie Nous avions un collège, uu seul, à la Confédération, le collège Saint- Joseph de Memramcook, fondé en 1864 par le Père Lefebvre, de la Congrégation de Sainte-Croix. Les Sœurs de la Congrégation de ) Notre-Dame avaient aussi, la même année, ouvert un pensionnat, à Miscouche, où l'abbé Quevillon les avait ‘‘mises dans leurs meubles’? et installées. En dehors de ces deux maisons, nous n’avions pas, à ma connais- sance, en 1867, une seule école, dans toute l’ Acadie, où les premiers éléments de la grammaire française fussent enseignés. Quelques rares maîtres d’école montraient à lire et un peu à é- crire, au Nouveau-Brunswick, au Cap-Breton et à l’île Saint-Jean. À la Nouvelle-Ecosse, où ré- gnait glorieusement Sa Grandeur Mgr l’Archevêque Connolly, l’en- seignement du français était favori- sé à peu près comme l’est aujour- d'hui l’enseignement libre en France ; et notre Métropolitain nous était paternel à la façon de M. Combes aux congrégations reli- gieuses non-autorisées. L'œuvre de notre destruction é- tait reprise. C’est alors que le Père Lefebvre vint, appelé de Dieu, pour nous sauver....si nous devons l'être. Pour mener à bonne fin la fonda- tion du collège Saint-Joseph, où l’abbé Lafrance, l’une des plus grandes figures du clergé canadien, avait échoué, ‘‘tantae molis erat,’? il fallait un éducateur doublé d’un homme d’une forte expérience, en- touré de prestige, et disposant, comme les premiers Sulpiciens à | Montréal, ou comme les Eudistes en Acadie, de fonds considérables, fournis par la charité. Le Père Lefebvre avait à peine dépassé la trentaine ; il n’avait en- core été que vicaire, dans son dio- cèse natal de Montréal, vicaire suppléant, qu’on se passait de l’un à l’autre. Comme professeur il a- vait enseigné le petit catéchisme aux enfants du collège Saint-Lau- rent ; et pour toutes richesses il ap- portait trente et quelques francs. Il n'avait jamais fait de cours classique dans aucun collège. M. Sweeney le reçut À bras ou- verts. Par une convention verbale, ar- rêtée entre M. Lafrance et Mgr Sweeney, le premier avait consenti à passer ses propriétés de Memram- cook en fidéi commis à l’évêque, à la condition que celui-ci permit la fondation d’un collège au milieu des Acadiens, et y appelât une com- munauté de religieux, français ou canadiens. Aussitôt rendu à son poste, le Père Lefebvre se mit à l’œuvre.’’ Tout est à créer”’, écrivit-il à son supérieur Provincial. Le ‘‘Sémi- naire’’ où il devait ouvrir ses clas- ses, servait temporairement d’abri au bétail. L'évêque, de son côté, ne de- demeura pas inactif. Il décréta l'érection, comme annexe au col- lège, d'un ‘‘reformatory’’—les A- cadiens appelèrent ça un ‘‘réforma- toire’. C'était tuer à la fois et le collège et les collégiens. Des protestations éneigiques se firent entendre. On parla même d’en appeler à Rome. Mgr Sweeny se désista de son! projet, et le Père Lefebvre put fon- der un collège pour les Acadiens, au lieu d’une école de réforme pour les incorrigibles de Saint-Jean. Disons, à la louange de Mgr Sweeny qu’il ne mit plus d’en- traves, dans la suite, à l'existence de son seul collège et séminaire di- ocesain. Le collège Saint-Joseph, avec le Révérend Père Roy pour supé- rieur, et avec, pour assistants, plu- sieurs professeurs irlandais et cana- diens, supérieurement compétents, et dans les lettres et dans les scien- ces, est aujourd’hui en plein épa- C'est un beau et Les jeunes Cana- nouissement. grand collège. 0 X 0 diens qui désirent wouer des rela- X O prêtre ou laïque, osait s'exercer au Le seul moyen efficace de tuer la . . . | « » . . F4 tions avec leurs cousins germains relèvement des Acadiens par l’édu-|langue française, en Acadie, c'est d’Acadie, et apprendre l’anglais en même temps que le français, fe- raicnt bien de se diriger du côté de Çaise cation française. Ce pêché—l'instruction fran- fut longtemps, en Acadie, de l’atteindre au foyer domestique; et ce moyen est tout trouvé déjà et | pratiqué. Nous sommes de ce Memramcook, de Church Point et sauf à l'île Saint-Jean, le pêché | côté-Ià tenus à la gorge. Qui osera de Caraquet, où, là aussi, nous a- vons de beaux et grands collèges, dans lesquels l’enseignement de l'anglais est mis sur un pied de parfaite égalité avec l’enseigne- ment du français. Le collège St-Joseph avait été fondé en 1864. En 1873, un jeune prêtre aca- dien, d’une grande puissance de volonté et d’un patriotisme ardent, M- l'abbé Richard, jeta, à Saint- Louis, sa paroisse natale, dont ïl était curé, les fondations d’un deuxième collège en Acadie. l’abbé Biron, de France, âme d’é- lite, cœur plus grand encore, en fut le directeur. Le collège prospéraïit et les voca- tions ecclésiastiques s’y annon- çaient nombreuses. À la séance de fin d'année de 1882, l'évêque diocésain, Mgr. Rogers déclara pu- bliquement, sans aucun avis préa- lable, au supérieur de l'institution et aux parents des écoliers, qu'il retirait son patronage du collège Saint-Louis, ‘‘parce que le français y était t:op enseigné, ’’ et pour nul autre motif. M. Richard prouva en vain, sé- ance tenante, que l’anglais y était mis sur un pied d'égalité avec le français ; M. Giroir implora inu- &ilement avec l’éloquence de la pa- role et des larmes la révc cation de l’édit de mort : ‘‘le français était trop enseigné’ à Saint-Louis, grande paroisse française où il n’y avait pas trois familles de langue anglaise. Le collège tomba, et M. Richard, disgracié, fut rélégué dans la colo- nie naissante de Rogersville, au fond des bois, cù il lui fut impos- sible, tous ses revenus lui étant en- levés, de satisfaire aux obligations où l’avait engagé la fondation de son cher collège. M. Giroir, la mort dans l'âme, s'en retourna dans sa paroisse du Havre-à-Boucher, dans le diocèse d’Antigonish, où il mourut bientôt de découragement. C’est qu'il avait lui aussi passé par toutes les péripéties où il ve- nait de voir le collège de Saint- Louis s'effondrer. Il fallait un miracle, à cette é- poque, pour assurer l'existence d’é- coles françaises, soit dans ie diocèse de Chatham, soit dans cel:i d’An- tigonish, soit, surtout, dans l'ar- chidiocèse de Halifax, d’où partait le mot d’ordre fatal. Ce miracle, Dieu l’avait fait à Memramcook, dans le diocèse de Saint-Jean, en faveur, sans doute, de ses deux grands serviteurs, M. Lafrance et le Père Lefebvre, mais nulle part ailleurs. M. Giroir, natif de Tracadie, à la Nouvelle-Ecosse, était un prêtre d’une supériorité incontestée ; es- prit attique au service d’un cou- rage de héros. Il avait fait de sa vie deux parts, l’une à Dieu, l’au- tre à ses frères. Il était, aux jours de sa jeunesse, l’espoir suprême des Acadiens et leur orgueil. Sa passion, c'était le relèvement des siens par l'éducation. Déjà il avait fondé, au Cap-Breton, quel- ques petites écoles françaises, et ni le ciel ni son évêque n’était tombé sur sa tête. Il crut à l’impunité, ce qui le perdit. Nommé curé d’Arichat, il fit ve- nir les Frères des Ecoles Chré- tiennes, qu’il installa dans une é- cole acadienne par lui fondée. Les chers Frères enseignèrent le français ; les Acadiens du Cap-Bre- ton prirent vite courage, et l’on s’a- perçut qu'ils se relevaient merveil- leusement. La désapprobation épiscopale, comme à Saint-Louis, tomba sur eux et tout fut dispersé ; l’ Acadé- mie, les Frères et M. Giroir. Ainsi périssait, à cette époque M. | contre le Saint-Esprit. Le collège de Memramcook, puis, indirectement, la confédération des provinces, sauvèrent notre na- tionalité française. Le prestige français de la pio- vince de Québee s’étendit jusqu'à nous, en 1867, et nous couvrit de |ses T4; ons : une nationalité qui a- vait à sa tête Sir George Cartier, Antoine Dorion, Hector Langevin, valait bien que l’on comptait avec elle, On commença, chez les An- glais, à compter avec nous. Le haut clergé bas-canadien nous fut utile aussi, quoique plus indi- rectement. Notre épiscopat crut d’abord, as- sez naturellement, d’ailleurs, que nous allions trouver dans la hié- rarchie canadienne des protecteurs, voirs des redresseurs de torts. Ilse déchargea de ce côté-1à nourrissait pour nous. On ne s’en cachait guère : des paroles fleurant ie mépris étaient même, au besoin, ouvertement prononcées en notre présence. Ces dispositions bien connues fu- rent une des raisons qni militèrent en faveur de l’adoption, par nous, de l’Assomption, pour fête natio- nale de l’Acadie, préférablement à la Saint-Jean-Baptiste. Nos prêtres nous avertirent que nous n’aurions aucune chance de faire confirmer par nos évêques le choix de la St-Jean- Baptiste comme fête nationale. Sans être brillante, notre situa- tion s’est améliorée et est aujourd’ - hui tolérable. Nous avons trois collèges classi- ques dans les Provinces Maritimes, deux au Nouveau-Brunswick, le | collège de Memramcok et celui de | Caraquet, et un à la Nouvelle- Ecosse, le collège de Church- Point. Ces deux derniers ont été fondés par les Pères Eudistes. Nous avons aussi des couvents quatre à l’île St-Jean et trois dans lle diocèse de Chätham, fondés et tenus par les admirables sœurs de la Congrégation de Notre-Dame. Ces généreuses filles de Marie ont aussi pénétré dans le diocèse d’An- tigonish. Je ne sais s’ilen reste aucune aujourd’hui. avons les sœurs de la Charité, qui enseignent le français du mieux qu’elles le peuvent. Cette commu- nauté est une création de feu Mgr Sweeney. Elles ont le monopole exclusif de l’enseignement féminin dans les couvents du diocèse de St- Jean. Me trouvant à la Baie Ste-Marie, je fus, non pas étonné, —aucune de ces choses-là ne m’étonnait plus, — mais indigné d'apprendre qu’une jeune Acadienne de l'endroit qui s’en était revenue, de Halifax, ses vœux prononcés, passer quelques jours de vacances dans sa famille, affectait de ne plus parler le fran- çais. Quand sa mère et ses sœurs lui parlaient français, elle répon- dait en anglais, donnant pour raison qu’on lui apprenait à la maison- mère que c'était chose vulgaire ‘“‘vulg.r’”’, que de parler français. Un curé voisin, Français de France, à qui je acontai l’ixcident quelques jours plus tard, me dit ceci : N'ignorez-vous donc pas que ces bonnes religieuses de la Charité ont été instituées par Mgr Connolly expressement pour détruire la lan- gue française dans les familles aca- dienne, où il ne peut autrement l’atteindre ? Et il me raconta là-dessus bien d’autres choses qu'il est inutile ae rapporter ici. Bien peu, parmi nos jeunes filles, entrent dans ces communautés, très excellentes, d’ailleurs, sauf en ce (qui concerne l’enseignement du peu éloignés encore, quiconque, ls: d’une partie des sentiments qu’il: Dans le diocèse de St-Jean, nous; se plaindre des bonnes sœurs de la | . . Charité, qui elles-mêmes n’en peu- vent mais ? a+ | Celui qui l’osera,—ses seuls mo- tifs d'urgence, le sentiment seul d'être utile aux siens-en signalant ‘un grand danger national fussent- ils ses mobilés,—sera dénoncé, pour s'attaquer à des femmes, à des religieuses. ‘Le sera plus qu’un sectaire aux jeux des ‘‘honnêtes gens’”. Nous sommes heureux de comp- ter, parmi ceux qui ont fondé et doté des maisons d'éducation, parmi nous, depuis quarante ans plusieurs Canadiens et plusieurs Français : M. Lafrance et le Père Lefebvre, fondateurs du collège St- Joseph ; M. Guay, dont le nom se rattache, le premier entre tous, à la fondation du collège Sainte-Anne de Church-Point,; M. Allard, qui est au collège de Caraqnet, ce qu’. est M. Lafrance au collège St-J0o- seph ; M. Quevillon, fon ds couvent de Mifoëche ; M.\ Mi- chaud, fondateu Æu couvent de dont le nom, pour le moment, im'é- chappe. é Nommons anssi M. l’abbé!Poi- rier et Mgr O’Brien, fondateurs, avec M. Guay, du collège Saïinte- Anne ; il est si bon d’avoir quel- qu’un envers qui manifester sa re- connaissance |! A leur arrivée à la Baie Ste-Ma- rie, M. Parker présenta aux Pères Eudistes ane bourse Suffisante à une dotation. Le distingué arche- vêque de Halifax avait fait mieux encore il était allé de son propre mouvement, les chercher en France. Shédiac, N. B., le 13 déc. 1902 La Revue Canadienne / Î Nous venons de recevoir le’ 1er. numéro de l’année 1903 de la Re- vue Canadienne, Avec la nou- velle année, la Revue commence la trente-neuvième de son efistence, et apporte de grandes :méliora- tions, dont les plus importantes sont i’addition d’un nombre considérable de pages et de plusieurs nouveaüx collaborateurs, dont un de l’Aca- nateur Poirier de Shédiac qui se’ haut degré par ses écrits au style facile et en même temps sublime. En effet, la première partie de Cabot—qui parait dans le num de janvier vaut à lui seul ur d'abonnement à la Revue. Nous y remarquons aussi $parmi les autres articles une pièce dn vers par M, Louie Fréchette, À “Yorea- versité Laval, où le poëte catadie#r donne au sujet qu’il traite une f6r- me, un visage, une réalité se et présente. La Revue se termine par ticle de l’écrivain de renom Mi, T'ho- mas Chapais—‘‘A travers faits et les œuvres’’—qui noué donne un aperçu de tout ce quis’elt passé de plus important dans tfites les parties du monde pendant. le der- nier mois. La Revue Canadienne est sérieuse Let instructive et sert à prouver à ceux d’origine anglaise “ue ce n’est pas sans raison que novs +e- clamons la supériorité intellectu- |elle.”” La Revue Canadienne devrait 6- tre dans toutes les familles qui ai- ment à s’instruire et désirent se te- inir au courant des principaux évé- nements du jour. Pour plus am- | ples informations, voir le Sommzire [dans nos colonnes aujourd’hui. DS ATEN MSA Bouctouche ; et quelques atitres. er de. PASCAL POIRIER die, dans la personne de l’hon. S 74 l’article de l’hon. ER } oi sion des Fêtes Jubilaires de. l’Uniÿ® ns ‘4 + toujours nous intéresser à un Le à À