PTIT ONE EE: QE TSRe La Meche D'or. (suite de la 1re pag) taines phrases du juge d’ins- truction ; ilse souvint que ja- mais on ne l'avait placé en face de Thérèse. 1l devina tout : —Elle est libre! Et, au lieu de fuir, elle m'attend... Elie ne craint pas de me revoir : dono elle est innocente ! Cette pensée Jui fit tant de bien qu'il etait comme transf guré quand le jour se leva. Son visage ne s’assombrit que lôrs- que des agents de la sûreté vin- rent le chercher. 1l avait passé la maiinée, pa:tagé entre la Joie de savoir sa fianeée inuocente, var il ne doutait plus mainte. uant,et la vision de la liberté. 1l allait échapper enfin à œette existence affreuse, à ces interro- gatoires, à ces aocusations qui le bouleversaient...…..(laude a- vait tout préparé. —Je n'aurais jamais songé à oeia, moi! se disait Serge, Et il se souvenait bien de ces barres de fer plantées entre les deux murs. Ce serait un jeu pour lui que de s'évader ainsi, 1len avait fait bien d'autres dans leurs excursions avec Olaude. Ue soir, il serait li. bre... — Pourvu qu'on ne me lie pas les bras ! Mais non. Le doctenr Bur. nedel avait recommandé, par mesxre de prudenoe, qu’on lais- sât ses membres libres, crai- guant toujours quelque accès subit. Et aujourd'hui, ilse montrerait bien. soumis, pour que rien ne fût changé, On le conduisit d'abord dans le cabi- net de M. Lisars, qui l'interrogea longuement : il répondit à tou- tes ses questions sans emporte- ment, se eontentant d'affirmer son innocence, Jamais il n'avait été ansei calme. — Puisque vous ne voulez pas vous décider à avouer, dit le juge, vous me forcez à vous imposer une scène bien cruelle que, dans votre état, j'aurais désiré vous éviter. Vous allez me suivre àla Morgue. Là, vous vous déciderez sans doute à avouer ! Quoiqu'il s'y attendit, Serge tressaillit et fut pris d’an trem- blement nerveux ; mais il ré- pondit fermement en étendant la main : — Devant le cadavre de mon père, comme toujours, je jurerai que je suis innocent ! Une heure après, sut lieu la confrontation en présence de M Lisars, du chef de la sûreté, de deux de ses agents et de M. Bernedel. 8ergo pleura abon- dammeant ; mais il fat très doux. Ilse mit à genoux devant Je cadavre de son père ; et menta- lement. il lui adressa une prière suprême : —Mon père bien-aimé, j'ai juré de te venger! Bientôt peut-être, je serai libre ; mais, si Thérèse est coupable, je ne veux pas de ma liberté, j'atten- drai plutôt, dans ma prison, l'arrêt de la justice ! Etil s'imagina alors que le visage de son père s'animait, et! !ler à son secours. L'IMPFARTTIAI,, JELDI LE 6 JUIN 1901 énorme foule était massée de- vant le numéro 66. C'était pro. bablement au milieu de cette! foule, pensèrent Serge et les po | liciers, que se cachait Claude Garancier ; machinalement, ils le cherchèrent des yeux, aux a berds de la maison. 11 n'y a- vait là personne qui ressemblAt au frère de Thérèse. La uuit tombait ; le juge d'instrnction avait voulu que la constitution du crime eût lieu à l'heure même oùil avait été commis. Lorsque Serge eut atteint Je quatrièrae étage, il fut tout é- tonné de voir la fenêtre de l’en— trée ouverte, onmme si son éva sion avait eté préparée; déjà 1l regardait avec soin les barres de fer, et d'avance, il ealculait l'ef tor: qu'il devrait faire pour sau- ter ; mais on le couduisit aus- sitôt dans la chambre du com- maidant, qui était située sur le! chemin de fer ; et on le laissa là, sans défianve, sous la garde d’un seul ag 'nt de la sûreté. Le chef de |a sûreté était res- té au dehors et prenait ses dis- positions pour arrêter triompfha- lement son prisonnier, an mio- ment où il essaierait d'exécuter son plan d'évasion. 1l plagait ces agents dans l'escalier de ser- vice du no 68, ainsi que devant la porte de la rue ; et tous rece- vaient l'ordre de courir après Serge... mais de ne l'arrêter que lorsqu'ii aurait rencontré, Olaude. Dejà le magistrat son- geait à RE l'iavulpé sous cet argument : “Vous avez voulu fuir, vous avez essayé de vors soustraire à la justice de votre pays ; donc vous êtes coupable?! Et, en même temps, il aurait la douce satisfaction de mettre la! main sur Claude Garancier. | | Cependant Serge s'était anale 1e dit que le général Dewet eJ Q À RSENAULT & SON dans le fauteuil de son père, at-! tendant aveo impatience, espé-| rant bien qu'on allait Je rame-| ner dans l'entrée. | Teut à coup, la porte d'un pla-| oard s'ouvrit ; deux hommes pa-| rurent, Claude et Zéphirin: et, avant que l'agent eût poussé un cri, il était bailjonné par Claude tandis que Zéphirin le mainte- nait en respect. Cela avait été en quelques secondes, sans! bruit. Serge stupéfait allait | parler ; Claude Jui dit à voix basse : Pas ua mot! On t‘explique- ra plus tard... Et il alia donner un tour de | olef aux deux portes de la cham | bre du commandant. Zéphirin ligotait soigneusement l'agent, après lui avoir dit : Pas un cri, ou je vous flauque un coup de poignard ! Et il semblait si décidé que l'agent se r(signa, préférant courir la chance d‘une révoca- tion que d'êtretué. D'ailleurs, il était si bien baillonné qu'il lui aurait été impossible d‘apne- Claude ouvrit alors la fenêtre et, donnent un petitcoup à un Paquet ramassé dans un coip, fit dérouler une écheile de soie, qui arrivait jusqu'au bas de la! muraille, ettomba dans l’autre cour de la maison, celle qui, donne sur le chemin de fer. Puis il enjamba le rebord de la que sa voix Chérie lui répondaut: —Noù, mon enfant ; non, Thérèse n'est pas coupable !| fenêtre et descendit en un ins- tant, | —AÀ vous, Mensieur ! dit Ze. Accepte la délivrance qui te/Phirin en poussant Serge. vient de Claude ; et c'est alors, à vous deux, que vous treuverez la véritable criminelle ! | M. Lisars s'éoria : —Une derniere fois, voulez | vous avouer ? Il répliqua fermement : | — Une dernière fois, je jurè que je suis innocent | — Serge descendit à son tour. | Avant de partir, Zépharin s‘ap- procha de l'agent : S1 vous faites un mouvement avant cinq minutes, vous, je vous retrouveral, et je vous tuerai ! En ce moment, le chef de 1: sureté dounait ces dernières ins- 'tructions aux agents qu'il avait On l'entraîna, et, quelques pages dans ja rue. M. instants après, il partait pour l'attendait tranquillement dans la rue de Rome, entre le chei| la salle à manger. eZ de la sûreté et un agent. Quand, Les deux amis et Zéphirin Dr. Daltons Aura tastitute® 5%,12 Salle ave., \ B gratis Vous pouvez vous Coût relativement on arriva rue de Rome, une){rareyèrent la cour et arrivè- | rent au mur de soutènement, a-! vant que personne se fût apercu de l'évasion ; is descendirent sur la voie du chemin de fer, grâce à un échafa. dge de peintre d'affiches. Claude courait de- vant. mor de soutènement jusqu'au 1annel des Batignolles; ils y péné- trèrent et gaguerent la voie des trains d‘Asnières. Cinq minu- tes après, 1ls par venaient a mon ter daus le premier train qui passait. Ils suivirent le (à continuer) 200 CHINOIS SAUTENT 200 Chisois ont été tués ou blessés dans une explosicu à l'arsenal de Kalgan,le 19 mai. —. MGR LANGEVIN AU YUKON a Mgr Langevin, de St-Boniface accompagné de l'abbé Cornel- lier est parti pour le Yukon ou il fera une visite de deux mois 250,000 ANGLAIS D'aprés un document offiviel le nombre des soldats ang'ais maintenant dans l'Afrique du sud est de 249,416, 14,978 ont été tues, 17,209 blessés, et le 15 evrilil yen avait 13,797 dans xe8 hépitaux. OU EST DEWET? se 800 Boersont traversé le fleuve Orange, venant du nord-ouest, et ont renforcé les commandos dans les districts de l'est. Le dernier rapport digne de avec 40 cavaliers cet près de Philippolis, dans la colonie de la rivière Orange. Tons les commandos dans cette colonie ont ordre &e traverser l'Orange. PAUVRE 1RLANDE Le recensement de l'Irlande indique que ja vopulation est de 4,456,546, sois une dimi- nution de & 3 pour cent. La population de l‘Ecosse est de 4, 471,957. SEGRET DE LA CONFEES.- SION En l’rance, en 1864, l'abbé runeéau, accusé d'avoir assas- siné son vicaire l'abbé Entram- mes, fut exécuté à Laval et l’é- vénement créa dans le pays une profonde imprssion. En mon- tant sur l'échafaud, l’abbs Bru- neeu envoya une lettre cachetée au procureur de la réprblique, le priant de l'ouvrir immédiate: ment. Jeanvette, une des domesti ques du curé, vient de mouir à Nantes et a avoué avant sa mort que c'était elle, aveo une autre domestique, qui avait commis le crime, mais que, pour fermer la bouche à l'abbé Bru- neau, elie s‘était immédiatement Confessée à Jui. Cette déclaration produit une immense l‘on demande au procureur de la 16 puulique, maintenant député de Mayenne, de révélér le con- tenu de Ja lettre cachetée. seuegtion, et : | Ê e | ÉTES=VOUS $ OURD ?2 , Tous les cas de SURDITE ou d'ORFILLE DURE se Lisar s Æuérissent maintenant par notre nouvelle inven- | tion. 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