D Qu AM cage MAO eng 2099 APE PAR Mr 68 Peas RE D rather "7 ju EN | L'IMPARTIAL, JEUDI LE 21 MAÏ, 1908. = ren _ L'IMPARTIAL, remarquer que si les affaires étaient R À { © | Il S \ on bien dirigées le service d'hiver apport annuel es Ecoles Acadiennes Les Artisans d d Sd C (2 alle FONDÉ EN 1803 pourrait être maintenu d'une ma- del Dm emnlt) * i atisfai é }, D rad D: Rs à —. PE 7 Tel qu'annoncé, ies Artisans ont| 10 Choeur—‘"Les Artisans”, PUBLIÉ LE JEUDI DE CHAQUE SEMAINE ABONNEMENT VE sise coco ce :$1:00 PR he So dos e 0 sonne co 9 t Les abonnements sont payables d'avance. Pour cesser de recevoir le jour- nal, il faut donner avis au moins un mois avant l'expiration de son a- bonnement et payer tous les arré- rages. Ceux qui changent d’adresse doivent nous donner l’ancienne aus- si bien que la nouvelle. Adressez toutes lettres, corres- pondances, etc., à L'IMPARTIAL Tignish, Ile du Pri nce Edouad. L'IMFARTIAI. Tignish, Jeudi 21 Mai Nos Ecoles Francaises Ce n’est qu'aujourd'hui que nous pouvons remplir l'engagement que nous avions fait de donner en fran- çais le rapport de M. l'inspecteur Blanchard. Qu’on aille pas attri- bner ce délai À aucune mauvaise volonté de notre part. C’est la grippe qui est responsable du délai. En passant nous ne saurions nous empêcher de signaler ce que dit M. Blanchard à l'endroit des écoles acadiennes qui sont dirigées par des maîtres anglais. Voici ce qu’il dit :— Ily a de nos écoles qui font très peu de pro- grès, pour la raison que les enfants qui sont tous français sont sous la direction de maîtres ou maîtresses anglais qui ne parlent que l’au- glais. Que c’est vrai cela. C’est ce que maintient l’IMPARTIAL de- puis 1893. NOS DEPUTES FEDERAUX Nous sommes certain que nos lecteurs liront avec intérêt le dis- cours de M. Lefurgey, sur le bill de rédistribution, dont ils trouve- ront la dernière partie dans nos co- lonnes aujourd’hui. Au prochain numéro, nous com- mencerons le discours que M. Hac- kett a prononcé sur le budget. ns NOTRE LANGUE L'Evangéline perlant de la con- vention des instituteurs français qui a eu lieu dernièrement à Wey- mouth dit : ‘Tandis que nos instituteurs se réunissent en session spéciale pour discuter ensemble en vue de perfec- tionner leur système par l’expé- rience d’un chacun, on apprend d'autre part que, lors d’une visite aux écoles d’un certain district français, un inspecteur quia la surveillance d'écoles françaisses se serait permis de conseiller à une institutrice d’angliciser les noms français sur le registre de son école. Mary au lieu de Marie, John au lieu de Jean, Porter pour Pothier, etc. etc. Voilà une rumeur. Mais fût-elle réellement fondée, que pourrions-nous penser d’un tel con- seil émanant d'un inspecteur jui a charge de surveiller l’enseignement | dans un territoire français ? Dans une autre visite, ce même phéno- mène intellectuel conseillera proba- blement l’anglicisation des noms de famille. Alors s’en sera du propre.’? C'est toujours le vieux truc quand on veut nous angliciser. A nous d’être en garde contre ces! malotrus qui voudraient nous faire perdre notre langue maternelle, parce qu’ils ont perdu la leur. Hackett et Lelurgey L'autre jour, à la chambre des Communes, MM. Hackett et Le- furgey ont sollicité avec instance le gouvernement sur la nécessité qui existe d'aviser aux propres mo- yens d'obtenir un meilleur service d’hiver entre l'Ile du Prince-E-, douard et la terre ferme. Au cours de son discours M. Lefurgey a fait avec un surplus tei que l'annonce le gouvernement, a-t-il ajouté, le projet est praticable. L'argent s’en va au Nord-Ouest, en abon- dance, tandis que l'Est est négligé. Assurément, dit le député de Prince-Est, ily a quelque chosede louche chez ceux qui ont l'adtmi- nistration des affaires en mains. Questions par M. Hackett 1. Le ministre des Travaux Pu- blics a-t-il reçu la plainte suivante formulée contre le capitaine W. $. Larkin, du dragueur à vapeur | Prince Eward : ‘A l'honorable J. I. Tarte, ‘Ministre des Travaux publics, ‘Ottawa. “CHER MONSIEUR, —]J'ai été em- ployé pendant les derniers cinq ans pour faire la manœuvre sur le Gra- gueur Prince Edward, qui est sous la direction du capitaine W.S. Larkin, d’Aïberton, en cette pro- vince. De même que quelques au- tres membres de l'équipage, j'ai des plaintes à faire contre la con- duite du capitaine Larkin, qui est répréhensible pour les faits sui- vants :— : “1. Ilya eu fréquemment à bord du désordre causé par des abus de boisson et le capitaine, lui- même a soùvent donné la preuve qu'il avait trop bu, et quelquefois sa conduite a été violente. ‘2. Son langage ment blasphématoire et obscène, et ilatrès souvent | wents religieux de quelques-uns des membres de l'équipage. ‘‘Pour les raisons ci-dessus et pour d’autres dont je ne vous ferai pas part aujourd’hui, la vie à bord du dragueur est devenue si insup- portable que tout pauvre que je suis, je n'ai pas pu m'y soimettre plus longtemps. beaucoup, mais je ne puis servir plus longtemps Larkin. S'il est continué dans son emploi, cela fera grandement tort au parti libéral, dont mes amis et moi avons été les fermes soutiens depuis longtemps, et en éloignera un bon nombre qui n'aiment pas à voir des hommes comme le capitaine était , niet Liail fréquem- lessé les senti- Je puis endurer sous te capitaine Larkin occuper des postes impor- tants. ‘‘Croyez-moi, bien respectueuse- ment, votre, etc. FRED W. LLEWKELYN “Murray-Harbour-North, 1902’ 3. Le ordonné une enquête sur ses faits? Si non, pourqu.1i ?—HAXSARD 2] Farm for Sal TI [OT Sdit SE T will seil at public auction in front of l’IMPARTIAL OFFICE, at Sa- turday, May 23rd., the farim of the ministre a-t-il 10 o'clock in the forenoon, on late Sylvain Arcenault (Clem). Terms made known at sale. F. J. BUOTE Executor Éd fnlo ste Dit À dhitiA! 1h19! Le LartiNai Valignaf Des nouvelles du 18, disent que le cardinal Vau- FE Sn à ghan était alors à l’article de la | } mort. | TRE PERS A TAMDE LA TOMBE gi 1, de Rome en date | | A St. Norbert de Kent, N. B.,| le 8 mai, Mlle. Mélina Boucher, ! fille de M. Placide de 17 ans, rendait son âme à son, Créateur, après avoir reç sacrements que notre Sainte Mère l'Eglise accorde à ses enfants à l'heure de la mort. | Elle a enduré d’'atroces souffran- | à a Elle appaite-, 72 ‘her. à l’âc DOUCHET, al age } i€S ; Î 1 tous ces avec une grande résignation la volonté de Dieu. l’Apostolat de la Prière. Parents et amis priez pour le re-| k | pos de son âme. | décembre 1902. Alex. Anderson, Ecr., LL. D.,! Ourintendant de l’ Education. Monsieur :— J'ai l'honneur de vous soumettre mon deuxième Rapport des Écoles Acadiennes de cette pro- vince. J'ai visité pendant l’année, tou- tes les écoles qui sont sous ma sur- veillance, et je suis heureux ce pouvoir constater que, en général, j'ai trouvé que le travail qui s’est opéré pendant l’année a été couron- né de succès: il a été fait beaucoup pendant l’année qui vient de s’écouler, ten- dant à l'amélioration de la propre- té de l’école, etc. Les nouvelles maisons d’écule bâties à St. Philip- pe et Toronto, font honneur à ces districts. Les contribuables de Toronto ont fait preuve de beau- coup de zèle et de bou jugement. D'une chétive maison d'école qu’ils avaient jusqu'à l’année dernière, ils peuvent maintenant s'enorgueil- lir légitimement qu'iis cnt une des plus belles raisons d'école de cam- pagne de la province. L'école de St. Philippe est aussi bien finie et bien équipée. L'école de St. Au- gustin a été réparée et peinturée à l’intérieur. Les écoles de Roxbu- ry et Doiron’s Creek ont aussi subi des réparations qui étaient indis- pensables. En beaucoup d’endroits les cours d'école ne sont pas encore renfer- mées et bien trop petites. C'est pi- toyable de voir que, pour ces rai- sons, tous les efforts des institu- teurs pour observer le jour des Ar- bres restent infructueux. Je suis d'avis qu’on ne devrait observer la fête des arbr.s que dans les districts où les cours sont ren- fermées et tenues en bon ordre. J'ai constaté qu'il a été fait de grands progrès dans la lecture et l’épellation depuis ma dernière vi- site ; mais il y a encore des insti- tuteurs qui manifestent beaucoup trop d’indifférence sous ce rapport. Je remarque que ceux qui entre- prennent trop d'ouvrage à la fois, s'exposent à ne pas donner toute la justice désirable à leurs élèves. Les instituteurs ne doivent pas oublier qu’il n’y a que ce qu'ils enseiguent à fond qui est réellement de valeur à leurs élèves. L'arithmétique pratique est beau- coup plus enseignée qu’'autrefois et les instituteurs sont généralement de l'avis que le livre de textes est à peu près igutile aux classes qui ne sont pas encore rendues au quatriè- me grade. Avec le livre de textes en main, l'élève même le plus intel- ligent ne se fait aucun scrupule d’arranger les chiffres de manière à ce qu’il puisse trouver sa réponse, et s'il lui est permis de continuer dans cette voie, ilse fait un tort irré- parable dans cette partie de ses étu- des. Que les instituteurs se ser- vent du tableau noir comme le li- vre de textes des enfants ; qu'ils voient à ce que cha ue enfent fasse son propre ouvrage, et on s’aperce- vra bientôt que c’est le moyen le plus profitale et le plus agréable d'enseigner l’arithmétique. L'extrait qui suit tiré du Cama- dian Teacher du 1er. décembre 1902, vaut la peine d’être repro- duit : — L'esprit comme le corps devient pius fort par l'exercice, et le meïl- leur, le plus profitable exercice est celui que l'enfant retire de son pro- pre travail. Le maître commet une grande injustice envers l'élève en faisant ce travail pour lui. Le plus que fera l’élève pour lui-même, le plus grand succès aura-t-il réalisé, | l’aide continue du à lutter contre des difficultés qui nait à ia société du St. Rosaire et à | lui sont incompréhensibles. | sitôt que le maître s’est aperçu que | l'enfant est incapable de surmonter une . | propice de le diriger de manière à Elle est la troisième fille dans la: cé qu’il u’arrête pas dans sa tmar- famille qui est morte depuis le 3oche, | qui puissent le faire arriver à la | victoire ? et la discipline la plus excellente ac- quise. Aussi bien pourrions-nous nous attendre à voir un enfant qui est constamment porté dans les bras de sa mère, grandir fort, physique- |ment, que de voir l'élève devenir fort, intellectuellement, en recevant maître. C'est | ce que fait pour lui-même l'enfant! qui fortifie ses facultés intellectuel- | les qui le préparent pour ses tra- | vaux subséquents. Cependant on ne doit pas permet- tre à l'élève de perdre son temps sont au-dessus de ses forces. L'é- lève ne devrait pas obtenir d’aide en tout ce qu'il peut faire lui-mê- me, mais c’est chose vaine et inutile de Ilu' permettre de perdre son temps à résoudre des problèmes qui Aus- dificulté, c’eit alors le temps en lui procurant les moyens Ce qui précède est non seulement vrai pour ce qui se rapporte à l’a- rithimétique, mais encore à aucane partie du travail du maître. Il n'est pas rare que l’on trouve, surtout chez les jeunes instituteurs, l'habitude d’aider ieurs élèves à ré- soudre des problèmes que ceux-ci n’ont pas même essayer d’appro- fondir. Les exercices en coimposi- tion devraient être retouchés par l Ciève après avoir été corrigés une protmière fois pas le maître. C’est alors que l'élève a à penser pour lui-même et le fruit de ses efforts est rarement oublié, | Quoique je ne puisse dire que le progrès ait été général, je suis très satisfait du succès obtenu dans plusieurs écoles, sous le rapport de la composition française. Il serait bon que les maîtres dévouassent au- tant de temps que possible à la composition anglaise et française. Il n'est pas nécessaire d'attendre jusqu’à ce qu’un enfant soit avancé dans ses classes pour lui faire faire quelques courtes compositions. Un bon nombre d'enfants quittent l’é- cole, n'étant encore qu'au troisième pendant le temps qu'ils ont assisté à l’école, s'ils ont été négiigés sous le rapport de la composition ; le ré- l’école, ils se trouvent incapables d'écrire même la moindre corres- pondance. temps à la composition au risque même que d’autres sujets moins importants en soufirent. Dans les districts où 1015 ou presque tous Îes eïfants sort fran- teuiion autant que possible de n'en- gager que des riaîtres qui possèd t se, grès, pour la raison que les eufants qui fréquentert ces écoles sant tous français et que les maîtres qui en ont la direction ne savent que l’an- glais. JImaginez-vous qui est ignorant du français, et des enfants qui ne connaissent très peu ou pas d'anglais du tout, et vous pouvez aisément vous tormer une 1- dée des progrès qui peuvent y être opérés. Néanmoins, il y a quelques maïi- tres anglais qui, ayant obtenu: quel- que connaissauce de la langue fran- Çaise, réussissent assez bien dans l’enseignement du français. Ici, M. l'inspecteur donne u compte rendu de la dernière con- vention des instituteurs français d: la province quia été tenue à ‘Ti- guish les quatre et cinq septeu:bre. cette convention dans tous ses dé- tails, nous ne croyons pas qu’il soit nécessaire d’en parler ici. (Veir L'IMPARTIAL du 16 octobre 1903). Les exercices en Dictées ne &@e- vraient pas être écrits sur l’ardoise mais sur des cahiers exprès, et ces exercices devraient être écrits de nouveau lorsque les erreurs sont nombreuses. Un tel procédé pro- duira un effet durable chez l'enfant, tandis qu’en même temps c’est un exercice pratique. Les instituteurs ne sont peut- être assez exigeants dans ce qui à rapports à la propreté de leurs élè- ves. La propreté et la bonne dis- cipline doivent aller ensemble, pour la raison que, quand on apprend à l’enfant à se tenir propre et soigné, il apprend vite à se respecter lui- même, et ne fait que ce qui con- vient à un élève. Je donnerais l'avis suivant aux instituteurs : N'ayez pastrop recours à vos li- vres de textes. Ne donnez pas à vos élèves plus d'ouvrage qu'ils seront capables d'en faire comine 1! faut. Faites parier vos élèves d’une voix distincte quand ils lisent, épel- lent ou réponderit à vos questions. Servez-vous librement du tableau noir lorsque vous enseigrnez l’arith- métique ou la grammaire. Rendez aussi agréable que pos- sible aux petits le séjour à l’école ; vous constaterez une assiduité ré- gulière pour votre récompense. Invitez les commissures et les autres parents à venir souvent visi- ter votre école ; vous trouv rez que c'est un des meilleurs moyens de créer chez eux de l'intérêt pour votre ouvrage. Abonnez-vous à quelque revue sur l'éducation. Permettez-moi d'exprimer encore mes sincères remerciements aux instituteurs et aux Acadiens par toute la province pour leur bien- veillance envers moi pendant mes visites. J'ai l'honneur d’être Monsieur Votre Obéissant Serviteur JosEPH BLANCHARD Inspecteur des Ecoles Acadiennes Abram's Village eu, mardi soir le 19, à la salle Ste. Marie, leur assemblée régulière à laquelle assistait un nonbreux au- ditoire. grade et même pas jusque là, et] Que l’on donne plusde | çais, les parents devraient faire at-: bien les langues françai.e et anugiat- | Il y a quelques uues de ro: é-| coles où il se fait très peu de pro-: un maitre | Comme nous avons déjà rapporté. comme onle fait ordinairement, | Le programe suivant fut exé- “cuté :— 1 Assemblée régulière des Ar- tisans. 2 Orgue et violon—M. L.S. Poirier et son fils Joseph. 3 Discours—Rev. P. C. Gau- thier, D. D. 4 Solo—Mtme. J. B. Gaudet. 5 Solo—M. Joseph J. Chias- son. 6 ‘‘La Sapristi,’ monologae— M. J. B. Gaudet. 7 Solo, instrumental, —Mme. J. B. Gaudet. 8 Solo—-M. J. B. Gaudet. 9 Violous et Orgue—MM. Sylvain F. Buote, L. S. Poirier et son fils Joseph. Mont-Carmel, Île Jeudi soir de la semaine dernière, sultat est que, après être soitis de ‘Je Rév. Père Burke, Graud député kmémoïre. l'Association Catholique de Mutuelle, a visité | Mont-Carmei et & examiné la suc- 'cursale 343 À. C. B. M Un AVE pe | + + ’ 2 nés. Ltnrnet | grand nottibre Ce menIDrES étaient de Î | Bienfaisance Le Grand Dép'té pré- quand il annonça, no êu- . Éinmanuel Arsenauit s'a- "a ct d'une voix clair: et sonore la belle adresse qui suit :— Au Révérend A. KE. Burke, Grand Député de la À. €. B. M, | pour la province de l'Ile du Prince Edouard. N'a | ? ” . ! Pévérend Cher Monsieur, C'est avec les plus vifs senti- ments de cordialité et de fraternité ‘que les membres de la succursale 1343. A. C. B. M. du Carada vous souhaitent une chaleureuse bien- venue ce soir. Deux ans se sont écoulés depuis que nous avions le plaisir de recevoir votre visite of- : ficielle ici, et les incidents de cette | visite sont aujourd'hui et seront à jamais gravés dans notre mémoire. C'était le 25 mars 1901 que les liens | d'union et d'amour fraternel furent ‘affermis dans cette paroïsse—liens ‘au moyens desquels nous avous ap- | pris à apprécier les besoins mutuels et réciproques que nous nous de- vons les uns les autres. Ici, tous iles cœurs battent à l’unisson pour | l'avancement et les intérêts de l’as- isociatios. Donc c’est avec avidité | que nous vous attendons parmi nous. L'association A. C. B. M. est bien goûtée ici, et avec raison, puisqu'elle nous enseigne la foi, l’espérance, l’amour, la loyauté à notre devoir et une dévotion où l’égoisme n'a aucun accès. Les services immenses que vous avez rendus en organisant, diri- geant et surveillant les différentes branches de l’ Association resteront 11 Dieu Sauve le roi. Mlle. Minnie Richard, organiste de la paroisse, tenait l’orgue et se | distingua d’une manière toute par- ticulière par l'harmonie des sons qu'elle sut faire ressortir dans ses accompagnements. | Nous n’entreprendrons pas de particulariser. Qu'il suffise de dire que tous ceux qui ont pris une part active à nous procurer une si agréable soirée se sont acquittés honorablement et méritent les plus hautes félicitations. A la fin de la séance des discours d’appréciations furent. prononcés par plusieurs personnes de l’audi- toire. Somme toute, la soirée de mardi enaceté une d’agrément, de plai- sir et d'instruction utile, et nous espérons que les Artisans nous fa- voriseront enco'e d’une autre soirée ‘ dans un prochain avenir. du Prince Edouard 000 | comme un monument érigé à votre Le succès dont est cou- | ronnée l'Association dans cette pro- | vince, rend témoignage de l’ardeur, | de l'enthousiasme que vous y avez mis et l'influence que vous exercez. | Nous somies donc certains que votre visite act: elle produira encore les plus heureux résultats parmi | nous. Bienvenue, M. le Grand . Député, bienvenue encore une fois, et qu’il plaise à Dieu de vous con- server encore longtemps pour pré- sider à l’ascociation A. C. B. M. Signée au nom de la succursale 343, À. C. B. M., du Canada. Le Père Burke répondit à cette magnifique adresse de la manière éloquente qu'on lui connait, Il exprima sa grande sati faction de voir que la succursale de Mont-Car- mel faisait de si rapides progrès sous tous les rapports, et il ericouragea tous à continuer leurs efforts pour le bien et l'avancement de la so- ciété. Le Rev. P. P. Arsenault, cuté de la paroisse, exprima le vif plai- sir qu'il éprouvait en recevant la visite officielle du Grand Député. MM. Jean J. Gallant, président ; les deux vi:e-présidents, M. Bruno Martin et autres adressèrent aussi des paroles ge félicitations. Après l'assemblée régulière Je Père Arsenault convoquait une as- ‘semiblée publique dans la salle pa- roissiale, Là encore le Père Burke parla des avantages de la A. C. B. M. JIifut suivi de M. J. F. Ar- senault, M. L. A. et le Père Ar- pee Un grand nombre de nos jeunes gens, désirant devenir mem- bres, donnèrent leurs noms au se- crétaire. La A. C. B. M. est florissante à Mont-Carmel. K. La (Ouest Si la charité régnait partout dans les coeurs, selon l’ideal chrétien, il y aurait saus doute encore des pau- vres et des riches, mais tout frois- sement entre les classes aurait dis- paru. Nous n'atteindrons jamais cet idéal, mais dans l'intérêt com- mun, tous doivent travailler à s’en approcher. (Celui-là n'avait pas tort qui disait : La question so- ciale est avant tout, une question morale. Il faut faire l'éducation du coeur des riches et des pauvres, afin qu'ils se rencontrent dans une entente cordiale, afin que l’ouvrier ait un salaire raisonnable et le tron un profit raisonnable. Mais si la question sociale est une question morale, il y a certains pa- çon fort immorale. AVEZ-VOUS VU 18 Fév, 1903 Est-ce scélé-, on Sociale A flent au contraire, sur les passions du peuple, et les flattent avec une servilité répugnante. Pour satisfaire de basses rancu- es Ou pour convertir en gros sous les applaudissements populaires, ils attaquent les bases mêmes de l’ézi- fice social et sèment chez nous des germes dont l’éclosion trop rapide les fera peut-être pâ ir les premiers. Le socialisme et l'iternationalisme nous rongeront toujours assez tôt. Ce qu'il faut aujourd'hui, c'est que les patrons se rendent aux jus- tes demandes des ouvriers et que les ouvriers n’égorgent pas les pa- trons. [L'existence de tous les hommes est faite de concessions mutuelles ct de devoirs réciproques, journaux qui la traitent d'une fa-\ Lorsqu'on est obligé de coucher deux dans le inême lit, celui-là exa- ratesse ou est-ce inconscience ? Au | gère qui veut tirer à lui toute la lieu de chercher à hâter le rappro- | couverture. chement entre les classes, ils souf-" ROBERT LE Forr. nos Primes ? Vous pouvez les avoir pour un dollar. a. s